La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mardi 3 avril
Mercredi 4 avril
Jeudi 5 avril
Vendredi 6 avril
Samedi 7 avril
Dimanche 8 avril
Lundi 9 avril
Mardi 10 avril
Mercredi 11 avril
10 Jeudi 12 avril
1 Vendredi 13 avril
Samedi 14 avril
Dimanche 15 avril
Lundi 16 avril
Mardi 17 avril
Mercredi 18 avril
Jeudi 19 avril
1 Vendredi 20 avril
1 Samedi 21 avril
20 Dimanche 22 avril
2 Lundi 23 avril
Mardi 24 avril
Mercredi 25 avril
Jeudi 26 avril
Vendredi 27 avril
Samedi 28 avril
Dimanche 29 avril
Lundi 30 avril

Mardi 3 avril

Il n’y a qu’une Marie, il n’y a qu’une Marie-Madeleine et nous pouvons la prier et l’aimer parce qu’elle mérite bien notre admiration. Notre-Seigneur a tout de même dit d’elle, elle, la même qui avait sept démons, la même qui lui a oint les pieds la première fois, la même qui l’a suivi partout, la même qui lui a oint le corps tout entier avec sa prévision de la mort qui allait venir, la même qui s’est trouvée au pied de la Croix, la même qui pleurait devant le sépulcre, la même à qui il a voulu apparaître, c’est toujours la même et c’est celle dont le Christ a dit que jusqu’à la fin du monde, partout où cet Évangile serait prêché, la sainteté de cette femme, l’amour de cette femme, le culte que cette femme a eu pour l’humanité sainte de Jésus, serait célébré. Il n’y en a qu’une  ! Qu’elle nous accorde toutes les grâces qui ont été les siennes, du repentir et de la sainteté  !

Notre Père, 22 juillet 1977

Mercredi 4 avril

Bse Aleth, Saint Isidore

Ce qu’il y a d’admirable c’est l’explication que Jésus donne de sa propre mort  ; cela vient de sa propre bouche  : «  Oh  ! Combien vous êtes peu clairvoyants et que votre cœur est lent à croire à tout ce qu’ont dit les prophètes  ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire  ?  » Voilà la raison. Eux ne voyaient qu’une chose  : c’est le Fils de Dieu, il fait des miracles, il va instaurer le Royaume de Dieu dans le monde. Il va sauver Israël, etc. Comme ça  ! La gloire tout de suite  ! Et à cause de cette idée que c’est la gloire tout de suite et que Dieu leur doit bien ça, les Juifs ont préféré manquer de fidélité à Jésus ou les apôtres ont perdu la Foi au cours de sa Passion.

Jésus explique  : vous êtes quand même idiots  ! «  Et commençant par Moïse et par tous les prophètes – [j’aurais bien voulu assister à cette classe de théologie ! S’il y avait eu un magnétophone dans la poche d’un des disciples d’Emmaüs, on aurait eu une de ces classes formidable ! –, c’est-à-dire prenant toute l’Écriture Sainte], il leur interpréta ce qui le concernait dans toutes les Écritures.  » On aurait voulu être là  !

Jésus leur expliquait  : Abraham, le sacrifice d’Isaac, l’Agneau pascal, Zacharie qui dit que le pasteur va être frappé, etc. Ils écoutaient et ils comprenaient tout, à savoir qu’il fallait que le Christ passât par cette Passion, par la mort, pour entrer dans sa gloire.

