La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Vendredi 31 mars
Samedi 1er avril
Dimanche 2 avril
Lundi 3 avril
Mardi 4 avril
Mercredi 5 avril
Jeudi 6 avril
Vendredi 7 avril
Samedi 8 avril
Dimanche des Rameaux 9 avril
Lundi saint 10 avril
Mardi saint 11 avril
Mercredi saint 12 avril
Jeudi saint 13 avril
Vendredi saint 14 avril
Samedi saint 15 avril
Dimanche de Pâques 16 avril
Lundi de Pâques 17 avril
Mardi 18 avril
Mercredi 19 avril
Jeudi 20 avril
Vendredi 21 avril
Samedi 22 avril
Dimanche 23 avril
Lundi 24 avril
Mardi 25 avril
Mercredi 26 avril
Jeudi 27 avril
Vendredi 28 avril
Samedi 29 avril
Dimanche 30 avril

Vendredi 31 mars

Précieux Sang de Notre-Seigneur

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, que Dieu veut répandre dans le monde par la voix du Pape et des évêques en communion avec lui, fera ce miracle d’éveiller à la vraie Vie, grâce à un miracle plus étonnant que la victoire de Lépante, toutes les âmes qui gisent aujourd’hui à l’ombre de la mort, «  du Maroc à l’Indonésie  ». Alors, il nous sera donné de reconquérir toute l’aire des empires perdus, français et portugais, car, disait le Père de Foucauld, «  toutes les âmes sont faites pour Jésus, toutes sont son héritage, et aucune, si elle a de la bonne volonté, n’est incapable de le connaître et de l’aimer  ». Et la soif du Cœur eucharistique de Jésus et de Marie est de leur donner sa Chair à manger, son Sang à boire, afin de leur communiquer la Vie éternelle. Et si le Précieux Sang de notre doux Sauveur venait à manquer pour arroser la terre, comme le Secret de Fatima nous le laisse pressentir, du fait de la disparition, «  les uns après les autres  », des «  Évêques, Prêtres, religieux  », il resterait encore «  le sang des Martyrs  », recueillis par les Anges «  sous les deux bras de la Croix  », pour féconder la terre.

Frère Bruno de Jésus-Marie, Il est Ressuscité, mai 2003

Samedi 1er avril

Premier samedi du mois, Saint Hugues

La Sainte Vierge a été envoyée sur terre par Jésus, par le Père avec l’Esprit-Saint, pour dicter quels étaient les desseins de miséricorde, de tendresse, d’amour, de ce Dieu trois fois saint, pour nous sauver, pour sauver l’humanité de la puissance du démon selon les desseins éternels de Dieu. Ce XXe siècle devait être le lieu d’un affrontement terrible entre le démon et la Sainte Vierge, l’humanité allait être secouée terriblement et la Sainte Vierge descendait sur terre, faisait tourner le soleil, faisait choir le soleil, chose inouïe, pour que nous puissions être sûrs d’être sauvés, sachant à qui nous confier, et on méprise cela  ! Cette insistance continuelle de la Vierge Marie à son Église, qui instruit sa messagère, le Ciel est là, penché sur nous comme une mère sur le berceau de son enfant malade. Et on fait mentir la Sainte Vierge  ! On ne peut pas se moquer d’elle à ce point-là, c’est insupportable  !

Il faut que la terrible injure faite à la Vierge Marie soit réparée  ! Toute la journée, nous devons, pour ainsi dire, porter le poids de cette honte, de ce crime et non seulement nous encourager à rester fidèle à notre CRC mais lutter contre pareille chose, faire savoir la vérité sur Fatima parmi tant d’autres vérités que nous défendons et nous retourner vers la Vierge Marie pour souffrir dans l’injure qui lui est faite, afin que Dieu ait pitié. (à suivre)

