La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
Print Friendly, PDF & Email

AVENT 2018
De Lourdes à Fatima

INTRODUCTION
Dimanche 2 décembre – Ier dimanche de l’Avent
Lundi 3 décembre
Mardi 4 décembre
Mercredi 5 décembre
Jeudi 6 décembre
Vendredi 7 décembre
Samedi 8 décembre – Immaculée-Conception
Dimanche 9 décembre – IIe dimanche de l’Avent
Lundi 10 décembre
Mardi 11 décembre
Mercredi 12 décembre
Jeudi 13 décembre
Vendredi 14 décembre
Samedi 15 décembre
Dimanche 16 décembre – IIIe dimanche de l’Avent
Lundi 17 décembre
Mardi 18 décembre
Mercredi 19 décembre
Jeudi 20 décembre
Vendredi 21 décembre
Samedi 22 décembre
Dimanche 23 décembre – IVe de l’Avent
Lundi 24 décembre
Mardi 25 décembre

INTRODUCTION

EN 1830, rue du Bac, la Vierge Marie se montra à sainte Catherine Labouré dans toute la splendeur de son Immaculée Conception. En 1858, il y a tout juste cent soixante ans, elle révéla son Nom à Lourdes  : «  Je suis l’Immaculée Conception.  »

Qu’est-ce que Lourdes  ? Des guérisons miraculeuses  ? Oui, des milliers de guérisons miraculeuses, mais aussi des grâces personnelles, des conversions, et l’acceptation des souffrances.

Mais surtout, «  Lourdes est l’annonce du combat des derniers temps, de la lutte finale contre le démon. La Vierge est annonciatrice du retour du Christ comme elle l’a été de sa venue  », expliquait notre Père, l’abbé de Nantes.

L’Immaculée vient donc nous soutenir dans ce combat afin que nous lui restions fidèles. Et, en 1917, c’est à Fatima qu’Elle donne à ses enfants le dernier moyen de salut  : la dévotion à son Cœur Immaculé.

Pendant cet Avent, mettons-nous à l’école des pèlerins de Lourdes et Fatima. Demandons à Notre-Dame de hâter la renaissance de l’Église et de la France, pour le salut des âmes.

*
*       *

Dimanche 2 décembre – Ier dimanche de l’Avent

JE SUIS L’IMMACULÉE CONCEPTION

LE Père Marie-Antoine, capucin à l’âme de feu, se rendit à Lourdes l’année même des apparitions. Il rencontra Bernadette et lui demanda de refaire devant lui les gestes de Notre-Dame lors de l’apparition du 25 mars.

L’enfant «  étendit ses mains, puis les leva à la hauteur des épaules. Enfin, les joignant sur sa poitrine et regardant le ciel, elle me dit  : “ Je suis l’Immaculée Conception  ! ” Ce seul souvenir la mit tout à coup comme en présence de la vision céleste  ; elle fut comme transfigurée.

«  Profondément ému, je ne pus m’empêcher de m’écrier  : “ Oh  ! chère enfant, que vous êtes heureuse  ! ” Bernadette inclina modestement la tête  : “ Oh  ! mon Père, qu’elle est belle la Sainte Vierge  ! qu’elle est belle  ! ”  »

Une autre fois, le Père se rendit à la Grotte vers 4 heures du matin. Il se réjouissait à la pensée qu’il serait le premier des pèlerins à saluer sa Mère. Quel ne fut pas son étonnement d’y rencontrer un vénérable vieillard  !

«  Ne soyez pas surpris de me voir à la Grotte à une heure si matinale, me dit-il, c’est là que je commence toutes mes journées. Je viens ici acquitter ma dette de reconnaissance. Après la prière, je bois de l’eau de la fontaine, je me lave et j’en prends une provision pour passer le jour. Je n’en bois pas d’autres depuis que la Sainte Vierge m’a guéri.  »

Ô Immaculée Conception qui, dans cette Grotte chérie, avez dit  : “ Je suis l’Immaculée Conception ”, priez pour nous  !

Colorier l’auréole de la Sainte Vierge (“ Je suis l’Immaculée Conception ”).

*
*       *

Lundi 3 décembre

ALLEZ BOIRE À LA FONTAINE

INTRIGUÉ par ces paroles, le Père Marie-Antoine lui demanda son histoire. «  Ah  ! certainement vous la connaissez déjà  : je suis Bourriette, le premier de tous ceux que la Vierge de la Grotte a guéris.

«  Ma fille avait accompagné Bernadette quand la Sainte Vierge lui demanda de creuser la terre. Je savais que la Sainte Vierge avait dit de boire de cette eau. Je mis en elle toute ma confiance. Ma fille m’en rapporta un peu. Elle était encore toute bourbeuse. Je me mis à genoux, je priai la Sainte Vierge de tout mon cœur et me lavai les yeux.

