La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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CINQUIÈME HÉRÉSIE
Erreur d’un au-delà perdu hors de l’espace et du temps,
d’un Christ désincarné et d’un Royaume évanescent

ARGUMENT

NOUS sommes très secoués dans notre foi et dans notre confiance en l’Église, par le double choc de la modernité de ce Catéchisme qui dépasse notre intelligence de la Vérité dogmatique et qui brise avec le trésor vivant de notre Tradition catholique. Ici, nous ressentons une déchirure, comme un schisme, et là, une spéculation gnostique, comme une hérésie.

Qu’il s’agisse des rapports surnaturels de Dieu avec nous, tout de prédestination et de grâce, ou de nos relations avec le Verbe incarné, Jésus-Christ, nous appelant à Le suivre en portant notre croix avec Lui pour être sauvés, puis du drame de sa douloureuse Passion subie de la part des méchants pour la rédemption du monde, nous n’avons pu accepter que le CEC fasse litière de l’Écriture sainte, avec une audace malhonnête et mensongère, ni qu’il méprise et contredise toute la Tradition vivante, parlante, édifiante des siècles, pour enfin rompre insolemment avec notre propre religion populaire, universelle. Tel est le schisme dans lequel ce Catéchisme se baigne avec délices et perversité. Cela nous paraît sacrilège.

Si encore c’était pour que la Révélation divine nous parle et nous émeuve davantage, qu’elle nous soit plus accessible et nous élève dans les splendeurs de Dieu  ! Mais c’est tout au rebours. À chacun des articles du Credo, nos convictions immémoriales, notre mentalité catholique commune, sont brisées, anéanties et remplacées par des théories abstraites, point du tout cohérentes avec notre foi mais bien plutôt contraires ou étrangères à sa divine Vérité et clarté. C’est une hérésie multiforme qui se poursuit et se complique d’un chapitre à l’autre, nous laissant sidérés et malheureux. C’est une gnose intellectuelle, une vision optimiste, démobilisatrice et sans amour, où Dieu parle de moins en moins et l’homme se replie sur son moi envahissant. C’est une suite d’hérésies menant à l’apostasie.

Or donc que Jésus a achevé sa course, ayant sauvé tous les hommes, dès maintenant et pour toujours, nous nous demandons ce qu’on va nous raconter de paradoxal, concernant son futur et le nôtre. L’épreuve sera décisive. Si nos traditions et nos sentiments sont encore bouleversés, ce sera le désespoir, ou la glissade avec tous dans cette religion chimérique de l’homme se faisant le centre du monde et se donnant gloire à lui-même sans plus de souci de Dieu, de son Ciel et de l’enfer même…

Et c’est précisément ce qui arrive  !

La Résurrection, événement historique et transcendant

644. Même mis devant la réalité de Jésus ressuscité, les disciples doutent encore, tellement la chose leur paraît impossible  : ils croient voir un esprit (…). C’est pourquoi l’hypothèse selon laquelle la Résurrection aurait été un “produit” de la foi (ou de la crédulité) des apôtres est sans consistance. Bien au contraire, leur foi dans la Résurrection est née – sous l’action de la grâce divine – de l’expérience directe de la réalité de Jésus ressuscité.

Voilà qui paraît décisif et me réjouit dans ma vieille foi ancestrale, me disant  : S’Il a repris son Corps avec une telle Vérité, un tel réalisme, ce n’est pas pour le dissoudre et le perdre ni demain ni jamais. Ainsi l’avenir devant nous est sûr, d’un Royaume de Dieu complet et ravissant. Hélas  ! Le CEC a vite fait d’éteindre cette flamme  :

645. Jésus ressuscité établit avec ses disciples des rapports directs, à travers le toucher et le partage du repas. Il les invite par là à reconnaître qu’Il n’est pas un esprit mais surtout à constater que le corps ressuscité avec lequel Il se présente à eux est le même qui a été martyrisé et crucifié puisqu’Il porte encore les traces de sa passion. Ce corps authentique et réel possède pourtant en même temps les propriétés nouvelles d’un corps glorieux  : Il n’est plus situé dans l’espace et le temps, mais peut se rendre présent à sa guise où et quand Il veut car son humanité ne peut plus être retenue sur terre et n’appartient plus qu’au domaine divin du Père. Pour cette raison aussi Jésus ressuscité est souverainement libre d’apparaître comme Il veut  : sous l’apparence d’un jardinier ou «  sous d’autres traits  » (Mc 16, 12) que ceux qui étaient familiers aux disciples, afin précisément de susciter leur foi.