Notre Père, Qui a tué le Seigneur  ? 3 avril 1988

Jeudi 5 avril

Saint Vincent Ferrier

Sainte Communion  : joie et paix, et lumière inénarrable  ! Réellement, mon âme communiait au Ciel, c’était le Ciel même qui lui était montré comme par une porte ouverte  : c’était une clarté admirable, formant à la fois la splendeur, le repos, l’harmonie, le bien-être, la beauté et tous les charmes de ce mystérieux séjour. Et cette clarté, elle sortait et débordait du Cœur de mon Jésus, renfermé dans sa petite hostie et descendue dans mon âme. Et cette clarté était Lui-même… Mon âme en demeure toute ravie, et mon cœur brûle doucement en moi-même, comme le cœur des disciples qui marchaient et s’entretenaient avec Lui sur le chemin d’Emmaüs. Cher Voyageur  !  ! qui vient s’associer, lui l’Éternel, à notre vie sur la terre  ! et jusqu’à la fin des siècles ira poursuivre et rejoindre ses enfants dans leur marche et leurs fatigues de la vie, pour leur redire avec l’accent inimitable de sa charité consolatrice  : “  d’où vient que vous êtes si triste  ?  ”

Lucie-Christine, lundi de Pâques 1889

Vendredi 6 avril

Bx Michel Rua

Jésus est un peu le patron de tous les cuisiniers  : il se lève tôt le matin pour préparer le petit-déjeuner. Évidemment, ce filet plein de gros poissons – cent cinquante-trois est un chiffre symbolique, parfait –, saint Pierre qui tire ce filet plein de gros poissons, c’est le symbole de l’Église. Saint Jean y voit carrément le rappel de la parole de Jésus tout à fait au début  : «  Venez avec moi à ma suite, et vous ne serez plus pêcheurs de poissons, mais je vous ferai pêcheurs d’hommes.  » Donc, toute cette scène ne vaut que par les harmoniques qu’on y trouve avec la première pêche miraculeuse et la première prédiction de Jésus sur leur rôle d’Apôtres. «  Le filet ne fut pas rompu  »  : c’est le miracle de l’Église qui va capter des masses d’âmes sans se rompre.

Déjeuner avec des poissons qu’ils ont rapportés et du poisson qu’a préparé Jésus. C’est un thème constant des Évangiles que Pierre et Jésus ne font qu’un. Donc, on va manger de la nourriture préparée par Jésus et de la nourriture acquise par saint Pierre. C’est le lien qui se fait entre Jésus et saint Pierre.

Notre Père, 3 avril 1983

Samedi 7 avril

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Jésus n’est plus tellement blessé des ingratitudes qu’on commet envers lui mais, au vingtième siècle, il est blessé des ingratitudes qu’on commet envers sa Mère. Il a l’air de tenir à elle plus qu’à lui-même. Jésus est plus peiné, Dieu est plus outré des ingratitudes, des haines, des mépris, des blasphèmes, des sacrilèges commis contre le Cœur de sa Mère que contre son propre Cœur. Nous comprenons très bien ça  ! Donc, la dévotion qui va nous être demandée est l’expiation, la réparation des crimes commis contre l’Immaculée Conception, contre la sainteté et les privilèges de Marie. Nous sommes dans le temps de Pâques, dans l’octave de Pâques et il est bon de nous rappeler la joie de la Vierge Marie à l’apparition de son Fils au matin de Pâques. Pour la Vierge Marie, il lui est arrivé une chose qui n’arrivera jamais à aucune femme, du moins dans le cours de sa vie mortelle  : c’est de voir son fils mort, de l’enterrer, puis de le retrouver vivant et de le serrer dans ses bras  ! Joie immense de la Vierge Marie.

Notre Père, 5 avril 1986

Dimanche 8 avril

Dimanche de Quasimodo, in albis, Sainte Julie Billiart

Lorsqu’il commente ce texte, notre Père ne manque jamais de faire observer que Jésus était donc là, invisible, «  huit jours  » auparavant, lorsque Thomas se refusait à ajouter foi même au témoignage de ses frères. Jésus entendait donc cela et se promettait de consentir aux exigences de l’incrédule. Mais, du coup, il révélait aux Apôtres que, même invisible, il est toujours présent  : «  Voilà comment nous sommes prévenus que Jésus est avec nous jusqu’à la consommation du monde  », conclut notre Père. “  Présence sous mode d’absence  ”, qui habitue les Apôtres à le savoir toujours avec eux, même quand il sera remonté aux Cieux.