«  Et moi qui souffrais depuis si longtemps de douleurs horribles et qui n’y voyais plus de l’œil droit qu’un éclat de mine m’avait presque enlevé, je ne souffris plus. J’y voyais parfaitement  ! Après moi, la Sainte Vierge guérit le petit Justin. Il est grand maintenant et il se porte très bien.  »

Ô Immaculée Conception qui, dans cette Grotte chérie, avez dit  : Allez boire et vous laver à cette fontaine, priez pour nous  !

Colorier Bourriette se lavant les yeux.

*
*       *

Mardi 4 décembre

QU’ON VIENNE EN PROCESSION

NOTRE vaillant capucin missionnaire se rendait au sanctuaire dès qu’il le pouvait, se voulant l’humble instrument des grâces de Notre-Dame. On l’appelait le “ brancardier des âmes ”, et on disait même qu’il aidait la Sainte Vierge à faire ses miracles  !

C’est lui qui inaugura la procession aux flambeaux, plus tard celle du Saint-Sacrement avec les acclamations et les supplications des malades comme dans l’Évangile.

Surtout, il comprit qu’à Lourdes l’Immaculée venait «  écraser la tête de la Révolution, renverser l’œuvre du protestantisme et rétablir la société sur ses bases… Ce qui est vrai pour toutes les nations et tous les peuples de la terre est surtout vrai pour la France que Jésus-Christ a faite spécialement pour lui et qui, sans lui, ne peut vivre. Revenir à Jésus-Christ est pour elle une question de vie ou de mort  : la France sera chrétienne ou elle ne sera pas.  »

Ô Immaculée Conception qui, dans cette Grotte chérie, avez dit à la naïve enfant  : “ Allez dire aux prêtres que je veux qu’on m’élève ici un sanctuaire ”, et qu’on y vienne en procession, priez pour nous  !

Colorier quelques cierges.

*
*       *

Mercredi 5 décembre

SOUS LE REGARD DE L’IMMACULÉE

LES apparitions connurent rapidement un très grand rayonnement, en France et dans beaucoup d’autres pays. Encore aujourd’hui sa statue trône dans presque toutes les églises et… jusque dans les fabriques de chocolat  !  !  !

Michele Ferrero, le père du Nutella, des Mon Chéri, Kinder et autres Rocher, l’homme le plus riche d’Italie, était un fervent catholique à la foi solide comme le granite.

Il affirmait  : «  Le succès de Ferrero, nous le devons à Notre-Dame de Lourdes. Sans Elle, cela n’aurait pas été possible.  »

En effet, chacune des usines du groupe à travers le monde confectionne ses chocolats sous le regard de la Vierge de Massabielle  !

Jusqu’à sa mort en 2015, Michele Ferrero se rendait chaque année au sanctuaire marial, en compagnie des cadres supérieurs de l’entreprise. D’autres pèlerinages étaient organisés pour les employés.

Ô Immaculée Conception qui, dans cette Grotte chérie, avez souri à Bernadette chaque fois que vous lui avez apparu, priez pour nous  !

Colorier une partie de la Grotte.

*
*       *

Jeudi 6 décembre

SOURCE DE CONSOLATION

ÀJabeke, en Flandre, Pierre de Rudder travaillait comme jardinier au château de monsieur du Bus. Le 16 février 1867, il aidait à l’abattage d’un arbre qui tomba sur sa jambe gauche  !

Le médecin constata une fracture des deux os, un peu au-dessous du genou. Quelques jours après, deux plaies gangreneuses se formèrent. L’amputation était la seule solution. Notre homme opposa un refus formel.

Les années passèrent. En 1874, le membre était toujours en pitoyable état, pouvant se plier dans tous les sens  ! Le pauvre accidenté ne se déplaçait que difficilement, avec des béquilles. Des morceaux d’os sortaient de la plaie. La jambe gauche mesurait trois centimètres de moins que la droite  ! Le mal était incurable.

Apprenant les miracles opérés par la Très Sainte Vierge à Oostacker, sanctuaire belge reproduisant la grotte de Massabielle, il décida de s’y rendre.

«  Puissé-je faire ce pèlerinage  ! J’en ai la confiance, j’obtiendrai ma guérison de cette bonne Mère.  »

Ô Immaculée Conception qui, dans cette Grotte chérie, avez fait jaillir cette fontaine abondante et limpide, dont les eaux purifient les cœurs et guérissent les pauvres malades, priez pour nous  !

Colorier Pierre de Rudder avec ses béquilles.

*
*       *

Vendredi 7 décembre

SALUT DU PIEUX PÈLERIN

PIERRE de Rudder partit en pèlerinage le 7 avril 1875. Aidé de sa femme, il mit plus de deux heures à franchir les deux kilomètres séparant son village de la station de chemin de fer.

Le train le conduisit à Gand. La dernière partie du voyage s’effectua en omnibus. À l’arrivée, le cocher lui reprocha vivement d’avoir sali le plancher. Pauvre malade  ! Du pus et du sang avaient coulé de sa plaie.

