La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Samedi 7 juin – 1er samedi du mois

Castelfidardo

EN septembre 1860, l’armée de Victor-Emmanuel envahit les Marches et l’Ombrie. Non loin de Lorette, à Castelfidardo, les troupes adverses se livrèrent une bataille terrible dans les conditions les plus inégales  : moins de 10 000 soldats du Pape contre 60 000 Piémontais  !

Auparavant, une émouvante veillée d’armes eut lieu dans la somptueuse basilique qui abrite la Santa Casa de Nazareth. Au matin du 18 septembre, l’armée pontificale s’ébranla derrière l’étendard de Lépante  ; l’heure était vraiment à la Croisade  !

Commandée par le général de Pimodan, dans laquelle figurait avec honneur le corps des Franco-Belges, la petite division fit des prodiges. Pendant trois heures, cette poignée de braves tint en échec plusieurs régiments piémontais, en se barricadant dans la ferme de la Crocette enlevée à l’ennemi à la pointe de la baïonnette. Ces vaillants défenseurs de la papauté s’étaient confessés et avaient reçu la sainte Communion avant le combat. Nos jeunes volontaires se battirent vaillamment, mais ils manquaient d’expérience et d’unité et essuyèrent, hélas  ! une défaite sanglante. Frappé à trois reprises, le général de Pimodan s’écria  : «  Courage mes enfants. Dieu est avec nous  ! Dieu est avec nous  ! Dieu est avec nous  !  »

Il mourut quelques jours plus tard. Son sacrifice sauva l’armée pontificale qui eut juste le temps de rejoindre le port d’Ancône. Castelfidardo (ce qui veut dire  : le château de la foi ardente) est une glorieuse défaite  !

«  Mourir dans l’Église, pour l’Église est une grâce. Cela ne s’achète pas, c’est un cadeau de Dieu et nous devons le lui demander  » (pape François).

Par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie que nous voulons consoler, en ce premier samedi du mois, offrons notre confession et notre communion pour le Pape.

Colorier la basilique Saint-Pierre.

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