Notre Père, 5 mai 1990

Dimanche 2 avril

Dimanche de la Passion, Saint François de Paule

Nous avons l’amour de la Sainte Vierge, nous travaillons à avoir l’amour de la Sainte Vierge et réfléchissant à cela, nous disons  : je n’ai pas beaucoup d’amour de la Sainte Vierge, mais c’est merveilleux parce que dans 10 ans, je l’aurai. Qu’on y aille par des châtiments ou par des miséricordes, on y va, c’est sûr. La Sainte Vierge n’a pas dit que cela serait si les hommes voulaient bien. Elle a dit  : cela se fera, tard, trop tard, mais cela se fera. La Russie se convertira, il y aura un temps de paix. À ce moment-là, le Pape et les Évêques, pleins de reconnaissance d’être tirés de quel abîme nous apprendront à avoir le culte de Marie, de son Cœur Immaculé et on l’aura spontanément. Alors, je m’en réjouis. (à suivre)

Lundi 3 avril

Regardons le Cœur de la Vierge Marie. La retraite d’automne nous parle du cœur de la femme, comment la femme est faite pour aimer, pour aimer son époux, son enfant, et quand la femme, c’est la Vierge Marie, pour aimer Jésus avec quelle tendresse d’amour. La Vierge Marie est très sensible à la gloire de son Fils, à la beauté, à la grandeur, à la puissance de son Fils et compatissante à toutes les faiblesses  ; c’est un Cœur merveilleux dans lequel retentissent tous les plus beaux sentiments. On se réfugie en elle, on va chercher en elle l’exemple et la source des plus grands sentiments qui puissent peupler notre cœur. Le Cœur Immaculé de Marie est un cœur extraordinairement sensible mais dont tous les sentiments de l’âme sont tout à fait admirables, nous ravissent, doivent nous ravir et nous raviront un jour. (à suivre)

Mardi 4 avril

Bse Aleth, Saint Isidore

Que le monde entier s’offre à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, cela veut dire que le monde entier, déjà bien engagé dans les souffrances, les tourments, les châtiments divins, dans ce miracle du salut, se retournant vers Marie, découvrira dans son Cœur, ce qu’elle a eu d’affection pour nous, de compassion pour nous et qu’elle l’a tiré de tout cela. Alors, le monde aura un mouvement de confiance, d’admiration et d’amour pour le Cœur Immaculé de Marie. Quand les hommes et les femmes, toutes les créatures, auront ce mouvement d’amour envers le Cœur de Marie, ils trouveront dans son Cœur l’impression des cinq mystères joyeux, des cinq mystères douloureux, des cinq mystères glorieux.

Notre Père, 5 mai 1990

 Mercredi 5 avril

Saint Vincent Ferrier

Ce que les hommes rejettent, Dieu le choisit, parce que c’est à lui qu’appartiennent le pouvoir, la sagesse, la grâce et la force agissant dans les âmes, les stimulant et les conduisant là où il veut  ; lui seul peut, avec des pierres, faire des fils d’Abraham, afin qu’ils soient son peuple et viennent des confins de la terre se prosterner à ses pieds  ; afin que, unis dans une même prière, ils fassent pénitence, demandent pardon, faveurs et réconfort pour eux-mêmes et pour leurs frères éloignés  ; afin qu’ils pardonnent et chantent des hymnes de gratitude, de supplication et de louange en l’honneur de notre Dieu, le Très-Haut, le Seigneur de tout ce qui existe, et en l’honneur de sa Mère et notre Mère qu’il a envoyée comme Messagère de paix, de grâce, de pardon et d’amour pour parcourir le monde entier en tant que Bergère et Mère de son peuple, et pour amener en son Cœur la lumière de la foi, de l’espérance et de l’amour, qui brûle pour nous dans le Cœur de notre Dieu, Seigneur et Sauveur.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Jeudi 6 avril

Bx Michel Rua

Voilà le chapitre 8 de saint Jean. Quand on lit cela, on tremble, on tremble pour Jésus sachant qu’il est mal parti, que bientôt il sera réduit à l’état de victime de bourreaux effrayants dans cette Passion que nous célébrerons le Vendredi saint, au chemin de la Croix en particulier. Pauvre Jésus  ! Il vient pour sauver les hommes et voilà comment il est reçu  ! Mais c’est effrayant pour le peuple juif à qui Jésus a prédit que s’il ne veut pas le suivre, il sera l’objet d’un terrible châtiment. Et nous, nous vivons dans la même contradiction. Nous sommes les fidèles du Christ, nous disons qu’on ne peut avoir la vie éternelle et que nous ne craindrons pas la mort que si on suit Jésus avec foi, et nous sommes dans un peuple de chrétiens baptisés, apostats, qui ne veulent pas croire et qui maintenant persécutent de plus en plus violemment ceux qui restent fidèles à Jésus. Que va-t-il arriver à ce peuple  ?