En attendant, il est là, en chair et en os, sous la main de Thomas qui le “  palpe  ”, qui le “  touche  ” du doigt et enfonce sa main dans la chair ouverte par la plaie, mais ressuscitée  ! Et donc, il sent, sous ses doigts, battre le Cœur de Jésus, comme saint Jean l’a entendu, sous son oreille, le soir de la dernière Cène  ! On comprend son cri, décernant à Jésus un titre que personne encore ne lui avait donné  : non seulement expression d’une foi pleine et entière en la nature divine de Jésus, jaillie de l’évidence de la Résurrection, et sur les lèvres de l’incrédule Thomas tout le premier, mais encore élan d’un amour qui ne s’éteindra plus jamais au cœur des «  croyants  », même ceux qui n’ont pas vu. Car, de génération en génération, «  le clou proclame, la blessure crie que vraiment Dieu est dans le Christ, se réconciliant le monde  » (Saint Bernard, Matines du vendredi, octave du Sacré-Cœur)

Frère Bruno de Jésus-Marie, Il est Ressuscité, mai 2001

Lundi 9 avril

Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie

Dans ce saint passage, Dieu nous révèle comment l’Incarnation du Verbe Éternel s’est réalisée  ; il nous fait connaître le mystère de la Très Sainte Trinité, c’est-à-dire, un seul Dieu en Trois Personnes distinctes  : L’Esprit-Saint viendra sur vous, le Très-Haut étendra son ombre sur vous, et le Fils qui naîtra s’appellera le Fils de Dieu.

Il nous révèle la virginité et la pureté Immaculée de Marie. Dieu n’a pas voulu pour Mère de son Fils n’importe quelle femme, parce que son Fils ne pouvait assumer une nature souillée par le péché. C’est la raison pour laquelle Dieu a fait Marie immaculée dès le premier instant de sa vie, dès le moment de sa conception  ; et elle demeura toujours vierge, parce que le Fils de Dieu ne devait être confondu avec aucun autre, selon la nature humaine, ce qui aurait pu arriver si un autre fils était né de la même Mère.

Et dire que Jésus a partagé avec nous sa Mère  ! Dieu nous donna Marie comme une Mère dans l’ordre spirituel de la grâce. Quel grand don Il nous a accordé  !

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mardi 10 avril

Pour être saint, il ne s’agit pas de faire une sorte de commerce des mérites, encore moins d’acquérir une perfection par nos propres forces. C’est autre chose. Notre Père a trouvé une comparaison très parlante  : «  La SAINTETÉ, c’est comme l’éther en physique, non pas le vide, mais un mystère très riche, très évangélique. Dans l’Évangile de saint Jean, nous voyons que Jésus se meut, lui, dans cette supériorité, dans cet éther au-delà de notre monde humain, de ses péchés et de ses vices, de ses efforts, de ses vertus, de ses pénitences, de ses pèlerinages… tout cela est bien terrestre. Mais Lui, Il est d’En-Haut, comme il le dit à Nicodème. Il est du Ciel, au-dessus de la terre, de sa pesanteur et de son atmosphère. Dans le Ciel, les esprits célestes ont des capacités intellectuelles et morales sans proportion avec notre vie terrestre.

