La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Dimanche 22 juin – Fête-Dieu

La chute de Rome

LA victoire de Mentana, le 2 novembre 1867, accorda trois ans de tranquillité à l’État pontifical, qui permirent l’ouverture du concile Vatican I. Mais la défaite française de Sedan face aux Prussiens encouragea Victor-Emmanuel II à envahir ce qui restait des États de l’Église, n’ayant plus à craindre une intervention militaire française.

Le 12 septembre 1870, cinq divisions italiennes franchirent la frontière et marchèrent sur Rome. Les zouaves pontificaux se replièrent dans la Ville sainte. Le 17 septembre, l’armée italienne mit le siège. Le 20, son artillerie commença un tir intensif sur les remparts romains et ouvrit une brèche dans le secteur de la Porta Pia.

«  Allons, mes enfants, il faut fermer cette porte  !  » cria Charette en s’avançant au milieu des projectiles. À ce moment, un capitaine eut la tête emportée  ; un religieux, étendant la main pour lui donner l’absolution, eut le bras fracassé. Un autre expira en criant  : «  Vive Pie IX  !  »

Tous se battirent courageusement. Mais, à 10 heures, le Saint-Père donna l’ordre à ses braves soldats de se rendre  : «  Dans ce moment où l’Europe entière déplore de nombreuses victimes, conséquence d’une guerre entre deux grandes nations, qu’il ne soit jamais dit que le Vicaire de Jésus-Christ bien qu’injustement attaqué ait consenti à quelque effusion de sang. Notre cause est celle de Dieu et nous remettons en ses mains notre défense.  »

La Croisade était terminée, les zouaves libérés de leur serment militaire. Pie IX leur remit une petite croix rouge qu’ils cousirent sur leur uniforme. Après une dernière bénédiction, ô combien émouvante  ! place Saint-Pierre, chacun regagna son pays d’origine.

Petits zouaves du Pape, ne nous décourageons jamais, même quand tout semble perdu. Travaillons avec foi au triomphe du Cœur Immaculé de Marie, ne serait-ce que par nos prières et nos sacrifices, et croyons que la résurrection de l’Église adviendra, à l’heure du Sacré-Cœur.

En cette fête de Jésus-Hostie, répétons cette invocation  :

Cœur de Jésus, bon Pasteur prodigue de vous-même, ayez pitié de nous, de votre Église et du Saint-Père.

Colorier les jardins du Vatican.

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