Enfin, il arriva au sanctuaire, se traînant sur ses béquilles. Notre homme priait depuis un moment lorsque, soudain, une force impérieuse le poussa à se lever. Sans songer à prendre ses cannes, Pierre se mit à marcher et s’agenouilla devant la statue de Notre-Dame.

«  Oh  ! mon Dieu  ! où suis-je  ?  » s’écria-t-il. Se relevant, il fit trois fois le tour de la Grotte, sans ressentir la moindre faiblesse ni la moindre douleur. L’os avait repoussé en un instant. Il ne boitait même pas  !

L’un de ses médecins se convertit en constatant sa guérison spectaculaire  : «  Le miracle de Pierre de Rudder m’a ouvert les yeux jusque-là fermés à la lumière.  »

Ô Immaculée Conception, dont la sainte apparition a fait de cette Grotte chérie le doux asile des infirmes et des pauvres affligés, priez pour nous  !

Colorier la femme de Pierre de Rudder.

*
*       *

Samedi 8 décembre – Immaculée-Conception

CAUSE DE NOTRE BONHEUR

EN juillet 1883, Lucie-Christine, mère de famille très éprouvée et favorisée de grandes grâces mystiques, avait la joie d’apprendre la guérison de son enfant. Elle notait dans son carnet intime  :

«  Mon fils est sauvé par l’Immaculée Conception… Le bon prêtre qui l’a soigné avec un dévouement admirable m’a écrit  : “ À mon avis, il y a au moins un fait miraculeux. ” Ô Immaculée  ! amour de mon enfance et de toute ma vie  ! Mon fils aîné n’est plus à moi, il est à Vous. Il ira remplir son vœu, prier dans votre sanctuaire de Lourdes.  »

Quelques jours plus tard, elle partait en pèlerinage avec sa mère et sa fille aînée. Non seulement son époux approuva de bon cœur ce projet, mais il lui confia son désir de rompre avec les dangereuses habitudes qui nuisaient à son âme.

«  Que mon cher prochain [Thomas, son mari] soit béni et guéri spirituellement  ! écrit-elle. J’en ai la douce espérance. Cette âme qui m’est si chère a fait vœu de se corriger si je revenais de Lourdes ayant les yeux soulagés… C’est là une humble et bonne prière qui, j’espère, portera des fruits.  »

Nous vous félicitons mille fois, ô Marie, de votre Immaculée Conception  !

Colorier la Sainte Vierge (robe blanche, ceinture bleue, roses jaunes).

*
*       *

Dimanche 9 décembre – IIe dimanche de l’Avent

SALUT DE LA FRANCE

LE soir du 25 septembre, alors qu’elle faisait ses adieux à la Grotte, Lucie-Christine eut soudain la vision de Notre-Dame de Lourdes qui la remplit de sa céleste douceur.

«  Je sentis son amour pour nous, pauvres pécheurs… Elle me montra son vouloir miséricordieux de sauver la France… mais il faut que nous y correspondions par plus de foi et de prière, et que nous implorions sans relâche ce secours qui ne demande qu’à se donner.  »

Quelques jours plus tard, Notre-Seigneur lui révéla  : «  Vois comme mon Cœur aime la France  : je ne pouvais lui rien donner de plus cher que ma Mère, et je la lui ai donnée.  »

Sur le chemin du retour, Il lui donna la très Sainte Vierge pour refuge et perpétuel secours  :

«  Ma Mère n’est pas seulement la douceur céleste  ; Elle est encore la tour d’airain, une forteresse invincible contre la douleur. Tu dois lui demander ses secrets pour soutenir saintement la Croix. Elle a souffert dans son Cœur de femme et de mère… Que pourrait lui dire ton âme qu’Elle ne comprenne  ?  »

Contre toute attente, l’état des yeux de notre sainte s’améliora sensiblement. En novembre, son mari lui apportait une grande consolation  :

«  Oh  ! le doux moment quand cette chère âme vient me dire qu’elle s’approchera des sacrements, et que c’est moi qui l’ai obtenu  ! Pourtant, je ne lui en avais jamais parlé.  »

Ô Immaculée Conception, qui êtes venue dans cette Grotte chérie pour sauver notre chère France, priez pour nous  !

Colorier quelques cierges.

*
*       *

Lundi 10 décembre

TUTRICE DE NOTRE PETITE FAMILLE

MADAME Louis Martin, mère de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, était aux prises avec un cancer qui la minait depuis longtemps. Sa tâche maternelle demeurant inachevée, elle implora du Ciel une guérison qui lui semblait nécessaire, tout en s’abandonnant à la Providence.

Encouragée par son mari, Zélie entreprit un pèlerinage à Lourdes, en juin 1877, avec ses trois filles aînées.

