La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 192 – Novembre 2018

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

SOUVENEZ-VOUS, SAINTE THÉRÈSE…

«  Souvenez-vous de vos grands désirs de vivre au temps de l’Antéchrist et soutenez-nous dans ces temps d’apostasie universelle, afin que nul de ceux qui vous sont confiés ne trébuche en chemin et n’abandonne le dogme de la foi, l’espérance et la charité évangéliques que garde la sainte Église.  » (Extrait de la Prière à sainte Thérèse, Carnet de Chants CRC  ; G 67)

Lorsque l’abbé de Nantes, notre bienheureux Père, composa cette prière, la sainte était déjà depuis longtemps établie par lui protectrice et cofondatrice de notre ordre (cf. Lettre à mes amis n ° 25 du 22 novembre 1957). En 1982, c’est sous son patronage qu’il plaça notre première maison missionnaire, et c’est en 1992 qu’il prêcha sur elle et sa doctrine, une retraite magistrale, éblouissante, qui fit notre bonheur comme aussi l’admiration du meilleur spécialiste de l’époque, Mgr Guy Gaucher.

Dans les jours mêmes de l’inimaginable «  canonisation  » d’un homme dont la vie fut scandaleuse sous de nombreux rapports, et la doctrine une hérésie condamnée par le pape saint Pie X mais imposée par lui, Paul VI, à toute l’Église lors du concile Vatican II… À l’heure donc de la puissance des Ténèbres et du triomphe temporaire de l’Antéchrist, frère Bruno a voulu que, pour sa retraite annuelle, la communauté regarde notre Père nous exposer avec un charme et une pénétration incomparables, la vie, la doctrine et la mission prophétique de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face.

Bienheureux ceux qui le regarderont sur la VOD et plus encore ceux qui viendront à la maison Saint-Joseph pour entrer dans la tendre et ferme familiarité de cette «  miniature de l’Immaculée  » lors des fins de semaine consacrées aux Exercices de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie.

«  SUR LE CHEMIN DES PÈLERINS  »

Bons premiers dès qu’il s’agit d’honorer leur sainte patronne, la Phalange canadienne de l’Immaculée, plus de cent soixante-dix personnes, était au matin du samedi 6 octobre, fête de saint Bruno, fort bien accueillie par le recteur du sanctuaire diocésain de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Québec. Comme ce bon Père avait rencontré nos frères à Lisieux en juillet dernier, il s’enquit des nouvelles de la santé de frère Charles et fut stupéfait d’apprendre qu’il avait déjà repris le travail  : «  Un vrai miracle  !  » Lors du sermon de la messe, il a très paternellement exhorté nos amis à “ tenir bon ” en leur rappelant que la devise pratiquée par les saints parents Martin était  : «  Dieu premier servi.  »

Conférence de frère Pierre à 10 heures durant laquelle il résuma la retraite de notre Père tout en montrant comment la dévotion à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, miniature de l’Immaculée, et la connaissance exacte de sa doctrine d’enfance spirituelle vont nous aider à pratiquer avec plus de ferveur la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie. «  Ce n’est pas pour rien que la Sainte Vierge voulait que sœur Lucie entre au carmel, et que celle-ci voulait aller à Lisieux.  »

L’après-midi, avant le chapelet, méditation des mystères du Rosaire de la Sainte Vierge à travers le miroir de la vie de sainte Thérèse, et confession par le bon Père recteur. En fin de journée, très ému, il donna sa bénédiction à tous nos amis, en disant et redisant à frère Pierre qu’ils étaient toujours les bienvenus au sanctuaire.

1er – 3 NOVEMBRE  : SESSION DE LA TOUSSAINT

Les jeunes gens et autres amis qui n’avaient pu assister au Congrès étaient venus plus nombreux que jamais pour assister à ces trois jours de récollection. Messe solennelle de la Toussaint et remarquable sermon mystique et géopolitique. Frère Bruno passa en revue l’implacable série des événements qui conduisirent la France de l’armistice du 11 novembre 1918 à la Seconde Guerre mondiale. Leurs liens de causes à effets ne se comprennent en toute vérité qu’à la lumière des apparitions et du message de Notre-Dame de Fatima, “ la plus grande politologue du siècle ”, comme aimait à dire notre Père (cf. CRC n° 308, décembre 1994, p. 1-4).

