La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Samedi 19 décembre

Pour demander sa guérison

SON directeur spirituel conseilla à l’abbé Poppe de faire une neuvaine pour retrouver assez de santé, afin de travailler encore à la glorification de Marie et au Règne universel de Jésus. Il l’accomplirait dans la chapelle des Bateliers, à vingt minutes de marche. Cet humble édifice, perdu au milieu des champs, abrite une statue miraculeuse de la Sainte Vierge.

Le premier jour, un modeste cortège partit de la maison du recteur. En premier, l’abbé Poppe bien emmitouflé dans son inséparable et grande écharpe. Il était accompagné de sa mère, de la directrice de la Congrégation de Marie et de quelques orphelines et petits vieux de la maison. Ils récitèrent les mystères joyeux en route et d’autres villageois s’adjoignirent au groupe. Visiblement épuisé avant même d’être arrivé au but, l’abbé Poppe ne voulut pas renoncer à la neuvaine. Quelqu’un eut alors la bonne idée d’installer le recteur le plus confortablement possible dans une brouette, bien calé dans des coussins. Le vieux jardinier du couvent, encore robuste, la poussa jusqu’au sanctuaire, sous le regard édifié des paysans.

Le lendemain, un cortège bien plus nombreux implora avec foi la guérison de l’abbé Poppe, qui fit à pied les trois quarts du trajet. Le troisième jour, la brouette suivit par précaution, mais le malade fit la marche tout du long, et ce jusqu’à la fin de la neuvaine. Il marchait en tête, dirigeant les prières à haute voix. Avant chaque dizaine il donnait une intention particulière, évoquant les besoins particuliers des pèlerins, ceux de l’Église ou du peuple.

L’abbé n’obtint pas sa guérison proprement dite, mais la Sainte Vierge lui rendit assez de forces pour travailler, faire quelques conférences à des prêtres, prêcher des retraites aux enfants et assister à de grands rassemblements de la Croisade Eucharistique.

Préparons-nous à communier demain avec ferveur, en méditant ce que l’abbé Poppe disait à des séminaristes  : «  Voyez, Jésus est venu sur l’autel pour s’offrir en victime. Il y habite, Il y prie pour nous. Il accepte nos adorations et Il les joint aux siennes pour tout offrir ensemble à son Père  ! Jésus désire tellement que les âmes viennent à Lui.  »

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