La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 158 – Décembre 2015

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

LA GRANDE PEUR DES GENS D’ÉGLISE

CE n’est pas l’apostasie massive des chrétiens, car c’est “ évidemment ” un fait de société uniquement “ franco-français ” ou occidental… Ce n’est pas l’expansion de l’islam, car il suffit d’expliquer gentiment aux musulmans que ce n’est pas bien de «  tuer au nom de Dieu  »; beaucoup le comprennent déjà… Ce n’est surtout pas le laïcisme antichrist de la République maçonnique, car la laïcité est désormais pour les catholiques français la gratuite et obligatoire «  nouvelle manière de sentir, de vouloir, de se comporter  », le Credo du “ bien vivre ensemble ”.

Non, la grande peur des gens d’Église, frère Bruno nous le révèle dans son éditorial (Le pape François en grand chagrin avec le cœur Immaculé de Marie), c’est la grande peur d’une Femme. «  Ce n’est qu’une femme  », mais comme jadis sainte Jeanne d’Arc, elle inspire à ses adversaires une animadversion coriace, et somme toute pour une raison analogue  : quand le Dieu vivant intervient dans l’histoire politique ou ecclésiale des hommes, quand il veut la marquer de son empreinte, la réorienter, c’est difficile. Et de mensonge en mensonge, on en arrive vite à l’homicide ou bien au déicide… Cette Femme qui fait peur et jette autant d’émoi à Rome que jadis le Divin Enfant Jésus dans Jérusalem (cf. Mt 2, 3), c’est celle qui a dit  : «  Je suis du Ciel  », c’est Notre-Dame de Fatima, l’Immaculée Conception, la «  Divine Marie  ».

C’est pour Elle que, plus nombreux que jamais, nos amis vinrent à la maison Saint-Joseph, les 5 et 6 décembre, afin de solenniser son incomparable mystère d’élection, satisfaire à ses petites demandes de piété, consoler ainsi son Cœur Immaculé en grand chagrin, et jouir en retour d’un centuple bien compté de bénédictions  : le réconfort mutuel de notre charité phalangiste, et à sa source, les lumières et les forces puisées au fil des conférences de notre frère Bruno ou de notre bienheureux Père.

PÈLERINAGE DE LA PERMANENCE

Le 11 novembre, c’est aussi autour d’une femme que frère François rallia les “ accrocs ” de la permanence de Paris, quelque cent cinquante personnes de toutes conditions et générations  : ça n’est pas rien… Ce ne fut pas autour de la Sainte Vierge, mais chez une de ses filles de choix, sainte Thérèse d’Avila. Elle a tant aimé la France, elle a tant prié pour la Fille aînée de l’Église au péril de la Réforme protestante, qu’elle a voulu lui venir en aide, et y implanter ses carmels de Contre-Réforme catholique. Tel est l’origine du carmel de Pontoise, aujourd’hui le plus ancien, puisque le premier a été détruit à la Révolution.

DE MADAME ACARIE À SŒUR MARIE-ANGÉLIQUE DE JÉSUS.

Le rendez-vous avait été fixé au Carmel à 10 h 30 pour la Messe. Nos amis franchissent le porche dominé par une accueillante statue de saint Joseph. Ils entrent ensuite dans un asile de silence et se trouvent tout à coup en plein Grand Siècle  ; vus de l’extérieur, bâtiments et chapelle sont toujours aussi austères, grandioses, rien n’a changé.

Durant son sermon, frère François fit bien réaliser à nos amis qu’en France, le cinq centième anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d’Avila ne pouvait bien se célébrer qu’au carmel de Pontoise. Il évoqua donc le souvenir de Madame Acarie, la bienheureuse Marie de l’Incarnation. C’est cette grande dame qui, avec Bérulle, introduisit le carmel en France en 1604. Sainte Thérèse d’Avila lui apparut deux fois pour l’avertir que Dieu voulait la fondation de carmels en France. Après la mort de son époux, Madame Acarie deviendra elle-même une humble carmélite converse, et elle mourra en odeur de sainteté dans ce carmel de Pontoise, en avril 1618.

