La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 183 – Janvier 2018

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

L’ÉPIPHANIE DE JÉSUS-MARIE

DEPUIS l’année 1917, deux femmes se disputent, en une «  bataille décisive  » (supra), le cœur de tout catholique venant en ce monde, et tout particulièrement aujourd’hui celui du pape ­François. La première, c’est «  la femme libre  » (Ga 4, 29-31), la Très Sainte Vierge Marie. Le bon plaisir de Dieu l’a conçue Immaculée dès avant la création du monde, et nous savons, par les apparitions de Fatima, qu’Il veut établir la dévotion à son Cœur Immaculé afin de triompher par lui de l’apostasie qui ravage l’Église et les nations chrétiennes.

La seconde, qui a usurpé la place de la première depuis Vatican II, c’est «  la femme esclave  »; servante du monde, «  épouse complaisante du Satan qui le domine  » (Lettre à mes amis n° 105, mars 1962), l’Église conciliaire s’est ouverte à ses modes de penser et à ses institutions internationales avec une admiration qui l’a éblouie jusqu’à l’aveuglement. Depuis lors, elle corrompt «  le dogme de la foi  », désoriente les esprits, amollit les cœurs de ses enfants, justifie tous les abandons, tous les dialogues, au nom d’une charité plus démocrate que chrétienne, pourtant démasquée et condamnée depuis longtemps par le pape saint Pie X.

LA DÉFENSE DU MYSTÈRE TOTAL DE L’INCARNATION.

À la suite de notre Père, frère Bruno est sans cesse sur la brèche pour lutter contre la «  désorientation diabolique  » dont l’Église se meurt. De la fête de Noël à celle de l’Épiphanie, notre frère Prieur s’est attelé, jour après jour, à la réfutation scientifique des a priori modernistes de l’encyclopédie de Mgr Doré sur “ Jésus ”. Savante prédication qu’il faut écouter et lire (supra) non seulement pour garder «  le dogme de la foi  » et la force de l’espérance surnaturelle, mais aussi pour se réjouir de voir comment notre bienheureux Père avait si profondément pénétré la vérité-charité du mystère total de Jésus, et donc de celui, indissociable, de Marie Immaculée.

Pourquoi fut-il le seul de sa génération à savourer et enseigner cette sagesse  ? Les conférences de retraite sur la vie de notre Père, prêchée par frère Bruno cet automne, donnèrent la réponse aux nombreux amis qui sont venus fêter l’Épiphanie avec leurs enfants lors du premier samedi du mois de janvier.

SAMEDI 6 JANVIER 2018

Outre la joie conviviale des retrouvailles, et celle pour les enfants de la galette des rois sui generis de nos sœurs, nos amis passèrent cette fin de semaine des 6 et 7 janvier, dans l’adoration théologique et biblique, liturgique aussi, du mystère de ­l’Épiphanie. Vécu hier par la Sainte Famille, la Phalange de l’Immaculée le revit aujourd’hui. Pour faire entrer nos amis et leurs enfants dans la joie de ce secret, il a suffit à frère Bruno de commenter la magnifique crèche réalisée par nos frères. En attendant le montage vidéo que vous aurez plaisir à voir ou à faire voir, voici un petit échantillon qui vous persuadera de vous abonner aux Logia ou bien à la VOD CRC.

LA CRÈCHE  : DE BETHLÉEM A FATIMA ET RETOUR.

«  Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi.  » (Is 9, 1) La grande lumière levée sur notre pauvre monde pour le sauver, il y a 2017 ans, a reparu il y a cent ans. C’était à Fatima en 1917. En ce premier samedi de l’année nouvelle 2018, qui coïncide avec la fête de l’Épiphanie, nous devons passer un quart d’heure auprès de Notre-Dame pour la consoler de toutes les ingratitudes de ses enfants.

«  La lumière de l’astre d’En-Haut qui guida les mages rayonne des mystérieuses apparitions de Marie, Elle-même Étoile de ce matin nouveau qui s’est levé sur le monde le 13 mai 1917 à la Cova da Iria. Les frères ayant installé la crèche à la Capelinha, Notre-Dame nous y conduit. Comme les anges dirent aux bergers qu’ils trouveraient Jésus dans une étable, ainsi aujourd’hui pour trouver Jésus, il faut aller à Fatima.  »

Évocation des prophètes de Marie Immaculée  : saint Louis-Marie Grignion de Montfort, le précurseur  ; le Père Kolbe le chevalier de l’Immaculée  ; notre Père le docteur de Fatima, qui passa la main à l’Immaculée en 1997, et lui consacra ses enfants  ; Merveilles de la Route mariale bien connue de tous grâce au Carnet de l’Avent de nos sœurs. Fascinante représentation des apparitions de Fatima, véritable «  cinquième Évangile  », conçu pour redresser les désorientations conciliaires et réapprendre «  toute notre religion  ».

