La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 155 – Septembre 2015

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

L’APOCALYPSE DÉVOILÉE

«  Apprendre que mes enfants vivent dans la vérité, rien ne m’est un plus grand sujet de joie.  » (3 Jn 4) Saint Jean a dû partager ce bonheur avec notre bienheureux Père, et tous deux se féliciter de voir à quel point notre frère Bruno s’est une fois de plus filialement dépensé sans compter, en “ témoin fidèle ” de l’un et de l’autre. Car la vérité dont il s’agit ici et qui a illuminé nos trois camps d’été, c’est son commentaire littéral du livre de L’Apocalypse. Dans cette immense lumière de «  Il est, Il était et Il vient  » toutes nos activités, tous nos soucis de Patrie ou d’Église ont trouvé leur unité et raison d’être supérieure, ils se sont insérés dans la trame d’une histoire sainte dirigée, jour après jour, par «  Jésus-Christ  », «  le Vivant  », «  le Fils de Dieu  », «  le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs  ».

Le sacrifice des chers soldats de 1915 dont les enfants des camps de frère Gérard ont pris la mesure en se rendant sur les champs de bataille de l’Artois, n’est pas absurde ni uniquement la preuve d’un héroïsme que les articles du prochain numéro nous feront admirer. Il s’inscrit dans le cadre rédempteur d’une lutte de la Sainte Vierge contre le démon et l’enfer relatée au chapitre 12 du livre de l’Apocalypse, réactualisée par les apparitions et le message de Notre-Dame de Fatima, de mai à octobre 1917.

La geste miraculeuse de sainte Jeanne d’Arc impose, en Nom Dieu, la vérité de la Religion royale  : Le roi des Francs est lieutenant du Christ qui est vrai roi de France. L’une et l’autre trouvent leur principe et fondement dans «  l’Évangile éternel  » qu’est l’Apocalypse, car elles manifestent l’intervention du Verbe de Dieu incarné – «  le Prince des rois de la terre  » – dans nos affaires temporelles, et sa volonté de les diriger selon le dessein du «  Maître de tout  », malgré ses ennemis. Sœur Hélène de Jésus en a fait un livre pour tous  : Sainte Jeanne d’Arc, Vierge et Martyre, frère Henry de la Croix un magnifique oratorio, et frère Bruno un éditorial plein de sagesse pour nous aider à surnaturellement servir le Christ et l’Église en la personne de notre bon pape François. Sans plus de murmures (cf. supra, p. 1-2).

CAMP NOTRE-DAME DE FATIMA

Au soir du 17 août, tout était prêt pour recevoir les deux cents retraitants, invités par frère Bruno afin de découvrir Le livre de l’Apocalypse, et jouer l’oratorio de frère Henry  : La passion de sainte Jeanne d’Arc. Tout pouvait commencer selon l’horaire habituel, une suite régulière de répétitions entrecoupées par trois temps forts de doctrine et un quatrième  : l’oraison du matin durant laquelle frère Bruno commentait l’oratorio (cf. supra, p. 3-32) afin de nous faire entrer dans le mystère si beau de la Passion rédemptrice de sainte Jeanne d’Arc, si navrant aussi, car il n’en reste pas moins vrai que «  ce procès est une ignominie, qui marque encore l’Église d’une tache indélébile  ».

Après les magnifiques sermons de messe de notre Père ou de frère Bruno, heureux les abonnés aux logia  ! et le repas vite avalé, c’était sports et nécessaire défoulement pour tous. Là où il y eut le plus de joie, sans l’ombre d’une chicane, ce fut parmi notre équipe de service  ; ils ont joué chaque jour, et chaque jour ils ont gagné… Ensuite, au signal de nos sonneurs de trompe, réflexe conditionné fort apprécié, nous partions en promenade jusqu’au “ salon vert ” de notre belvédère préféré, afin d’y reparler des conférences de frère Bruno.

LE SALON VERT DU BELVÉDÈRE.