Voilà dans quelle atmosphère nous allons entrer dans la Passion de Jésus. Il faut que nous le fassions avec beaucoup de compassion pour Jésus et pour la Sainte Vierge. Cela leur fera plaisir, cela leur fera du bien, et ils intercéderont pour les pécheurs. Nous-mêmes, prenons notre croix pour aider Jésus sur le chemin du Calvaire, afin de mériter d’être toujours avec lui.

Notre Père, 24 mars 1996

Vendredi 7 avril

Notre-Dame des Sept Douleurs, Saint Jean-Baptiste de la Salle

Jésus-Christ est venu nous racheter par la souffrance  ; et sa Mère qui nous a été donnée comme Mère au pied de la croix, a partagé sa très douloureuse Passion comme corédemptrice. Dans l’apparition du mois d’octobre 1917, Elle s’est montrée à nous sous l’image de la douleur. L’Église l’appelle la Mère des Douleurs  : Notre-Dame des Douleurs  ; parce qu’Elle a souffert dans son Cœur le martyre du Christ, avec Lui et à ses côtés. En vérité, c’est grâce aux mérites du Christ que toute souffrance a de la valeur et nous purifie du péché. C’est donc par l’union au Christ que la souffrance peut faire de nous des victimes agréables au Père, et nous sanctifier. Nous sommes les enfants de la douleur et de l’amertume du Cœur de Jésus-Christ et du Cœur de sa Mère, et notre Mère. C’est pour cela, que toute la souffrance unie à la sienne complète notre offrande et notre donation à Dieu et coopère au salut de nos frères dispersés. Jésus a dit  : «  J’ai d’autres brebis encore, qui ne sont pas de cet enclos  ; celles-là aussi, je dois les mener.  » (Jn 10, 16) Pour participer avec le Christ à cette mission, nous devons souffrir, travailler, prier et aimer  ; car c’est par la charité que nous attirerons à Lui nos frères errants.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Samedi 8 avril

Sainte Julie Billiart

Quand la souffrance et l’angoisse nous accablent, souvenons-nous de Jésus-Christ au jardin des Oliviers et, comme Lui, disons à Dieu  : “  S’il est possible, Seigneur, éloignez de moi ce calice  ; mais, si vous voulez que je le boive, que votre volonté soit faite et non la mienne.  ” Lors même que notre affliction est grande, pensons que celle de Jésus a été plus grande encore, puisque son visage s’est couvert de grosses gouttes de sang, qui tombèrent jusqu’à terre.

Oh  ! comme j’aurais voulu être à ce moment-là auprès du Seigneur, pour essuyer sa Face avec un linge fin. Et conserver la relique du Sang de mon Dieu  ! Mais, ce que je n’ai pas fait alors, je veux le faire aujourd’hui, parce que tous les jours le Sang de la Rédemption coule de son visage meurtri, de ses mains et de ses pieds transpercés, de son Cœur ouvert, et ce Sang est présent dans l’Hostie et le Vin consacrés sur l’autel du sacrifice  ; et j’ai le bonheur de me nourrir de ce Corps et de ce Sang.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Dimanche des Rameaux 9 avril