«  À la Grotte, j’avais le cœur si serré que je ne pouvais même pas prier. Puis je me suis rendue à la piscine. Je regardai avec terreur cette eau glacée et ce marbre froid comme la mort. Mais il fallait bien s’exécuter, et je m’y suis jetée avec courage. Oui, mais… j’ai manqué d’étouffer, j’ai été obligée de me retirer presque aussitôt, j’aurais dû aller plus doucement.  »

L’héroïque maman retournera aux piscines à quatre reprises. La dernière fois, «  j’y suis restée plus d’un quart d’heure, espérant toujours que la Sainte Vierge allait me guérir  ».

L’Immaculée n’accorda pas le miracle tant désiré. Mais Elle prit sous sa protection Léonie pour laquelle Zélie se faisait tant de soucis.

«  Au moins, si la Sainte Vierge ne me guérit pas, je la supplierai de guérir mon enfant, d’ouvrir son intelligence et d’en faire une sainte.  »

Mettant de l’eau miraculeuse sur le front de sa fille, madame Martin demanda qu’elle se développât et s’épanouît. La petite, de caractère difficile, deviendra une sainte visitandine, allant à Jésus par la confiance et l’amour.

Ô Immaculée Conception, l’espérance et le salut du pieux pèlerin, priez pour nous  !

Colorier madame Martin mettant de l’eau sur le front de Léonie.

*
*       *

Mardi 11 décembre

ROSE IMMACULÉE ENTRE LES ÉPINES

VOYANT l’échec du pèlerinage, Pauline se mit en tête d’acheter, par ses propres souffrances, la guérison souhaitée. Sa maman l’en taquina aimablement  :

«  Tu me dis que tu voudrais souffrir pour moi. J’en serai bien fâchée, tu ne veux donc pas que je gagne le Ciel, tu voudrais tout pour toi… Tu ne te gênes pas, ma Pauline  ! Et moi, pour ma part, j’aurais peut-être cent ans de Purgatoire à faire  ! Veux-tu les faire aussi pour moi  ? Quant à s’y mettre, il faut autant prendre tout  !  »

Elle ajoutait  : «  N’espère pas beaucoup de joies sur la terre, tu aurais trop de déceptions… Courage et confiance  ! Prie avec foi la Mère des Miséricordes, elle viendra à notre secours, avec la bonté et la douceur de la mère la plus tendre.  »

Le 28 août suivant, Zélie Martin s’éteignait. Une nuit qui suivit le décès de cette «  mère incomparable  », Pauline vit un Ange incliné sur une nappe de sable étincelante de lumière, et traçant la divine béatitude  : «  Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés.  »

Ô Immaculée Conception, qui, dans cette Grotte chérie, vous êtes toujours montrée à Bernadette resplendissante de lumière et de beauté, priez pour nous  !

Colorier Pauline et Marie.

*
*       *

Mercredi 12 décembre

CHEMIN QUI CONDUIT À JÉSUS

LE pèlerinage de madame Martin ne lui avait apporté que souffrances et angoisses. Madame de Nantes, épouse de Bruno de Nantes, frère de notre Père, connut la même épreuve.

À l’intention de ses enfants, elle fit le récit de ce pèlerinage familial de supplication à Notre-Dame de Lourdes pour son mari malade  :

«  À notre arrivée, la pluie tombait à torrents et il n’y avait plus une place dans les hôtels. J’en garde un souvenir de désolation totale. C’était la fête, si belle pourtant, de l’Exaltation de la Sainte Croix. Ce mot de Croix, sans cesse répété dans les textes liturgiques, m’épouvantait.

«  Je me souviens avoir prié pour que ce jour se termine vite. Nous étions venus, j’étais venue, pour demander la guérison de Papa et il n’était question que de Croix, de mort  ; tout cela me laissait dans un grand effroi.

«  Et le lendemain, je me souviens de mon effondrement (je connaissais bien mal le calendrier liturgique)  : c’était la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs  !  ! Comment peut-on être aussi aveugle  !  ! Je n’avais qu’une envie, quitter Lourdes le plus tôt possible. Je n’ai même pas eu le courage de vous emmener aux piscines, ce que Papa aurait fait volontiers malgré sa grande fatigue.  »

La Sainte Vierge ne guérit pas monsieur de Nantes, mais accorda à toute la famille «  la grâce de supporter l’épreuve qui nous attendait  ».

Sainte Bernadette, qui avez accepté les souffrances du corps et de l’âme, priez pour nous  !

Colorier l’ange et la banderole.

*
*       *

Jeudi 13 décembre

JOIE DE CEUX QUI ESPÈRENT EN VOUS

APRÈS l’amputation de sa jambe gauche, le général de Sonis souffrit terriblement. La plaie ne cicatrisait pas. Envoyé en cure à Barèges, il s’arrêta à Lourdes.