Notre frère évoqua aussi le souvenir d’une autre carmélite  : sœur Marie-Angélique de Jésus. Entrée au carmel de Pontoise le 2 février 1914, elle y meurt à l’âge de vingt-six ans en odeur de sainteté. Enfant prodige, pianiste virtuose, son cœur était ailleurs et voulait se consacrer à Jésus. Ses parents s’opposant à sa vocation religieuse, ce fut pour elle un poignant sacrifice que de s’enfuir secrètement de la maison familiale pour entrer au Carmel.

La haine de ses parents pour l’Église la fit terriblement souffrir, mais elle sut parfaitement l’assumer. Voici l’exemple et le conseil que sœur Marie-Angélique de Jésus donne aujourd’hui à tant de catholiques qui ont à souffrir pareillement de leurs proches  :

«  Je sentais profondément et douloureusement mon impuissance à atteindre leurs âmes… Ce fond intime des âmes ne peut être atteint ni par la vivacité d’une affection, ni par l’expansion des caresses, ni par la douceur des paroles, ni par l’ardeur du désir… Le Bon Dieu seul ouvre par sa grâce ces portes fermées. Je vis leurs âmes aveugles, ne pouvant recevoir la vérité que d’une immolation, d’un sacrifice fait en leur faveur. Je compris que, dans ce sacrifice, il s’agissait de moi, en étant broyée pour eux, et en les réduisant eux-mêmes à la souffrance, afin qu’ils apportent eux aussi cette part nécessaire à leur salut… Il me fut rappelé que, non seulement mes parents, mais aussi une multitude d’autres âmes étaient attachées à ma vocation (…). Quant à la certitude que j’ai maintenant de leur salut, elle est si grande que, même si je n’obtenais aucun signe extérieur de conversion, je ne pourrais en douter.  » (Flamme de joie, p. 127-135)

La mort d’amour de sœur Marie-Angélique de Jésus, les carmélites l’avaient encore dans les yeux lorsqu’elles la racontèrent à l’abbé de Nantes notre Père, alors professeur au collège Saint-Martin, en 1953. Aussi, quand l’heure fut venue, celui-ci ne manqua pas de la donner pour sainte patronne à l’une de nos sœurs.

Après l’évocation de ces deux carmélites, frère François commença la vie de leur mère, Thérèse d’Espagne, petite fille au cœur ardent de son désir du martyre, mais jeune fille au cœur longtemps partagé, et qui se dégagea des filets du monde par le cœur à cœur de l’oraison. Petite invitation discrète à nos phalangistes à poursuivre ou reprendre leurs dix minutes d’oraison quotidienne  : Merci mon frère  !

PONTOISE, VILLE SAINTE  ?

Pontoise  ? Ce seul nom évoque aux Parisiens sans culture de la génération du Concile, le tracas d’embouteillages sans fin, une ville nouvelle, gaullienne, laide, Pontoise, quoi. Après le pique-nique, un de nos étudiants en histoire fit justice de cette républicaine image d’Épinal. Devant nos amis, dans le cadre enchanteur d’un jardin de la ville, à l’ombre de la cathédrale Saint-Maclou qui la domine, il fit revivre le glorieux passé gallo-romain, chrétien et royal, de cette vieille cité d’Ile-de-France.

Frère Benoît-Joseph a tout vu, tout entendu, mais nous ne retiendrons de son récit que cet événement majeur, marial. «  C’est en 1638, le Vœu de Pontoise, par lequel la Vierge Marie délivra la ville de la peste. En reconnaissance, les autorités firent fondre une statue en argent et placèrent sur le rempart d’autres statues de la Vierge. Aujourd’hui, quatre sont encore visibles. Celle en argent très précieux fut conservée dans le coffre-fort d’une banque, mais des membres du clergé s’en offusquèrent et la remirent au carmel de Pontoise.  » Comme il ne faut pas séparer ceux que Dieu a unis, notre frère conclut son récit dans l’élan d’une piété tout filiale  : «  Enfin l’arrivée de notre Père en 1953 comme aumônier du carmel et comme professeur à Saint-Martin reste l’événement essentiel de l’histoire de cette ville.  »

THÉRÈSE D’AVILA SI BIEN COMPRISE PAR NOTRE PÈRE.

