La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 176 – Juin 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LE PAPE FRANÇOIS VERS LE PLUS GRAND MASDU

«  Le message de Fatima est un message extrêmement actuel pour la société contemporaine, car la Vierge a dit certaines choses aux petits bergers dont l’homme d’aujourd’hui a véritablement besoin  », déclarait le cardinal Saraiva Martins, à la veille du pèlerinage du pape François, au micro de Radio-Vatican le 7 mai 2017. Préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal portugais représentait le pape François au Congrès de mariologie qui a eu lieu en septembre dernier pour préparer le centenaire de ce “ message ” dont Lucie, François et Jacinthe furent les témoins il y a cent ans.

«  INDIFFÉRENCES  ».

Dans son livre que vient de publier La Librairie éditrice du Vatican (LEV), L’evento Fatima, il développe  : «  La Vierge de Fatima a fait un premier appel aux pastoureaux sur le problème de la foi  : croire est nécessaire pour les croyants.  » Sic  !

Et pour les autres  ? Le cardinal n’a pas retenu la prière de l’Ange qui ouvre “ L’evento Fatima ” au printemps 1916  : «  Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime  ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne vous aiment pas.  »

Depuis le concile Vatican II, il n’y a plus à «  demander pardon  » puisque la «  liberté religieuse  » est un «  droit de l’homme  ». Libre à chacun de croire ou de ne pas croire…

Le cardinal mentionne pourtant la nécessité de se convertir  : «  La Vierge a invité les petits bergers à la conversion.  » Cette «  invitation  » ne s’adresse pas à «  ceux qui ne croient pas  » mais aux «  petits bergers  », Lucie, François et Jacinthe  !

«  C’est le deuxième chapitre du message de Fatima. Se convertir à Dieu et se convertir à nos frères. Deux choses inséparables. Si l’homme d’aujourd’hui, la société d’aujourd’hui, a besoin de quelque chose, c’est bien de ce principe, être proche de nos frères indépendamment de la religion (sic  !), de la culture, des origines, de la manière de vivre  : nous sommes tous frères, enfants du même Père. Si l’homme a ­besoin de quelque chose, c’est bien de nous considérer tous comme une famille.  »

«  Indépendamment de la religion  »  ? Oui, tel est assurément le “ dogme ” par lequel le concile Vatican II a abjuré la pure foi catholique. Le cardinal fait observer la proximité de ce message, ainsi formulé, avec «  le modèle d’Église “ en sortie ” du pape François  »  :

«  Son actualité est extraordinaire.  » C’est vrai  ! Mais ce n’est plus le message de Fatima. C’est celui du Sillon condamné par saint Pie X en 1910, «  … une religioncar le sillonnisme, les chefs l’ont dit, est une religion plus universelle que l’Église catholique, réunissant tous les hommes devenus enfin frères et camarades dans “ le règne de Dieu ”. – “ On ne travaille pas pour l’Église, on travaille pour l’humanité. ”  » (Lettre sur le Sillon, n° 39)

«  C’est un message qui était actuel en 1917, quand la Vierge est apparue.  » Faux  ! C’est tout le contraire du message céleste. Dès la première apparition du 13 mai, au moment où elle leur promettait le «  réconfort de la grâce de Dieu  » dans les épreuves à venir acceptées d’avance par «  le pauvre et humble “ oui ”  » des enfants, Notre-Dame les avertit  : «  Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.  »

Ce disant, «  Notre-Dame ouvrit les mains pour la première fois, raconte Lucie, dans un geste de protection maternel, et elle nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs.  »

Or, ce «  Dieu qui était cette lumière  » est l’unique Dieu vivant, Père, Fils et Saint-Esprit, incarné en la deuxième Personne faite chair et sang pour nous nourrir  :

«  Cette grâce nous introduisit dans l’immense océan de la lumière de Dieu et elle nous poussa à l’adorer dans le mystère de la Très Sainte Trinité et à l’aimer dans la Divine Eucharistie, en disant intérieurement dans le silence de notre cœur  : Ô Très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Très Saint-Sacrement.

«  Ce fut pour moi la révélation du mystère de Dieu présent en moi, et de moi toujours présente en Dieu, où je dois l’adorer, l’aimer et le servir avec foi, espérance et amour.  »

Rien de commun avec «  le modèle d’Église “ en sortie ” du pape François  », inauguré par le pape Paul VI “ hors les murs ”, se rendant à l’Onu le 4 octobre 1965 pour y proclamer la liberté religieuse et son corollaire  : une «  fraternité  » fallacieuse condamnée par saint Pie X, fondée sur «  l’amour des intérêts communs, ou, par-delà toutes les philosophies et toutes les religions, dans la simple notion d’humanité, englobant ainsi dans le même amour et une égale tolérance tous les hommes avec toutes leurs misères, aussi bien intellectuelles et morales que physiques et temporelles  » (Lettre sur le Sillon, 25 août 1910, n° 24).

