La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 188 – Juin 2018

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

AU CŒUR DE L’ÉGLISE

C’EST bien sûr que «  l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné  » (Rm 5, 5). Mais c’est au cœur de l’Église catholique et apostolique, dans la fidélité jalouse, intégrale, aux vérités révélées par son Époux Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, que se réalise cette parole de saint Paul. C’est ainsi qu’au fil des fêtes liturgiques du mois de juin, la Phalange de l’Immaculée n’a cessé de célébrer le divin amour dans «  la joie et l’allégresse  » (Mt 5, 12).

Mais en dehors de l’Église ou dans une Église désorientée et infidèle au Christ comme celle issue de Vatican II, qu’observe-t-on  ? L’Esprit n’est plus saint, il ne se préoccupe pas d’enseigner la vérité de Jésus seul, ni de défendre l’Église attaquée de toutes parts, ni de «  confondre le monde en matière de péché, de justice et de jugement  » (Jn 16, 8)  : interreligieux, il est tout à tous sans condition, indistinctement, et bêle la paix (Jr 6, 14); l’amour n’est plus divinement pur et jaloux, mais mystifié, frelaté, corrompu, scandaleux. Les cœurs ne s’extasient plus au spectacle du Dieu vivant intervenant dans l’histoire pour les sauver  ; ils célèbrent des lèvres, mais ne s’émeuvent pas des folies d’amour des Saints Cœurs de Jésus et de Marie  ; ils ne sortent plus d’eux-mêmes pour répondre à l’ordre du Seigneur et communiquer au loin cette bonne nouvelle. Les malheureux se perdent dans l’extase bouddhique d’une adoration en eux d’un Dieu sans visage, ni cœur, ni volontés, ni existence objective.

La session de Pentecôte (19-21 mai) consacrée à l’analyse de la mythique communauté mixte, catholiques-protestants, de Taizé, a instruits et mis en garde nos jeunes gens contre cette prodigieuse désorientation diabolique, plus que jamais actuelle.

SESSION DE PENTECÔTE

En quatre heures de conférences et de sermons, que vous retrouverez sur la VOD (A 21, l’anti-taizé; Toussaint 1974) l’abbé de Nantes démasque le mensonge, l’illusion et la vacuité de cette entreprise considérée comme un fruit du concile Vatican II. C’est implacable, accablant, il n’en reste plus rien. Les jeunes gens de 1974 avaient été passionnés par cette session, et au grand contentement de frère Bruno, leurs deux cents enfants de 2018, l’ont été tout autant. La Contre-Réforme poursuit ainsi son chemin de génération en génération jusqu’au jour de la Renaissance catholique, tout en menant les bons combats du Seigneur. Car Taizé ou les autres communautés dites nouvelles, c’est le même moule conciliaire, “ antithèse ” de la vérité et de la charité catholique.

Le frère Roger Schutz appelait ses jeunes à la contemplation et à la lutte pour devenir des hommes de communion. Notre Père démasque et révèle le vide et les vilaines choses qui se cachent sous ses grands mots. Il lui répond par trois conférences magistrales sur la Foi, l’Espérance et la Charité. Elles sont à écouter, réécouter crayon en main, et ensuite encore pour le plaisir… Outre la “ radioscopique ” critique de Taizé, notre Père fait preuve ici d’une approche originale et profonde des trois vertus théologales. Faute de place, contentons-nous d’une très brève évocation, afin de vous donner envie de vous précipiter sur les Logia ou sur la VOD.

«  À Taizé, c’est le règne de l’immanence, c’est-à-dire que Dieu se trouve au fond du cœur de l’homme. On demande à chacun de fermer les yeux, de se mettre la tête entre les genoux ou la tête par terre, et de trouver Dieu en lui. On fait croire à ce jeune homme qu’il va refaire toute sa théologie, qu’il va redécouvrir toute une morale, puis refaire le monde, simplement à partir de son expérience personnelle. Vous verrez l’aboutissement  : c’est la négation de tout ce qu’on leur a appris. Au bout de ce lavage de cerveau en quoi consiste Taizé, on les laisse ravis d’une expérience qu’ils ont vécue, mais absolument dégoûtés, détachés de toutes les fidélités concrètes qui étaient les leurs lorsqu’ils sont arrivés. Vous, j’espère que ce sera le contraire.  »

À Taizé, la Foi est donc plus moderniste et protestante que catholique. Elle est le fruit d’une expérience intime, sensible, parfois sensuelle, et non adhésion de l’intelligence et du cœur au mystère révélé par Dieu  : «  Ce qui me paraît formidable dans toutes ces maisons, ces hauts lieux où souffle l’Esprit, c’est le vide de l’intelligence.  » Vide aussi du cœur et de la volonté. Il ne faut pas s’attendre à un engagement qui implique un combat à contre-courant au service du règne de Dieu. “ La lutte ” politique taizéenne est toute mondaine, c’est la fête qui continue, plus charnelle que spirituelle, et la fausse mystique qui fait logiquement cause commune politique avec les ennemis de l’Église.