Quand Jésus nous dit qu’il faut vivre en Lui comme Il vit en son Père, nous ne sommes plus sur la terre. Dans la pensée de Jésus, il y a autre chose qu’une considération des vices et des vertus morales. Il voit ce qu’on appelle le halo de sa Sainteté, la Gloire de Dieu, et l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné. On se meut là dans un monde infini, à partir du moment où il est question d’être avec Jésus comme Jésus est un avec son Père.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 1er avril 2003

Mercredi 11 avril

Saint Stanislas, Saint Léon Ier

«  Sœur Lucie est convaincue, me disait son neveu salésien, que Satan s’insinue jusque dans l’Église, que des évêques font le jeu de l’Ennemi parce qu’ils sont gagnés par la désorientation diabolique.  »

On retrouve ce constat dans sa correspondance, au début des années 1970. Pour elle, le mal n’est pas seulement dans le monde, «  plongé dans les ténèbres de l’erreur, de l’immoralité et de l’orgueil  », il est dans l’Église où le démon a ses «  séides  ». La foi elle-même est attaquée  : sœur Lucie parle de «  fausses doctrines  », d’ «  aveuglement  » chez ceux-là mêmes «  qui ont de grandes responsabilités  ». Elle déplore que, parmi les Pasteurs, plusieurs «  se laissent dominer par la vague diabolique qui envahit le monde  » et soient autant d’ «  aveugles qui conduisent d’autres aveugles  ».

Si Notre-Dame, expliquait sa messagère, a demandé, en 1917, à chacune de ses apparitions, la récitation quotidienne du chapelet, c’était prophétiquement «  pour nous prémunir contre ces temps de désorientation diabolique  ».

Frère François de Marie des Anges,
Sœur Lucie, confidente du Cœur Immaculé

Jeudi 12 avril

Mon âme sentit dans la communion les germes de la résurrection et de la glorification futures que Jésus dépose dans notre chair par le don de sa chair glorieuse.

Lucie-Christine, 13 avril 1885

Vendredi 13 avril

Saint Martin Ier, Saint Herménégilde

Ceux qui ont le courage de quitter la ville et la place et de suivre Jésus, même sans penser à leur déjeuner, Notre-Seigneur est plein de sollicitude et il va les récompenser car ils cherchent le Christ au désert. C’est un grand thème de la prédication évangélique. Il faut sortir de la ville, sortir de son confort, de ses loisirs dangereux, tellement dangereux et vulgaires, la plupart du temps, pour aller au désert. Là-dessus, on pourrait vous faire une première monition, à savoir qu’il serait bon que vous quittiez un peu vos congés payés, vos loisirs, etc. pour aller faire quelque retraite dans la solitude monastique ou dans un coin de votre village, à part du monde pour chercher Dieu. Si vous voulez participer au festin de la vie spirituelle, festin que le Christ offre à ses élus en ce monde par l’Eucharistie et dans l’éternité, il faut d’abord être guéris de vos plaies. Commencer par se confesser et se faire une âme neuve. Mais Jésus guérit les âmes au fur et à mesure qu’elles le demandent et il guérit leurs plaies et les ayant guéries, il peut les attirer à sa suite.

Notre Père, 12 juillet 1998

Samedi 14 avril

Saint Bénézet (Vivarais), Notre-Dame de Fourvière, Saint Justin

Le 15 octobre 1836, saint Pierre Chanel monta à Fourvière avec d’autres missionnaires pour leurs adieux à la Sainte Vierge. Après la messe, le pro-vicaire suspendit au cou de l’Enfant-Jésus trônant dans les bras de la Sainte Vierge, un cœur en vermeil qui renfermait un ruban sur lequel était inscrit les noms des huit pionniers de cette première équipe pour l’évangélisation de l’Océanie. Pieusement, il prit ensuite entre ses doigts le bas du manteau de la Sainte Vierge pour l’amener à ses lèvres. Alors, malgré ses solides attaches le manteau se détacha mystérieusement et tomba entre les mains du Père Chanel, comme si, par ce cadeau inattendu, la Reine du Ciel et de la terre avait voulu manifester son amour à ceux qui venaient lui faire don de leur vie. Le recteur de Fourvière, témoin de la scène, le comprit et, au Père Chanel qui voulait lui rendre ce précieux manteau, il répondit  : «  Gardez-le. C’est la Sainte Vierge qui vous l’a donné  »

Le Père l’emporta en Océanie et le transforma en ornement d’autel. À sa suite les maristes partant en Polynésie inscrivirent leur nom dans le cœur.