Le Cœur Immaculé de Marie, ultime espé-rance, conférence magistrale sur la Russie et l’Église au vingtième siècle, l’une et l’autre chéries de Marie. Si la Russie fut possédée par le démon lors de la Révolution bolchevique (1917-1989), elle fut ensuite, et les actualités le prouvent plus que jamais, mystérieusement assistée par la miséricordieuse providence du Cœur Immaculé de Marie. L’Église catholique en revanche, après l’apothéose du pontificat de saint Pie X (1903-1914), s’est trouvée progressivement infestée par des enseignements novateurs tout en mépris du règne du Christ et de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Grande souffrance pour la Sainte Trinité dans le Ciel comme pour les malheureux peuples de la Russie ici-bas. Un génocide de dizaines de millions de martyrs à l’actif des «  saints  » (  ?  !) papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II. Ce passionnant complément et approfondissement de la conférence sur l’orthodromie mariale de “ La sainte Russie ” (L 164, 1) paraîtra dans un prochain numéro.

Chapelet puis présentation de l’oratorio  : L’avènement du Cœur Immaculé, et enfin moment attendu de tous, sa projection dans une grande salle transformée en auditorium  ; joie de tous les «  saints  », sur la terre (Ph 1, 1) comme au Ciel… mais joie d’un parfum subtil et précieux qu’il faut répandre, très bien évoqué par notre frère Bruno à la fin de l’oratorio  : «  Après ces révélations, on ne peut pas refuser le sacrifice, c’est ça qu’il faut retenir, afin de porter du fruit en nos âmes, et puis pour la France et pour l’Église tellement éloignées du Cœur Immaculé de Marie. Il faut réveiller notre ardeur  !  » Merci mon frère…

VENDREDI 2 NOVEMBRE

Cette journée consacrée à la commémoraison des fidèles défunts commença d’une manière tragique au sens très noble du terme par l’Oraison funèbre de Paul VI. Écrite par notre Père juste après l’annonce de la mort du malheureux “ Saint-Père ”, qui avait beaucoup plus donné dans les hérésies et les positions schismatiques que dans les vérités et les charités catholiques dont il devait être l’apôtre. Si l’abbé de Nantes avait le devoir d’accuser les premières et de les présenter au tribunal de l’Église, il n’a pas oublié les secondes en conclusion de ce texte d’anthologie qui nous révèle la grandeur d’âme du miséricordieux théologien de la Contre-Réforme catholique. C’est à lire soi-même (CRC n° 132, août 1978, p. 1-2) ou mieux à voir ou à écouter frère Bruno la lire et commenter  :

«  Au tombeau de Jean-Baptiste Montini qui fut Pape des années 1963 à 1978, quand on descendra le lourd cercueil, il faudrait qu’on enferme aussi, comme son autre dépouille mortelle, tant d’épuisantes et vaines chimères, les hérésies qu’elles ont drainées, les schismes qu’elles ont produits, les scandales qu’elles ont multipliés. Que toute cette infection de Satan soit enterrée avec lui, j’entends avec son corps.

«  Car son esprit, où qu’il vive aujourd’hui, en ce moment rend gloire à Dieu, confesse sa Vérité et cherche un salut que nous implorons avec Lui, dans la dévotion à la Vierge Marie qu’il célébra, je l’ai vu, je m’en souviens, Dieu s’en souvient, dans le Credo intègre et fort qu’il proclama au nom du peuple de Dieu, dans la défense du sacerdoce et la pureté du mariage chrétien, dans la foi à Jésus-Christ Fils de Dieu ressuscité d’entre les morts qu’il confessa aux Pâques dernières avec une ardeur de conviction ­poignante, dans le service de l’Église romaine dont il voulut maintenir la dignité, l’autorité et les prérogatives conformément à sa mission essentielle.