Résultat  : la guerre de tous contre tous allume de proche en proche des flammèches qui menacent aujourd’hui d’embraser le monde, si le Pape persiste à ne faire aucun cas du message de Notre-Dame de Fatima  : «  Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix.  » (13 juillet 1917)

«  OUTRAGES  ».

Notre Saint-Père le Pape a souligné, dans sa catéchèse du mercredi 10 mai, deux jours avant son pèlerinage, qu’au Calvaire Notre-Dame n’avait pas prononcé une parole. Par opposition à «  la Madone à la tête d’un bureau de poste qui envoie chaque jour une lettre différente  », qui a fait rire les supérieurs généraux aux dépens de Notre-Dame de Fatima le 25 novembre 2016 (Il est ressuscité n° 174, avril 2017, p. 5)

C’est oublier que Jésus, lui, a parlé du haut de la Croix, comme la lecture d’Écriture sainte qui a précédé la catéchèse venait de le rappeler  :

«  Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère  : “ Femme, voici ton fils. ” Puis il dit au disciple  : “ Voici ta mère. ” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui.  » (Jn 19, 25-27)

Le mot “ Femme ” employé par Jésus pour s’adresser à sa Mère est le mot par lequel Adam désignait Ève lorsque, saisi d’admiration, il s’écriait  : «  Celle-ci sera appelée “ Femme ”  !  » (Gn 2, 23) La Vierge Marie est donc la Nouvelle Ève. Les meilleurs auteurs l’enseignent à l’envi.

Mais notre Saint-Père le pape semble l’ignorer  :

«  Jusqu’à ce jour-là, Marie avait quasiment disparu de la trame des Évangiles  : les écrivains ­sacrés laissent entendre cette lente éclipse de sa présence, son silence devant le mystère d’un Fils qui obéit à son Père. Mais Marie réapparaît justement au moment crucial  : quand une bonne partie des amis se sont enfuis à cause de la peur. Les mères ne trahissent pas et, à cet instant, au pied de la croix, personne ne peut dire quelle fut la passion la plus cruelle  : celle d’un homme innocent qui meurt sur le gibet de la croix, ou l’agonie d’une mère qui accompagne les derniers instants de la vie de son fils.

«  Les Évangiles sont laconiques et extrêmement discrets. Ils notent avec un simple verbe la présence de sa Mère  : elle “ se tenait ” (Jn 19, 25), elle se tenait. Ils ne disent rien de sa réaction  : si elle pleurait, si elle ne pleurait pas… rien  ; pas même un mot pour décrire sa douleur  : sur ces détails, l’imagination de poètes et de peintres se précipitera, nous offrant des images qui sont entrées dans l’histoire de l’art et de la littérature. Mais les Évangiles disent seulement  : elle “ se tenait ”. Elle se tenait là, au moment le pire, au moment le plus cruel et elle souffrait avec son fils. Elle “ se tenait ”. Marie “ se tenait ”, elle était simplement là.

«  La revoilà, la jeune femme de Nazareth, les cheveux désormais grisonnants à cause des années passées, encore aux prises avec un Dieu qui doit seulement être embrassé, et avec une vie qui est parvenue au seuil de l’obscurité la plus dense. Marie “ se tenait ” dans l’obscurité la plus dense, mais “ elle se tenait ”. Elle n’est pas partie. Marie est là, fidèlement présente, chaque fois qu’il faut tenir une bougie allumée dans un lieu de brume et de nuages.

«  Elle non plus ne connaît pas le destin de résurrection que son fils était à ce moment en train d’ouvrir pour nous tous, les hommes.  » Elle ne connaît donc pas la Sainte Écriture  ? «  Elle est là par fidélité au plan de Dieu dont elle s’est proclamée la servante le premier jour de sa vocation, mais aussi à cause de son instinct de mère qui souffre simplement, chaque fois qu’il y a un fils qui traverse une passion. Les souffrances des mères  : nous avons tous connu des femmes fortes, qui ont affronté beaucoup de souffrances de leurs enfants  !  »

Et voilà comment la Vierge des Douleurs que Lucie, François et Jacinthe ont contemplée dans le ciel de Fatima, est réduite à la condition d’une “ femme ” ordinaire  ! Pourtant, du haut de la Croix, Jésus s’adresse à sa Mère dans des termes qui sont sans équivalent humain  :

«  Je veux dire qu’il y a entre Jésus et sa Mère une relation semblable à celle que Jésus entretient avec son Père, expliquait l’abbé de Nantes, notre Père. Bien sûr, Jésus est le Fils du Père  ; mais il est la Parole qui est auprès de Dieu, et cela dépasse tous les langages. De même, Jésus est le Fils de Marie  ; mais il entretient avec sa Mère une relation infinie, illimitée, totale, mystérieuse, ineffable.

