La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 153 – Juillet 2015

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

MESSAGES DE PAIX

LA paix  ? Les chrétiens la bêlent, comme les juifs au temps du prophète Jérémie  : «  “ Paix  ! Paix  ! ” alors qu’il n’y a point de paix.  » (Jr 8, 11) Chaque dimanche à la messe, quand arrive le chant de “ l’Agneau de Dieu  ”  : en avant la musique, tapez dans vos mains, “ one more a time  ”… une pénible joie électrique réveille une assemblée moribonde, mais sans lui communiquer les émotions d’une adoration humble et reconnaissante. «  C’est la paix, c’est la paix, c’est la paix…  » C’est “ la paix ” qui supplante «  l’Agneau de Dieu  » et son sacrifice d’amour rédempteur. “ Que c’est triste… ”

Dans l’Église ou dans le monde, qui comprend la paix, la vraie, celle qui vient de Dieu  ? Qui nous la montre à l’œuvre, hier comme aujourd’hui  ? Qui rappelle sans cesse les conditions concrètes, politiques et religieuses, de sa victoire finale  ? Qui dans l’Église travaille à la mettre en œuvre, concrètement, malgré tant d’oppositions sournoises  ? Qui dans le monde la défend, seul contre tous  ? La réponse à ces questions d’une actualité de plus en plus tragique se trouve dans les articles de ce numéro.

FATIMA, «  VICTOIRE SUR LE MAL  ».

Le «  message de paix  » qu’hier Dieu voulait offrir à son peuple au nom du Christ Jésus (cf. Lc 19, 41-42), il l’offre encore à son Église catholique aujourd’hui, mais au seul nom de Marie, et pour la plus grande gloire de son Cœur Immaculé  : c’est le message de Notre-Dame de Fatima. Est-ce qu’il demeure encore caché aux yeux du Saint-Père  ? Malgré les apparences, non.

L’éditorial de notre frère Bruno (cf. François, ami de l’époux) nous prouve de la plus aimable manière que le Pape y prépare son peuple en commençant par ramener la paix dans les familles… Cet incomparable “ ami de l’Époux  ” est d’une extrême délicatesse, il sait bien que “ l’Épouse ” est malade, que le mal d’orgueil est encore bien virulent en certaines parties de son corps et de son esprit. Il lui parle donc doucement, selon ses modes à elle, avec des mots simples qui la fassent progresser, sans qu’elle regimbe… C’est l’Esprit-Saint qui assiste François dans cette rééducation  ; l’un et l’autre, une fois de plus, trompent tous les “ savants ”, ceux de gauche comme ceux de droite…

Notre frère Prieur le fait remarquer, c’est toute la doctrine catholique, subvertie par Vatican II, qui se trouve ainsi, mine de rien, rétablie. Une fois de plus, sur un sujet primordial, comme celui de la famille, la communion de pensées entre Georges de Nantes, théologien de la Contre-Réforme catholique et le pape François, est profonde. Notre joie demeure, c’est celle du “ petit troupeau ” fidèle…

Dans l’Église, les oppositions et résistances que rencontre François sont légion… mais plus encore dans un monde qui prépare activement la guerre. Notre frère Prieur évoque ce drame en deux pages où tout est dit de l’essentiel des faits et des principaux acteurs.

D’ores et déjà, il nous montre combien le Saint-Père est «  artisan de paix  », très prudent, car la situation est tellement complexe, et si mal engagée, en Ukraine comme au Moyen-Orient. On aime à voir que, dans cette lutte pour la paix, le Pape n’est pas seul face aux loups. Il peut compter, et il compte effectivement, sur l’aide du «  guerrier du Nord  », Vladimir Poutine, et sur la Sainte Russie, seuls défenseurs des chrétiens du Moyen-Orient, et du droit des musulmans de bonne volonté en Syrie. Cette alliance objective se déclare maintenant officiellement  ; c’est un signe fort qui prouve que le pape François ou le bon Esprit qui le guide, ou l’un et l’autre, disposent les événements et préparent l’Église au grand acte de la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. En 2017  ? «  Ce sera tard  », mais cette «  victoire sur le mal  », dont le pape François est sûr et certain, s’imposera, ex opere operato par la seule obéissance de sa foi en Notre-Dame de Fatima  ; grande obéissance à laquelle nous pouvons joindre les petites nôtres pour l’y aider effectivement, ainsi le veut le beau mystère de la communion des saints…

LE SYLLABUS, SALUT DE L’ÉGLISE ET PAIX DU MONDE.

