La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 169 – Novembre 2016

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


SUPPLIQUE AU PAPE FRANÇOIS

En la fête de saint François d’Assise,
4 octobre 2016.

Très Saint Père,

SAINT Bernardin de Sienne, ce prédicateur franciscain contemporain de notre sainte Jeanne d’Arc, n’hésitait pas à dire que «  Marie a reçu une certaine juridiction sur toutes les grâces  ». De cette Médiation universelle, il résulte que «  tous les dons, vertus et grâces de l’Esprit-Saint passent par ses mains et elle les administre à son gré  ».

Ainsi en va-t-il des grâces de Miséricorde qu’Elle répand sur nos âmes depuis l’avènement de Votre Sainteté. Nous n’avons pas de peine à nous représenter cette Reine qui se tient à la droite de son Fils «  en suppliante  », puisqu’elle est apparue à Fatima au siècle dernier en grand chagrin, à la vue «  des âmes qui tombent en enfer parce que personne ne prie pour elles  », et disant que «  pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie  » par «  la consécration  » et «  la conversion de la Russie  ». C’est ainsi que s’accomplira le dessein divin de grâce et de miséricorde pour notre temps, objet de toutes vos pensées, et donc des nôtres, Très Saint Père.

Parce que l’Église est hiérarchique, comme vous nous le rappelez souvent, Très Saint Père, non seulement par vos paroles mais par votre autorité souriante, l’accomplissement de ce grand dessein de Dieu dépend de vous et de vous seul. La somme de toutes les volontés individuelles des enfants de l’Église ne saurait remplacer l’acte d’obéissance de Votre Sainteté à Dieu. C’est pourquoi la Vierge n’a pas demandé au peuple russe de se consacrer lui-même à son Cœur Immaculé, mais elle a demandé au Pape d’ordonner aux évêques en communion avec lui de prononcer cette consécration afin d’obtenir le miracle de la conversion de ce peuple, c’est-à-dire son retour dans le giron de l’Église catholique, et de rendre ainsi manifeste la puissance d’intercession du Cœur Immaculé de Marie.

Après sa rencontre avec sœur Lucie, votre saint prédécesseur Jean-Paul Ier avait annoncé sa ferme intention de se rendre à Fatima afin d’accomplir ce que la Vierge a demandé, comme elle l’a demandé, pour la seule raison qu’elle l’a demandé. Il y avait une condition  : «  Si je vis  », avait-il précisé dans une mystérieuse prémonition. Dieu en a disposé autrement. Mais il est encore temps pour son successeur, Très Saint Père, de faire ce que la Vierge veut.

J’ose vous le demander, Très Saint Père, vous en supplier au nom même de vos propres inquiétudes touchant l’actualité mondiale de cette année 2016, où tant de guerres incessantes et cruelles persécutions ravagent la Chrétienté d’un bout du monde à l’autre. «  Nous vivons, dites-vous, la troisième guerre mondiale par morceaux. Le monde entier est en guerre  : ici et là, et partout.  »

Sœur Lucie faisait déjà le même constat que vous dans les années mille neuf cent soixante-dix  : «  Jetons un coup d’œil sur le monde, et que voyons-nous  ? Quel tableau avons-nous sous les yeux  ? Des guerres, des haines, des ambitions, des rapts, des immoralités, etc. Et en châtiment de tant de péchés  : des catastrophes, des maladies, des désastres, la famine et toutes sortes de douleurs, sous le poids desquels l’humanité gémit et pleure. Les hommes qui se jugent sages et puissants continuent à entreprendre toujours plus de guerres, et les morts, les misères, les malheurs abondent… avec toujours davantage de sang, et c’est dans une mer de sang qu’ils noient les peuples.  » (Appels du message de Fatima, Premier cahier, p. 96)

Or, ces malheurs étaient annoncés par Notre-Dame de Fatima, dans son grand “ Secret ” du 13 juillet 1917  :

«  Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix.  » Sinon, le monde sera puni «  de ses crimes, par le moyen de la guerre, la famine et les persécutions contre l’Église et le Saint-Père…  »

Dans ces mêmes années soixante-dix, le cardinal Luciani, patriarche de Venise, futur Jean-Paul Ier, retirait de sa rencontre avec sœur Lucie, au carmel de Coïmbre, la certitude qu’elle disait vrai, à l’encontre des dires du Père Dhanis  : non, la voyante n’a pas inventé, ni déformé, ni amplifié, vingt ans après les apparitions, le Secret prophétique du 13 juillet 1917. Elle a, au contraire, rapporté fidèlement la parole de Notre-Dame, particulièrement quand elle a divulgué les deux premières parties du Secret. Le cardinal patriarche de Venise n’hésitait pas à qualifier sœur Lucie de «  grande sainte  » que l’Église vénérerait un jour.

