La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 173 – Mars 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

ROME ET LA FRANCE EN PÉRIL

POUR faire front à l’Esprit du mal, qui est en pleine effervescence tant en France qu’à Rome, frère Bruno nous encourage à espérer et militer pour le meilleur, non au moyen de quelques artifices humains, mais à la seule lumière de la Parole de Dieu, la vraie, la totale  : incisive et pénétrante…

Elle s’est faite chair dans le sein de l’Immaculée et s’impose à nous depuis lors dédoublée en deux Cœurs. Du haut du Ciel où ils vivent, et sans déroger à l’ordre du Très-Haut consigné dans les saints livres, en plein accord avec eux, le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie sont souvent redescendus sur la terre pour venir en aide à leur Église. Surtout dans les derniers temps du monde, au péril de cette «  grande apostasie  » (2 Th 2, 3-4), inaugurée par la Réforme protestante (1517), propagée par la franc-­maçonnerie (1717) puis par la Révolution ­française (1789), déchaînée par l’athéisme et le terrorisme de la Révolution russe (1917)  : Ô Paray-le-Monial  ! Ô Fatima…

La parole du Dieu vivant, parfaitement actualisée et proportionnée à nos besoins, c’est donc Fatima  ; la très fidèle messagère de Notre-Dame qui a témoigné de sa vérité, ce fut sœur Lucie  ; celui qui aujourd’hui nous rompt le pain de cette bonne doctrine de salut ecclésial, national et international, c’est frère Bruno de Jésus-Marie (Contre-Révolution mariale III, supra). Il nous engage à le suivre dans son accompagnement vigilant et son service des deux hommes providentiels, qui incarnent aujourd’hui toute notre espérance catholique et française.

FRANÇOIS DE ROME.

Le premier est déjà en position d’autorité, c’est le pape François. Plus que jamais «  vacillant  », il accomplit la vision du troisième secret de Fatima, et se trouve donc, lui et toute l’Église, en grand péril de consomption et finalement de mort.

Dans sa Troisième supplique au Pape François (supra), frère Bruno lui rappelle de la plus aimable et biblique manière que les promesses et serments que Dieu nous a faits par la maternelle entremise de la Vierge Marie, fille chérie d’Abraham, sont somme toute du même ordre que celles faites jadis au Père des croyants. Raison de plus pour le Saint-Père de «  trouver refuge  » dans le Cœur Immaculé de Notre-Dame de Fatima, de «  saisir fortement l’espérance qui lui est offerte.  » (He 6, 19), et de recommander la prière du chapelet. Cette prière, notre frère nous fait comprendre qu’elle est bien plus qu’une dévotion  : elle est «  l’ancre  » du dogme de la foi, la prière toute puissante des fils de l’Alliance nouvelle et éternelle. Alliance fort heureusement renouvelée dans les derniers temps du monde, en Marie l’Immaculée Conception, temple du Saint-Esprit, nouvelle et éternelle arche d’Alliance qui porte en Elle toutes les bénédictions du Très-Haut. Le Saint-Père semble s’éloigner d’Elle, prions beaucoup pour lui…

FRANÇOIS DE FRANCE.

Le second «  homme providentiel  » est monsieur François Fillon, candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. Il subit une abjecte, homicide, mais logique persécution de la part des vicieux lobbys de la démocratie maçonnique. La République se sent menacée par son programme de «  rupture  », qui rappelle à plus d’un titre celui de la “ Révolution ­nationale ”, alors, elle se défend  : la seule chose qu’elle sache faire, disait Charles Maurras.

François Fillon est persécuté aussi en raison de sa foi catholique  ; il en témoigne avec une absence de respect humain qui marque son irruption dans le domaine public, et annonce une révision de la législation. La franc-maçonnerie lui a donc déclaré une guerre à laquelle les évêques s’associent silencieusement  : aucun “ ne voulant ou ne pouvant ”, Vatican II oblige  ! prendre officiellement la défense du juste leur frère, que l’on ne cesse d’outrager  !