Nos pèlerins descendirent ensuite au Carmel pour achever la vie de sainte Thérèse  ; conférence très agréable à entendre, tellement instructive, car agrémentée de quelques notes du panégyrique de sainte Thérèse prononcé par notre Père en 1953. C’est pour cette raison que notre frère Bruno voulut qu’elle soit enregistrée. Frère Georges s’en chargea  ; grâce à lui les prochains pèlerins de Fatima pourront savourer des paroles de sagesse comme celle-ci  :

«  Avec sainte Thérèse, Dieu, ce n’est plus le “ Dieu pur esprit, du Ciel  ” que l’âme contemple en se détachant de tout le créé  ; Dieu, c’est Jésus-Christ, l’ami et l’époux toujours présent pour sortir sa Thérèse de mauvais pas, pour lui expliquer le pourquoi de ce qui arrive, la consoler ou la gronder.  »

Frère André était aussi responsable de l’enregistrement, à sa manière, car il avait pour charge de tenir les nombreux “ moins de dix ans ” silencieux pendant tout le temps de la conférence. Mission à haut risque, mais bien accomplie. Ce beau pèlerinage CRC s’acheva par deux grâces de choix, signe de la bénédiction de Notre-Dame du Mont-Carmel. Celle de vénérer un voile de sainte Thérèse d’Avila, relique insigne exceptionnellement montrée par les sœurs, puis celle de réciter avec la communauté, et à la demande de la Mère prieure, un “  Je vous salue Marie ” en guise d’adieu…

Nos amis furent sous le charme de cette journée de pèlerinage, tellement dans l’esprit de notre bienheureux Père. Ils rentrèrent chez eux animés d’une résolution, toute carmélitaine, celle de puiser dans leurs dix minutes d’oraison, la joie de servir l’Église et de militer pour que le Cœur Immaculé de Marie conquière tous les cœurs, à commencer par celui du Saint-Père.

SAMEDI 5 DÉCEMBRE

À 11 h 30, la chapelle de la maison Saint-Joseph et la bibliothèque attenante étaient pleines à craquer, la grand-messe de l’Immaculée Conception pouvait commencer. Deux fiancés allaient échanger leur promesse de mariage durant cette célébration, le sermon fut donc de circonstance, attentivement écouté. Frère Bruno puisa, comme d’habitude, dans le cœur de ses deux hommes d’Église préférés.

Le pape François  : «  L’alliance d’amour entre l’homme et la femme, une alliance pour la vie, ne s’improvise pas, ne se fait pas d’un jour à l’autre. Il n’existe pas de mariage express  : il faut travailler sur l’amour, il faut cheminer.  »

Et notre bienheureux Père préparant la pensée du Saint-Père précisait les vertus nécessaires à ce cheminement  : «  Pour un père, ce qui importe, c’est la foi. La foi donne l’autorité. Un père sait que Dieu existe et l’a fait père de famille pour conduire son monde au Ciel. Il se met à genoux et préside la prière. C’est lui qui tient la barre, et puis ferme  ! Il est fort. Et les enfants le craignent. Le père, c’est la foi avec les vertus qui viennent de la foi  : la sagesse et la force (…). La mère, c’est l’espérance, c’est une longue patience déjà exercée à attendre l’enfant, à le mettre au monde, à l’allaiter et l’élever. Elle est l’image de la Sainte Vierge à qui le Bon Dieu a confié l’ordre de la Miséricorde.  »

Après la messe, joie des retrouvailles sous un beau soleil d’hiver, puis repas si joyeux, que tous prennent du retard, mais se retrouvent heureusement autour de la tombe de notre bienheureux Père pour prier le chapelet de l’Immaculée, «  notre Mère à tous, à jamais…  »

LE PROBLÈME DES IMMIGRÉS.