D’ailleurs, les prophéties se sont réalisées à la lettre puisque les demandes de la Sainte Vierge n’ont toujours pas été honorées. Et si je prends la liberté de vous écrire aujourd’hui, Très Saint Père, c’est pour obéir à la recommandation que la bienheureuse Jacinthe fit à Lucie avant de mourir  :

«  Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen [autrement dit : par la Médiation] du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à Elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée.  »

C’est clair  ! Le Bon Dieu ne peut accorder la vraie paix à des nations impies, en révolte contre lui, à un monde orgueilleux qui refuse d’implorer Marie, la Mère de Dieu, l’universelle Médiatrice de ses grâces.

C’est par la Médiation de Marie, et la seule médiation de Marie, que le don divin de la paix pourra nous advenir parce que c’est la volonté de Dieu que toute grâce de salut passe par son Cœur Immaculé.

Il en résulte, Très Saint Père, qu’une seule Personne au monde peut porter remède à tant de guerres et à leur cortège de malheurs  : Vous-même, Très Saint Père, Vous seul pouvez obtenir ce miracle du Cœur Immaculé de Marie, en lui consacrant la Russie.

Je n’ignore pas, Très Saint Père, que l’obstacle principal qui s’oppose à cette consécration est la liberté sociale en matière religieuse proclamée au concile Vatican II au nom de la dignité transcendante de la personne humaine. En effet, cette consécration “ sociale ” implique de reconnaître et proclamer au contraire le règne social des Saints Cœurs de Jésus et de Marie non seulement sur les individus mais sur les nations.

En 1980, votre prédécesseur Jean-Paul II s’y opposait donc en répondant au cardinal Wyszinski qui la lui demandait que «  la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie serait considérée par les Russes comme une ingérence dans leurs affaires intérieures, que la juridiction du Pape n’englobait que l’Église catholique  ; que le Souverain Pontife n’était pas le Pape de tous les hommes  »  ! Le cardinal Wyszinski lui répondit très justement que «  le Christ étant le Roi du monde, son Vicaire avait la juridiction sur tous les hommes  ».

Songez, Très Saint Père, qu’il y va de la paix en ce monde et du salut éternel de vos enfants en l’autre. C’est seulement lorsque Notre-Dame sera effectivement honorée comme Reine que la paix sera accordée au monde. Notre-Dame répandra ses grâces non seulement sur les âmes «  pour les sauver  » de l’enfer, mais aussi sur toute la nouvelle Chrétienté qui naîtra de la conversion de la Russie et de la réconciliation de la grande famille slave dans l’unité de la foi catholique qui en résultera.

Cet empire chrétien d’Orient, relevé avec un éclat et une puissance qu’il n’eut jamais sous Constantin ni Théodose, mettra fin à la formidable expansion de l’islam partout dans le monde, sous l’empire du Cœur Immaculé de Marie seul capable de toucher le cœur des musulmans, comme vous en avez fait vous-même l’expérience, Très Saint Père, lors de votre voyage en Centre-Afrique.

Je puis vous en donner mon témoignage de Français. Au moment où la France subit une dramatique invasion de l’islam en châtiment de son impiété laïciste, il nous faut rappeler que dans les premiers temps de la colonisation française, avant que le clergé catholique n’y soit persécuté non pas même par l’islam, mais par l’administration laïque et républicaine lui interdisant toute évangélisation auprès des indigènes, ceux-ci, arabes ou berbères, manifestaient une extrême bienveillance à l’égard des “ marabouts ” français, et leur offraient leurs mosquées pour y célébrer le culte catholique  :

«  Les Arabes, raconte monsieur Suchet, curé de Constantine, viennent en foule à nos cérémonies, ils paraissent stupéfaits de tout ce qu’ils voient, de tout ce qu’ils entendent  ; ils prennent de l’eau bénite et se mettent à genoux comme nous  ; ils remuent aussi les lèvres quand ils nous voient prier.  »

Mgr Pavy, archevêque d’Alger, disait  : «  Viendra un temps où Celle que les musulmans vénèrent comme la mère d’un grand prophète, leur ouvrira les yeux sur la Divinité de son Fils, et ils honoreront en Elle, avec nous, la Mère de Dieu et des hommes.  »

Cent ans plus tard, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est dans le monde entier que des musulmans manifestèrent un merveilleux enthousiasme pour honorer la Vierge pèlerine de Fatima. En Afrique, en 1948, du Maroc espagnol au Caire, la blanche statue fut l’objet d’incessants hommages de leur part. Les chorales musulmanes demandaient la faveur de suivre les processions. Des imans enseignèrent les cantiques aux chrétiens des villages sans missionnaire.