«  La Sainte Vierge n’a pas jugé bon de me guérir.  » Aux piscines, il invoqua avec ferveur Celle qu’il avait vue à Loigny  :

«  Que la très sainte et adorable volonté de Dieu soit faite  !… Elle s’est accomplie à sa manière et j’ai, faute de guérison de mon corps, obtenu comme à Loigny une très complète et très joyeuse soumission à cette volonté adorable.  »

Évoquant les pèlerins de Lourdes, il constatait  : «  Ils sont à peu près ce qui reste de la vraie France.  »

Lors d’un deuxième pèlerinage en 1875, il avouait  : «  Rien de nouveau, sinon une paix profonde. Je vis avec Notre-Dame de Lourdes…  »

Ô Immaculée Conception, dont la sainte apparition a fait de cette Grotte chérie un vrai paradis de délices dans l’exil de la vie, priez pour nous  !

Colorier le général de Sonis.

*
*       *

Vendredi 14 décembre

LUMIÈRE IMMACULÉE DES SAGES

LE chancelier Bismarck, franc-maçon et protestant, cherchait à détruire l’Église en Allemagne. Dans ce climat de lutte religieuse et politique, les apparitions de l’Immaculée soutinrent les catholiques.

Le comte-député Droste zu Vischering exhorta les membres du Zentrum à beaucoup prier la Mère de Dieu pour obtenir «  la victoire du Christ contre l’Antichrist  ».

La réponse du Ciel ne se fit pas attendre  : la fête de Notre-Dame de Lourdes, le 11 février 1884, marqua le retour de l’évêque de Münster, après neuf ans d’exil  ! Le lendemain soir, trente mille fidèles rendaient grâces à la Sainte Vierge par une immense procession aux flambeaux.

Maria Droste, âgée de vingt-trois ans, souffrait de ne pouvoir répondre à sa vocation religieuse en raison de sa faible santé. Sa mère fit célébrer des messes à Lourdes chaque jour du mois de novembre 1886 afin «  d’obtenir, par l’intercession de la Reine des saints, sa guérison et l’accomplissement de ses désirs, si telle est la volonté de Dieu  ».

Notre-Dame lui obtint la grâce de pouvoir suivre sa vocation. La jeune fille mena une vie religieuse dans le château de Darfeld pendant deux ans avant d’entrer au Bon-Pasteur sous le nom de sœur Marie du Divin Cœur.

Ô Immaculée Conception, qui êtes venue dans cette Grotte chérie pour écraser la tête de Satan, priez pour nous  !

Colorier la procession aux flambeaux.

*
*       *

Samedi 15 décembre

PORTE DU CIEL

ANTONIA, la petite sœur de Maria, souffrait de tuberculose pulmonaire qui la conduisit, lentement mais sûrement, à la mort. Âgée de quinze ans, elle édifiait tout son entourage par sa patience.

Lorsque les intolérables douleurs se calmèrent, elle s’affligea de moins penser au Bon Dieu et en conclut qu’il était meilleur de souffrir. Surtout, elle éprouvait une immense pitié pour les malades qui ne savent pas pourquoi ils souffrent et n’offrent pas leurs peines.

Chaque jour, la petite buvait de l’eau de Lourdes  : «  Maintenant, j’aime encore bien plus notre Mère du Ciel  !  » disait-elle ensuite.

Elle entra dans la Congrégation des Enfants de Marie. Lors de la cérémonie, on chanta le cantique Aimer Marie, que la petite affectionnait particulièrement, en raison des paroles  : “ Vous êtes bien notre Mère, je veux être votre enfant. ” Elle s’écria alors  : «  Voilà que le démon est furieux  !  »

Le 16 octobre 1890, après avoir reçu Jésus-Hostie en viatique, elle s’exclama  : «  Voici qu’Il vient  !  » Et elle mourut dans un bienheureux sourire.

Sainte Vierge Marie, qui avez aimé sainte Bernadette entre tous les enfants, priez pour nous, pécheurs  !

Colorier les béquilles suspendues dans la Grotte.

*
*       *

Dimanche 16 décembre – IIIe dimanche de l’Avent

ANCRE IMMACULÉE DE NOTRE SALUT

Àla suite d’une neuvaine faite aux pieds de la Vierge Immaculée, dom Luiz Rua reçut l’inspiration de fonder un couvent du Bon-Pasteur au Portugal. Fort de l’appui de Mgr Silva et de Mgr Freppel, évêques de Porto et d’Angers, il obtint que cinq sœurs de la maison-mère s’installent à Porto.

Religieuses et pénitentes nourrissaient une particulière dévotion pour Lourdes que Notre-Dame récompensa par deux guérisons miraculeuses.

Sept ans plus tard, mère Marie du Divin Cœur, supérieure de ce couvent, profita d’un voyage en France pour passer par la Grotte bénie  :

«  Lourdes est le lieu de la demande, mais aussi de l’action de grâces pour le Bon-Pasteur et tant de faveurs reçues. Quelle joie pour un cœur catholique de voir à Lourdes la Sainte Vierge honorée, nuit et jour, à longueur d’année, sans interruption  ! Je suis plus tranquille ici que dans ma cellule de Porto  ! C’est un petit armistice pendant lequel les forces se retrempent.  »

Ô Immaculée Conception, dont la sainte apparition a fait de cette Grotte chérie un port assuré au milieu des tempêtes, priez pour nous  !