La nouveauté de cette session consista en deux longues périodes de questions, lors des cratères du samedi et du dimanche. Frère Bruno répondit à nos jeunes gens, fit part de son expérience, et leur avoua aussi combien il retrouvait dans le pape François les mêmes principes de désorientation conciliaire que ceux de Taizé. Nos amis purent s’en rendre compte en regardant, samedi et dimanche, les deux conférences de notre frère  : Le pape François nous répond et La messe  : Mysterium Fidei (cf. Il est ressuscité, n° 187, mai 2018, p. 1-19).

LES CÉLÉBRATIONS DE L’AMOUR DE DIEU

Nos amis vinrent nombreux à la maison Saint-Joseph pour la solennité du Saint-Sacrement (3 juin) et celle du Sacré-Cœur de Jésus (10 juin) afin d’entendre notre Père et frère Bruno leur faire aimer le bel amour de Dieu, y participer de tout cœur, ainsi que leurs très nombreux enfants  ; parmi eux, plusieurs premiers communiants.

Le 3 juin, frère Bruno qui revenait d’un pèlerinage au Laus où il avait conduit les trois ermitages de Fons, Frébourg et Magé, a prêché avec enthousiasme et une acuité renouvelée sur le mystère de ces apparitions de la Sainte Vierge, du Christ, des saints et des anges, à leur incomparable et sainte voyante, Benoîte Rencurel (1647-1718). C’est le grand et ultime combat du démon contre l’Immaculée qui s’engage au Laus, et qui, au terme des grandes apparitions mariales du dix-neuvième siècle va trouver son accomplissement et son dénouement à Fatima. Bienheureux les abonnés aux Logia et à la VOD…

Le 10 juin, ce fut notre Père qui assura pour ainsi dire la prédication, par trois magnifiques sermons (S 45 nos 42, 43, 44), que vous trouverez sur la VOD. Outre l’amour du Sacré-Cœur de Jésus, ils vous communiqueront celui de son incomparable disciple et ami, notre bienheureux Père. Et pour les hommes quoi de plus utile pour grandir dans l’amour de Dieu, que d’entendre, de voir un homme, un vrai, et de s’instruire, de goûter la sagesse de son âme vraiment épouse du Sacré-Cœur de Jésus.

Lors de ces deux fins de semaine, nous avons laissé venir les petits enfants à Jésus (Mt 19, 14). Et comme chaque année durant la procession, fort heureusement dirigés par nos sœurs, ils ont pu honorer Jésus-Hostie ou la statue de son Sacré-Cœur – c’est tout un – en leur lançant des pétales de fleurs. Grâce à la sublime invention liturgique de notre bienheureux Père, ils firent bien plus. Ils embrassèrent Jésus-Hostie dans l’ostensoir avec leur foi fervente d’enfants, consolant tout à la fois Jésus, et son cher Bon Pasteur de prêtre, tellement ému, heureux…

Le 13 juin, révélation du Cœur Immaculé de Marie à Fatima. Il était, et est plus que jamais en grand chagrin, et c’est pourquoi à la suite de notre frère Prieur, toutes nos maisons de France et du Canada ont fait le 12 au soir une procession en l’honneur de Notre-Dame de Fatima. Les amis proches sont venus, les autres se sont associés par un petit retour du cœur, une prière plus instante, et tous par notre union de charité, hâtons ainsi l’heure du triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Nous agirons et prierons ainsi tous les douze au soir de chaque mois jusqu’en octobre…

LES EXERCICES DE SAINT IGNACE se dérouleront du lundi 9 au samedi 14 juillet à la maison Saint-Joseph. «  Pour se convertir, pour choisir son genre de vie, pour décider d’un mariage ou d’une entrée en religion… Pour rétablir une situation familiale ou professionnelle durement compromise… il n’y a rien au monde de plus garanti et de plus accessible à tous.  »

frère Philippe de la Face de Dieu.