La Vierge de Fatima a opéré sur la terre africaine une grande œuvre de paix obtenant par sa seule présence la fraternisation d’éléments ethniques et même religieux opposés, noirs comme blancs, païens, musulmans, et chrétiens. Puis, en pénétrant en Asie en 1949, elle n’a cessé de faire la même œuvre de paix, dans la péninsule hindoue.

À Hyderabad, des messages de bienvenue lui sont adressés en cinq langues. Dans un village comptant quelques chrétiens, la Vierge s’arrête. Bientôt, vingt-cinq mille personnes sont devant elle, pour l’admirer et la prier. Des rajahs lui font de magnifiques cadeaux. Contrairement à l’usage, les processions continuent de chanter et de prier en passant devant les mosquées.

Un missionnaire de New Delhi affirmait que le passage de la Vierge aux Indes avait obtenu un succès comme miraculeux. Auparavant, un musulman ne pouvait fréquenter les chrétiens sans risquer de terribles représailles de la part de ses coreligionnaires. Maintenant, on en voyait qui venaient s’instruire dans les missions sans que personne y mette obstacle.

Tels furent les heureux fruits de la Route mondiale de Notre-Dame de Fatima. Plus récemment encore, en juin 2015, lors de la venue de la Vierge pèlerine au Liban, de nombreux musulmans se sont rendus aux cérémonies catholiques pour l’honorer, l’acclamer, la prier.

Quand on voit la ferveur des foules qui accourent à l’appel de Votre Sainteté lors de ses déplacements pour recevoir la grâce d’une bénédiction, d’un regard, d’un sourire, voire d’une accolade, je vous laisse imaginer la joie qui s’emparerait de tout le peuple, chrétien ou non, si vous recommandiez aux évêques du monde entier, Très Saint Père, d’organiser des routes mariales de Notre-Dame de Fatima pour instaurer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dans leur diocèse.

D’autant plus que ce serait répondre à un désir de la Sainte Vierge exprimé le 19 août 1917, pour dire ce qu’il fallait faire des dons que le peuple laissait à la Cova da Iria  : «  Que l’on fasse des brancards de procession.  »

Ces routes mariales seraient un moyen de propager la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dans le clergé et parmi les fidèles de chaque diocèse, et de les préparer à l’acte solennel et mondial de la consécration de la Russie qu’il vous faudra ordonner aux évêques de prononcer avec vous.

Qui suis-je, Très Saint Père, pour oser vous adresser cette supplique  ? Rien, je ne suis rien, et moins que rien puisque notre communauté religieuse, fondée par feu l’abbé de Nantes, n’est peut-être même pas connue de Vous  ! Elle s’efforce cependant de répondre à votre désir de restaurer la vie consacrée. Pour obtenir cette grâce dans toute l’Église, j’ose encore implorer de Votre Sainteté de bien vouloir élever pour l’Église universelle la fête en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie au rang de fête solennelle, et de déclarer prière liturgique le Saint Rosaire dont Notre-Dame a demandé la récitation quotidienne avec insistance à Fatima. Afin d’obtenir du Cœur Immaculé de Marie les grâces dont nous avons besoin pour empêcher les âmes de tomber en enfer et obtenir la paix en ce monde. Si le bienheureux Francisco a obtenu l’assurance d’aller au Ciel mais à condition de «  réciter beaucoup de chapelets  », «  je pense, disait Lucie, que cette recommandation faite à Francisco est pour nous tous  ».

Je ne puis terminer qu’en vous assurant, Très Saint Père, que notre communauté, la communauté des Petits frères et Petites sœurs du Sacré-Cœur, multiplie les chapelets à votre intention, afin que Notre-Dame incline votre cœur à se rendre aux désirs de son Cœur Immaculé.

Daigne votre miséricorde nous accorder votre paternelle bénédiction,

frère Bruno de Jésus-Marie.

 

Le Pape n’a pas répondu à ma supplique. C’est pourquoi je me permets de la publier pour qu’elle ne reste pas lettre morte, et dans l’espoir que le Saint-Père entendra le cri de tous ses enfants. J’en sais beaucoup qui la “ signeront ” des deux mains dans leur cœur et par leur prière.

Si le Pape me répondait, il me dirait sans doute  : «  La prière n’est pas une baguette magique  !  » (catéchèse du mercredi 25 mai) C’est sûrement ce que lui susurrent les “ théologiens ” du Marianum mandatés par lui à Fatima pour y tenir le Congrès auquel ont assisté frère François, frère Michel-Marie et leurs “ experts ” phalangistes  !

Non, ça n’est pas “ magique ”  : c’est miraculeux. Vous en avez vous-mêmes fait l’expérience, Très Saint Père, le 7 septembre 2013 lorsque le chapelet récité place Saint-Pierre, à votre demande, a obtenu à Poutine la bonne inspiration d’une entente avec Bachar el-Assad pour détruire ses armements chimiques contre l’annulation des bombardements prévus sur la Syrie par les États-Unis et la France.