Colorier mère Marie du Divin Cœur.

*
*       *

Lundi 17 décembre

PURETÉ IMMACULÉE DES VIERGES

AU cours d’une visite au Bon-Pasteur de Porto, Guillaume de Galen ouvrit son âme à mère Marie, sa cousine  : le comte de Galen, son père, voulait le voir devenir prêtre. Or, il n’y était pas disposé. Mère Marie promit d’intervenir auprès de son oncle à ce sujet. Rentrant en Allemagne, Guillaume passa par Lourdes  : «  Dans mon enthousiasme, j’offris à Notre-Dame un cierge de huit livres pour ma future épouse  !  »

Peu après, la comtesse Droste organisa une rencontre entre son neveu et une excellente jeune fille. Le jeune homme commença alors à éprouver un grand dégoût pour la vie du monde. Il se réfugiait souvent à la chapelle où il soutenait de violentes luttes intérieures.

Les exhortations de sa cousine l’encouragèrent  : «  Que notre Divine Mère, qui t’a accordé tant de grâces à Lourdes, continue à rester fidèlement à tes côtés  ; prends donc sa main, Elle te conduira sûrement.  »

L’Immaculée inclina son enfant vers l’amour des vrais biens. Un soir, poussé dans ses derniers retranchements, il s’exclama  : «  Mon Dieu, si vraiment vous le voulez, alors moi aussi je le veux.  »

Il entra chez les bénédictins le 15 décembre 1897, et la jeune fille embrassa la vie religieuse  !

Sainte Bernadette, qui avez voulu tout quitter pour vous cacher, priez pour nous  !

Colorier un cierge.

*
*       *

Mardi 18 décembre

GUÉRISON DES MALADES

EN avril 1914, frère Maxilimilien-Marie Kolbe écrivit à sa mère  : «  J’ai failli perdre le pouce de ma main droite. J’ai eu une sorte d’abcès. Malgré les soins de notre médecin, le pus coulait toujours. L’os était en train de pourrir. Le docteur déclara qu’il fallait l’enlever. J’ai répondu que j’avais un meilleur remède  : de l’eau de Lourdes  ! Le Père recteur m’en avait donné et m’avait raconté la guérison miraculeuse de son pied, à l’âge de douze ans.

«  Notre médecin m’appliqua l’eau miraculeuse avec joie. Qu’arriva-t-il  ? Le lendemain, à l’hôpital, le chirurgien ne jugea pas l’opération indispensable. Après plusieurs heures de pansements, j’étais guéri. Gloire à Dieu et grâces à l’Immaculée  !  »

Ô Immaculée Conception, qui, dans cette Grotte chérie, avez dit  : “ Pénitence  ! Pénitence  ! Pénitence  ! ” priez pour nous.

Colorier l’autel.

*
*       *

Mercredi 19 décembre

QUI ÊTES-VOUS IMMACULÉE  ?

NOTRE saint franciscain vint prier à la Grotte de Massabielle le 30 janvier 1930. «  Là où l’Immaculée est présente, disait-il, là s’affermit sûrement le règne du Sacré-Cœur de Jésus.  » Ce mystère ravissait son âme et incendiait son cœur  :

«  Immaculée Conception, ces mots sont sortis de la bouche même de l’Immaculée  ; donc ils doivent montrer de la façon la plus précise, la plus essentielle, qui Elle est. Il faut tout faire pour que l’Immaculée soit toujours mieux connue.  »

Au Japon, où il s’apprêtait à partir, l’attendait sa Mère Immaculée. Un saint prêtre des Missions Étrangères de Paris, le Père Pélu, y avait répandu la dévotion à Notre-Dame de Lourdes.

En 1897, lors de la construction d’une église à Tamanoura, une source jaillit. Cela lui donna l’idée d’élever une grotte. Tous les chrétiens voulurent participer au chantier. Ils recherchèrent les pierres les plus curieuses et les transportèrent à Tamanoura. Quelques mois après, tout était achevé. Une belle statue de l’Immaculée trônait dans le creux du rocher. Chaque 11 février, le Père Pélu versait dans la source une bouteille d’eau de Lourdes.

À la grande joie et consolation du missionnaire, les pèlerins ne cessèrent de venir implorer le secours de notre bonne Mère. Plusieurs y obtinrent la paix de l’âme, beaucoup leur guérison.

Ô Immaculée Conception, dont la sainte apparition a fait de cette Grotte chérie une source intarissable de joie et de consolation, priez pour nous  !

Colorier quelques cierges.

Jeudi 20 décembre

RÈGLE DE LA PARFAITE OBÉISSANCE

EN Angleterre, au monastère des Chanoinesses de Saint-Augustin, sœur Winifred était une remarquable enseignante, très aimée de ses élèves. Une paralysie quasi totale la cloua subitement au lit à vingt-huit ans.