Là, je renâcle sous l’expression Il n’est plus situé dans l’espace et le temps. Cela peut paraît très savant, très nouveau, mais précisément  : 1° On envoie promener avec dédain le langage, la compréhension, les représentations traditionnelles du Mystère qui font vivre l’espérance de l’Église depuis deux mille ans. C’est schismatique déjà. 2° On joue sur les deux tableaux, de l’ancien langage et de ses interprétations ésotériques, sans s’émouvoir de leur incohérence et même de leur permanente contradiction. Ce jeu équivoque dissimule l’insuffisance évidente de la gnose nouvelle à expliquer ce qu’est aujourd’hui l’état du Ressuscité “hors de l’espace et du temps”. Ce qui demeure ainsi impensable et qui défie le dogme catholique est hérétique et c’en est assez pour qu’on le refuse.

La suite confirme nos critiques  :

646. La Résurrection du Christ ne fut pas un retour à la vie terrestre, comme ce fut le cas pour les résurrections qu’Il avait accomplies avant Pâques  : la fille de Jaïre, le jeune homme de Naïm, Lazare. Ces faits étaient des événements miraculeux, mais les personnes miraculées retrouvaient, par le pouvoir de Jésus, une vie terrestre «  ordinaire  ». À un certain moment, ils mourront de nouveau. La Résurrection du Christ est essentiellement différente. Dans son corps ressuscité, Il passe de l’état de mort à une autre vie au-delà du temps et de l’espace. Le corps de Jésus est, dans la Résurrection, rempli de la puissance du Saint-Esprit  ; Il participe à la vie divine dans l’état de sa gloire, si bien que S. Paul peut dire du Christ qu’Il est «  l’homme céleste  ».

Tout cet alignement de propositions sans suite logique, sans cohérence réaliste, est de pure divagation intellectuelle autour du fait de la Résurrection, mais l’éliminant progressivement pour ne laisser de réalité au Christ que spirituelle, sans lieu ni consistance, sans durée et synchronie ni rapports corporels ou intellectuels avec d’autres êtres semblables à Lui.

De fait, on en arrive à une logomachie sans plus aucun support historique ni physique.

655. Dans l’attente de la résurrection future, le Christ ressuscité vit dans le cœur de ses fidèles. En Lui, les chrétiens «  goûtent aux forces du monde à venir  » et leur vie est entraînée par le Christ au sein de la Vie divine.

Tout cela ne veut plus rien dire…

Mais voici l’Ascension. Pour un nulle part ailleurs.

659. «  Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et Il s’assit à la droite de Dieu  » (Mc 16, 19). Le Corps du Christ a été glorifié dès l’instant de sa Résurrection comme le prouvent les propriétés nouvelles et surnaturelles dont jouit désormais son Corps en permanence. Mais pendant les quarante jours où il va manger et boire familièrement avec ses disciples et les instruire sur le Royaume, sa gloire reste encore voilée sous les traits d’une humanité ordinaire. La dernière apparition de Jésus se termine par l’entrée irréversible de son humanité dans la gloire divine symbolisée par la nuée et par le ciel où Il siège désormais à la droite de Dieu. Ce n’est que de manière tout à fait exceptionnelle et unique qu’Il se montrera à Paul «  comme à l’avorton  » (1 Co 15, 8) en une dernière apparition qui le constitue apôtre.