Fort de l’appui des CRC paternelles et des études de notre frère Bruno, frère François, a magistralement fêté les cent cinquante ans du Syllabus (cf. supra), en nous dévoilant ses tenants et aboutissants. Ce texte du Magistère est bien plus que le catalogue analytique des erreurs modernes. C’est un cri de guerre victorieux contre les ennemis de Dieu, ceux de l’extérieur, et plus encore ceux de l’intérieur. Dans cette guerre qui commence, et en avant de toutes les batailles perdues, le Syllabus, apparaît comme la charte du salut de l’Église et de la paix dans le monde. Frère François le replace dans ce contexte d’Apocalypse, et nous donne à entendre, citations précises à l’appui, que deux familles d’esprit se disputent la Cité de Dieu depuis la Révolution française. La première veut tout récapituler dans le Christ, et pour cela partir jusqu’aux périphéries du monde pour prêcher la Bonne Nouvelle du salut, l’Évangile de la paix aux hommes de bonne volonté, se battre contre le Prince de ce monde, les institutions et les hommes qui se réclament de lui. C’est une lignée de saints Pontifes, qu’il s’agisse des papes Grégoire XVI, Pie IX, Pie X, et même un peu Pie XII. Sans oublier Mgr Freppel qui domine la question avec autant de science politique que de courage, ni non plus la messagère du Ciel, la bienheureuse Marie du Divin Cœur qui, elle, la domine au Nom du Cœur de Jésus.

Contre eux se sont dressés les libéraux catholiques. Las de lutter contre le monde, soucieux de penser comme le grand nombre en raison du confort qui en résulte, ils veulent à toute force rallier l’Église à un monde antichrist. Du prophète apostat Lamennais en passant par Montalembert, Lacordaire, Dupanloup puis Léon XIII, on aboutit à Jean XXIII, Paul VI et au concile Vatican II en sa virulente Déclaration sur le droit social à la liberté religieuse, l’anti-Syllabus par excellence. Ensuite c’est un parcours d’ “ astres errants ”, dans la surchauffe médiatique pour Jean-Paul II ou la froideur germanique du rationaliste Benoît XVI. Cette mauvaise tige s’est fait gloire de prendre le contre-pied des saints Papes, évêques, prêtres, et bons laïcs, défenseurs de l’Église des temps passés. Ils ont prétendu faire mieux qu’eux, et ils n’ont réussi qu’à ruiner de fond en comble les nations chrétiennes, comme la catholique Espagne par exemple.

Et le pape François  ? Notre frère montre qu’il a la foi et la charité apostolique, c’est l’unique nécessaire dont tout découle comme notre frère le signale en citant notre bienheureux Père. Quand François aura passé la main à Notre-Dame de Fatima, et qui sait s’il ne l’a déjà fait dans son cœur, le Syllabus se révélera dans toute sa plénitude, comme la charte d’un nouvel ordre mondial dans la foi, la paix et la charité du Christ.

LA PAIX DE NOS MARINS ET MISSIONNAIRES.

Un délicieux article, très documenté, vous donne de revivre la visite que la Permanence fit au Musée de la Marine le 30 mai dernier. De quoi vous faire regretter de ne pas être Parisien… Pour vous consoler, frère François vous résume le passionnant exposé que l’Ingénieur Général de l’Armement Delcourt fit à cette occasion sur nos “ Marins et Missionnaires d’Océanie ” (cf. supra). Cette œuvre admirable des maristes du Père Colin soutenu par la Royale, est un exemple concret, aimable, à connaître par cœur pour démontrer comment, hier comme aujourd’hui, l’Évangélisation va de l’avant, et vite, sur les ailes de la Mission et de la Colonisation.

Cet article et la merveilleuse histoire qu’il raconte pourraient servir de préambule au schéma sur les Missions d’un concile Vatican III restaurateur.