Avant de partir, leur Supérieur leur recommanda «  Ne passez pas un jour sans réciter votre chapelet. Mettez toujours chaque île où vous aborderez sous la protection de Marie  !  ».

Mère Lucie du Précieux Sang, fascicule n° 56, saint Pierre Chanel

Dimanche 15 avril

Dimanche du Bon Pasteur, Saint Paterne

Dimanche du Bon Pasteur, oraison du soir  : je m’apprêtai à faire ma prière, mais à peine étais-je à genoux, que Jésus investit mon âme de sa chère Présence par une vue simple et profonde, sans aucune image, et je demeurai un peu dans cette suave union. Je me sentais entourée de sa bonté et de sa tendresse, et je voyais qu’Il regardait cette journée dans sa complaisance  ; puis ce bon Maître s’offrit à me consoler et me dit avec une grande douceur  : «  Eh bien, dis-moi tes plaintes  ; à Moi tu peux tout dire  ; se plaindre à moi, c’est encore une prière  ». Mais chaque parole m’enlevait ma peine, et je n’avais plus envie de me plaindre, étant confondue par cette bonté ineffable, et je demeurai ensuite dans l’union qui captivait toutes mes puissances.

Lucie-Christine, 8 avril 1883

Lundi 16 avril

Saint Benoît-Joseph Labre

Toute cette foule revient, se groupe autour de Jésus, mais en murmurant, dans un esprit de rébellion, de revendication, exactement le même que celui que les Hébreux avaient manifesté autour de Moïse et d’Aaron après le miracle de la manne et le miracle des cailles, jamais satisfaits  ! Ils ont vu des miracles, mais ce n’est pas cela qui les intéresse  ! Ce qui les intéresse, c’est le pain, manger, être rassasiés  ! Dans ces dialogues entre la foule et Jésus, tels que nous les raconte saint Jean, il y a véritablement un manque de compréhension. Comme on dit maintenant  : ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Mais Jésus accentue le contraste pour bien leur montrer qu’ils sont charnels et qu’il leur faudra une grâce, une lumière nouvelle pour se hausser au niveau qui est le sien, qui est le niveau surnaturel. Donc, le malentendu continue. Ils sont dépassés  ! Et donc, c’est bien la foi qui leur manque, cette foi que saint Pierre a professé, et qu’il faudrait bien que la foule elle-même reçoive.

Notre Père, semaine sainte 1989

Mardi 17 avril

Sainte Katéri Tekakwitha, Dies natalis de Lucie-Christine, Saint Anicet

C’est la fête de notre sœur Katéri et c’est aussi la fête de notre sœur Lucie-Christine parce que c’est aujourd’hui l’anniversaire de cette sainte femme, de cette grande mystique dont les confidences sont notre nourriture hebdomadaire. En apportant un petit cadeau spirituel à nos sœurs, je vais leur apporter un mot sur le sujet le plus difficile qui soit sur la prédestination. Je vais leur dire simplement  : vous, vous êtes parmi les élues, marchez, continuez, mais continuez bien. Continuer dans le même chemin, c’est-à-dire avoir la foi, l’espérance et la charité. Il ne faut jamais oublier que nous tenons notre vie spirituelle, au-dessus de nos forces par une grâce surhumaine, par la grâce de Dieu. Il faut le remercier et vivre perpétuellement dans le remerciement et pour l’avenir, puisque la prédestination est là, peut-être que Dieu va vous arrêter son secours. Non  ! À condition que vous fassiez ce qui vous est demandé par Dieu. Demandez sa grâce  !