«  Que les Princes de l’Église réunis en conclave, que le successeur de saint Pierre qu’ils éliront se souviennent qu’il n’est point de meilleure œuvre salutaire pour l’âme du Pontife défunt que de rendre à l’Église la tranquillité après la tempête, la foi après tant de remises en question et la charité fraternelle au lieu de suspicion et de tout aigre contestation. Là où est présentement le pape Paul VI, il n’implore rien d’autre pour cette Église qui fut sienne pour son malheur et pour le nôtre.  »

Chapelet suivi de la conférence  : Paul VI  : hé­résie, schisme, scandale. Ces accusations recensées par l’abbé de Nantes dans la vie de Paul VI sont des faits, des paroles, des écrits offerts au jugement doctrinal d’un procès romain en matière de foi, il y a quarante-cinq ans. Frère Bruno les cite longuement en lisant le Liber, car ces paroles de vérité étaient prophétiques, elles se réalisent aujourd’hui alors que l’esprit qui infeste l’Église et la ruine de fond en comble n’est, hélas  ! pas encore connu de tous  :

«  Votre Pontificat, Très Saint-Père, est marqué depuis 1964 par une succession presque ininterrompue de ces décisions et de ces gestes insolites recherchés pour leur grand retentissement sur l’opinion.

«   C’est l’hérésie en action, c’est le schisme en développement, logique, implacable. Et le but de ce chapelet incroyable de scandales, c’est un nouveau christianisme humaniste, universel. Mais à nos yeux, la ruine de l’Église et de la civilisation pour une chimère derrière laquelle s’avance l’Empire de Satan.  »

Grand-messe des défunts à 11 heures, et sermon  : Reviens et confirme tes frères (Liber I, p. 95-97). À la différence de ceux, nombreux dans les rangs de l’intelligentsia catholique de France, qui préférèrent selon leurs propres paroles, «  avoir tort avec le Pape que raison contre lui  », l’abbé de Nantes a été d’une loyauté parfaite vis-à-vis de la vérité de Dieu, comme envers le Vicaire du Christ qui reniait tant et plus la foi de son Maître  : «  Ainsi soutenu mystérieusement dans la contemplation de la douce et suave Vérité de Dieu, tandis que je dresse la liste écrasante de vos erreurs, déchirures et scandales, ainsi réjoui de la béatitude que donne cette union de foi au mystère divin, je Vous demande en grâce d’accepter l’expression de ma compassion et l’exhortation que j’ose Vous adresser, prosterné à Vos pieds, d’avoir pitié de votre âme, d’avoir souci de l’Église Sainte et de songer à l’Honneur de Dieu […]. Souvent une certaine détresse se manifeste dans vos paroles qui ne peut qu’exciter notre ardeur à prier pour Votre Sainteté et… l’encourager à briser avec ce qui l’entraîne, pour renouer avec le Christ et… “ confirmer ses frères ”  !  »

Conférence de frère Pierre  : Paul VI, irrésistible ascension  : Si Georges Montini, le père du futur pape Paul VI, fut un ardent promoteur de l’Action catholique selon saint Pie X, il en trahit l’esprit sous le règne du libéral Benoît XV, en militant dès 1915 dans les rangs de la démocratie chrétienne, passion sectaire qu’il communiqua à son fils Giovanni ­Battista. Né en 1897, ordonné très jeune, celui-ci devient au cours de ses études à Rome, le protégé du clan libéral de la secrétairerie d’État. Homme du double jeu de Pie XI vis-à-vis de Mussolini, l’après-guerre le voit devenir un très proche collaborateur de Pie XII.

Écarté de Rome le 1er novembre 1954 par le Pape, pour trahison en faveur des modernistes et des Soviétiques, il développe à Milan une pastorale d’ouverture au monde, sans fruit, tout en préparant son accession au Souverain Pontificat. Jean XXIII, qui est de la même secte libérale que lui, le nomme cardinal au lendemain de son élection. Proche conseiller du Pape, Montini joue alors, dans les rangs de la minorité progressiste, un rôle essentiel en préparant la subversion du concile Vatican II.

Chapelet fervent aux grandes intentions de l’Église, puis conférence de frère Pierre  : Paul VI, un pontificat subversif. Ce sont des faits connus de tous présentés chronologiquement (1964-1978) et qui nous révèlent la formidable et systématique volonté de puissance du pape Paul VI. Il n’a reculé devant rien pour imposer à l’Église son «  nouvel humanisme  », son «  culte de l’homme  ». C’est lui le maître du Concile, le véritable chef d’orchestre des intrigues et malversations qui eurent raison de la bonne foi des Pères. Perte de la foi, scandales financiers et de mœurs, politique cryptocommuniste, etc. Il a imposé ces désordres et ruiné l’Église avec un autoritarisme inouï. Il est mort sans s’en repentir. Qui croit vraiment que ce malheureux est saint devant Dieu  ?