NOS CAMPS DE JEUNES ENTRE GUERRE ET PAIX.

La paix qui règne ordinairement dans nos camps pour le bonheur de tous – frère Gérard y veille de près – nos jeunes gens, vont cette année encore en apprécier le prix, au gré des visites des champs de bataille de l’année 1915… C’est donc le sang versé par leurs arrière-grands-pères qu’ils vont vénérer durant cet été, car ce fut, et c’est toujours le sang du «  plus grand amour  »… Le général Pétain a tellement bien compris le motif profond de leur sacrifice  :

«  Nos paysans, qui formaient le fond de notre armée, savaient que les moissons ne viennent que du labeur et du sacrifice des hommes. Ils ne s’étonnaient donc pas à Verdun d’avoir à donner leur vie pour sauvegarder la terre où ils étaient nés. Le sentiment religieux était profondément enraciné chez beaucoup de paysans. Leur foi ne séparait pas Dieu de la Patrie.  »

C’est au feu de cette vénération et de cette même sagesse que notre bienheureux Père a embrasé le cœur et l’esprit de nos frères Bruno et Gérard  ; c’est cette vive flamme qu’ils ne cessent de nous communiquer. Elle ne s’éteindra plus, car impossible pour les «  grandes eaux  », même celles d’une République laïque et anticléricale «  d’éteindre l’amour  » (cf. Ct 8, 7), l’amour de millions de soldats morts pour la Patrie et qui attendent encore le jour de la résurrection française. Sous la guide de nos frères et grâce à leur enseignement, nos jeunes gens en sont les prémices  ; ils le préparent, ce beau jour, qui sera aussi celui de la réhabilitation et de la glorification du chef incontesté de tous ces preux soldats  : Philippe Pétain, maréchal de France et chef de l’État.

DE LA FÊTE-DIEU À CELLE DU SACRÉ-CŒUR

Pour sa fête, le dimanche 7 juin, outre le beau soleil de Champagne, Jésus-Hostie avait attiré à lui une petite foule de bons amis et de bons enfants. Un oncle curé célébra dignement et put ainsi donner la première communion à une petite-nièce, et recevoir d’une autre sa profession de foi. Le reposoir magnifiquement décoré avait été dressé à l’entrée de la maison Saint-Joseph. Les moustiques du parc ont dû s’en désoler, tandis que sur les graviers les genoux de tous ont fait pénitence. Si ceux des parents sont restés stoïques, ceux des petits ont trouvé mille astuces pour prier sans douleur…

Magnifique procession au chant séculaire du Lauda Sion, puis petit sermon de circonstance prononcé par notre frère Bruno pour encourager les enfants, les tout-petits surtout, à venir embrasser Jésus-Hostie… Charme de cette triple prédication, de notre frère, de notre bienheureux Père, et du Saint-Père, tous trois célébrant qui le trésor qu’est la Sainte Eucharistie, qui le trésor que sont les enfants, si purs que leurs anges voient la Face de Dieu dans le Ciel (cf. Mt 18, 7)…

Après les vêpres solennelles du Saint-Sacrement, et avant le chant final du triomphal “ Parle, commande, règne  ! ” frère Bruno nous fit un remarquable sermon sur “ Les trois nourritures ” dont Dieu rassasia son peuple à chaque étape de sa vie  : la manne de l’Ancien Testament, l’Eucharistie du Nouveau, le mystérieux fruit de l’arbre de vie du Paradis (Ap 22, 2). Notre frère mit ensuite en lumière les prodigieuses correspondances entre Fatima et l’Apocalypse, sous le rapport de la Sainte Eucharistie. Les paroles inspirées viennent en renfort de la dévotion mariale, tandis que celles de Fatima les actualisent. C’est ainsi que frère Bruno nous fit profiter de sa connaissance de la Sainte Écriture, et qu’il vint au secours de la faiblesse de notre esprit par trop superficiel… Bienheureux donc les abonnés aux logia