En revanche, à la suite de notre frère Prieur, toutes les prières de la Phalange de l’Immaculée accompagnent et engagent monsieur François Fillon à tenir bon, lui et sa famille, pour l’unique et fondamentale raison que la France qu’ils servent est toujours «  la tribu de Juda de la Nouvelle Alliance  ». Avant d’être une parole du pape saint Pie X, c’est une vérité ancrée sur une Alliance et des Promesses qui sont de Dieu, scellées par la geste unique dans toute l’histoire de l’Église et des nations chrétiennes, de sainte Jeanne d’Arc (sœur Hélène de Jésus  : Sainte Jeanne d’Arc, vierge et martyre, 350 pages). La France est certes tombée bien bas, mais son “ pays réel ” souffre et se prépare à suivre celui qui le fera remonter, degré par degré, des enfers où il gît, aliéné de mille manières, en Chrétienté.

Frère Bruno nous démontrera dans ses Actualités que monsieur François Fillon a les capacités pour entreprendre cette “ résurrection d’entre les morts ”.

VŒUX PERPÉTUELS

Le dimanche 19 février, nos sœurs Béatrice du Christ-Roi et Marie-Élisabeth de la Gloire de Dieu prononcèrent leurs vœux perpétuels  : joie au Ciel du ciel dans la compagnie des “ saints de chez nous ” autour de notre bienheureux Père et de frère Hugues du Christ-Roi  ; joie sur la terre dans notre chapelle de la maison Saint-Joseph, où nos quarante-huit sœurs de France plus quelques bons et indispensables frères, formaient une cour de choix à Jésus-Hostie. Une profusion de lumineux mimosas, directement importés de Fons, ornaient l’autel et indiquaient à tous, quel Roi ces “ rayons de soleil ” honoraient. Le ciel de ­Champagne avait compris qu’il “ devait faire un geste ”, hors saison, et se mettre à l’unisson de la fête  ; il arborait donc un beau bleu et un lointain petit soleil, bien agréables.

Le mystère des épousailles avec «  Jésus seul  » fut mimé et s’accomplit lors de la cérémonie liturgique des vœux. L’ensevelissement sous le drap mortuaire, le don de l’alliance, de la couronne de roses et du crucifix, sont autant de symboles qui parlent au cœur, non pas d’un amour romantique, mais d’un amour vrai engagé au plus chaud des luttes du Christ et de sa nouvelle épouse, pour l’Église  ; autant dire d’un amour à l’image et ressemblance de celui vécu par la Vierge Marie, hier au Calvaire, comme aujourd’hui encore à Fatima. C’est ce dont la remarquable prédication de frère Bruno devait nous entretenir tout au long de la journée. Elle consista en un commentaire de la vision de Tuy (1929), vue et retransmise par sœur Lucie, explicitée par notre bienheureux Père, théologien de la gloire de l’Immaculée (cf. Préparer Vatican III, p. 29) et de la Croix de Jésus.

Puisque c’est dans la lumière de cette vision trinitaire que sœur Lucie ne cessa de réclamer la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, frère Bruno engagea nos sœurs à prolonger cette mission par leur prière suppliante, et d’être, comme sœur “ Marie-Lucie ”, “ lumière ” de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. La voyante de Fatima a vu la gloire de Dieu briller sur la Sainte Face du Christ qui trônait sur la Croix, et elle a reçu la grâce infuse de vivre dans cette ardeur de charité. Frère Bruno nous montrera que notre bienheureux Père, en dénouant le paradoxe qui oppose la Gloire à la Croix, dispose la multitude des petites âmes à imiter cette très grande sainte.