Un coin de verdure pour s’asseoir, un petit peu d’ombre pour contempler à son aise les champs dorés à point, fruit du travail de nos chers paysans de France et du beau soleil du Bon Dieu, c’est notre “ salon vert ”. Du point de vue du Beau, il dépasse et de beaucoup le “ salon beige  ”, et pour ce qui est du Vrai, bien davantage encore, c’est assez dire du Bien qu’on doit penser, et du Vert et du Beige…

Après un petit chant royaliste entonné par frère Thomas, et dont frère Bruno nous fit toujours remarquer l’actualité, frère Arnaud passait son monde à la «  question  » au moyen d’un très pédagogique livret qu’il avait composé et distribué à tous. Cette suite de questions sur les conférences de frère Bruno leur servait à la fois à maintenir leur attention durant l’instruction du soir, et aussi pour répondre aux questionnements de frère Arnaud lors de la promenade du lendemain après-midi. L’assemblée habituée à ce petit jeu était détendue, réactive, et elle n’en écouta que mieux certaines réflexions capitales et profondes de notre frère Bruno, comme celle-ci à la suite d’une amusante mise en scène sur le très prisé message aux sept Églises (cf. Ap 2 – 3)  :

«  Il faut bien nous mettre dans l’esprit que chez nous, la vie spirituelle individuelle est secondaire. Il s’agit d’abord de remplir notre vocation en communauté, et le Bon Dieu fait le reste. C’est cela l’esprit de l’Apocalypse recueilli par notre Père et le but de saint Jean. Je maintiens et mets au-dessus de tout la vie de communauté, de la famille, de la CRC et je m’en remets au Bon Dieu pour le reste. S’oublier soi-même pour le service de l’Église c’est la sainteté que suppose l’Apocalypse, plus exigeante qu’on ne croit. D’autre part, cette vie spirituelle ne peut s’affermir qu’en s’appuyant sur la découverte que l’amour de Dieu nous précède et que la réponse à cet amour ne consiste qu’à accepter et remplir le rôle que Dieu me donne dans sa Cité.  »

L’APOCALYPSE  ? QUELLE DÉCOUVERTE  !

Après le chapelet dans l’église paroissiale, le goûter et un temps de répétitions, la conférence de notre frère Bruno était attendue, car pour tous, surprise de comprendre pour la première fois ces visions du livre de l’Apocalypse, et de découvrir leur signification à la lumière de l’Ancien et du Nouveau Testament, ou encore de l’histoire de l’Église.

Notre frère ayant bien établi la date de la rédaction de l’Apocalypse, «  le livre des martyrs  », avant la chute de Jérusalem (70 après Jésus-Christ), le sort qui attend les persécuteurs de Dieu et de ses chrétiens est écrit. C’est une parole de Dieu qui se réalise sans acception de personnes, juifs ou païens  : Jérusalem, Rome païenne, toute autre capitale ou religion de Satan périront à la ressemblance de Jérusalem. Frère Bruno nous montrera aussi à quel point l’Apocalypse nous éclaire, nous guide et nous réconforte. Car enfin, nous apprenons que Dieu aime les martyrs, qu’il déteste les libéraux, qu’il châtie les persécuteurs, et qu’il triomphe en faisant miséricorde, mais non pas à tous cependant.

Certains chapitres furent bien sûr d’un abord plus facile que d’autres, mais nos jeunes gens restèrent sous le charme de ce qui fut pour eux «  une découverte  ». Ils retinrent que ce livre saint, dont les prêtres ne parlent plus jamais dans leurs sermons, est le cœur même de la Révélation, combien celle-ci se révèle aimable et puissante, souffrante et militante, en la personne de Jésus et de Marie dans la gloire du Ciel. Ils sont tous deux ligués pour notre salut, contre le démon et ses suppôts, même cléricaux – sans acception de personne – et ils finiront par vaincre avec la collaboration de leurs chers martyrs, à l’heure fixée par le «  Maître de tout  »… Nos jeunes gens comprirent mieux aussi comment ils pouvaient vivre cette Apocalypse, au jour le jour, puisque les apparitions et le message de Fatima en sont l’expression plus que jamais actuelle  : flot de grâces intimes et lumière sur les événements politiques, pour ceux qui en «  font cas…  »