Suivent deux heures de conférences magistrales où la sagesse politique de notre bienheureux Père distingue, démêle, approfondit les notions embrouillées à plaisir de racisme, de religion – vraie ou fausse –, de nationalisme, d’égalitarisme, de souveraineté, etc. Ce travail d’analyse, et c’est la preuve de sa vérité, rend compte de toutes les réalités historiques concrètes, complexes. Notre Père met en lumière et démasque les principes, les slogans, les a priori qui sont les causes profondes du malaise actuel. On croit cette décadence irrémédiable, on désespère  ; notre Père nous redonne l’intelligence de la réalité politique, et le courage pour y travailler efficacement, à l’heure fixée par la Bonne Providence. Ces conférences prononcées en 1986 sont d’une telle actualité que frère Bruno a voulu que nos amis les regardent, ravivent leur enthousiasme au spectacle de la prodigieuse intelligence de leur Père et maître, qui dévoile ici en toute simplicité, sa grande pureté et charité politique.

C’est une doctrine pour homme d’État. En France, on les cherche, on les espère  ; il s’en présente. Celui qui fait parler de lui, Philippe de Villiers, malgré la sympathie qu’on lui porte, ne peut y faire. Il a connu l’abbé de Nantes et méconnu sa sagesse politique, tout comme Alcibiade celle de Socrate. Son dernier livre  : “ Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ” s’en ressent cruellement. Son auteur peut aspirer à un quelconque prix littéraire, mais sans plus. Devenir chef d’État, avoir une vue synthétique du bien commun de la nation française, défendre, servir et promouvoir sa vocation chrétienne, à l’intérieur du pays comme dans le concert des nations, requiert des connaissances et compétences que Philippe de Villiers a négligé d’acquérir. Dommage.

Le seul qui a mis et qui continue de mettre en pratique les principes de salut public dégagés par l’abbé de Nantes à l’occasion de cette réflexion sur l’immigration, c’est Vladimir Poutine. Il suffit de lire les remarquables analyses de notre frère Pierre-Julien pour s’en convaincre (cf. Il est ressuscité n° 156, octobre 2015, p. 19-30). Qu’est-ce que la Russie de Poutine à la lumière des principes dégagés par l’abbé de Nantes  ? Une société qui a de saines institutions politiques, car son chef, son souverain, la gouverne avec force et sagesse, par son armée, sa diplomatie, sa police, et toutes les institutions administratives du pays. Le peuple adhère de tout cœur à la politique réaliste de grandeur de son Souverain, et d’autant plus qu’elle renoue avec les origines chrétiennes de la nation.

Conclusion de notre Père  : «  De bonnes institutions politiques par la grâce de Dieu résolvent sans difficulté tous les grands problèmes politiques.  » Celui de l’immigration en est un parmi tant d’autres. Voilà  ; ces conférences ne se résument pas  ; elles sont à analyser, à méditer, il faut en assimiler la doctrine pour être prêt à servir au “  jour J ” de la Renaissance, chacun à sa place  ; encore un exemple donné par Poutine dans sa jeunesse… Nos amis en ont été si enthousiastes qu’ils ont dévalisé notre stock de DVD  ; d’autres sont désormais à votre disposition…

●  Actualités de janvier-février 1986. Le problème des immigrés.

QUART D’HEURE DE MÉDITATION.