Voici ce secret, qui arrive bien à propos en ce temps de Carême  : «  la Croix n’est pas seulement le passage douloureux, humiliant mais nécessaire vers la Gloire qui serait autre chose. Elle est cette Gloire même, elle renferme cette beauté, elle est cet Amour que l’on embrasse  ; en elle tout nous est déjà donné. Elle est la Révélation ultime, la beauté de Dieu inoubliable, le secret de l’amour insurpassable, éternel.  » (frère Georges de Jésus-Marie en l’année de ses vœux perpétuels, in CRC n° 127, mars 1978, p. 12)

CARÊME À SAINT-PARRES

Poussés par l’Esprit-Saint nos nombreux amis se rendirent les 4 et 5 mars, non pas au désert pour y être tentés par le démon, mais dans l’oasis de la maison Saint-Joseph, pour apprendre à le combattre et à le vaincre. Autrement dit, pour être instruits par notre Père des sentiments et volontés du Cœur de Jésus, par frère Bruno de ceux du Cœur Immaculé de Marie  : grâce des trois conférences de la retraite sur “ L’Évangile éclairé par les psaumes ”, grâce des homélies, et de la conférence d’Actualités, grâce aussi de notre communion fraternelle, des offices liturgiques et des Exercices de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie. Au cœur des soucis et des conversations, la France, François Fillon, et leurs ennemis communs.

TROIS CONFÉRENCES DE RETRAITE.

Samedi après-midi. Dimitte nobis debita nostra (10). Jésus, «  Le fils de l’homme  », quelle savoureuse exégèse de cette mystérieuse expression  ! Jésus a répondu à la haine homicide de ses adversaires en pardonnant. Il lui en a coûté beaucoup, car les émotions et les désarrois intimes de sa délicate nature humaine furent si proches des nôtres  ; dans les temps calmes (Ps 41, 42, 60) comme dans «  la pleine bagarre  » des controverses avec les pharisiens (Ps 17, 26-27, 35).

Et ne nos inducas in tentationem (11). Si les psaumes décrivent par avance les souffrances de Jésus, on voit bien que le psalmiste persécuté ne comprend pas pourquoi Dieu laisse ses ennemis le mettre à mort. En revanche le Christ, lui, va vers son Calvaire en acceptant tout de Dieu, son Père, et en pardonnant d’avance aux hommes, car il offre ainsi le sacrifice d’expiation qui va les sauver. Le lendemain matin, à l’oraison, suite de la conférence et révélation du mystère de la Rédemption par un admirable commentaire d’Isaïe 53 qui le prophétisait.

Dimanche matin. Sed libera nos a malo (12). Après la Résurrection, il y a désormais deux groupes d’hommes  : ceux qui suivront Jésus et profiteront de la Rédemption, ceux qui refuseront de croire et se damneront. Le châtiment de Dieu tombant sur le peuple juif infidèle ne fait qu’annoncer celui qui tombera sur les peuples chrétiens apostats. Actualité tragique de l’Évangile (cf. Lc 18, 8).

LA PEINE DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE.

Frère Bruno nous la fit ressentir lors de son homélie de la messe du premier samedi du mois, en nous lisant sa Troisième supplique au pape ­François. Elle est si biblique, si persuasive qu’elle devrait mouvoir le cœur du Saint-Père, l’engager enfin «  à faire cas  » du message de Notre-Dame de Fatima. En attendant, par sa prédication des paroles de la Vierge Marie ou de sœur Lucie, sa messagère, frère Bruno ne cessa de disposer nos cœurs à davantage «  faire cas  », nous aussi, du message de Notre-Dame. C’est ainsi qu’il nous proposa comme résolution de Carême, cette demande de la Vierge Marie, véritable volonté de bon plaisir sans autre raison que le bon plaisir de notre très chéri Père Céleste  : «  Récitez le chapelet tous les jours  ». Et si vous le pouvez, récitez en un supplémentaire, comme nous en communauté.