La leçon de cette fête des Rameaux est tellement importante  ! Elle nous montre que notre religion, c’est la Vérité que Jésus a imposée, a fait luire aux yeux mêmes de ses ennemis et pour laquelle il est mort. Ce n’est pas un rêve. Il a dit qu’il est le Fils de Dieu, le Messie attendu. Il l’a prouvé et le peuple l’a reconnu publiquement. Il a su qu’il allait être mis à mort et il l’a voulu. Il a annoncé sa Résurrection, son triomphe final, le châtiment de ses ennemis, la ruine de Jérusalem et le salut éternel de ceux qui croiront en lui. Tout est prêt à ce moment-là pour que le drame se passe. Tout est prévu, y compris le châtiment de ses ennemis et le salut de ceux qui le suivront à travers ce drame. Nous n’avons plus qu’à revivre ce drame pendant ces Jours saints. (à suivre)

Notre Père, 30 mars 1980

Lundi saint 10 avril

Revivre ce drame, c’est  : Lundi, Mardi, Mercredi saints, méditer dans notre Évangile ces controverses terribles de Jésus contre les pharisiens, y assister et prendre le parti du Christ. Les Jeudi, Vendredi et Samedi saints, ce sera de lui être fidèles alors même que ses Apôtres l’ont trahi, lui être fidèles par notre dévotion, notre compassion, afin de pouvoir ressusciter avec lui le jour de Pâques. Je dis bien “  ressusciter  ”, c’est-à-dire nous trouver envahis d’une vie, qui est un signe, un commencement de la béatitude éternelle, car ceux qui croiront et seront baptisés seront sauvés  ; ceux qui ne croiront pas seront condamnés.

Notre Père, 30 mars 1980

Mardi saint 11 avril

Nous sommes donc, dès maintenant, introduits dans ce mystère qui ne va plus nous lâcher jusqu’au matin de Pâques, jusqu’au matin de la Résurrection  : le mystère du Cœur Sacré de Jésus. J’oserai ajouter  : le mystère du Cœur Immaculé de Marie, qui, bien qu’elle ait été séparée aux yeux des hommes d’avec lui, ne faisait plus qu’un avec lui dans cette Cène.

Le Cœur de Jésus  ! Jésus homme comme nous  ! qui a vécu avec les Apôtres, jour et nuit, sans jamais les quitter, les formant peu à peu à l’œuvre pour laquelle il les avait choisis, les exhortant, les réconfortant, peu à peu les transformant, et cependant ils ne sont pas encore prêts, il le sait bien. Il leur enverra plus tard le Saint-Esprit. Mais alors il se sent pris de pitié, de compassion pour eux. Au moment déjà où l’ennemi rôde, au moment où déjà le traître quitte le banquet pour aller comploter la perte de son Maître et toucher son sale argent – Judas part pour retrouver les prêtres et comploter l’arrestation de Jésus –, les Apôtres se sentent tout chose, tout inquiets, alors Jésus les console, leur parle longuement avec beaucoup d’affection, et non seulement cela, il institue la sainte Eucharistie.

Notre Père, 3 avril 1980

Mercredi saint 12 avril

Cette semaine, pensons beaucoup à la douleur de Jésus et disons-nous à nous-mêmes  : “  C’est pour moi. Même si j’avais été seul au monde, il l’aurait fait. Il l’a fait pour moi  ”. Embrassons le crucifix et disons  : “  Pour moi. Merci Jésus  ! Pour moi.  ” Jésus, qui a choisi de passer par cette voie, nous appelle à le suivre sur le même chemin d’humiliation. Lorsque, à certains moments de notre vie, nous ne trouvons aucune voie de sortie de nos difficultés, lorsque nous plongeons dans l’obscurité la plus dense, c’est le moment de notre humiliation et de notre dépouillement total, l’heure où nous expérimentons que nous sommes fragiles et pécheurs. C’est justement alors, à ce moment-là, que nous ne devons pas cacher notre échec, mais nous ouvrir avec confiance à l’espérance en Dieu, comme l’a fait Jésus.

