La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 174 – Avril 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


ANGOR PATRIÆ

LE quinquennat Hollande s’achève sur un désastre comparable à celui de 1940 hérité du Front populaire, y compris l’invasion étrangère, celle d’un islam conquérant dont le totalitarisme ne le cède en rien à celui du nazisme. Pour faire face, un seul homme a le courage de se dresser  : François Fillon.

Les raisons de le soutenir et de voter pour lui, dès le premier tour, sont impératives. Il y va du salut de la France et de l’avenir de la civilisation chrétienne. C’est pourquoi il me faut en faire un devoir aux phalangistes, nonobstant toutes les objections que je n’ignore pas. Mais le débat du lundi 20 mars sur les ondes de TF 1 a montré que nous n’avons pas le choix. Il est le seul candidat à comprendre les raisons de notre angoisse de la Patrie et à la partager. Il est honnête et dit la vérité  : la dette abyssale creusée par cinq ans de démagogie socialiste, la pauvreté qui atteint un taux jamais vu dans notre pays, l’insécurité grandissante. Et il explique ce qu’il est possible de faire, sans détour, dans un discours accessible à tous.

Pour la journée consacrée à sainte Jeanne d’Arc, à Paris, le dimanche 12 mai 1985, notre Père célébrait la Messe à la Mutualité. Dans son homélie, il disait le mot de la situation  : «  Il faut retrouver une autorité politique souveraine, capable, elle, de se consacrer au bien commun.  » Actuel, non  ?

UN CHEF CATHOLIQUE

«  Ce que nous aspirons à retrouver, c’est, à l’exemple de Jeanne d’Arc, un gouvernement fort, autoritaire, capable de sauver les Français d’eux-mêmes, en leur imposant les lois, les exigences du bien commun avant le souci de leurs intérêts particuliers.  » C’est précisément à quoi François Fillon a appelé les Français accourus en foule au Trocadéro, dimanche 5 mars. À croire qu’il répondait à l’appel de l’abbé de Nantes  : «  Nous prions pour que se lèvent des hommes providentiels – je dis bien le mot, il n’y en a pas d’autre –, nous n’avons plus personne, nous n’avons plus de grands caractères, de grandes personnalités qui soient, au moment du danger qui viendra demain, qui soient capables en un seul moment de se dresser en gouvernement de salut public et nous montrer la voie de l’honneur, la voie de la liberté. Il faut prier Dieu qu’Il nous en donne  !  »

Aujourd’hui, il nous en donne un. Et la preuve que Fillon est l’instrument de la Providence, c’est le déchaînement de toutes les forces de l’enfer contre lui… Plus précisément  : contre l’inspiration chrétienne qui réapparaît dans le vote catholique aux primaires, et qui vient contredire le libéralisme-roi.

À vrai dire, le programme de François Fillon reste celui d’un conservateur libéral, et les influences chrétiennes se réduisent à quelques petites concessions. Cependant, il est certain que son “ affaire ” a démarré deux semaines après son «  Je suis chrétien  ».

Car nous sommes exactement dans la situation prévue par notre père dans sa conférence du 12 novembre 1995  : «  Ce qui, dès 1996, peut paraître possible avec l’aide de Dieu, c’est que les meilleurs des gens qui sont dans le gouvernement, ou près du gouvernement, puissent être soutenus pour faire un bon travail au détriment des francs-maçons et que, peu à peu, des hommes s’imposent.  »

Avec Fillon et son équipe, nous en sommes là. Au grand dam de la fausse droite qui, après chaque “ alternance ”, sollicitait un adoubement à gauche et faisait une politique de gauche  : Giscard d’Estaing, Chirac  ; Juppé était leur successeur désigné. C’est raté  ! Dans son discours de renonciation, Juppé a parlé d’un «  noyau dur radicalisé  » autour de Fillon. «  Radicalisé  »  ? comme les djihadistes  ? Oui  ! Comme les Croisés… Du jour où Fillon a dit «  Je suis chrétien  », il a encouru la haine inexpiable de la franc-maçonnerie qui nous gouverne.

Notre rôle à nous de la CRC, disait notre Père, parce que nous sommes catholiques et que nous avons une doctrine politique ferme, est de barrer la route à des aventuriers tels que la famille Le Pen. Il ajoutait  :

«  À partir du moment où on trempe les mains dans la politique, les choses deviennent horriblement tentatrices, corruptrices, difficiles, et dès que je dis que la CRC va s’occuper de politique, même indirectement, en restant en marge, dès qu’on parle de politique, on voit toutes les ambitions, les caprices, les jalousies se développer. C’est effrayant ce que la politique est corruptrice, parce que c’est de la politique politicienne.

«  Dès que je parle de monsieur Le Pen, je vois des gens qui se lèvent contre moi avec fureur, parce qu’ils sont pour monsieur Le Pen. Il n’y a plus moyen de leur faire entendre raison  ! La politique, ce sont des ambitions, des rêves fous, des divisions, des calculs commerciaux.  » À l’époque, il espérait en Philippe de Villiers qui lui paraissait «  l’homme de la situation, dans tout ce concert épouvantable, anticlérical, laïcard et maçonnique, matérialiste… il a une femme et des enfants absolument légitimes, il met ses enfants à l’école catholique, il ne cache pas son catholicisme, il est contre l’avortement, etc. Il mérite qu’on s’intéresse un peu à lui.  »

Aujourd’hui, vingt ans après, c’est Fillon, instrument d’un choix qui le dépasse, signifié par l’élan populaire du Trocadéro. Les électeurs de la primaire lui ont sauvé la mise  : une marée humaine à la fois déterminée et bon enfant qui agitait des drapeaux tricolores. À lui de jouer, maintenant, au service du bien commun. D’abord par une campagne vigoureuse, victorieuse, dès le dimanche 23 avril, fête de saint Georges  !

frère Bruno de Jésus-Marie.

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