«  LIBERTÉ RELIGIEUSE  » ET LIBERTÉ CHRÉTIENNE

Dans ses voyages, le Pape accomplit en toute vérité la vision du troisième secret  : il traverse une grande ville à moitié en ruine, à savoir son Église sainte dévastée par le concile Vatican II. Il est «  vacillant  », à la différence de ses prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II qui, eux, sont “ tombés ” dans l’hérésie, le schisme et le scandale. Le pape François, lui, a la foi catholique. Mais il est «  vacillant  », en raison de l’enseignement du concile Vatican II et de son “ antidogme ” touchant “ la liberté religieuse ” qui l’entraîne hors de l’Église, pour célébrer la révolte de Luther, visiter la synagogue et la mosquée.

La nouveauté conciliaire ne porte pas sur la liberté intime des consciences  : il n’a jamais été question de contraindre quelqu’un à croire. Vatican II a proclamé le droit de la conscience erronée de répandre dans la société n’importe quelle religion  : voilà la nouveauté.

La doctrine catholique enseignée par le magistère ordinaire de l’Église, avant le concile Vatican II, affirmait que le pouvoir civil a le devoir de proscrire la pratique extérieure des fausses religions, sauf à les tolérer pour le bien de la paix sociale et à dessein de convertir leurs adeptes à la seule vraie.

Depuis saint Justin jusqu’au cardinal Wyszynski, l’Église a toujours revendiqué la liberté chrétienne, non pas au nom des droits de l’homme, mais au nom de l’autorité divine et des droits historiques de la religion chrétienne, sachant que l’homme a été créé pour aimer et servir Dieu, et ainsi faire son salut.

Chose impossible sans la grâce de Dieu qui procure à l’âme fidèle la liberté intérieure d’aimer et servir Dieu, et la loi chrétienne qui l’y aide extérieurement par obligations et sanctions. Notre civilisation chrétienne a toujours exercé cette nécessaire et bienfaisante coaction en raison de ce commandement de Dieu opposé par Jésus au tentateur  : «  C’est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras  ; et c’est à lui seul que tu rendras un culte.  » (Lc 4, 8)

L’ultime directive laissée par le Christ à ses Apôtres avant de remonter auprès de son Père con­damne le concile Vatican II par avance  : «  Allez ­prêcher toutes les nations, celui qui croira et sera baptisé sera sauvé  ; celui qui ne croira pas sera condamné.  » (Mc 16, 15-16)

«  Condamné  » à quoi  ? Au feu éternel  ! Que les voyants de Fatima ont vu, de leurs yeux vu, le 13 juillet 1917.

LES ACTUALITÉS

“ La Contre-Réforme Catholique sera le règne du Cœur Immaculé de Marie ”. Le titre est génial, provocant, pénétrant  ; c’est un cri de guerre qui répond à celui du démon au dernier temps du monde  : «  L’Internationale sera le genre humain  ». Internationale communiste, capitaliste, terroriste, humaniste, peu importe la Bête d’Apocalypse dont se masquera «  l’Adversaire  », l’Église catholique, «  la seule internationale qui tienne  », comme le reconnaissait Maurras, en sera victorieuse et lui écrasera la tête  : promesse biblique (Gn 3, 15; Ap 12), inconditionnelle, renouvelée par Notre-Dame de Fatima  : «  À la fin mon Cœur Immaculé triomphera, le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira…  ». Quant au genre humain, Dieu l’a vu et conçu dès le commencement dans le Cœur Immaculé de Marie  ; c’est en Elle et par Elle qu’Il continue de lui faire miséricorde.

Mais alors que vient faire la Contre-Réforme catholique ici  ? Renverser un obstacle, dissiper un aveuglement, libérer l’Église “ catholique et hiérarchique ”. Frère Bruno ne cesse d’y travailler, et alors que nous sommes au paroxysme de la “ désorientation diabolique ”, il commence sa conférence en nous faisant comprendre que la tête, le principe du mal, qui doit être écrasé, c’est Luther  ; car c’est lui et sa funeste prétendue Réforme qui pourrissent le monde depuis 1517, infestent et stérilisent le sein même de l’Église “ catholique et hiérarchique ” depuis Vatican II, et qui s’opposent du même mouvement au message de Notre-Dame de Fatima.