Elle qui désirait tant se dépenser au service de sa communauté pour l’œuvre de Dieu n’accepta pas cette croix. Elle demanda à se rendre à Lourdes afin d’obtenir sa guérison. Ses supérieurs le lui permirent.

Après un voyage très pénible, «  les brancardiers vinrent nous chercher pour la Grotte. J’étais fatiguée et douloureuse, prier semblait impossible. Mais Notre-Dame le savait bien, cela n’avait pas d’importance… Je lui offrais mes souffrances  ! Je croyais, ô notre Mère du Ciel, que vous alliez me prendre avec vous et je me sentais en paix. Notre-Dame était tout.  »

Elle demanda au malade qui était à ses côtés, un jeune aveugle, de prier pour sa guérison  ! Ce dernier lui répondit  :

«  Ma sœur, j’ai commencé à vivre le jour où j’ai commencé à souffrir… La vraie vie, c’est de souffrir. Je ne viens pas pour guérir. Je viens pour l’amour de Notre-Dame, tous les ans. Lourdes, ma sœur, c’est ravissant.  »

La petite sœur changea en un instant  : «  Quelle leçon  ! Il m’apprit à supporter les souffrances que Dieu m’avait envoyées. Je me répète très souvent ses paroles.  »

Sainte Bernadette, qui avez accepté toutes les épreuves de la vie religieuse, priez pour nous  !

Colorier sœur Winifred sur son brancard.

*
*       *

Vendredi 21 décembre

DISPENSATRICE DES GRÂCES DE DIEU

SŒUR Winifred revint de Lourdes transformée. Elle ne cessa plus d’étudier sainte Bernadette, d’imiter ses vertus simples, de partager son amour pour “ sa Dame ”.

«  Ô Marie, je vous donne mon âme et mon pauvre corps, je m’abandonne à vous, donnez-moi à Jésus. Je n’ai pas une minute à perdre, tant j’ai d’âmes qui m’attendent. Celles des prêtres ont ma prédilection. Chaque fois que j’entends parler d’un prêtre à aider, je l’adopte.  »

La malade conservait le mouvement de trois doigts à la main droite et deux à la main gauche. Elle offrait chaque jour mille Ave pour les pauvres pécheurs. Ne pouvant les dire les bras en croix, comme elle l’avait vu faire à Lourdes, elle les récitait les bras non appuyés à son lit, de façon à joindre la pénitence à la prière.

«  Mes bras me font bien mal, alors j’ai l’espoir d’être exaucée… J’aime à penser que ma vie ressemble à celle de Notre-Seigneur au Tabernacle. Je suis prisonnière. Si je veux aller quelque part, je dois attendre qu’on vienne me prendre. Et si l’on m’oublie, j’attends. Je ne puis faire un mouvement.  »

À l’école de sœur Winifred, offrons à Jésus nos peines et nos souffrances.

«  Mon cher Seigneur, vous m’avez fait comprendre qu’il n’y a rien de triste dans la vraie souffrance, celle qui vient tout droit de votre sainte volonté, mais au contraire quelque chose de merveilleux… Que je la porte allègrement. Qu’il ne soit pas question d’une douloureuse résignation, mais d’une active acceptation. Puisse mon sourire être mon “ Merci, mon Jésus  ! ”  »

Colorier une partie de la Grotte.

*
*       *

Samedi 22 décembre

NOTRE-DAME EN GRAND CHAGRIN

LE grand chagrin de notre Mère du Ciel bouleversait le cardinal Albino Luciani, patriarche de Venise  : «  La Madone est, depuis toujours, vierge et toute pure. À la vue de notre société, appelée permissive parce qu’elle permet tout et excuse tout en matière d’immoralité, la Vierge Marie devient une “ Madone aux larmes ”. Elle pleure à cause du mal que nous commettons et tolérons, et à cause des châtiments vers lesquels nous nous acheminons.  »

Le futur pape Jean-Paul Ier faisait grand cas des interventions extraordinaires et des aides du Ciel.

«  À Lourdes, à Fatima, à La Salette et ailleurs, la Madone nous guide et nous aide en ne disant presque qu’une seule chose  : Prière et Pénitence. Elle fait écho à l’admonestation de Jésus  : “ Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous… ” Il faut prier sans cesse.  »

Lorette, Santa Maria do Sul, Lourdes où il se rendit en 1971, furent pour lui comme autant de stations préparatoires à son pèlerinage à Fatima et à sa rencontre avec sœur Lucie, la messagère de Notre-Dame.

Ô Immaculée Conception, qui êtes venue dans cette Grotte chérie pour avancer le triomphe de l’Église, priez pour nous  !

Colorier le cardinal Luciani, prêchant.