Qu’est-ce que cette entrée irréversible de son humanité dans la gloire divine  ? Et cette irréversibilité (sic  !) aussitôt contredite par le retour de Jésus, dont on nous assure qu’il fut exceptionnel, lors de l’apparition à saint Paul sur le chemin de Damas  ! Et plus gravement encore, par la parole des anges, dans le récit même de l’Ascension, démentant cette irréversibilité prétendue  : «  Ce même Jésus, qui vous a été enlevé, reviendra de la même manière dont vous l’avez vu partir vers le ciel.  » (Act 1, 11)

Peut-on se moquer à ce point de la Parole divine et du témoignage apostolique  ? arrangeant cette gnose nouvelle avec la foi, en mélangeant tout confusément comme ici  :

665. L’ascension du Christ marque l’entrée définitive de l’humanité (  !) de Jésus dans le domaine céleste de Dieu (sic  !) d’où Il reviendra, mais qui, entre-temps, Le cache aux yeux des hommes.

Ici vraiment, le schisme et l’hérésie se donnent énergiquement la main, nous contraignant à un choix décisif entre cette gnose désolante, nulle, apostate, et notre robuste espérance catholique de la résurrection de la chair et de la vie éternelle. Ainsi soit-il  !

La résurrection de la chair n’a plus de sens.

Ce même perfide langage, cette duplicité qui marie les pures imaginations gnostiques à la consistante réalité de nos dogmes catholiques est peut-être un amusement de dilettantes sceptiques et destructeurs. Rien n’en peut sortir que la désertification de l’Église et la mort de soif des âmes incapables de résister seules au vent brûlant de ces inventions damnées.

Mais voici d’abord, pour piéger les fidèles  ? de solides affirmations concernant le dogme de la résurrection de la chair  :

989. Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu’Il vit pour toujours, de même après leur mort, les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et qu’il les ressuscitera au dernier jour.

990. Le terme «  chair  » désigne l’homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La «  résurrection de la chair  » signifie qu’il n’y aura pas seulement, après la mort, la vie de l’âme immortelle, mais que même nos «  corps mortels  » (Rm 8, 11) reprendront vie.

Et le CEC multiplie les citations de la sainte Écriture, des Pères, des Conciles, de Benoît XII sur le Ciel, des plus explicites (1023), qui toutes excluent l’idée imbécile, inconsistante, d’une existence corporelle (et spirituelle  !) hors de l’espace et du temps. Il nous fait plaisir et nous rassure  :

997. Qu’est-ce que ressusciter  ? Dans la mort, séparation de l’âme et du corps, le corps de l’homme tombe dans la corruption, alors que son âme va à la rencontre de Dieu, tout en demeurant en attente d’être réunie à son corps glorifié. Dieu dans sa Toute-Puissance rendra définitivement la vie incorruptible à nos corps en les unissant à nos âmes, par la vertu de la Résurrection de Jésus.

1015. «  La chair est le pivot du salut.  » (Tertullien) Nous croyons en Dieu qui est le créateur de la chair  ; nous croyons au Verbe fait chair pour racheter la chair  ; nous croyons en la résurrection de la chair, achèvement de la création et de la rédemption de la chair.

Mais ne nous y laissons pas prendre, notre déception serait trop amère. Comment parler de résurrection de la chair si ce n’est pour aller dans un lieu tout aussi matériel, et vivre avec les autres, saints ou démons, une destinée pleinement humaine  ? Or, voici le vide d’une gnose de “nulle part”, qui cumule l’hérésie et le schisme d’une perfide négation de la foi.

Le Ciel, le Purgatoire, les limbes, l’enfer  : des états d’âmes de nulle part  !

Puisque le Christ est ressuscité et la Vierge Marie montée aux Cieux, selon le CEC  :

966. «  Ayant accompli le cours de sa vie terrestre, la Vierge immaculée fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort  »…

… Il faut bien que leur mutuelle présence constitue un espace, inaugure un lieu qu’on appelle le Ciel ou Paradis, séjour bienheureux des élus. Et par suite, d’autres lieux seront affectés à la destination éternelle des autres humains, âmes et corps, pour leur bonheur, leur purification temporaire ou leur damnation éternelle. Le CEC en parle en toute occasion selon le langage traditionnel, mais il ne manque pas une seule fois d’en dissoudre la réalité dans des fantasmes gnostiques sans aucune consistance ni vérité  :

S’agit-il du Ciel  ? C’est un état, non un lieu…

1024. Cette vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est appelée «  le ciel  ». Le ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.