Comme notre frère Bruno pense faire un numéro spécial sur ce saint livre de l’Apocalypse, si capital, nous ne vous en dirons pas plus, mais vous ne perdez rien pour attendre. Heureux en effet seront les lecteurs de ce prochain numéro et les abonnés aux DVD  ; cela dit sans exagération, car «  Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s’ils en retiennent le contenu, car le Temps est proche  !  » (Ap 1, 3)

LA RELIGION EN VRAI

Dernier temps fort, les cratères de cette année. Ils furent d’un niveau franchement universitaire, grâce à l’équipe de La religion en vrai, qui à travers quatre émissions, s’était fixé pour objectif de nous faire  : “ Vivre l’Apocalypse ”.

FLAVIUS JOSÈPHE, HISTORIEN DE L’APOCALYPSE  ?

La mafia des exégètes modernes le considère comme une source plus sûre et sérieuse que les évangélistes  ?  ! Pressé par les questions de frère Michel-Marie, appuyé par un savant documentaire, frère Bruno prouvera au contraire que Flavius Josèphe, collaborateur des Romains, contempteur haineux des chrétiens et du Christ en personne, recomposa l’histoire de son peuple en disciple des rabbins de Yabné. Pour lui, comme pour eux, le Messie, l’Alliance, l’incontournable continuité de Jean-Baptiste à Jésus, tout cela disparaît des Écritures. Tant de mensonges au service d’une paranoïa, celle de se poser en unique sauveur de son peuple  ! Son intérêt alors  ? Le récit affreux de la destruction de Jérusalem, qui marque clairement la réprobation divine envers ce peuple déicide.

L’APOCALYPSE DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE.

Un débat passionnant, des documentaires qui le sont tout autant sur le thème de la conversion de la Russie, de l’unité des églises donc, souci éminemment apocalyptique puisqu’il est celui-là même de la Sainte Vierge en personne, aujourd’hui encore. Frère Michel-Marie tirera un très bon parti de ses trois intervenants. Frère Pierre-Julien, disciple de notre Père  ; Bruno, russe orthodoxe le temps de l’émission, parfait connaisseur de l’âme russe et de Vladimir Soloviev  ; Hélène, «  la mouche du coche  »; c’est elle qui fera rire, sourire et jouera à merveille la théologienne recyclée, en nous aidant à prendre la mesure de la bêtise surréaliste qui désoriente les pauvres âmes conciliaires.

La haute tenue doctrinale de ce débat, signé frère Guy, en fait un document de référence, un bel outil pour passer en famille ou entre amis une soirée intelligente, et poursuivre ensuite le débat sur le mot de la fin de frère Pierre-Julien  :

«  Il ne faut pas se lasser de répéter que tant qu’on n’écoutera pas Notre-Dame de Fatima, tant qu’on ne lui obéira pas, aucune solution humaine n’aboutira, si géniale soit-elle  : ni de Soloviev, ni du pape François, ni même de l’abbé de Nantes et surtout pas de Vatican II  !  »

L’APOCALYPSE DE LA VIERGE.

Frère Bruno nous expliquera que par les grandes apparitions mariales de la rue du Bac (1830), de La Salette (1846), Lourdes (1858) et Fatima surtout (1917), c’est l’Immaculée Conception, la Femme de l’Apocalypse, qui prend ses marques sur terre, intervient dans la politique des nations, et veut redresser les désorientations qui affligent l’Église.