C’est pourquoi nous ne célébrerons pas l’anniversaire de «  la Réformation  », n’en déplaise à Mgr Stenger et à tous ceux qui lui ressemblent, mais celui des «  apparitions de Fatima  » (1917), et celui de la «  Contre-Réforme catholique au vingtième siècle  » (1967). Une longue citation de notre bienheureux Père, nous fit réaliser à quel point cet incomparable disciple de saint Pie X fut mis à part pour défendre l’Église, combien aussi frère Bruno prolonge son œuvre, et l’honneur, la joie sans cesse jaillissante de notre vocation CRC  :

«  Aux prétendus Réformateurs du seizième siècle, protestants chassés de l’Église pour schisme et hérésie, et réduits ainsi à l’attaquer du dehors, aux modernistes qui complotaient secrète­ment de changer la foi et les institutions de l’Église en agissant de l’intérieur, mais à l’encontre d’une hiérarchie qui les réprouvait – de l’encyclique Pascendi (1907) et la Lettre sur le Sillon (1910) à l’encyclique Humani Generis (1950) –, font suite, depuis le 11 octobre 1962, ces Réformateurs mandatés, Pères conciliaires ou experts, dont l’œuvre de réinterprétation des dogmes, de refonte de la morale, de modernisation des rites et de la discipline, est considérée dans son principe et sous sa forme la plus générale de “ rénovation ”, par la hiérarchie elle-même, comme inspirée et conduite par “ l’Esprit ”.

«  L’Église romaine, hier encore “ une, sainte, catholique et apostolique ”, est aujourd’hui “ en état de réforme permanente ”. Elle change, à une allure accélérée. Elle change de visage et d’âme, sous votre pontificat. Elle méritera bientôt le titre envié, mais peu enviable, d’Église réformée.  » (CRC n° 1, octobre 1967, p. 3)

LA CRC ET FATIMA  : UNE MÊME DÉFENSE DE L’ÉGLISE.

«  Cette Lettre d’accusation adressée au pape Paul VI, poursuit frère Bruno, qui remplit les deux premiers numéros de la Contre-Réforme catholique, d’octobre et novembre 1967, ouvrait le procès intenté par l’abbé de Nantes aux Actes de ce Concile, procès instruit à Rome en 1968 et qui ne fut jamais conclu par la moindre sentence. Et donc l’abbé de Nantes n’a pu que persévérer dans sa critique motivée, et développer son accusation en trois livres successivement adressés à Paul VI en 1973, la dixième année de son pontificat, à Jean-Paul II en 1983, et contre l’auteur du CEC, “ Catéchisme de l’Église catholique ”… conciliaire  ! en 1993.

«  Aujourd’hui, cinquante ans après la fondation de la Contre-Réforme catholique, il nous appartient de persévérer dans la dénonciation de la cause majeure de la «  ruine  » de l’Église que Notre-Dame de Fatima avait annoncée à trois innocents enfants du Portugal, le 13 juillet 1917, en leur montrant dans une vision prophétique «  une ville à moitié en ruine  » traversée par «  un Évêque vêtu de Blanc  » marchant d’un pas «  vacillant  ».

Fatima et la CRC mènent donc un combat, une même défense, vraie et charitable, de l’Église et de son chef, le Souverain Pontife. Mais tant que ­François «  suit le Concile  », comme il dit, et tourne le dos aux demandes de Notre-Dame de Fatima, il s’interdit de mettre un terme à la perte de la foi dans l’Église.