1025. Vivre au ciel c’est «  être avec le Christ  ». Les élus vivent «  en Lui  », mais ils y gardent, mieux, ils y trouvent leur vraie identité, leur propre nom. «  Car la vie c’est d’être avec le Christ  : là où est le Christ, là est la vie, là est le royaume.  »

S’agit-il du purgatoire  ? C’est une purification de nulle part.

1031 a. L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. L’Église a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence et de Trente. La tradition de l’Église, faisant référence à certains textes de l’Écriture, parle d’un feu purificateur.

S’agit-il de l’enfer  ? C’est un malheur sans feu ni lieu  !

1033. Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères. Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot «  enfer  ».

Ici enfin, l’Antichrist, par mégarde, se révèle  :

Je ne connais rien de plus insultant au Christ Jésus, à son Église, à ses prédicateurs, à ses générations de pieux fidèles et de saints, que ce persiflage des paroles du Christ  :

1027. Ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’Écriture nous en parle en images  : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis  : «  Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au Cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui L’aiment.  » (1 Co 2, 9)

Voilà anéanties, comme des rêves enfantins, des imaginations grossières, tirées des saintes Écritures  ! les représentations et conceptions que les chrétiens unanimes, partout et toujours se sont faites, ont prêchées et ont crues sur la foi du Christ, les tenant pour les figures choisies, par Jésus, par saint Jean  ! touchant le Ciel où trônent Jésus et Marie, remplis de bonheur et de gloire. Ce langage inspiré suggère mieux qu’aucun discours savant et aucune quintessence d’abstractions, le Paradis promis comme un lieu magnifique, de même genre, en mieux  ! que la terre, le ciel, les eaux et les forêts, et toutes les splendeurs des corps et des cœurs, une beauté, une tendresse, une jouissance d’amour et de connaissance plus grandes que celles des mystères de l’enfant dans le sein de sa mère, de l’épouse dans les bras de son époux, de la famille rassemblée autour de la table des noces, de la liturgie de consécration des vierges, du sacre de l’évêque, de l’extase de la Madeleine aux pieds de Jésus l’enseignant, de celle du disciple que Jésus aimait, écoutant les battements de son divin Cœur au soir de la dernière Cène.

Voilà tout cela méprisé, contesté dans sa vérité, rejeté au profit de quoi de meilleur  ? C’est JÉSUS pourtant qui a parlé ainsi, c’est Jean qui l’a raconté dans ses visions  ! Ces admirables, saintes, simples et touchantes allégories sont certainement vraies. Qu’a-t-on jamais trouvé de meilleur à dire aux foules, pour leur donner l’amour de cette vie éternelle  ? Évoquer «  la vision intuitive de l’essence divine, sans la médiation d’aucune créature  » (1024), c’est trop ardu, et c’est trop tard. Les fidèles, privés de tout langage qui leur parle, et de toutes les allégories qui font la texture de la prédication chrétienne, ne voient plus, ne savourent plus, ne comprennent même plus ce mot de «  Béatitude  »  : Comment sacrifieraient-ils la proie pour l’ombre, la réalité du bonheur pour sa fiction, les joies terrestres finalement pour l’ennui du Ciel  !

Car, je le sais assez, d’expérience pastorale, dont nos auteurs paraissent entièrement dépourvus, les auditeurs de leurs mornes discours ont une pauvre peur de s’ennuyer au Ciel. Et peut-être autant en enfer, cet enfer nouveau qui n’est pas un lieu, ni un feu, ni aucune torture grossièrement imaginée  ! mais seulement la privation pure et simple de la vision immédiate de l’essence divine… qui ne leur dit rien. L’ennui, vous dis-je, sue de toutes les pages de ce Catéchisme d’intellectuels  ! sans imagination ni poésie  ! Fermé donc aux mystères divins.

Et c’est bien ce que l’on cherche.