*
*       *

Dimanche 23 décembre – IVe de l’Avent

AVOCATE IMMACULÉE DES PÉCHEURS

LA grande famille aristocratique des Cezimbra, au Portugal, manifestait une vive dévotion pour la Vierge de Lourdes. Son image se trouvait sur toutes les tables de chevet de la maison.

Quand un de ses enfants était malade, la marquise lui donnait à boire de l’eau de la source miraculeuse. Si la maladie était grave, elle promettait de l’habiller pendant un an avec des vêtements blancs et bleus, comme ceux de l’Apparition. L’une de ses filles s’appelait Marie de Lourdes. Au Portugal, ce prénom était communément donné à cette époque.

L’aînée, dona Eugénia, entra dans la congrégation des dorothées.

Devenue en 1907 supérieure du collège de Quelhas, elle obtenait des grâces spéciales pour ses élèves par ses neuvaines continuelles à Notre-Dame de Lourdes. Elle y associait une ou plusieurs dorothées, leur demandant de prier avec elle à la petite grotte, au fond du parc.

Un jour d’été, comme la chaleur était accablante, une sœur suggéra d’aller plutôt prier dans la chapelle puisque l’Immaculée y était aussi honorée par une belle statue.

«  Eh bien  ! lui répondit mère Monfalim, c’est parce que c’est une petite pénitence de marcher par cette chaleur que j’aime sortir à cette heure-là. Toute prière accompagnée de sacrifice, même s’il est petit comme celui-là, incite davantage le Cœur de Notre-Dame à prendre soin de nous.  »

Sainte Bernadette, vous qui avez tant aimé la Grotte de Massabielle, priez pour nous  !

Colorier la basilique de Fatima, au loin.

*
*       *

Lundi 24 décembre

GUERRIÈRE IMMACULÉE

LA reine Amélie, bienfaitrice des dorothées, partageait la dévotion de mère Monfalim. En février 1910, deux ans après l’assassinat de son époux Carlos Ier, elle se rendit à Lourdes «  prier de toute mon âme la Sainte Vierge  ». Elle lui confia son fils, le roi Manuel II, de plus en plus menacé par le complot républicain.

Sept ans après, l’Immaculée se faisait voir et entendre à Fatima. Près du chêne-vert, les pèlerins chantaient l’Ave Maria… de Lourdes  !

En 1921, le Portugal tomba dans une anarchie effroyable. C’est la Vierge de Lourdes que le futur président Salazar, le député Dr. Dinis da Fonseca, le “ saint ” Père Cruz, le Dr. Tomao de Gamboa et le professeur Gonçalves Cerejeira (qui deviendra cardinal de Lisbonne) supplièrent une nuit entière, à genoux dans la Grotte, pour leur patrie.

«  On aurait dit qu’ils pleuraient plus qu’ils ne priaient  », raconta un témoin.

La Mère de Dieu les exauça  : la paix et le redressement politique sauva le Portugal.

Ô Immaculée Conception, dont la sainte apparition a fait de cette Grotte chérie une citadelle imprenable contre tous les assauts du démon, priez pour nous  !

Colorier le groupe des cinq messieurs, à genoux, dans la Grotte.

Mardi 25 décembre

NOËL  !

MON CŒUR IMMACULÉ TRIOMPHERA  !

LORS du jubilé de l’Immaculée Conception, le Père Marie-Antoine annonçait  : «  Voici l’heure du grand combat, et aussi l’œuvre du grand triomphe  ! C’est par Marie que Dieu se prépare à créer un monde nouveau où Jésus-Christ régnera. Tout est en travail pour cet enfantement.  »

Pressentant le secret du Cœur Immaculé de Marie, le Père se tourna vers la Sainte Russie. Il écrivit au tsar Nicolas II pour le féliciter d’avoir maté la Révolution de 1905, et l’inviter à faire davantage  :

«  Sire,

«  Voici pour vous le moment solennel de réaliser le désir du Cœur de Jésus, d’opérer l’unité. Non, non, plus de schisme, plus de séparation, mais grande, complète et parfaite unité  ! Dieu le veut  ! C’est pour cela que Dieu a rapproché la Russie de la France, le royaume de son divin Cœur et de sa Mère Immaculée. Ô Majesté, la grâce vous est offerte  : le Seigneur ne peut en accorder de plus grande à votre auguste personne ni à votre empire.

«  De l’amitié traditionnelle entre les deux pays, chacun a à gagner. La Russie peut ramener la France au respect et à l’amour de ses traditions patriotiques et religieuses, et la France ramener la Russie à l’unité de la foi catholique. Quand l’heure de Dieu arrivera et que les enfants de Dieu auront assez prié, le rêve deviendra réalité.  »

En ce jour de Noël, supplions le saint Enfant-Jésus de mouvoir le cœur du Pape afin qu’il obéisse aux demandes de Notre-Dame et qu’il consacre la Russie à son Cœur Immaculé  !

Ô Immaculée Conception, arche vivante où repose Jésus, priez pour nous.

Colorier le Père Marie-Antoine se rendant à la Grotte.