Notre Père, 17 avril 1993

Mercredi 18 avril

Croire en moi, c’est se nourrir de moi, c’est participer à ma parole et, par là, participer à la lumière dans laquelle je suis, à la grâce dans laquelle je suis, moi qui viens du Ciel, qui en suis l’habitant et qui y retourne. Celui qui croit en moi, qui s’attache à moi, reçoit de moi cette force. Je suis le Pain de vie, comme le fruit de cet Arbre de vie qui était au milieu du Paradis terrestre. Celui qui mange ce fruit, disait Dieu à Adam et Ève, ne mourra pas. Ils ont perdu ce fruit par leur désobéissance. Jésus leur dit  : moi, je suis ce fruit, ayez confiance en moi et je vous conduirai à la Vie éternelle.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 22 juin 2003

Jeudi 19 avril

Ce sont des paroles émouvantes si on est un peu chrétien. En lisant ces paroles, je me dis  : ce Jésus était vraiment bon. Il n’a que des paroles vraiment douces. On ne comprend pas ce qu’Il veut nous donner, on ne comprend pas ce qu’Il veut que nous fassions, c’est vraiment un mystère. Il ajoute  : Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. Pour s’attacher à Jésus comme l’ont fait les apôtres, les saintes femmes et les milliards de gens qui l’ont cru à travers les siècles, il faut être attiré, il faut avoir envie que Jésus nous prenne à sa suite, envie que ce soit vrai.

Notre Père, 9 septembre 2000

Vendredi 20 avril

Ah  ! si l’on voyait l’Hostie comme elle EST  : le Verbe fait chair se faisant corporellement notre pain  ! l’hostie c’est un cri, c’est un signe d’amour unique, merveilleux, appel à la rencontre mutuelle, à l’union poussée au sublime. Plus que la simple présence des regards échangés, plus que l’embrassement le plus étroit, c’est ici la plus grande compénétration et assimilation qui se puisse concevoir, celle de la nutrition. O admirabile commercium, unio singularis, commixtio ineffabilis  ! Ô admirable échange, union singulière, fusion ineffable  !

Notre Père, CRC n° 116, avril 1977

Samedi 21 avril

Saint Anselme

Notre-Seigneur dit bien que le corps ne sert de rien, c’est l’esprit qui donne la vie. C’est un peu plus calé que cela, parce que, au même moment où Notre-Seigneur dit que le corps ne sert de rien, il nous parle de son corps qu’il va nous donner en communion. Quand il dit que c’est l’esprit qui donne la vie, il dit bien que c’est sa vie à Lui, mais que son esprit va nous être donné sous la forme du Corps et du Sang de Jésus, sous la forme de ce merveilleux être humain qu’on ne peut pas ne pas aimer, mais en dehors de toute sensualité.

Jésus a créé une sensualité nouvelle. Il a créé l’amour mystique. C’est du cœur que cela part, pas de la chair.

Notre Père, 24 septembre 1999

Dimanche 22 avril

Saints Sother et Caïus

Nous ne sommes pas des chefs, nous sommes de ce peuple français, de ce peuple fidèle de l’Église catholique pour lequel nos Pasteurs et nos Chefs devront bien un jour prendre fait et cause… à condition que ce peuple reste vivant, intègre, fort. L’Église de France, elle flotte, elle tangue et roule dans la tempête tandis que dorment ou luttent les matelots je ne sais, mais il ne faut pas qu’elle sombre dans le désespoir ni dans la folie. Maintenir sereinement tout ce qui est juste, vrai, bon, salutaire, tandis que nous accable la longue nuit, n’est-ce pas notre petite part, notre part sacrée à nous qui ne sommes rien  ?

Le temps des équivoques et des illusions de bonheur terrestre et de paix universelle durera encore davantage que nous ne pensons. Nous aurons encore beaucoup à souffrir et il faut le savoir. Mais enfin tout a une fin. Alors il faudra reconstruire, il faudra reprendre l’œuvre civilisatrice et missionnaire, il faudra des hommes pour prêcher et d’autres pour se battre, des martyrs et des apôtres.

