La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 150 – Avril 2015

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA FRANCE « A MOITIE EN RUINE »

par frère Bruno de Jésus-Marie

«  La face de la France est devenue hideuse aux yeux de mon Père ; elle provoque sa Justice   ! Offrez-lui donc la Face de son Fils qui charme son Cœur, pour attirer sur cette France sa Miséricorde, sans quoi elle sera châtiée.  »

Cette révélation de Notre-Seigneur à sœur Marie de Saint-Pierre, au dix-neuvième siècle, résonne aujourd’hui dans nos cœurs avec une singulière actualité  ! Pour attirer sur notre patrie la miséricorde de notre très chéri Père Céleste, il nous faut lui offrir la Face de son Fils qui charme son Cœur. Ce sera le but de notre pèlerinage à Turin.

Qu’est-ce donc qui «  défigure  » la France, fille aînée de l’Église  ? Procédons par ordre. D’abord, son corps, puis son âme.

Les villes sont la proie d’une inquiétante invasion de l’islam. C’est connu. Ce qui l’est moins, c’est la cause  : c’est le salaire de la laïcité, c’est-à-dire de notre impiété républicaine. Pour avoir refusé d’en faire de petits chrétiens, la République en a fait des démons. Il n’y a pas de milieu. Mais c’est aussi le péché de l’Église.

En faire des petits chrétiens  ? Avec quoi  ? avec qui  ? Depuis la vague de scandales qui a ébranlé l’Église, et à laquelle Benoît XVI a tenté de réagir avant de démissionner, la pédophilie ne fait plus la une des journaux grâce à l’avènement du pape François qui, par sa sainteté attirante, rayonnante, rend à l’Église sa virginité. Pendant que notre épiscopat réuni à Lourdes se bat les flancs et se demande «  comment lutter contre la pédophilie  », le pape François a répondu à la question à Naples, dans sa rencontre avec le clergé et les religieux, «  dont les religieuses contemplatives, qui l’ont assailli de leurs démonstrations d’affection  » dans la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. Pour cette cinquième étape de la journée, le Pape a parlé d’abondance du cœur et assis, «  pour se reposer un peu  », avouant de cette façon sa fatigue dans un sourire. Il a exhorté son auditoire à «  mettre Jésus au centre  »  :

«  Si vous n’êtes pas sûrs que Jésus est le centre de votre vie, retardez votre ordination  », a-t-il conseillé aux séminaristes. «  Sinon, vous allez commencer un chemin et vous ne savez pas comment cela se terminera.  » Il a aussi mis en garde contre la «  mondanité  », encourageant à vivre «  l’esprit de pauvreté  », même ceux qui n’en font pas le vœu, et à «  reprendre les œuvres de miséricorde, qu’elles soient corporelles ou spirituelles  », par exemple «  apprendre aux enfants à faire le signe de la Croix  »… Et il leur a laissé trois mots capables de rendre à l’Église toute sa vitalité, à la seule condition d’écouter et de mettre en pratique  :

1° Adoration de Dieu  : «  Nous avons perdu le sens de l’adoration de Dieu.  »

2° Amour de l’Église  : «  Nous avons connu beaucoup de prêtres qui aimaient l’Église, et cela se voyait qu’ils l’aimaient.  »

Par exemple Georges de Nantes, notre Père, qui la défendit contre les “ réformateurs ”.

3° Le zèle apostolique, c’est-à-dire la mission  : «  L’amour de l’Église te pousse à la faire connaître, à sortir de toi-même pour prêcher la révélation de Jésus.  »

Hélas  ! Ce n’est pas ce qui anime nos évêques de France  ! Mgr Pontier, leur président, a ouvert leur assemblée plénière de printemps par cette déclaration  : «  Quelle société voulons-nous vivre et construire ensemble  ? Quelles ressources allons-nous déployer pour que la devise de notre République, Liberté, Égalité, Fraternité, inspire les choix de notre société  ?  »

«  LES PETITS BOURREAUX DE LA CHARIA  »

«  L’État islamique forme des enfants pour assassiner les “ mécréants ”. Ils ont souvent grandi dans nos villes. Ils y reviendront pour faire le djihad. Leurs vidéos l’annoncent.

«  La scène est glaçante  : un enfant, pistolet à la main, tire une balle dans la tête d’un adulte agenouillé devant lui. L’État islamique (EI) diffuse ces vidéos sur Internet. Elles ont été vues des centaines de milliers de fois dans le monde. Cette propagande planétaire a trois objectifs  : susciter la terreur chez les ennemis des djihadistes, les chrétiens, les juifs, les mécréants, les impies  ; montrer que la relève est déjà prête  ; recruter des idéalistes prêts à mourir pour répandre l’islam radical.