Frère Bruno commenta le psaume 44 selon sa propre traduction, et titra l’ensemble  : Les épousailles du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie. C’est un petit chef-d’œuvre de science et de mystique à écouter et réécouter Bible ouverte et crayon en main. Chaque mot clef analysé – comme celui de “ vérité ”, qui, dans l’Ancien Testament, signifie “ fidélité  ” à l’Alliance – est comme un diamant qui brille de mille feux au gré de ses différents emplois dans tel ou tel passage de la Bible. À la lumière de la Sainte Écriture purifiée des falsifications introduites par les rabbins au deuxième siècle, frère Bruno nous fait comprendre les épousailles de Jésus et Marie. Elles passent des mystères joyeux  : «  Tu es le plus beau des enfants des hommes  » aux mystères douloureux évoqués ici par ce même verset, mais vu à la lumière de sa correspondance dans les poèmes du Serviteur souffrant  : «  Voici que mon serviteur sera intelligent. Il se lèvera, grandira et sera prodigieusement exalté  » (Is 52, 13), pour s’épanouir dans la fécondité des mystères glorieux, «  des fils et princes sur toute la terre  », «  des peuples  » qui loueront Dieu «  toujours et à jamais  ».

DIMANCHE 6 DÉCEMBRE

Les courageux qui se sont levés tôt matin pour l’oraison ne l’ont pas regretté. Frère Bruno leur a livré la primeur d’un manuscrit inédit, la méditation de notre Père, jeune diacre de vingt-trois ans  : Les trois splendeurs de la charité divine révélées par le christ seigneur. Il s’y révèle déjà d’une sagesse surnaturelle consommée, admirable, en voici quelques extraits pour notre plus grande joie filiale  :

«  La première et la plus touchante des splendeurs de Jésus-Christ, c’est qu’Il est venu pour porter la bonne nouvelle aux malheureux, panser les cœurs meurtris, consoler les affligés (cf. Is 31, 1-3)…

«  Oui, toutes les femmes, tous les malheureux, tous les cœurs bien nés ont rêvé de ce doux Sauveur, plein de pitié miséricordieuse.  »

La seconde, est la colère de Dieu envers tout mensonge, toute injustice  : «  Cette colère s’alimente à la Compassion que Jésus ne cesse de porter à son peuple berné et détourné de la voie du Ciel.  »

L’apôtre qui rayonne la première et la seconde splendeur, notre bienheureux Père le prévient, sa vie ne passera pas sans que ne lui soit octroyée «  la troisième et ultime splendeur, cette persécution qu’il faut subir sans baisser la Voix, cette Croix plantée en haine de Dieu dans le seul but de faire taire encore une fois sa voix troublante. L’homme meurt cloué au bois, mais d’autres chairs naîtront et rediront l’Oracle jusqu’à la fin des temps mêlant consolation et anathème, joie, blâme et souffrance, triple voix ineffable qui redit en ce monde le chant de Dieu  : Deus caritas est.  » Bienheureux les abonnés aux logia…

LA RUSSIE ET LE PAPE.

À 9 h 30, magistrale conférence de frère Pierre-Julien sur La Russie, une nation souveraine (cf. supra). Il nous fit part des jugements, décisions, avertissements de Vladimir Poutine à propos des nombreux foyers d’incendie allumés par «  ses partenaires américains  » et leurs complices… Ce fut, pour ainsi dire, une conférence d’actualités prononcée par le président russe en personne. Notre frère Bruno remercia publiquement notre frère pour la richesse de sa documentation, fruit de nombreuses heures de traduction et de réflexion.

Si pour mener à bien son œuvre pacificatrice, le président russe a besoin du pape François, l’un et l’autre ne pourront rien faire sans l’aide de Notre-Dame de Fatima. Mais encore faut-il que le Saint-Père fasse appel à Elle. Cela tarde et Notre-Dame en pleure…

Lors du sermon de la Messe, frère Bruno nous fit méditer sur ce mystère  ; tristesse de Dieu pleurant sur Jérusalem, qui va bientôt crucifier son fils, François en est tellement ému  ; mais notre frère Bruno ajoute que cette tristesse est aujourd’hui celle de Notre-Dame au spectacle du Saint-Père du troisième secret, Jean-Paul Ier, hier si résolu, mais pourtant «  transpercé de flèches  », douloureusement assassiné, martyrisé  ; François aujourd’hui, qui met sa vie en péril en tardant d’obéir à la Sainte Vierge  ; c’est notre grande intention de prières.