«  Le Fils de l’homme quand il reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre  ?  » (Lc 18, 8) Outre les visions du troisième secret, celles de la bienheureuse Jacinthe se réalisent maintenant. Le pape François subit des avanies non plus seulement du fait des anti­cléricaux, mais aussi de la part de catholiques exaspérés, anonymes, dont on peut suspecter par ailleurs la pureté d’intention et soupçonner les origines…

«  À Rome, le 4 février, les Romains ont pu découvrir, sur les murs de la Ville sainte, des dizaines d’affiches résolument hostiles au Pape, montrant un François au visage fermé avec cette légende  : “ Tu as placé sous tutelle des congrégations, évincé des prêtres, décapité l’Ordre de Malte et les franciscains de l’Immaculée, ignoré les cardinaux… Mais où est ta miséricorde  ? ”  »

«  Pauvre Saint-Père  », soupirait Jacinthe. Notre-Dame de Fatima lui a donné tout pouvoir, la paix du monde dépend de lui seul, de son obéissance à deux petites demandes qu’il tarde à accomplir. Or, le 16 février lors de son homélie à la maison Sainte-Marthe, le pauvre en pleurait  : «  Aujourd’hui le monde est en guerre.  » Qui lui dira que du seul souffle de sa bouche, il peut lui donner la paix  ?

LA GUERRE ET LA PAIX.

La guerre progresse sur les différents théâtres d’opérations, mais mystérieusement et miséricordieusement la paix aussi, au niveau des principes, ce qui n’est pas rien. La Russie a pris parmi les nations la tête d’un mouvement que frère Bruno suit attentivement, car il marche à contre-courant de la mondialisation maçonnique et remet à l’honneur le réalisme humain des intérêts nationaux. Sagesse politique initiée par Vladimir Poutine, suivie par d’autres, et qui renvoie aux calendes grecques les élucubrations de Vatican II (Gaudium et Spes).

C’est ainsi que la Russie de Poutine est engagée diplomatiquement au cœur d’une situation explosive, celle qui oppose Israël, «  poudrière du Moyen-Orient  », et l’Iran, qui a juré la disparition de l’État hébreu. Frère Bruno insiste sur les liens superficiels qui unissent l’Iran et la Russie  : «  Il n’y a pas de sympathie idéologique, encore moins religieuse, mais seulement des intérêts politiques. Vladimir Poutine a donc tout pour calmer le jeu  », en arbitre impartial, et être l’artisan d’une paix vraie.

Vraie  ? c’est-à-dire contre-révolutionnaire  ; caractère dont on ne peut plus douter puisque le chef du Kremlin reconnaît sans difficulté «  que Lénine a mené à la destruction du pays et que la révolution bolchevique a empêché son bon développement  ». Poutine a fait aussi supprimer du calendrier l’anniversaire de la Révolution d’octobre. Signes forts. «  Ainsi, Vladimir Poutine est-il d’accord avec le Cœur Immaculé de Marie contre ce qu’elle appelait “ les erreurs de la Russie ” dans son grand “ secret ” du 13 juillet 1917, erreurs aujourd’hui répandues dans le monde par les États-Unis en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen.  »

Frère Bruno passera ensuite brièvement ces pays en revue en nous montrant qu’ils continuent de subir les conséquences désastreuses de l’invasion décidée par l’administration Bush en 2002.

FRANÇOIS FILLON

En quelques paroles, frère Bruno dit tout “ du pourquoi et du comment ” de la campagne médiatique qui veut abattre François Fillon  :

«  Tous ligués, y compris nos évêques, contre ce fait mystérieux de tout un peuple de paysans et d’ouvriers qui font instinctivement bloc sur sa personne  ; cette adhésion du “ pays réel ” lui donne une légitimité quasi “ sacrale ” à l’encontre de la franc-maçonnerie qui domine le “ pays légal ”.  »

UN HOMME CALME ET COURAGEUX.