Conclusion  : «  C’est toujours avec la même assurance que celle de l’ancien Prophète, que nous raffermissons ainsi notre espérance au pied de la crèche, pour l’Église et pour notre pays  : que la Vierge Marie nous donne son Enfant Jésus, l’Agneau qui dominera la terre, qu’elle ouvre ses mains pour faire à nouveau jaillir l’éclat de la lumière divine  ; pour écarter les flammes de l’épée de l’Ange  ; pour nous donner la crainte de l’enfer  ; la connaissance de notre petitesse devant la majesté de Dieu  ; mais aussi la connaissance intime de son Cœur Immaculé  ; afin de tous y trouver un refuge, mieux  : un “ chemin ” assuré jusqu’au Ciel.  »

DIMANCHE 7 JANVIER

Après l’oraison matinale sur le baptême de Notre-Seigneur  : Le sacre du Roi-Messie, messe solennelle de l’Épiphanie chantée avec enthousiasme par tous à la suite de notre courageux Bon Pasteur, et homélie de frère Bruno sur un mystère d’Épiphanie, lui aussi  : l’apparition du Cœur Immaculé à Ponte­vedra, le 10 décembre 1925 (supra). Après un très convivial repas, vint le moment tant attendu des Actualités de frère Bruno.

«  UNE BATAILLE DÉCISIVE  ».

Commentaire saisissant, car plus que jamais actuel, de l’entretien de sœur Lucie avec le Père Fuentes le 26 décembre 1957 (supra). Dans une seconde partie  : “ En Syrie la victoire de la Russie prépare celle du Cœur Immaculé de Marie ”, frère Bruno nous démontra que «  nous nous acheminons vers un scénario de guerre israélienne contre le Hezbollah libanais sous couvert américano-saoudien. On ne pardonne pas à cet allié chiite de l’Iran son rôle important dans la victoire finale syrienne. C’est d’autant plus sérieux que Tel-Aviv ne fait plus mystère de son offre de coopération avec les pays du Golfe pour contrer la montée en puissance de l’Iran, leur ennemi commun. Personne ne veut la guerre, mais tout le monde s’y prépare parce que toutes les conditions d’une nouvelle guerre massive sont réunies au Levant.  »

Heureusement que la Russie de Vladimir Poutine entretient avec tous ces «  fauteurs de guerre  » de bonnes relations fondées sur la loyauté d’une politique respectueuse du droit, sur une sagesse et une force qui ont fait leur preuve en Syrie, sur la vision globale aussi d’un bien commun profitable pour tous… Frère Bruno passe en revue ces relations diplomatiques de la Russie avec l’Iran, l’Arabie saoudite, les pays du Golfe, la ­Turquie, Israël. On admire mais on prend aussi la mesure d’une instabilité explosive, accrue de surcroît par la politique “ brouillonne ” du président Trump. Se sentant menacés par une Amérique appelant ouvertement au changement de régime chez eux – elle y entretient la sédition via l’Arabie saoudite – les mollahs risquent de reprendre leur production d’uranium enrichi, et d’imiter le leader nord-coréen qui a maintenu son programme nucléaire et balistique. Or aujourd’hui il a gagné…

«  La question iranienne, et son corollaire nucléaire, reste donc un immense enjeu diplomatique pour toute l’année 2018, dont Vladimir Poutine demeure le principal protagoniste. Si le Pape comprenait cette situation, il s’empresserait de faire ce que la Sainte Vierge demande  : consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Nous y sommes, la ruine et le châtiment annoncés sont à nos portes. Mais aussi la conversion d’un grand nombre et le relèvement de l’Église.  »

En fin de journée, après le chant des vêpres solennelles de l’Épiphanie, frère Bruno éleva l’ostensoir et Jésus-Hostie bénit tous ses enfants avec d’autant plus d’enthousiasme qu’il venait d’entendre une homélie mystiquement vengeresse d’un mystère d’Épiphanie tellement dévoyé depuis Vatican II, celui des noces de Cana  : Les noces de l’Agneau. Merci mon frère  !

frère Philippe de la Face de Dieu.