«  D’autres scènes filmées de ce genre seront sans doute diffusées prochainement. En janvier déjà, un enfant bourreau au visage encadré de longs cheveux bruns était apparu dans une première vidéo de sept minutes. Il abattait de sang-froid deux hommes présentés comme des “ espions russes ”. La séquence de dix minutes diffusée le 11 mars est presque identique. On voit l’enfant tueur aux joues rondes et au regard buté loger une première balle dans la tête de sa victime, un Arabe israélien “ agent du Mossad ”.

«  Cette scène au ralenti est troublante car le “ jeune lion du califat ” – comme le dit la vidéo – a cette fois une identité  : ce petit en djellaba et treillis camouflé s’appelle Rayan. Il est Français. L’alerte aurait été donnée aux services de renseignement par ses anciens camarades du CM 2 de l’école des Vergers, au Mirail (Toulouse). Ils l’auraient reconnu, via un lien partagé sur leur compte Facebook.  »

(Valeurs actuelles du 19 mars 2015, p. 40)

UNE COMMUNAUTÉ HISTORIQUE À SAUVER

Toute la vie politique est réduite à une campagne électorale des deux partis, UMP et PS contre le FN. À des années-lumière des préoccupations réelles des régions et des débats locaux touchant la vie des départements et les orientations qu’il faudrait privilégier en ces temps de disette budgétaire. En vue, la présidentielle de 2017  : Hollande, Valls, Fabius contre Sarkozy, Sarkozy contre Juppé, ou Fillon qui ne dit rien mais n’en pense pas moins  ! sur tous les sujets  : de l’abrogation des trente-cinq heures à la réduction massive des fonctionnaires… Tant qu’ils ne sont pas en charge, ils sont pleins de bonnes idées.

Et le chômage  ? Et la crise économique et financière  ? Et les banlieues infiltrées de djihadistes  ? Ce n’est pas le problème. Le problème, c’est Marine Le Pen. Elle peut passer neuf heures au Salon de l’agriculture sans être chahutée, elle, au contraire  ! Elle peut déambuler tout sourire au milieu des visiteurs et des professionnels. Elle passe d’un stand à un autre, serre les mains, caresse en bonne professionnelle le cul des vaches, admire la robe d’un cheval de trait, complimente les éleveurs, goûte du fromage [de Hollande ?], boit du petit lait au milieu de toute cette cour… quand François Hollande essuie les sifflets d’une France en colère.

«  Déroute  », «  débâcle  » «  naufrage  » du PS aux départementales… et après  ? Qu’est-ce que vous voulez que ça fasse  ?

Le salut n’est sûrement pas une “ percée ” du FN. Je connais un maire ni UMP, ni PS, ni FN mais… CRC, ami du maire (socialiste) de la bourgade voisine, avec lequel il s’entend parfaitement à gouverner la région au mieux du bien commun réel, dont les nécessités n’ont rien à voir avec la guerre instaurée par les partis dans nos paisibles campagnes. Qui nous délivrera de cette maudite république  ? Instrument de la franc-maçonnerie pour détruire la Chrétienté depuis deux cents ans, mais particulièrement victorieuse depuis que le pape Léon XIII a rallié les catholiques à ce royaume de Satan.

Qui nous en délivrera  ?

La Vierge Marie, Elle seule  ! Oui, le pape François l’a dit dans son adresse au clergé et aux religieux de Naples, à la barbe de la maffia qui règne là-bas, mais dont les jours sont comptés. Après leur avoir recommandé de mettre Jésus «  au centre  », il a ajouté que la Mère de notre Sauveur devait être elle-même «  au centre  » parce que inséparable de son Fils  :

«  Comment puis-je être sûr d’aller toujours avec Jésus  ? Il y a sa Mère qui nous conduit à lui. Un prêtre, un religieux, une religieuse qui n’aime pas la Sainte Vierge, qui ne prie pas la Sainte Vierge, je dirais même qui ne prie pas le chapelet, s’il ne veut pas la Mère, la Mère ne lui donnera pas son Fils.  »

Par ces simples paroles, le pape François prenait le contre-pied de la Constitution Lumen gentium du concile Vatican II en son chapitre huitième, et dernier  ! où le Concile «  professe sans hésitation  » le «  rôle subordonné de Marie  », de Marie tout court, privée de ses titres et couronnes par le “ plus grand Concile de tous les temps ”.

LA CONVERSION DES JUIFS.