Monsieur Fillon se révèle être un homme, que les calomnies des méchants et des ambitieux galvanisent plutôt qu’elles ne l’abattent  : «  Ma décision est claire  : je suis candidat et j’irai jusqu’à la victoire.  » (Le Figaro du 19 février 2017)

Il est déterminé à «  tout affronter  : les mensonges, les attaques, le calendrier, les opérations ciblées pour perturber mes déplacementsJe remarque au passage que la CGT met beaucoup d’énergie à empêcher la tenue de mes meetings, mais n’essaie même pas de perturber les réunions du FN. On voit bien qu’il y a une opération lourde, conduite pour empêcher le candidat de la droite et du centre.

«  Cela ne m’intimide pas et c’est en train de renforcer la volonté des électeurs de la droite et du centre. Ce sont des pratiques détestables qui ne me feront pas reculer (…). Mon devoir est de rassembler tout le monde pour résister à l’opération de déstabilisation lancée contre moi.

Par qui  ?

Je ne sais pas, mais je regarde à qui ça profite.

Et ça profite à qui  ?

À une gauche qui est dans une situation inextricable avec un président discrédité, une majorité éclatée, un candidat illusionnisteLe seul obstacle à leur opération de survie, c’est moi. Vous pourrez en tirer les conclusions que vous voulez.

Une victoire de Marine Le Pen vous paraît-elle possible en mai prochain  ?

En l’absence d’un candidat de la droite et du centre au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen serait en situation plus favorable. Et je suis certain qu’aux élections législatives suivantes, aucune majorité parle­mentaire ne se dégagerait. Nous aurions un pays ingouvernable, qui s’enfoncerait dans le déclin. Le seul candidat qui est aujourd’hui en mesure de rassembler une majorité pour redresser la France, c’est moi. Ce n’est pas monsieur Macron. Pas monsieur Hamon. Pas madame Le Pen.  »

«  C’est lui, François Fillon, qu’il est de notre devoir de soutenir. Il faut voter pour lui dès le premier tour sous peine de nous faire voler la grâce présidentielle.  »

L’ANGOR PATRIÆ.

«  Le pays croule sous la dette, et le sort de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, nous menace sérieusement. Aucun gouvernement ne pourra échapper à une remise en ordre des finances publiques.

«  Ce que je veux, c’est qu’on mène une réforme en profondeur de l’action publique. Ça signifie réorganiser les services administratifs, supprimer ceux qui peuvent être mieux assurés autrement que par l’État, ou qui se traduisent par une bureaucratie excessive, permettre des départs volontaires dans certaines administrations, forcer les collectivités locales à réduire leurs effectifs, numériser massivement l’État.  »

Bref, il s’agit d’ «  une grande modernisation de l’action publique qui doit se traduire par des diminutions d’effectifs et l’augmentation du temps de travail. Sans cela, le pays ne pourra pas s’en sortir.  » (ibid.)

«  UN PROGRAMME PARFAITEMENT RÉFLÉCHI  ».

Frère Bruno le juge ainsi, il en fera bientôt une démonstration plus approfondie, mais il le recom­mande d’ores et déjà à notre attention et à nos prières  :

«  Tous mes discours de campagne sont articulés autour de deux thèmes  : la liberté et l’autorité.  » Les deux n’en font qu’un.

«  Aujourd’hui, c’est la situation dans les banlieues qui fait l’actualité. Les éruptions de violence montrent que le pays est à bout de souffle et que l’État doit reprendre les choses en main. Il y a un enjeu sécuritaire évident, mais il y a aussi la nécessité urgente de libérer l’emploi, refonder l’éducation, resserrer l’immigration, relancer l’intégration. La crise des banlieues, c’est le reflet de la crise française. Tout cela justifie mon projet de rupture.  »

Par exemple, «  je prévois de rétablir la mesure que nous avions prise [sous le quinquennat de Sarkozy] et qui a été abrogée par le gouvernement socialiste de suspendre les allocations familiales aux familles de mineurs récidivistes. Elles ont des devoirs vis-à-vis de leurs enfants.  »