Notre Père, LAMA 129, janvier 1963

Lundi 23 avril

Saint Georges

Il se trouve que nous sommes dans un terrible combat et que, peu à peu, nos forces diminuent, nous nous trouvons comme à affronter cette Bête horrible de l’Antéchrist à main nue et sans aucune puissance. Alors, le mythe de Saint Georges, la réalité de l’Empereur Dioclétien, terrible empereur persécuteur, tout cela reprend vie sans aucun mérite de notre part. La queue de notre cheval est nouée, la lance est d’une fragilité telle qu’elle est presqu’invisible, c’est une plume et une plume, ce n’est jamais un instrument de combat très fort. Mais par la grâce de Dieu et par la volonté de Notre-Seigneur, nous pensons que cela sera la victoire de nos armes. Peut-être qu’à ce moment-là, le Bon Dieu nous donnera comme Mère et Patronne, à titre spécial, la Sainte Vierge Marie, sa fille chérie, bien-aimée.

Notre Père, 26 août 1993

Mardi 24 avril

Saint Fidèle de Sigmaringen

Nous sommes des temples de Dieu et Dieu est notre demeure, nous marchons à la lumière de la Gloire de Dieu, nous avons été choisis par Dieu, et Dieu nous a appelés et nous connaît par notre propre nom  : «  Le pasteur (…) appelle par leur nom ses brebis à lui (…) et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix (…). Je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père et je donne ma vie pour mes brebis.  » (Jn 10, 2-4; 14-15). Il est venu au monde pour cela (…).

Notre grandeur est immense  : Dieu prend soin de nous, nous avons été choisis par Dieu, nous sommes sanctifiés par la présence de Dieu pour la louange de sa Gloire, nous sommes les tabernacles vivants où habite la Sainte Trinité, nous sommes la maison de Dieu et la porte du Ciel  !

Ô Sainte Trinité, que j’adore, que j’aime, à qui je chanterai l’éternelle louange  ! En moi, Vous êtes la lumière, Vous êtes la grâce, Vous êtes l’amour  ! Je pénètre en Vous et je m’abîme dans l’amour de Votre Être.

Sœur Lucie, les appels du Message de Fatima

Mercredi 25 avril

Saint Marc

Dieu ne donne sa grâce qu’à ceux qui luttent et l’histoire de l’Église illustre les grandeurs de Dieu dans l’éclatante blancheur de ses vierges, l’or précieux de ses dévoués serviteurs et la pourpre de ses martyrs. Il faut combattre  !

Notre Père, LAMA 188, 12 novembre 1964

Jeudi 26 avril

Saints Clet et Marcellin

Ce matin, dans la sainte Communion et l’action de grâces, mon âme fut admise à contempler la Très Sainte Trinité et particulièrement la Personne du Père, le principe éternel par qui tout existe, Celui qui engendre dans la Famille divine… Mon âme fut pénétrée de respect et embrasée d’amour et de reconnaissance par la présence de cette toute-puissante majesté, et adora aussi le Fils et le Saint-Esprit, voyant les relations qui sont entre ces Trois Personnes adorables.

Lucie-Christine 24 novembre 1882

Vendredi 27 avril

Saint Pierre Canisius

Mon unique et ma plus importante affaire a été d’imiter Jésus-Christ Notre-Seigneur, de le suivre dans l’état où il m’a précédé, pauvre, chaste, obéissant, gravissant le chemin du Calvaire.

Saint Pierre Canisius

Samedi 28 avril

St Pierre Chanel, St Louis-Marie Grignion de Montfort, Saint Paul de la Croix

Saint Louis-Marie prescrivait aux “  prêtres missionnaires de la Compagnie de Marie  ” qu’il avait fondée, de réciter «  tous les jours de la mission le Rosaire tout haut, tout entier, en français, avec les offrandes des mystères, à trois différents temps  : savoir un chapelet le matin, pendant qu’on célèbre la sainte Messe, avant la prédication  » Second chapelet, «  à midi, devant le catéchisme, pendant que les enfants s’y assemblent  ; et le troisième le soir avant la dernière prédication.  » C’est à peu près le programme de nos récollections.