«  En ce premier dimanche de Carême de l’année 2012, la nef de Notre-Dame de Paris est pleine à craquer. Une cérémonie présidée par Mgr Vingt-Trois rassemble les adultes qui seront baptisés quarante jours plus tard, dans la nuit de Pâques. Soudain, dans l’assistance, on s’avise de la présence de Bernard-Henri Lévy. Que fait-il là, dans les rangées réservées aux familles des catéchumènes  ? Des tweets fusent, vite relayés. C’est ainsi que se répand l’incroyable nouvelle  : Véronique Lévy, la sœur de “ BHL ”, s’est convertie au catholicisme.

«  Lorsqu’elle annonça à son frère qu’elle allait être baptisée, il perçut tout de suite que ce n’était pas une nouvelle lubie de sa petite sœur, de plus de vingt ans sa cadette, que personne, dans leur famille, ne prenait au sérieux. “ À l’assurance et à l’intensité avec laquelle elle parlait, j’ai compris que ce n’était pas un enfantillage mais une authentique expérience intérieure, dit-il. J’ai été très vite impressionné aussi par son degré de connaissance en théologie chrétienne mais aussi juive, dont elle ne savait pourtant rien avant. ” Bernard, comme l’appellent ses proches, est bouleversé. Impressionné d’abord par la transformation de Véronique  : elle était fragile, instable  ; il constate qu’une force nouvelle l’anime et s’en réjouit. Mais une part de lui-même est attristée par cette conversion  : “ Qu’en auraient pensé nos parents  ? Pendant son baptême, je songeais que cet événement les aurait désolés. C’est une rupture comme il ne s’en était sans doute jamais produit dans cette lignée multimillénaire des Lévy, confie-t-il. J’avais aussi le sentiment d’avoir échoué à transmettre quelque chose à cette petite sœur qui pourrait être ma fille. ”

«  Qui est cette mystérieuse Véronique, jamais apparue en public  ? Quand on l’aperçoit pour la première fois, dans la rue, fumant une Marlboro, blonde, gracile, diaphane, elle a l’air de la jeune fille Violaine de Claudel qui se serait échappée d’un théâtre, avec quelque chose d’enfantin dans l’expression bien que les douleurs qui ont jalonné son existence aient marqué son visage de gravité. Elle semble craintive. Mais aussitôt qu’on est installé autour d’un café et qu’on entre dans le vif du sujet, et le sujet, insiste-t-elle, c’est le Christ, elle prend de l’assurance, s’exprime aisément, précisément, avec une certaine autorité même. Elle tient à expliquer comment est articulé le livre qu’elle publie, Montre-moi ton visage, dans lequel elle raconte son aventure avec le Crucifié. Cette explication n’est pas inutile, qu’on en juge  : le cœur de ce texte est la transcription de dialogues intérieurs qu’elle a eus avec le Christ devant le Saint-Sacrement, une longue conversation amoureuse avec son divin amant. Véronique Lévy est illuminée par sa foi toute neuve mais pas folle. Jean-François Colosimo, patron des Éditions du Cerf, son éditeur, rappelle que ce genre de littérature n’a rien d’extravagant et qu’il est courant que les femmes mystiques parlent de leur vie intérieure sur un mode amoureux, avec parfois des formules crues pour évoquer l’amour qu’elles vivent avec Dieu.

«  “ Si l’on est surpris par ce livre, c’est qu’on ignore que le christianisme n’est pas une religion de la loi mais de la rencontre avec le Christ qui éveille tout ce qu’il y a d’humain en nous pour le convertir ”, ajoute-t-il. “ Faire l’expérience de la foi, c’est comme tomber amoureux. Quand on aime inconditionnellement une personne, on sacrifie tout à cet amour, on est indifférent au jugement des autres, on ne pense qu’à se réjouir de la présence de l’autre. ”

«  Au départ, la jeune baptisée ne souhaitait publier que ce dialogue d’une âme avec son Seigneur, qui fait la part belle au Ressuscité. On lui a fait comprendre qu’il serait bon qu’elle le sertisse dans un récit biographique plus explicite… Elle s’est laissé convaincre parce qu’elle veut montrer comment Dieu se manifeste dans une vie, “ dans la vie de tout le monde ”, insiste-t-elle, en faisant un geste de la main qui signifie que c’est important à noter. Georgette Blaquière, figure du catholicisme du vingtième siècle, disait  : “ Croire en Dieu, ce n’est pas croire que Dieu existe mais croire que j’existe pour Dieu. ”

