La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Vendredi 5 juin – premier vendredi du mois

Les marraines du Père Lenoir

LE grand souci du P. Lenoir, aumônier des Marsouins, était le salut de leurs âmes. Pour elles, il imagina de trouver des marraines. Il y avait en Angleterre des carmélites françaises exilées, à qui un religieux prêta le récit du “ Petit Patrouilleur ”. Ce fut un enchantement. Plus tard, par la même voie, le monastère reçut la première partie des “ Deux Marsouins de 1915 ”.

«  L’enthousiasme était tel qu’en récréation l’on en parlait sans cesse, raconte une des carmélites. Or, la seconde partie de la merveilleuse histoire de “ Fred et Petit-Pierre ” tardait à nous arriver. Nous écrivîmes au Père pour la lui demander. Sa réponse, débordante de joie et de confusion, ne tarda pas.

«  Dès lors, chaque envoi de notre cher aumônier était un événement. Les récréations du carmel sont toujours pleines d’entrain  ; mais quand le visage de Mère sous-prieure laissait conjecturer qu’il y avait quelque chose du 4e colonial, c’étaient les bonnes grandes récréations. Mais aussi quelle angoisse  ! Si les Pâques avaient été entravées par le mauvais temps, si les nouveaux renforts étaient moins assidus aux offices, c’était évidemment qu’on avait mal prié. Au contraire, quand les nouvelles étaient bonnes, quelle allégresse  ! Nous, les anciennes, oubliions avec les jeunes notre gravité et notre Mère devait presque imposer silence  !

«  Dans la joie d’une conversion foudroyante apprise aux premières vêpres de sainte Anne, notre novice placée sous son patronage se troubla tellement qu’elle agissait tout de travers. Et, comme nous lui en faisions la remarque  : “ Oh  ! je comprends que le bon Pasteur ait perdu la tête et que, pour courir après la brebis égarée, il ait laissé là les quatre-vingt-dix-neuf autres  ! ”

«  Par ailleurs, à force de prier pour les coloniaux, la sœur hebdomadière prenait l’air du sergent dirigeant l’exercice  !  »

En maintes occasions, par des convergences dont il avait seul le secret, le Père Lenoir constata l’efficacité de la prière des religieuses sur les âmes dont il était chargé.

En ce premier vendredi du mois, consolons le Cœur de Jésus si méprisé pour que beaucoup d’âmes se convertissent.

Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies.

Colorier les carmélites en récréation.

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