Frère François répondra aux objections du Père Dhanis sur le miracle du soleil, et démasquera le démocratisme de ce machiavélique adversaire de Fatima  ; il ne restera plus rien, ni de lui, ni du cardinal Journet, lui aussi adversaire recuit de la Sainte Vierge et de sa politique nettement favorable à Salazar… Nos frères montreront aussi la prodigieuse correspondance des signes merveilleux de Fatima avec ceux de l’Apocalypse. Des extraits d’oratorio de frère Henry et de sermons de notre bienheureux Père achèveront de vous persuader de vous procurer ce condensé de piété mariale…

PROCESSION EN L’HONNEUR DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE.

Nos sœurs avaient fleuri le brancard de Notre-Dame de Fatima, et rien ne leur a échappé de cette magnifique cérémonie du 22 août au soir  :

«  Les porte-drapeaux se tenaient bien droits, en ordre splendide dans l’escalier en queue de paon. Frère Bruno a lancé la procession en rappelant l’intimité d’âme entre sainte Thérèse et sainte Jeanne d’Arc et il nous exhorta à supplier Notre-Dame de revenir sauver la France. Nous chantâmes tout au long jusqu’à l’église, où grâce au livre de notre sœur Hélène frère Bruno nous fit assister aux fastes du sacre de Charles VII, insistant sur les splendeurs spirituelles exprimées par les oraisons, surtout celle précédant le couronnement, car elle nous rappelle que le Roi reçoit de Dieu seul le pouvoir et la lieutenance du royaume de France, avec l’adhésion, le soutien, la fidélité de ses sujets. Cette alliance, conclura frère Bruno, comparable et indissociable de l’Alliance du Christ et de l’Église, participe donc à ses promesses de vie éternelle.  » Que Dieu sauve Rome, le Saint-Père et la France, c’était la prière de nos Pères, c’est plus que jamais la nôtre aujourd’hui.

COMPRENDRE L’APOCALYPSE.

Dans cette émission frère Bruno imite Notre-Seigneur, il perd de réputation les pharisiens, ceux d’aujourd’hui, ces fameux “ chercheurs ” recrutés par Arte. Il faut voir ces gargouilles débordantes de suffisance nous expliquer que, dans l’Apocalypse, Jésus n’est que le simple récepteur d’une révélation, et sous-entendre ainsi qu’il n’est pas Dieu  ; que le martyr était un gage de promotion sociale (sic  !) fort prisée à l’époque, etc.

En revanche, joie d’apprendre que saint Justin savait parfaitement que les rabbins avaient falsifié la Sainte Écriture. La théologienne de service en accuse les chrétiens, mais personne ne songe, dira frère Bruno, à se reporter aux manuscrits de Qumran, qui démontrent sans faux-fuyant possible que ce sont les rabbins de Yabné qui ont systématiquement falsifié les Écritures afin d’en faire disparaître le messianisme. À ce poison pour la foi diffusé à grande échelle par Arte, seule la CRC a répondu en proposant le véritable contrepoison…

LE SOIR À LA VEILLÉE

Lors du deuxième cratère, frère Scubilion projeta et commenta les photos de son récent voyage-pèlerinage à la Réunion (cf. Il est ressuscité n° 154, août 2015, p.31-38). Il termina en rappelant un événement qui illustrait bien les châtiments de Dieu décrits dans l’Apocalypse. C’était en 1977. Le village impie de Piton Sainte-Rose s’était juré de tuer le cochon et de ripailler le jour du Vendredi saint. Au début de la Semaine sainte, éruption du Piton de la Fournaise  ; le soir du Jeudi saint, la coulée de lave prenait une forme explosive, avec des jets de 20 mètres de hauteur  ; le lendemain, Vendredi saint, elle franchissait une ravine bien nommée “ ravine de la Croix ” et dévalait la pente jusqu’au village. Les habitants furent évacués, mais ils virent en partant leurs bêtes attirées par le feu et rôtir dans des cris affreux  ! La lave, comme pour continuer l’œuvre de purification que son Créateur lui avait commandée, pénétra jusqu’aux portes de l’église désertée par ses fidèles, et y consuma les bancs du fond. «  On ne se moque pas de Dieu  !  » (Ga 6, 7) Ce fait d’Apocalypse n’est jamais rappelé par les autorités civiles ni par les autorités religieuses, car trop claire condamnation de l’apostasie.

