La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 171 – Janvier 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


SUPPLIQUE À NOTRE-DAME

Puisque notre Saint-Père le Pape fait la sourde oreille,
il nous faut nous tourner vers la Sainte Vierge notre divine Mère  :

«   Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et on aura la paix […]. Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis.
Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix.   » ( 13 juillet 1917 )

ÔMarie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. L’Ancien Testament nous révèle la religion des païens d’avant le Déluge, dont les dieux étaient des démons. Déjà vous leur écrasiez la tête, comme Dieu notre Père l’avait promis à nos malheureux parents. La colombe de Noé manifestait déjà votre présence, et plus encore l’arc-en-ciel qui nouait entre sa famille et Yahweh une alliance, renouvelée avec Abraham, puis avec Moïse, pour préparer la Nouvelle et Éternelle Alliance en son Verbe fait chair dans votre sein virginal, ô Mère  !

C’est pourquoi, dans l’ultime révélation de Lui-même, Dieu notre Père nous montre vos deux Cœurs, ô Jésus, ô Marie, brûlant d’amour pour notre misérable humanité afin d’embraser les cœurs des élus, en exultation et en réparation, et de toucher de contrition les cœurs des égarés.

Tels sont les messages de Paray-le-Monial et de Fatima que votre fils chéri, frère Georges de Jésus-Marie, reçut la mission d’expliquer, afin de répandre la dévotion qui embrasait d’abord son propre cœur et de nous la faire savourer par cette prière de sainte Bernadette, sans cesse répétée  : «  Ô divine Mère de mon Sauveur, vous louer, vous aimer, vous chanter, c’est l’apprentissage du Ciel  !  » Et cette invention de son cœur d’enfant  : «  Je vous aime, ô Marie, pleine de grâce  », qui s’est répandue sur nos lèvres comme un rayon de miel pour faire de la récitation du chapelet quotidien que vous nous demandez, ô Mère, une savoureuse nourriture  !

Il nous faut aujourd’hui entrer dans le mystère de vos deux Cœurs, ô Jésus  ! ô Marie  ! dont le message est l’expression solennelle et infaillible, divine, du dogme de la foi  : à savoir qu’ils sont en famille au Ciel… et chacun ne supporte pas de voir l’autre en grand chagrin. Tel est le secret du Cœur Sacré de Jésus d’abord, puis du Cœur Immaculé de Marie, révélés successivement pour nous sauver. Au Ciel, Ils ne sont pas tranquilles, ni insensibles, ni impassibles, éternellement immuables, non  ! Ils ne se résolvent pas à laisser le libéral à son libéralisme, l’agnostique à son agnosticisme. C’est parce que vous souffrez d’amour des âmes qui se perdent, ô Jésus  ! ô Marie  ! que vous êtes venue nous parler.

«  C’était le 10 décembre 1925, raconte Lucie. J’étais dans ma chambre, quand elle s’illumina tout à coup; c’était la lumière de la chère Mère du Ciel qui venait avec Jésus Enfant sur une nuée lumineuse. Notre-Dame, comme si Elle voulait m’inspirer du courage, posa doucement sa main maternelle sur mon épaule droite, en me montrant en même temps son Cœur Immaculé entouré d’épines, qu’elle tenait dans l’autre main.

«  L’Enfant-Jésus me dit  : “ Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère, couvert des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. ”

«  Ensuite la très Sainte Vierge me dit  : “ Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mys­tères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. ”  »

Dès lors, ne pas vous écouter, ô Jésus, ô Marie, c’est se perdre  ! C’est un signe de réprobation, de damnation  !

En tout cas, toute l’Église conciliaire est en rupture avec les trois Divines Personnes, lorsqu’elle se retranche derrière le “ monothéisme ” des philosophes, des juifs, des musulmans, au nom de la “ liberté religieuse ”, pour pratiquer, dans l’obéissance au Concile, la routine d’une religion hors du seul chemin salutaire  : votre Cœur Immaculé, ô Marie  ! refuge et chemin qui conduit jusqu’à Dieu  !

Mais moi, je l’entends, votre message, ô Immaculée, malgré mon indignité  : «  Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône.  » (13 juin 1917)

J’entends Dieu notre Père, nous envoyer, nous, les enfants de votre serviteur, frère Georges de Jésus-Marie, disciple de Charles de Jésus, qui a inscrit sur nos poitrines cet insigne du Cœur de votre Fils, en lequel est plantée la Croix. Cœur sacré inséparable de votre Cœur eucharistique, ô Immaculée  ! Donnez-nous cette volonté de répandre dans le monde le culte intérieur de son Divin Cœur qui consiste à briser toute volonté propre pour n’en avoir plus qu’une de conformité avec Lui dans tous les domaines, en politique comme en religion, par la colonisation et la mission, telles qu’elles furent mises en œuvre par le Bx Père de Foucauld. Afin que nous soyons de dociles instruments de votre Cœur Immaculé pour conduire les âmes, toutes les âmes dans la famille des Personnes divines, auprès de Vous. Ainsi soit-il  !

frère Bruno de Jésus-Marie.