13 JUIN  : FÊTE DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE.

Grand-messe de communauté, et homélie de frère Bruno nous encourageant à redevenir petits enfants pour oser dire  : “ Je vous aime, ô Marie ”. C’est une invention de l’abbé de Nantes, bien sûr, encore une  ! Mais c’est aussi une parole de Dieu, d’hier et d’aujourd’hui. «  Pensez-y  »  :

«  “ Yahweh, mon cœur n’est pas exalté, et je ne regarde pas au-dessus de moi. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de merveilles qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence  ; comme un petit enfant sevré sur le sein de sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. Repose-toi, Israël, en Yahweh, dès maintenant et à jamais  !  » (Ps 131, 1-3)

«  Cette attitude filiale sera celle de Jésus, en qui et par qui se révèle pleinement la tendresse de Dieu, sur le sein de sa Mère, de sa Divine Mère qui éprouve pour lui le frémissement de ses entrailles et rend ainsi à son Dieu amour pour amour  ! Elle est la première créature à le faire  !

«  C’est la raison pour laquelle Dieu “ veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ”, comme un relais capable de restaurer la sagesse et la miséricorde, la grâce divine dans l’Église, dans le cœur de notre sainte Mère l’Église romaine, et de l’étendre à toute l’humanité, par la consécration de la Russie…  »

14 JUIN  : SOLENNITÉ DU SACRÉ-CŒUR.

Nos amis s’étant répartis dans les ermitages de Fons, Frébourg et Magé, la maison Saint-Joseph était pour ainsi dire trop grande, mais que de grâces certaines nos amis et enfants y reçurent en quelques heures à peine…

Grand-messe chantée à 11 heures, prodigieuse homélie sur le “ Divin Cœur de Jésus-Marie ”. Avec le glaive de la parole de Dieu notre frère Prieur confondit les esprits forts qui se piquent d’avoir une foi adulte, éclairée, et qui pour cette raison raisonnante méprisent le Sacré-Cœur. Non  ! Cette dévotion est biblique, notre frère le prouve le plus aimablement du monde par un florilège de nombreuses citations de la Sainte Écriture. Notre religion est cordiale, Jésus l’a prêchée, elle a été accomplie par lui seul à la perfection, jusqu’à la mort, puis prêchée et prolongée par l’Église apostolique après sa résurrection, vécue par des générations et des générations de chrétiens… dans la joie, et le plus souvent aussi dans les combats contre les esprits prétendument raisonnables des pseudo-savants…

En ces temps de calamités, poursuivit notre frère, nous devons nous présenter à Dieu avec un cœur broyé, bien disposé, pur. Grâce que seul Notre-Seigneur peut nous donner, par la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Tel est l’enseignement de notre bienheureux Père à la suite des saints du dix-neuvième siècle, le curé d’Ars, l’abbé des Genettes, et un autre que notre frère nous fit davantage connaître et aimer, le Père Colin, fondateur des maristes. Lui aussi avait compris la raison profonde du recours au Cœur Immaculé de Marie  :

«  Aujourd’hui, toutes les vérités sont attaquées. Je ne puis m’empêcher de dire que nous sommes à la fin des temps, à cette époque dont Jésus disait  : “ Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre   ? ” (Lc 18, 8)  »

Au retour de la procession, l’homélie de frère Bruno  : “ Les Béatitudes ”, nous révéla l’ampleur du dessein que le pape François poursuit quand il nous recommande de marcher «  à contre-courant de ce qui se fait dans le monde  »  :

«  Comme le nom qu’il a choisi l’indique, notre Saint-Père le pape François est vraiment…franciscain  ! À la suite de saint Bonaventure que notre Père nous a fait connaître dans son Esthétique mystique, il nous enseigne que “ toute créature clame la génération éternelle ” du Verbe. Aussi met-il Jésus au centre de tout, non seulement du monde surnaturel, de la vie mystique, mais de l’écologie, de la métaphysique et de l’histoire, mais de l’univers sensible.  »

Le Saint-Père veut reconstruire la société à partir des Béatitudes, rien de moins. C’est une nouvelle “ vision du monde ”, célestielle, franciscaine, dans la lumière de la foi et de l’amour de Dieu qui laisse bien loin derrière elle, dans les ténèbres, les pesantes et sanglantes “ Weltanschauungen ” des maîtres ­penseurs allemands, ou encore celle prétendument “ raisonnable ” du pape émérite…