ÉMOTIONS.

Que ce soit celles causées par nos prestidigitateurs, ou par nos musiciens, ou encore par les histoires drôles et les chants du “ Bon Pasteur de chez nous ”, elles furent fortes, et nous ont bien récréés.

Après l’écoute de “ Polonaises ” de Chopin, et des morceaux de Schubert et de Vivaldi, frère Bruno exprima nos sentiments d’admiration  : «  Je voudrais vous remercier plus souvent  ! C’était très beau, vous formez un trio bien accordé, très harmonieux.

«  La beauté exprime quelque chose qui vient de Dieu, vous nous le transmettez par votre interprétation, par l’âme que vous mettez dans votre jeu.

«  La musique joue un rôle important dans la civilisation française et chrétienne que nous travaillons à restaurer.  »

C’est ce mystère qui charma notre jeune assemblée, et qui, d’année en année, fait son éducation…

UN AUMÔNIER COMME ON SAIT LES FAIRE CHEZ NOUS.

Lors de la dernière messe et avant de nous donner sa bénédiction, il nous enveloppa tous dans un regard de Jeudi saint, puis il nous parla d’abondance du cœur.

«  Je suis ici d’abord pour être votre aumônier, pour vous distribuer les sacrements et en particulier les sacrements d’Eucharistie et de Pénitence. Je veux être le porte-parole des remerciements que nous pouvons nous faire les uns les autres. Vous avez réalisé un très bel oratorio, c’était vraiment quelque chose de beau. Et je voudrais vous dire une troisième chose, très importante, c’est un secret. Je suis né dans une famille nombreuse, j’ai beaucoup de neveux, nièces, petits-neveux, petites-nièces… j’aime me retrouver avec eux dans les réunions de famille. Eh bien  ! je vais vous dire quelque chose  : à chaque fois que je vais à Saint-Parres ou ici au camp, je me sens en famille. Le secret, c’est que pour moi, vous êtes tous mes neveux et nièces, petits-neveux, petites-nièces… Mais chut, c’est un secret…  »

L’ORATORIO

L’équipe de frère Matthieu a fait des prouesses d’ingéniosité pour aménager la scène. Au fil de l’oratorio, ils l’ont tour à tour transformée en salle d’honneur à Chinon, en tribunal à Rouen et en place du Vieux-Marché avec un vrai bûcher, s’il vous plaît.

Quant aux soixante-dix-sept costumes, ils étaient pour ainsi dire d’époque… entièrement confectionnés par nos chères sœurs. Grâce à ces costumes, les acteurs ont été transportés dans un autre univers, communiant ainsi plus aisément au mystère qu’ils ont joué. Il en sera de même pour les téléspectateurs qui regarderont La passion de sainte Jeanne d’Arc… et d’autant plus que les frères de l’équipe de frère Sébastien ont bénéficié de nouveaux progrès techniques grâce auxquels l’enregistrement sera de grande qualité.

La représentation finale fut merveilleusement interprétée. Après des applaudissements nourris de tous envers frère Henry et de frère Henry pour tous, notre frère Prieur s’élança dans la ferveur d’un enthousiasme qu’il nous communiqua.

«  Oui vraiment, le Ciel communique avec la terre, et l’on comprend en voyant apparaître Jeanne escortée de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que c’était le Ciel, c’est-à-dire Dieu en ses trois Personnes, les saints et les anges, qui dirigeaient les événements et donnaient à Jeanne une énergie calme et supérieure dans le terrible combat de ce procès et de cet affreux supplice. C’était la rédemption du royaume de France qui s’accomplissait ainsi. Il fallait ça. C’est lui qui fonde notre foi et notre espérance dans les destinées de la France. Mettons-nous à l’école de cette bergère qui parlait comme un docteur…  »

frère Philippe de la Face de Dieu.