«  Si Jésus avait dit  : “ Mère ”, il aurait réduit la Vierge Marie à cette fonction providentielle qu’elle a eue en ce monde de l’enfanter et de l’élever.  »

Ce “ minimalisme ” aussi étranger au Cœur de Jésus qu’à la tradition des saints Pères et Docteurs de l’Église jusqu’aujourd’hui, le pape François le confirme, à la suite du concile Vatican II. À l’encontre de la riche vérité que l’abbé de Nantes, Docteur mystique de la foi catholique, a merveilleusement développée  :

«  Mais cette fonction même, cette relation si noble et si merveilleuse, si unique et incomparable qu’elle fût, ne dit qu’une partie, je ne dis pas de l’affection, mais de l’échange de sagesse qui régnait entre Lui et Elle.

«  Puisque Jésus se tenait là sur la Croix, comme le Sauveur du monde, il était comme le Père de tous les hommes. Et si on ne dit pas qu’il est le père de tous ceux qu’il sauve sur la Croix par son Sang, c’est parce qu’il est tellement le Fils de son Père qu’il ramène toute paternité à son Père qui est dans le Ciel. Mais c’est Lui qui les enfante à la grâce du haut de la Croix. Il est le tout de la Révélation.

«  Et Elle  ? Que fait-elle  ? Elle est sa coopératrice, elle est Corédemptrice, elle est Médiatrice avec lui. Elle est comme l’Épouse  : Épouse spirituelle qui connaît avec lui une union d’esprit totale. Le même Esprit est en Elle et en Lui  : c’est l’Esprit-Saint. Parce qu’elle exerce avec Lui cette fonction indivisible de paternité-maternité, cette fonction d’illumination mystique et de salut, il lui appartient d’adopter tous ceux que Jésus est en train d’illuminer et de sauver.

«  Jésus ne crée donc pas une situation d’exception, il ne crée pas un privilège pour Elle. Il ne fait, pour ainsi dire, que consacrer une relation qui est de droit, qui doit exister, quand il dit à la Vierge Marie  : “ Voici votre fils ”, en montrant saint Jean. Le disciple est le symbole de cette nouvelle humanité sans divisions, dont la tunique sans couture est la figure. Et saint Jean personnifie le troupeau rassemblé par le Bon Pasteur au pied de la Croix, constitué par tous ceux qui sont véritablement “ disciples ” comme lui. La relation est mutuelle  : le “ fils ” est maintenant tout tourné vers sa “ Mère ”, et Elle est toute tournée vers lui.  »

Il en va de Marie comme il était dit de Jérusalem, l’épouse de Yahweh qui donnerait naissance à tout un peuple en un seul jour. C’est clairement ce qu’annonçait le prophète  :

«  Qui a jamais entendu rien de tel, qui a rien vu de pareil  ? Accouche-t-on d’un pays en un seul jour  ? Enfante-t-on une nation toute à la fois  ? Qu’à peine en gésine, Sion ait enfanté ses fils  !  » (Is 66, 8)

Sion n’était que la figure de Marie. Les premières douleurs, c’est la compassion de son Cœur traversé d’un glaive au pied de la Croix, au moment où Jésus souffre pour acquérir une humanité sanctifiée par son Sang Précieux. C’est alors qu’elle enfante tout un peuple.

«  Femme, voici votre fils  !  »

Cette parole de Jésus accomplit la prophétie  : «  Lève les yeux aux alentours et regarde  : tous se rassemblent et viennent à toi. Tes fils arrivent de loin et tes filles sont portées sur les bras.  » (Is 60, 4) Les enfants d’Israël dispersés par l’exil sont de retour à Jérusalem. Marie personnifie cette Ville sainte, Fille de Sion, Épouse de Yahweh, accueillant ses enfants. Sa vocation est d’être la mère de tous les peuples  : «  Sion, chacun lui dit  : Mère  ! car en elle chacun est né.  » (Ps 87, 5 selon Septante)

«  Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui.  »

À Cana, l’Heure n’était pas encore arrivée (Jn 2, 4). Cette fois, l’Heure est venue d’accueillir non pas la Personne de Jésus, sa parole, son message, comme partout ailleurs dans le quatrième Évangile, mais la Vierge Marie. Comme on dirait accueillir l’Esprit-Saint. Jean l’accueillit comme sienne, dans son intimité, comme sa propre mère.