«  Véronique Lévy s’anime en évoquant la façon dont elle a entendu parler du Christ pour la première fois, sur une plage surpeuplée d’Antibes, lorsqu’elle avait… trois ans. Une fillette guère plus âgée qu’elle, Coralie, lui parle de Jésus-Christ et, au fil des ans et des vacances partagées, lui apprend les prières chrétiennes, la catéchise et lui offre un crucifix. La petite Véronique se toque de cet homme dont les bras grands ouverts sur la croix n’évoquent pas pour elle la douleur mais l’amour, un doux et tendre amour, inconditionnel et absolu. De cette passion d’enfance, elle ne parle pas à sa famille. Véronique sait que ses parents sont juifs, complètement laïcs certes, mais juifs. Son père la prenait sur ses genoux et lui disait  : “ Tu es une princesse. Tu portes un nom très ancien, aristocratique, le nom d’une des douze tribus d’Israël, la tribu de Lévi. Ne l’oublie jamais. ”  » ( Le Figaro du jeudi 12 mars 2015)

La petite princesse commença par tomber entre les mains des sept démons dont Jésus délivra Marie-Madeleine. En cela, elle se montra digne fille d’Israël  !

«  Quand Israël était enfant, je l’aimai.  » (Jr 11, 1) Jésus se rappelle à elle par le film Jésus de Nazareth, projeté à l’internat où ses parents l’ont envoyée. Au cours des vingt-cinq années qui suivent, Jésus la poursuit dans son existence de désordre.

«  Quand le Père Pierre-Marie Delfieux, le fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem installées à Saint-Gervais, trouve Véronique dans une travée de son église, elle est en ruine.

«  “ En quelques semaines, Dieu m’a reconstruite ”  », écrit-elle.

Son frère l’a compris et c’est peut-être ça le plus grand miracle  !

«  “ Dans la vie de Véronique, il y a eu un corps-à-corps avec le mal, avec un pic juste avant sa conversion  ; il y a eu de la grâce aussi et de la rédemption  : elle est devenue une autre. Elle a refait son âme. Ce genre d’aventure spirituelle touche l’être dans toutes ses dimensions, de haut en bas ”  », explique Bernard, le grand frère.

«  Plus elle prie, plus elle s’incarne. Elle écrit  : “ L’Église est l’hôpital des âmes blessées, celles que la psychiatrie ou la psychanalyse n’ont pas pu soulager. Elle propose ce que le monde laïc a oublié, le pardon, la rédemption. Elle ouvre un chemin de liberté, défait les nœuds. L’Éternel ne divise pas, il unifie, nomme, ordonne et cet ordre est bonté. ”

«  Sa conversion la restaure. Dans sa féminité abîmée d’abord  : si vous accusez l’Église d’être misogyne, elle vous étripe.

«  Dans son identité juive aussi  : “ J’étais sans racine  : dans ce recommencement, j’ai trouvé mon origine. ” Car les Évangiles, selon elle, révèlent l’essence du judaïsme. Dans son livre, elle interpelle les pharisiens avec la liberté d’une fille d’Israël  », à la manière d’Édith Stein  : «  “ Leur refus du Christ a été l’acte officieux d’un divorce d’avec la vocation sainte du peuple témoin ”, écrit-elle. Et encore  : “  La mondialisation du Salut leur a-t-elle fait peur  ? ” La petite sœur de l’auteur du Testament de Dieu ne mâche pas ses mots. Elle qui n’avait jamais rien lu dévore la Bible et les écrits des mystiques, des théologiens, des Pères de l’Église. Quand un passage l’enthousiasme, elle appelle son grand frère, lui lit des pages entières. N’a-t-elle pas peur de le lasser  ? Elle répond  : “ Je m’adresse à la Terre promise qui est en lui. ”

«  BHL est agnostique. Il précise  : “ Disons que pour moi, le problème de l’existence de Dieu ne se pose pas.  » N’empêche, cette histoire ne le laisse pas indifférent. D’autant que sa sœur a commencé de se convertir, sans qu’il le sache, au moment où lui-même, préparant une exposition sur la vérité et la peinture, courait les musées du monde entier à la recherche de tableaux de cette Véronique dont la tradition dit qu’elle aurait essuyé le visage du Christ qui se serait imprimé sur son linge  : une image qui ouvre une brèche dans l’interdiction de représenter Dieu. Cette coïncidence l’a troublé, il le reconnaît.

