La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Samedi 6 juin – premier samedi du mois

Vexations et privations

LA congrégation des Sœurs de l’Enfant-Jésus, née à Lille au dix-neuvième siècle, comptait, en 1914, 749 religieuses dans le Nord de la France et en Belgique. Exclues des écoles en 1902, elles se dévouaient principalement dans les hôpitaux, hospices civils et orphelinats, avec beaucoup de courage.

Voici quelques extraits de leur diaire  :

«  6 novembre 1914  : la maîtresse des novices se rend à Beaucamps avec une sœur. Elles font la route à pied. La nuit arrive avant qu’elles soient à destination  : elles ne distinguent plus leur chemin… Des Allemands les arrêtent, les prenant pour des espionnes. Ils leur demandent leurs papiers  : elles montrent notre Sainte Règle. Conduites au château de Ligny, chacune, séparément, subit un interrogatoire en présence des officiers… On leur donne ensuite un croûton de pain sec et une couverture de cheval  ; puis on les enferme pour la nuit.

«  20 janvier 1916  : sur les instances réitérées de nos supérieurs ecclésiastiques et à la demande de monsieur le maire de Lille, douze d’entre nous vont ouvrir un hôpital rue Boileux, spécialement pour y soigner les malades de la typhoïde. Installation difficile et laborieuse  : tout manque, surtout l’alimentation. Les malades abondent. Nous avons la consolation de soulager les corps et de voir les âmes se rapprocher de Dieu.

«  20 mars 1916  : une cérémonie de vêture a lieu pour sept postulantes. Les communications avec nos fondations sont toujours impossibles. Nous sommes dans la complète ignorance concernant leur situation.

«  La disette est grande et elle se prolonge au-delà de toute prévision. Les rations sont extrêmement réduites et de mauvaise qualité. Ce qui tient lieu de pain est un mélange de je ne sais quoi, formant une pâte brune entre deux croûtes dures. Il faut faire sécher cette pâte dans le four pour pouvoir s’en nourrir.  »

Accomplissons nos exercices du premier samedi pour réparer les offenses faites au Cœur Immaculé de Marie. Chantons le cantique “ Beau lys ” (p. 46 du supplément).

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