«  Fils, voici votre Mère.  »

Jean aime la Vierge Marie et la vénère depuis leur première rencontre à Cana, en vrai disciple de Jésus. Mais lorsque tombe cette parole nouvelle, la Vierge Marie s’installe aussitôt sur un trône, au centre du cœur de saint Jean. «  Elle est ma mère.  » Une fois dites de telles paroles, les choses sont.  » (Bible, Archéologie, Histoire, t. 3, p. 37-38)

Non  ! Notre-Dame de Fatima n’est pas «  la Madone superstar  » blasphémée par le pape François «  comme un personnage qui se place lui-même au centre  », et comme tel «  n’est pas catholique  » (aux supérieurs généraux, 25 novembre 2016). Elle est notre Mère et elle commande avec l’autorité de la Mère de Dieu  :

«  Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.  »

Or, non seulement le pape François ne fait aucun cas des demandes de Notre-Dame, mais il «  se place lui-même au centre  », au point d’évacuer la Reine du Ciel, dans son message-vidéo adressé aux Portugais l’avant-veille de son pèlerinage.

En effet, Notre-Dame avait dit à Lucie  :

«  Tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône.  » (13 juin 1917)

Le pape François prend ici la place de Notre-Dame pour élargir le «  bouquet des plus belles “ fleurs ” à l’humanité entière  :

«  En effet, c’est dans la fonction de pasteur universel que je voudrais me présenter devant la Vierge, lui offrant le bouquet des plus belles “ fleurs ” que Jésus a confiées à mes soins (cf. Jn 21, 15-17), c’est-à-dire les frères et les sœurs du monde entier sauvés par son sang, sans exclure personne.  »

Tandis que la Sainte Vierge promet le salut à qui embrassera la dévotion à son Cœur Immaculé, le pape François déclare toutes les brebis confiées à ses soins «  sauvées sans exclure personne  ». Il apporte donc un «  salut  » plus universel  :

«  Voilà pourquoi j’ai besoin que vous soyez tous unis à moi  ; j’ai besoin de votre union (physique ou spirituelle, l’important est qu’elle vienne du cœur) pour composer mon bouquet de fleurs, ma “ rose d’or ”. Et ainsi, formant “ un seul cœur et une seule âme ” (cf. Ac 4, 32), je vous confierai à la Vierge, lui demandant de murmurer à chacun  : “ Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. ” (Apparition de juin 1917)  »

Cette parole de la Sainte Vierge s’adressait à Lucie pour l’encourager à remplir une mission que le pape François évacue pour entrer dans le dessein plus vaste du MASDU instauré par Paul VI.

Ainsi tout est dit. Que c’est habile  ! Mais c’est le Pape qui est au centre. «  “ Avec Marie, pèlerin dans l’espérance et dans la paix ”  ». Non pas «  par Marie  » et son Cœur Immaculé, ni «  pour Marie et le triomphe de son Cœur Immaculé  », mais «  avec Marie  » pèlerine avec nous  :

«  C’est ce que dit la devise de notre pèlerinage, qui renferme en elle tout un programme de conversion. Je suis heureux de savoir que, à ce moment béni qui est le sommet d’un siècle de moments bénis, vous venez, en vous préparant par une prière intense.  »

Le miracle du 13 octobre 1917 ne fut donc pas le «  sommet  », non  ! C’est le pèlerinage du pape François, après celui de Paul VI, en 1967 pour le cinquantenaire, qui «  élargit notre cœur et le prépare à recevoir les dons de Dieu. Je vous remercie pour les prières et les sacrifices que vous offrez quotidiennement pour moi et dont j’ai tant besoin, parce que je suis un pécheur parmi les pécheurs, “ je suis un homme aux lèvres impures, et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures ” (Is 6, 5).  » Comme Isaïe le prophète auquel François s’assimile, en toute simplicité  ! pour annoncer un nouvel âge messianique. «  Que la prière éclaire mes yeux pour savoir voir les autres comme Dieu les voit, pour aimer les autres comme il les aime. En son nom, je viendrai au milieu de vous dans la joie de partager avec tous l’Évangile de l’espérance et de la paix. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Mère vous protège  !  »

«  Vendredi et samedi prochain, si Dieu le veut  ! a encore déclaré le Pape en saluant les pèlerins portugais ce mercredi 10 mai, place Saint-Pierre, je me rendrai en pèlerinage à Fatima, pour confier à la Vierge Marie le destin temporel et éternel de l’humanité, et implorer sur ses voies les bénédictions du Ciel.  »

En recommandant la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois  ? pour le salut éternel des âmes qui la pratiquent…

En consacrant la Russie au Cœur Immaculé de Marie  ? pour la paix du monde…

Hélas  !

frère Bruno de Jésus-Marie.