«  Comme ce qui est arrivé, à la même époque, à leur frère Philippe, tombé du sixième étage le jour de son anniversaire. Le diagnostic était sans espoir. Mais tandis que Bernard-Henri se démène auprès des médecins, Véronique installe des icônes à son chevet, cache des médailles miraculeuses sous son oreiller, prie jour et nuit. Lorsqu’elle arrive à l’hôpital le matin de Noël, Philippe s’est réveillé et respire sans assistance. Elle entreprend de lire l’Évangile au miraculé quand son frère fait irruption dans la chambre. Ulcéré par cette démonstration de piété catholique, lui reprochant de profiter de la faiblesse du blessé, il lui passe un savon. Avant de se radoucir au point de l’autoriser à laisser l’image de la Sainte Face sur la table de nuit et à prier, mais en silence…

«  Quelques mois plus tard, à la demande de sa sœur, Philippe assistera à un office à l’église Saint-Gervais. Ce jour-là, mystérieusement, les moines entonneront le Shema Israël et chanteront le Notre Père, en hébreu. La famille Lévy vit le dialogue judéo-chrétien dans sa chair.  »

L’ÉTENDARD DE LA DÉLIVRANCE.

Quant à la place Maïdan chère à BHL, c’est Alain Minc qui a eu le mot de la situation  :

«  Si Barack Obama n’était pas cet élégant prince noir, que ne dirait-on pas sur lui  ! Le pire, avec lui, c’est l’incompréhension qu’il a du monde occidental. Par exemple, sur l’Ukraine, la situation est très compliquée, et nous avons tous été coupables il y a une vingtaine d’années car nous ne nous sommes pas dit une chose très simple  : arracher l’Ukraine à la Russie, c’est comme si le duché de Bourgogne était devenu indépendant de la France.  »

Voilà qui nous ramène à Jeanne d’Arc, sainte colombe de la victoire et de la paix française, dont le message est la seule chance de survie pour une France en décomposition  :

1° Dieu premier servi. Mais le vrai Dieu Père, Fils et Saint-Esprit  ! Et cet article premier nous concerne tous, comme nous le rappelle chaque jour le pape François, qui donnait l’autre jour en exemple la «  pauvre sainte Jeanne d’Arc  » en butte aux hypocrisies homicides des pharisiens (homélie du 12 mars 2015). Sur ce point, la République n’est pas seule en cause, puisque les imams sont aujourd’hui formés à l’Institut catholique de Paris  !

Dieu premier servi, «  de par le Roi du Ciel  », sous l’étendard de Jhesus-Maria.

2° Délivrer non seulement Orléans, mais toutes les bonnes villes de France d’une invasion de l’islam sans précédent, pour les remettre à Dieu tout-puissant par la consécration au Cœur Immaculé de Marie de chacun de nos cœurs, de chacune de nos familles, de notre patrie.

En effet, selon la morale traditionnelle confirmée par les faicts et dicts de Jeanne, notre appartenance à notre patrie est un fait naturel. Dans la pensée de notre créateur, chaque peuple est mis en possession d’un territoire à occuper, sans empiéter sur celui des autres. Jeanne, envoyée par Dieu pour remettre toutes choses en ordre, nous l’enseigne  : ce qui vient de Dieu est parfaitement ordonné, pacifique. Quand il donne la victoire, c’est pour libérer un peuple envahi et la guerre, alors, est chose sainte, n’en déplaise à notre pape François qui, sur ce point, «  vacille  »…

3° Jésus est Roi de France. Il doit donc régner à l’école, au tribunal, à l’hôpital, à l’angle des rues… Notre “ laïcité ” présente est donc un outrage permanent à Sa Majesté Jésus notre Roi. Mais elle n’aura qu’un temps. L’islam, bâton de la colère de Dieu, nous en guérira par la nécessité de lui opposer la Croix du Christ, à l’exemple et à la suite de nos martyrs.

Lors d’une allocution consistoriale, le 29 novembre 1911, saint Pie X voulut encourager les catholiques français persécutés par la République, et prophétisa  :

«  Que vous dirai-je maintenant à vous, chers fils de France qui gémissez sous la persécution, sachez-le, le peuple qui a fait alliance avec Clovis aux fonts bap­tismaux de Reims, se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la Vérité de l’Évangile dans presque tout le monde entier, et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tous les saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de vos fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines.

«  Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs, de tant de larmes.

«  Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas trop éloigné, où la France comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera  : Ma fille pourquoi me persécutes-tu  ? Et sur sa réponse  : Qui es-tu Seigneur  ? La voix répliquera  : Je suis Jésus que tu persécutes  ! Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon parce que, dans ton obsti­nation, tu te ruines toi-même. Elle, tremblante, étonnée, dira  : Seigneur, que voulez-vous que je fasse  ? Et lui  : Lève-toi, lave-toi de tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance et va, Fille bien-aimée de l’Église, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon Nom devant les peuples et tous les rois de la terre.  »

frère Bruno de Jésus-Marie.

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