Après les vêpres solennelles du Sacré-Cœur chantées à l’unisson avec la foule, l’homélie sur “ Les enfants  ” nous transmit les enseignements de la sixième catéchèse du pape François sur la famille. Simple retour au bon sens, mais quel mérite, quel charme évangélique, quelle simplicité profonde, après cinquante ans de vaine et subversive jactance (cf. ­Gaudium et Spes )  :

«  Un enfant est un enfant  : une vie engendrée par nous, mais destinée à lui, à son bien, au bien de la famille, de la société, de toute l’humanité.

«  C’est de là que vient aussi la profondeur de l’expérience humaine d’être fils ou fille, qui nous permet de découvrir la dimension plus gratuite de l’amour, qui n’a jamais fini de nous étonner. C’est la beauté d’être aimés en premier  : les enfants sont aimés avant d’arriver. Je rencontre très souvent, sur la place Saint-Pierre, des mamans qui me montrent leur ventre et me demandent la bénédiction… Ces enfants sont aimés avant de venir au monde. Et cela, c’est la gratuité, c’est l’amour  ; ils sont aimés avant leur naissance, comme l’amour de Dieu qui nous aime toujours en premier. Ils sont aimés avant d’avoir fait quoi que ce soit pour le mériter, avant de savoir parler ou penser, et même carrément avant de venir au monde  !

«  Être enfant est la condition fondamentale pour connaître l’amour de Dieu, qui est la source ultime de ce véritable miracle.  »

Là, encore une fois, parfait accord entre le pape François, et Georges de Nantes dans son ouvrage le plus polémique  : “ Vatican II, Autodafé  ” (p. 512).

Si les évêques et les prêtres voulaient vraiment renouveler la face de leur diocèse ou de leur paroisse, et vite, il leur suffirait d’imiter frère Bruno, d’écouter, de comprendre, et de répercuter les enseignements du pape François, de le montrer aussi, afin que le charme de sa présence paternelle réconforte et embrase les cœurs. Hélas  ! il faut bien l’avouer, la prédication apostolique du Saint-Père rencontre peu d’échos dans le haut clergé  ; preuve que le bon esprit de François, évangélique, et l’esprit de Contre-Réforme c’est tout un, se heurte à un autre esprit…

LE SIGNE DE LA COLOMBE.

Si l’Église enseignante regimbe, l’Église enseignée, plus docile, emboîte le pas au Saint-Père. En voici une preuve parmi beaucoup d’autres, glanée dans une lettre de nos sœurs  :

Une jeune phalangiste, «  bien impliquée dans l’organisation de l’adoration eucharistique de sa paroisse, avait suggéré à son curé d’organiser une procession pour la Fête-Dieu. Le curé était pour, mais il était trop tard pour prévenir les paroissiens et demander à la municipalité de circuler dans la rue. Du coup, le curé a remplacé la procession par les vêpres et un salut du Saint-Sacrement. Les paroissiens étaient tellement heureux qu’ils l’ont supplié  : “ On ne pourrait pas faire ça une fois par mois  ? ”  »

Oui, Jésus revient  ! Sur les pas de son vicaire et à sa parole le petit troupeau fidèle suit son Bon Pasteur… La marche en avant est commencée, lente peut-être, mais irrésistible, c’est une sortie (cf. Jn 10, 2-4) de Vatican II – village, direction Fatima. En avant toute  !

Nous aussi nous avions un Bon Pasteur, “ comme on sait les faire chez nous ”… C’est lui qui tendit Jésus-Hostie à embrasser à nos petits enfants ravis, et c’est toujours avec Lui, que rayonnant de joie sacerdotale, il nous bénit tous… Dans la paix de cette fin d’après-midi, les amis durent se faire violence pour nous quitter… Mais il le fallait bien, chacun devant s’activer, aussi bien les frères, les sœurs, que nos amis dévoués, pour la préparation des camps tout proches… Encore une aventure pour le bon déroulement de laquelle nous sollicitons le secours de vos bonnes prières…

frère Philippe de la Face de Dieu.