Vêpres du jour dans l’octave de la Toussaint, chantées par tous d’un seul cœur, puis sermon de frère Bruno  : Très Saint-Père, ayez souci de l’Église. Citation des lamentations de Paul VI sur “ l’autodestruction de l’Église ”, “ les fumées de Satan ” qui l’investissent, etc. Puis leur loyale et nécessaire réfutation par notre bienheureux Père (cf. Liber I, p. 98-100).

À 20 h 30, lors du cratère, nos jeunes gens purent voir et admirer le courage calme et la piété de notre bienheureux Père lors de la remise mouvementée du Libelle d’accusation à Rome le 10 avril 1973 (DVD  : PC 71, 11).

SAMEDI 3 NOVEMBRE

Le “ premier samedi du mois ”, on ne marchande pas les petits sacrifices. On se réveille donc tôt matin pour assister à l’oraison  : Les mystères joyeux du Rosaire à l’école de sainte Thérèse. Récompense immédiate, celle d’entendre sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous parler au cœur et nous apprendre comment attirer les grâces du Bon Dieu, comment pratiquer la charité fraternelle, comment se convertir comme elle, radicalement, à Noël, et dans cet élan apprendre d’elle à s’offrir à l’Amour miséricordieux et en vivre dans la sagesse d’une humble vie cachée, comme celle de Jésus à Nazareth.

CONFÉRENCE D’ACTUALITÉS

Saint pie x victorieux à un contre trois. Ce titre génial est l’expression d’une vérité absolue et très réconfortante, alors que l’on pourrait se décourager du paroxysme de la lutte que le diable livre à l’Immaculée, en vainqueur, mais pour un temps seulement. Les trois hommes forts du concile Vatican II sont inséparables nous dit frère Bruno, ils ont beau être “ canonisés ” et faire nombre, la foi de saint Pie X, et de l’abbé de Nantes qui fut son disciple, les a vaincus (1 Jn 5, 4).

Ces trois Papes qui voulurent ouvrir l’Église au monde savaient qu’ils le voulaient à l’encontre de la Tradition de l’Église, et de son dernier, mais très éminent représentant, saint Pie X. Ils ne lui pardonnèrent jamais d’avoir démasqué et condamné le modernisme et le progressisme, hérésies cléricales qui recrutaient dans le vivier politique d’une «  démocratie chrétienne  » elle-même condamnée par saint Pie X. Alors, entre ces trois canonisations de Papes obtenues à force de mensonges, de forfaiture, sans parler des autres vilenies, et celle de saint Pie X, le Souverain Pontife des vraies, des surnaturelles et des salutaires réformes religieuses et politiques dans l’Église, sans parler des miracles de son vivant, la cause est entendue. La foi pure de Pie X est victorieuse de la foi falsifiée des trois autres.

Notre-Dame de Fatima, sachant que la contrefaçon du christianisme s’imposerait à partir de «  1960  » par tout un Concile, est descendue sur terre en avant-garde (1917, 1925, 1929), pour venir en aide au Saint-Père, le réorienter et lui communiquer la foi eucharistique et mariale, le souci des Églises et de la Chrétienté d’un saint Pie X. C’est dans cette lumière qui est celle de Dieu que notre frère Prieur a déployé ses actualités.

ACTUALITÉS RELIGIEUSES.

Deux «  Saints-Pères  » les dominent. “ Saint ” Jean-Paul Ier, «  saint Pie X redivivus  » qui voulait aller à Fatima pour satisfaire à toutes les demandes de Notre-Dame. Frère Bruno nous révèle sa fermeté face au scandale financier qui le frappa alors qu’il était jeune évêque de Vittorio Veneto; sa miséricordieuse bonté aussi à l’égard des malheureux prêtres responsables, qui alla jusqu’à prendre leur défense, alors que repentants, ils étaient tant et plus calomniés… Admirable, émouvant… Pas de suicides sous l’épiscopat d’un tel saint… Avant même de mourir “ martyr de ses frères ”, le Bon Dieu agréant sa volonté de consacrer la Russie, il eut la grâce de recevoir la conversion du patriarche Nikodim, en premier-né d’une multitude… Le Saint-Père Jean-Paul Ier n’a pas fini de faire parler de lui  ; l’Église en a gardé la nostalgie…