À la gravité du sermon succéda une bienheureuse vision de paix  : la blancheur immaculée des fleurs de l’autel et celle des nombreux petits premiers communiants… Notre Bon Pasteur sur la terre, comme celui du Ciel, en étaient ravis… À la fin de la Messe, nombreuses photos de famille et repas de circonstance… Après le chapelet, tandis que les enfants étaient confiés à nos frères et à nos sœurs pour jouer ou pour s’instruire, les adultes assistèrent à la très attendue conférence d’actualités de frère Bruno.

Ô FATIMA, NOTRE SEULE ESPÉRANCE  !

Dans la première partie, frère Bruno nous fit cruellement sentir l’urgence du message de Fatima (cf. supra). C’est une grande peine de voir nos chefs aveuglés par les divagations du Père Dhanis, rabaisser à ce point Notre-Dame, ignorer les demandes de son Cœur Immaculé, mépriser ainsi la volonté de Dieu, devenir par le fait même complices de tant d’apostasies dans l’Église, et responsables de tant de guerres dans le monde, puisque tous ces maux nous adviennent en châtiment de cette impiété. Après avoir lumineusement réfuté les allégations de Dhanis, notre frère Prieur résuma en quelques paroles cinglantes la leçon à retenir des derniers attentats  : «  L’ennemi n’est pas l’islam. C’est la République qui nous a empêchés de convertir les musulmans en Algérie, et qui, maintenant, nous empêche de les conduire à la Crèche  ! Et pourtant la paix universelle dépend de cela  ! Et non pas de la “ liberté religieuse ”  » proclamée par un concile apostat  !  »

Dans le monde la guerre religieuse fait rage  ; les hindous la font aux musulmans, qui mangent de la vache sacrée, et qui sont mis à mort pour cette raison… Ils sont bien payés de la monnaie de leur pièce, car dans le Coran, le sacrifice de la vache a été inventé par son auteur pour diaboliquement supplanter le Saint-Sacrifice de l’Agneau Immolé. Actualité politique de la savante exégèse coranique de frère Bruno.

En Centrafrique, le pape François a ramené la paix, pour quelques jours, sous haute protection, cela durera-t-il  ? Le mot tabou et pourtant sauveur de colonisation n’est toujours pas prononcé.

Au Moyen-Orient, un renversement des alliances s’opère laborieusement, mais pour mettre un terme au martyre des chrétiens, pour en finir avec Daech, ses complices turcs, américains ou français, il faudrait, conclut frère Bruno, que le Saint-Père apporte un soutien effectif à l’œuvre effectivement pacificatrice de la Russie, en consacrant cette nation au Cœur Immaculé de Marie. On en revient toujours là.

LA RÉPUBLIQUE TRÔNE DE SATAN.

Les conversations allaient bon train après une telle conférence, mais le temps pressait, tous se retrouvèrent donc vite dans la chapelle pour chanter les vêpres, recevoir la bénédiction de Jésus-Hostie, lui chanter de tout cœur  : “ Venez Divin Messie ”. Dans son sermon de clôture, frère Bruno appliqua le message de Jésus aux sept Églises (cf. Ap 2 – 3; supra) à la France qui mérite les plus sévères reproches, et à nous autres de la Phalange de l’Immaculée qui, sans mérites de notre part, pouvons entendre les consolantes paroles de Jésus, légèrement adaptées par frère Bruno  :

«  Quant à vous autres, à la CRC, qui ne partagez pas cette doctrine, vous qui n’avez pas connu “ les profondeurs de Satan ”, comme ils disent, je vous déclare que je ne vous impose pas d’autre fardeau. Du moins, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à mon retour. À savoir  : votre allégeance au Cœur Immaculé de Marie. Ego promitto fidelitatem.  »

Frère Philippe de la Face de Dieu

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