La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Jeudi 19 juin

Aime Dieu et va ton chemin

PARMI les zouaves figuraient deux cent cinquante Canadiens français recrutés par Mgr Bourget en 1868. Ils arboraient fièrement leur drapeau blanc et leur devise  : «  Aime Dieu et va ton chemin.  »

Pie IX leur accorda une audience dans les jardins du Vatican, dont ils se souvinrent toute leur vie  :

«  Le Saint-Père monta sur les premières marches d’un portique et, nous faisant former un demi-cercle devant lui, nous félicita de notre dévouement à la cause de l’Église, nous bénit ainsi que nos parents et nos amis. À chacun il donna un magnifique bouquet de fleurs, une orange et une médaille en argent marquée à son effigie. Avec une nuance de tristesse dans la voix, il récapitula les phases de la guerre et nous expliqua, toujours en français, pourquoi la papauté tenait tant à conserver le patrimoine temporel du Saint-Siège  : “ C’est un dépôt sacré qui assure à l’Église son indépendance. Rome est la tête du Corps mystique du Sauveur dont vous êtes les membres. En me défendant, vous vous défendez. ”

Vive le Pape  ! Vive Saint-Pierre de Rome, criâmes-nous avec transport.

Mais êtes-vous bien décidés à combattre un ennemi cruel et sans foi  ?

Oui, Saint-Père, jusqu’à la mort  ! Chaque zouave se battra pour deux. Nous ne broncherons pas, fallût-il charger à l’arme blanche  !  »

Amusé par l’enthousiasme de ses Canadiens, Pie IX se leva et se dirigea vers un long tuyau d’arrosage. Il ouvrit brusquement le jet contre tous ces aspirants au martyre, un peu trop confiants en eux-mêmes. Nos zouaves bondirent instantanément et prirent la fuite  !

«  Ah  ! Voyez mes braves qui se sauvent, cria le Saint-Père en riant de bon cœur. Que sera-ce devant le plomb des balles ennemies  !  »

Petits zouaves du Pape, prions pour l’Église en “ ruine ”.

Saint Joseph, protecteur de l’Église militante, si chère au Cœur de Jésus, priez pour nous.

Colorier l’étoile autour du Sacré-Cœur.

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