Et le pape François  ? Il vacille plus que jamais, et semble donner à fond dans les orientations conciliaires et la politique de ses trois funestes prédécesseurs. «  Les travaux du Synode consacré à la jeunesse sous le titre  : Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel se sont déroulés “ dans un climat pesant  ”.  » (Jean-Marie Guénois) Dans son discours d’ouverture, le pape François a imité Jean XXIII ouvrant le concile Vatican II en condamnant «  les prophètes de malheur  », et en exprimant une «  chaleureuse bienvenue  » à deux évêques de Chine continentale participant pour «  la première fois  » à un synode romain. «  Les deux évêques de l’Église patriotique, excommuniés  ? avec femmes et enfants  ?  »

Que deviendra cet appel du pape François à «  réveiller, renouveler la capacité de rêver (sic) et d’espérer  », alors que partout la violence juvénile assassine, ou menace de mort les professeurs, alors que les démocraties européennes établissent des législations antifamiliales, contre nature, et s’apprêtent «  à marchandiser l’être humain  »  : Procréation médicalement assistée pour couples de femmes  ; bientôt la gestation pour autrui, etc. Les évêques de France, experts en humanité en ont écrit 122 pages, sans parler de Dieu  ! N’attendez donc pas qu’ils s’expriment avec une vigueur prophétique. Voici Mgr ­d’Ornellas “ dans son plus vigoureux ”  : «  Notre attitude, n’est pas d’être “ contre ”. Mais nous sommes pour la dignité de la procréation.  »

Ils vont en parler à Macron, et tout va s’arranger, évidemment…

Le pire, c’est l’accord que le Pape vient de passer avec la Chine et qui ordonne aux catholiques qui ont toujours été fidèles à Rome de se rallier et de ne plus faire qu’un seul corps avec les traîtres et les fonctionnaires de «  l’Église patriotique  ».

«  Le cardinal Zen évoque les sept évêques nommés par Pékin en janvier sans l’aval de Rome. Le Pape annonce leur validation par l’Église catholique, malgré l’excommunication de trois d’entre eux dans le passé. “ Comment pouvez-vous dire  : Ce sont des pasteurs, vous devez obéir à ces personnes  ? ” interroge le cardinal, qui s’inquiète aussi du sort réservé aux actuels trente évêques clandestins. Devront-ils rejoindre l’organisation officielle  ? Ce qui revient à ce dilemme  : “ Suivre le Saint-Père et trahir la foi  ? Conserver sa foi et combattre le Saint-Père  ? ” Ce fut précisément «  la grande affaire  », le grand tourment de l’abbé de Nantes, sa vie durant. C’est la première fois que je la vois formulée à l’identique par un cardinal  !  »

Le livre-entretien du pape François  : C’est ma Mère. Rencontre avec Marie, est plus que navrant. C’est une justification de Medjugorge, des “ miracles ” qui s’y déroulent, du “ bien ” qu’en éprouvent les pèlerins. François déplore seulement un «  manque de discernement  ». De Mgr Zanic probablement  ? qui après une enquête très sérieuse a conclu, lui et ses successeurs d’ailleurs, à l’illusion diabolique de ces prétendues apparitions… Le Pape se fait une certaine idée de la Vierge Marie, il n’aime pas l’entendre parler ni programmer ses apparitions… «  Pas d’agenda  » pour la Sainte Vierge  ? Mais si  ! Frère Bruno lui répond par Notre-Dame de Fatima et le divin miracle du soleil (13 octobre 1917), annoncé plusieurs mois à l’avance.

Pourtant, durant ce mois d’octobre, le pape ­François est allé au-devant des intentions de la «  Reine du Rosaire  », en demandant aux fidèles du monde entier de réciter le chapelet tous les jours pour «  demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel archange de protéger l’Église contre le Diable qui tente toujours de nous séparer de Dieu et de nous diviser entre nous  ». Il ordonna donc de réciter l’antique prière du Sub tuum præsidium, et celle à saint Michel composée par Léon XIII pour la conversion de la Russie.

ACTUALITÉS POLITIQUES.

Dès que le Saint-Père s’avance dans la voie de l’obéissance vis-à-vis de Notre-Dame, nous dit frère Bruno, il en résulte une amélioration de la situation internationale, par le truchement de la Russie et de son président, médiateur de paix. La situation en Syrie est sous contrôle des Russes, et dans la voie d’un processus pacificateur pour ce qui est de la région d’Idlib.