Sur le chapitre de la sécurité  : «  En tant que président de la République, je soutiendrai les policiers. La paix civile, la cohésion nationale sont fragiles et elles tiennent en partie grâce au travail des forces de sécurité, effectué dans des conditions extrêmement difficiles. Laisser le soupçon s’installer sur les forces de l’ordre, donner le sentiment que les plus hautes autorités de l’État les soutiennent du bout des lèvres, c’est extrêmement dangereux (…). Compte tenu de la gravité de la situation, je propose une loi de programmation sur la sécurité intérieure et la justice qui sera votée dès le début du quinquennat. Elle se traduira par un milliard supplémentaire pour les forces de sécurité pour l’intérieur, deux milliards pour la justice avec 16 000 places de prison supplémentaires.  »

«  Sur le chapitre de la Santé, le premier programme de Fillon était rigoureusement conforme à une recommandation de l’abbé de Nantes, notre Père  : en finir avec le remboursement de nos soins par la Sécu. Celle-ci ne prendrait en charge que les gros soins et les personnes sans ressources. Les “ petites maladies ” ou “ maladies ordinaires ” seraient à la charge des mutuelles ou des assurances privées. C’était la sagesse même.

«  Ce fut un tollé  ! pensez donc  : jamais la République, qui a fondé la Sécurité sociale en 1945 dans la foulée de ladite “ libé­ration ” ne reviendra là-­dessus. Cependant, Fillon tient bon sur son ambition de ­réaliser une économie de 20 milliards d’euros en cinq ans, et propose l’idée géniale de généraliser les consultations préventives… À suivre.

«  François Fillon s’exprime sur tous les sujets avec une cordialité que nous avons pu apprécier lors de la “ Conférence de presse ”. Dans la fosse aux lions, il s’est montré d’une maîtrise parfaite. Il a répondu à toutes les questions avec franchise. Il est honnête, ne raconte pas d’histoires, mais voit ce qu’il est possible de faire. Son discours est accessible à tous, n’exprimant que des pensées nobles et justes.  »

LA HAINE HOMICIDE DE L’ANTI-FRANCE.

Tout cela est bon pour la France, c’est pourquoi toutes les forces de l’anti-France, les médiatiques et les institutionnelles, se liguent plus que jamais contre François Fillon. Le 16 février un communiqué du parquet national financier (PNF), signé de sa présidente Éliane Houlette, amie de Taubira et de ­Hollande, exclut le non-lieu que Fillon espérait.

«  Ce texte n’a aucune valeur juridique, mais il permet néanmoins d’accréditer l’idée d’une culpabilité du candidat à la présidentielle sans l’affirmer, donc sans s’exposer à une réfutation de ses avocats. C’est comme la “ disqualification ” de l’abbé de Nantes qui le fait passer, encore aujourd’hui, pour un “ excommunié ”. Il est suggéré que “ les nombreux éléments recueillis ” accablent celui qui est pourtant encore présumé innocent. Et ce n’est pas fini, car les “ investigations se poursuivent ”  ! C’est une ignominie, en violation du code de procédure pénale  ! Trop, c’est trop  : l’excès de l’acharnement des détracteurs a provoqué un resserrement des rangs, une réaction de solidarité à l’égard d’un Fillon injustement harcelé.  »

Nous en sommes  ! mais avec sagesse surnaturelle, comme nous y engagent les dernières paroles de frère Bruno  : «  Nous devons souhaiter ardemment voir nos chefs redevenir chrétiens. Si le monde, si la France reste gouvernée par des hommes qui sont contre Dieu, elle va à sa perte. Omnia instaurare in Christo, Tout restaurer dans le Christ. La pierre d’angle, c’est le Christ. Toute société que le Christ n’a pas bâtie périra. Mais avec le secours du Cœur Immaculé de Marie, la France renaîtra catholique  !  »

frère Philippe de la Face de Dieu.