Et aujourd’hui, le “ miracle ” se renouvelle en Afrique, où Boko-Haram s’essouffle. Au Nigeria, le mouvement islamiste s’est replié en forêt, évite les affrontements et se contente de fomenter des attentats kamikazes. Tout le monde félicite les Comités de vigilance des populations, applaudit les Bataillons d’intervention rapide, les succès de la coalition des forces des pays voisins, l’aide américaine.

Mais la raison de ces succès, c’est encore «  l’arme de Lépante  », le chapelet que Mgr Oliver Dashe Doeme fait réciter dans les foyers, les écoles, les paroisses de son diocèse, depuis près de deux ans. Si le Major Général Lucky Irabor, chef des armées nigérianes, a pu se féliciter d’avoir expulsé les terroristes de «  leurs bastions connus  », jusqu’à les enfoncer dans la forêt de Sambiso, c’est «  principalement à cause des prières du peuple  », a dit Mgr Oliver Dashe Doeme. «  Avant, les membres de Boko Haram étaient partout. Mais maintenant, ils ne sont plus partout  », a-t-il déclaré au Catholic Herald. Et c’est «  principalement à cause des prières du peuple  ». Et pas n’importe quelle prière. C’est grâce au Rosaire, affirme l’évêque de Maiduguru, et par la sainte intercession de Notre-Dame du Rosaire.

Le «  miracle  », à dire vrai, est de voir un évêque parler ainsi. Il faut dire que le Ciel y a mis le prix  ! C’était il y a un an et demi, en avril 2015. Mgr Oliver Dashe Doeme révèle que Notre-Seigneur lui est apparu, quelques mois auparavant, alors qu’il priait devant le Saint-Sacrement. Sans mot dire, Il lui tendit une épée qui, dès qu’elle toucha la main de l’évêque, se transforma en chapelet… Il lui dit alors trois fois ces mots  : «  Boko Haram is gone  », «  Boko-Haram est parti  ».

«  Je n’ai pas eu besoin d’un prophète pour me donner une explication. C’était clair  : avec le chapelet, nous serons capables d’expulser Boko Haram de notre diocèse. Avec l’intervention de la Mère de Jésus, que j’aime tant, je vais encourager de nombreuses personnes à prier le chapelet et nous allons déloger Boko-Haram. Et c’est exactement ce qui est en train de se produire. La plupart des diocèses où Boko-Haram était présent, retrouvent leur liberté et les gens reviennent chez eux.  »

Cette terreur de l’Afrique centrale a fait, depuis 2009, 17 000 morts et 2, 5 millions de déplacés. Dans le diocèse de Mgr Dashe, les catholiques sont passés de 125 000 à 50 000 fidèles. Rien que ce diocèse fait état de 5 000 morts, 100 000 déplacés et 350 églises ruinées… sans parler des écoles évacuées pour la plupart.

Mais il y avait le chapelet, cette arme du Ciel au pouvoir immense, qui «  a fait des merveilles, a libéré les nations  », comme l’a rappelé Mgr Dashe, évoquant la bataille de Lépante en 1571, lorsque les forces navales chrétiennes ont vaincu la flotte bien plus puissante de l’Empire ottoman… «  Tant que nous allons à un endroit avec SA mère, en particulier en priant le chapelet, qui est la forme la plus prononcée de la dévotion mariale, nous serons victorieux.  »

C’est ce qu’a compris le chef de l’État péruvien  :

«  Moi, Pedro Pablo Kuczynski, président de la République du Pérou, avec l’autorité qui m’a été conférée, je fais un acte de consécration de ma personne, de ma famille, en présence de mon épouse, et de la République du Pérou à l’amour et à la protection de Dieu tout-puissant par l’intercession du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

«  Je remets entre ses mains amoureuses mon Gouvernement avec tous les travailleurs et citoyens qui sont sous ma responsabilité. J’offre à Dieu tout-puissant mes pensées et décisions comme Président afin que je les utilise pour le bien de notre pays et que je sois toujours conscient dans ma gouvernance des Dix Commandements. Je demande à Dieu qu’à travers l’intercession du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, Il écoute et accepte mon acte de consécration et couvre notre pays de sa protection particulière.

«  En faisant cette demande, je demande pardon à Dieu pour toutes les transgressions qui ont été commises dans le passé, toutes celles qui ont été faites sous la République et pour toutes les décisions qui ont été prises en opposition à ses commandements et je lui demande son aide pour changer tout ce qui nous sépare de Lui.

«  Moi, Pedro Pablo Kuczynski, en tant que président de la République du Pérou, je proclame ce serment solennel devant Dieu et les citoyens de notre pays, aujourd’hui, 21 octobre 2016.  »