En suivant les analyses de Bernard Lugan dans L’Afrique réelle, n° 106, octobre 2018, frère Bruno nous fait assister à la reprise en main de l’Afrique par la Russie, au rebours des méthodes mercantiles chinoises ou de celles moralisatrices et démocratiques des Français. C’est l’équivalent de la «  Pax romana  », en attendant son accomplissement catholique, définitif, par la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, qui rendra la paix et la foi à ce continent, comme à tous les autres.

«  La Russie “ a décidé de se placer au cœur des seules véritables structures de pouvoir et d’influence, à savoir les forces armées. Sa méthode est simple  : elle consiste dans la fourniture d’armement avec naturellement les techniciens chargés de l’instruction et de la maintenance. Ainsi, peu à peu, Moscou prend pied dans les cercles du vrai pouvoir. ”  »

Alors que les présidents Sarkozy et Hollande ont multiplié les erreurs et les fautes criminelles en Afrique et en République Centrafricaine surtout «  en quelques semaines, avec moins de deux cents hommes, la Russie aura donc peut-être réussi là où la France avec ses opérations successives et ses milliers d’hommes s’est embourbée en raison des a priori moraux de sa classe politique. Sur le terrain, la Russie a acheté Berengo, l’ancienne résidence de l’empereur Bokassa. Située à 70 km de Bangui, sa piste d’aviation qui va être modernisée et agrandie présente l’immense avantage, à la différence de celle de Bangui, de ne pas être encerclée au milieu de la population. La prochaine étape de l’installation russe dans le pays sera l’ancien Camp Leclerc à Bouar. Désormais, la Russie est au cœur du continent. Une grande victoire géostratégique  », doublée d’une victoire diplomatique par la réconciliation de deux irréconciliables adversaires, la République Centrafricaine et le Soudan.

Si le Pape pouvait prendre la mesure du poids politique, du bonheur temporel des peuples, sans parler de l’éternel, attachée à cette obéissance de la foi que lui demande Notre-Dame de Fatima pour le salut de tous, il y consentirait volontiers… C’est pourquoi frère Bruno veut que par «  une inlassable prière  », nous hâtions le moment où les écailles (Ac 9, 18) lui tombant des yeux, le Saint-Père reviendra de son aveuglement. Et puisqu’il aime à mettre ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, il marchera à la suite de saint Jean-Paul Ier, en allant à Fatima pour obéir à la Sainte Vierge et la faire enfin nous sourire et combler de bénédictions…

Messe du Cœur Immaculé de Marie à 11 heures grâce à notre “ Bon Pasteur ” préféré. Frère Bruno reçut les actes d’allégeance, puis il nous adressa le sermon suivant  : Très Saint-Père, songez à l’honneur de notre Dieu (Liber I, p. 100-102). En voici un extrait, mais c’est bien sûr qu’une grâce passe à écouter l’ensemble lu par notre frère Bruno  :

«  Je prie pour que Vous soyez enfin saisi par la vue splendide de l’Église des siècles et que Vous vous exclamiez, à l’encontre même de vos discours préparés et de vos antipathies  : “ Que tes tentes sont belles, ô Jacob, et tes demeures, Israël  ! ” Que la “ bienheureuse vision de paix ” d’une humanité rassemblée d’Orient et d’Occident, selon les prophéties d’Isaïe, dans l’Unique Église Vous donne enfin le courage des décisions héroïques d’une très nécessaire Contre-­Réforme. Laissez tomber les rêves d’une politique universelle sans Christ et sans Dieu, pour Vous occuper de votre seule Église, l’Église du Christ, en priant  : Adveniat Regnum tuum.  »

Chapelet d’action de grâces, et fin d’une session qui s’est merveilleusement bien déroulée. Frère Bruno était surtout très content de l’attention des jeunes gens pendant les conférences, et de ce qu’ils n’hésitaient pas à en parler entre eux ensuite, lors des repas, signe de maturité qui ne trompe pas. La gravité de la situation dans l’Église et le monde y aide, mais tout est grâce, et ils ont bien profité de celle qui leur était offerte par notre frère Prieur pendant ces trois jours. Merci à tous ceux et celles qui furent les relais de cette circumincessante charité qui s’origine dans le cœur de notre bienheureux Père…

frère Philippe de la Face de Dieu.