APRÈS LE CYCLE DU PÈRE, LE CYCLE DE JÉSUS EST CLOS,
LA VOIE EST LIBRE POUR LE RÈGNE ENFIN DE “L’ESPRIT”

ACCUSATION FONDÉE

Deux religions se battent dans l’Église, depuis le Concile, Et dans ce Catéchisme enfin, la nouvelle doit tuer l’ancienne. Nous sommes ici à une phase essentielle. Jésus est ressuscité, oui  ! mais au prix d’un effacement dans l’invisible, d’une perte d’être corporel et de présence au monde. Telle est la volonté de nos gnostiques. Il est sorti hors de l’espace et du temps (645-646), de manière irréversible (659-660). Une certitude  : Il ne reviendra plus que tout ne soit achevé.

Quel est ce mystère  ? Impossible de tabler sur la moindre loyauté de “l’Église catholique” dont se réclame l’auteur du catéchisme. À preuve, entre mille mensonges, celui-ci  :

Le Christ est descendu aux enfers

Vrai ou faux  ? Après une longue citation d’une homélie ancienne racontant ce voyage en termes réalistes et touchants, nourrissant la foi, l’espérance et la joie des chrétiens (635 b), le CEC nous assène les conclusions suivantes  :

636. Dans l’expression «  Jésus est descendu aux enfers  », le symbole confesse que Jésus est mort réellement, et que, par sa mort pour nous, Il a vaincu la mort et le diable «  qui a la puissance de la mort  » (He 2, 14).

Cela, c’est la pensée – je n’ose dire  : la foi  ! – du Pape et du cardinal, «  confessant  » autre chose que ce que prononcent leurs lèvres  ! Mais, après le mensonge, voici le contraire  :

637. Le Christ mort, dans son âme unie à sa personne divine, est descendu au séjour des morts. Il a ouvert aux justes qui L’avaient précédé les portes du ciel.

C’est l’expression limpide et précise de la foi de partout et de toujours. Ce que dit le CEC ici, repousse comme schismatique et hérétique ce qu’il disait là. Conclusion  : il ment quand il dit la vérité catholique (637) pour donner le change sur sa gnose qui est la vérité de son mensonge (636).

Cette preuve étant faite, voici ma présente accusation  : Tout ce qui concerne le Mystère de Jésus, Fils de Dieu fait homme, à partir de l’événement de sa Résurrection, à savoir les articles 6 et 7 du Credo  : Il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père Tout-Puissant (659-667), D’où il viendra juger les vivants et les morts (668-682); puis les articles 11 et 12  : Je crois à la résurrection de la chair et je crois à la Vie éternelle, tout cela qui concerne la Vie d’au-delà de la mort et d’au-delà de la terre, est absolument sans intérêt et sans valeur pour X, l’auteur du CEC.

Il est permis aux rédacteurs de toutes tendances d’y développer leurs idées. Ceux qui s’y sont employés du meilleur cœur sont de bons catholiques qui s’y sont appliqués à dire la Vérité. Des correcteurs sont intervenus pour renvoyer de quelques mots tout cela au domaine des images vaines et des traditions douteuses. Le principal étant que Jésus disparaisse de nos horizons pour la longue durée de notre histoire humaine, afin que le règne de l’Esprit puisse advenir et réaliser, sans plus de barrières et d’interdits, ce que la gnose humaniste qui gouverne les pensées et les œuvres de l’Église aujourd’hui, a décidé de voir advenir.

Il est entendu que Dieu le Père aime les hommes et fera réussir leurs grands projets en ce monde. Il est aussi sûr que Jésus s’est fait le Sauveur de tous et que leur avenir absolu est garanti. Reste à travailler avec la puissance de “l’Esprit” à la construction de l’Homme en chacun et en tous. C’est de quoi le Catéchisme va s’occuper sans plus d’autre vain souci.

ANATHÈMES

I. Si quelqu’un dit que Jésus-Christ ressuscité est sorti hors de l’espace et du temps, et que sa montée dans les Cieux est désormais irréversible, qu’il soit anathème.

II. Si quelqu’un dit que le Ciel, le Purgatoire, l’Enfer ne sont pas des lieux mais des états, voire des situations morales ou de purs affects de joie ou de douleur, qu’il soit anathème.

III. Si quelqu’un dit que nul ne peut être l’objet d’une sentence de damnation à l’enfer éternel, mais que seul s’en trouve frappé le rebelle par sa propre décision d’auto-exclusion dont Dieu respecte la liberté, qu’il soit anathème.

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