«  Séparez-vous des méchants, peuple de Dieu, âmes prédestinées, et pour vous échapper et vous sauver du milieu de ceux qui se damnent par leur impiété, indévotion ou oisiveté, sans perdre le temps, récitez souvent le saint Rosaire avec foi, avec humilité, avec confiance et avec persévérance.  » (Le secret admirable du Très Saint Rosaire, n° 136)

En effet, c’est par la récitation du chapelet que l’on devient enfant de Marie, tandis que «  tous les hérétiques, qui sont tous des enfants du diable et qui portent les marques évidentes de la réprobation, ont horreur de l’AVE MARIA  ; ils apprennent encore le PATER, mais non pas l’Ave Maria  ; ils aimeraient mieux porter sur eux un serpent qu’un chapelet ou un rosaire.

«  Entre les catholiques, ceux qui portent la marque de réprobation ne se soucient guère du chapelet ni du Rosaire, négligent de le dire ou ne le disent qu’avec tiédeur et à la hâte.  » (n° 50)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 20 juillet 2008

Dimanche 29 avril

Sainte Catherine de Sienne, Saint Pierre de Vérone, Saint Aule (Vivarais)

Jésus a pris cette comparaison pour nous montrer que, entre lui et nous, il y a une union de cette même sorte et qu’il coule une sève de son Cœur en nous, évidemment par les sacrements  ; mais que cette sève qui coule de lui en nous, si nous sommes attachés à lui, si nous sommes en état de grâce, si nous recevons sa vie par la communion, cette sève va produire en nous du fruit, comme dans le sarment est produit le grain, avec une qualité  ! Vous savez ce que sont les grands crus de vignobles et quelle qualité porte cet alcool, chacune différente selon la terre où il a été puisé. De la même manière, voilà comment les chrétiens produisent du fruit s’ils sont fidèles. C’est une vérité première et capitale que nous sommes ici-bas pour faire nos preuves, servir le Christ ou nous rebeller contre lui, avec la sanction absolue du Ciel pour notre mérite ou la damnation éternelle de l’enfer pour notre démérite. C’est absolument vrai, il n’y aucune morale, aucune religion qui tienne en dehors de cela  ! C’est la vérité du Christ. Le vrai chrétien, le vrai fidèle de Jésus-Christ est un roi, un prince. Tout le monde lui appartient, il domine les événements, il prie Dieu et par sa Providence, Dieu le conduit. Voilà ce que les saints nous ont dit, voilà ce qu’ils ont illustré par leur vie.

Notre Père, Les paraboles, 1993

Lundi 30 avril

St Joseph-Benoît Cottolengo, St Pie V, Notre-Dame d’Afrique, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation

Adorant Jésus exposé dans le Saint-Sacrement, mon âme fut longtemps ravie de Le voir dans le sein de son Père et le Saint-Esprit procédant de son Père et de Lui. Autre chose est de croire simplement à ces divines processions, autre est de les voir dans le sein de Dieu. Et comment l’âme, pénétrée de respect devant la majesté de la famille divine, s’y trouve-t-elle en même temps si à l’aise, et comme dans un abri qui est sien  ? En effet, la vue des relations ineffables la remplit d’admiration et de joie  ; et comme elle est unie à ce qu’elle voit, elle se trouve introduite comme au centre et au nœud de cet adorable Mystère qui concilie la fécondité à l’unité. Heureuse une petite âme en de tels moments et d’un bonheur qu’elle ne peut même comprendre, car elle se sent trois fois aimée, aimée différemment par chacune des divines Personnes et pourtant aimée d’un seul et même Amour.

Lucie-Christine, 7 février 1884

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