Notre Saint-Père le pape François, 16 avril 2014

Jeudi saint 13 avril

Jésus se donne à chacun de ses Apôtres et il va se donner à chacun d’entre nous ce soir, grâce à l’action du prêtre, action de mémorial de ce qui s’est passé dans ce Jeudi saint. Comme Jésus a dit de refaire les choses, et en même temps qu’il a créé ce sacrement de l’Eucharistie ce soir-là, il a créé le sacrement du Sacerdoce, disant à ses Apôtres de refaire ses gestes, de redire ses paroles. Que peut-on donner de plus  ? On peut donner ses biens extérieurs à soi-même, mais on peut donner son être même. Et celui qui veut vraiment donner tout son esprit, toute son âme, tout son cœur, tout son amour, toute son intelligence, toute sa volonté, comment peut-il l’exprimer davantage  ? Par des paroles  ? Ce n’est pas tellement vrai que de se donner lui-même. Jésus, en donnant son Corps et en donnant son Sang – le sang est le symbole de la vie – nous montre qu’il nous donne tout lui-même. En recevant son Corps et son Sang ce soir, c’est tout lui-même que nous allons recevoir comme les Apôtres l’ont reçu une première fois.

Notre Père, 3 avril 1980

Vendredi saint 14 avril

Marie, ne faisant plus qu’un avec le Christ, est la corédemptrice du genre humain. Elle a vécu avec le Christ dans son sein, avec Jésus-Christ dans ses bras, à Nazareth avec le Christ et Elle était avec Lui dans la vie publique  ; Elle a gravi le Calvaire avec Jésus-Christ, elle a souffert et agonisé avec Lui, et Elle a recueilli en son Cœur Immaculé les ultimes douleurs du Christ, ses dernières paroles, sa dernière agonie et les dernières gouttes de son Sang pour les offrir au Père.

Et Marie est restée sur la terre pour aider ses autres enfants à continuer l’œuvre rédemptrice de son Christ qu’Elle conserve en son Cœur, source jaillissante de grâces – Ave gratia plena –, et pour nous communiquer les fruits de la vie, de la passion et de la mort de Jésus-Christ, son Fils.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Samedi saint 15 avril

Veillée pascale

En plein vingtième siècle, notre foi nous dit  : sachons comprendre l’épreuve, les épreuves que nous vivons. Quand on me parle d’une guerre nucléaire, je dis que ce ne sera jamais aussi terrible que le déluge qui a enseveli toute l’humanité pécheresse. C’est du même genre  ? Eh bien, s’il y a une guerre nucléaire, il y aura aussi une arche et cette arche, je la connais, c’est l’Église. On me dit  : mais vous savez, demain, ce sera la révolution  ! Il y a des persécutions qui se préparent en comparaison desquelles les persécutions des premiers chrétiens, les persécutions des Juifs par les Grecs autrefois, ne sont rien du tout. Les persécutions vers lesquelles nous marchons sont terribles. Eh bien, ce sera comme les Égyptiens qui persécutaient les Israélites  ! Il se lèvera un nouveau Moïse, nous savons bien qui c’est  : c’est le Pasteur des pasteurs, c’est le Souverain Pontife. Il se lèvera un autre Christ qui nous guidera à travers la persécution, à travers cet océan, cette mer de sang des martyrs qui nous guidera vers le salut. Ainsi, nous avons réponse à tout.

Alors, je dis que cette fête de Pâques, c’est le modèle, le type de toutes nos épreuves. Les Américains appellent cela un pattern. C’est un modèle général qui donne la solution de toutes sortes de problèmes en toutes sortes de domaines différents. On introduit cela dans la machine et la réponse vient. Nous dirons que notre modèle, c’est le passage de Jésus-Christ à travers la mort vers la vie éternelle. Et le passage, cela se dit  : Pâques. Et Pâques, c’est le passage.

Notre Père, 6 avril 1980

Dimanche de Pâques 16 avril

L’Introït de la Messe de Pâques chante la Résurrection du Seigneur et lui donne son sens profond. Avant même d’apparaître aux Apôtres et de donner à Madeleine son joyeux message, le Fils retrouve l’usage de la parole humaine et la plénitude de la vie pour dire à son Père très aimé sa joie et son merci  ! Que tout cela est mystérieux  ! Que ce mystère baigne dans un climat d’amour insondable, de même teinte et de même chaleur, pourrait-on dire, que nos tendresses terrestres de père et de fils… C’est un père qui retrouve son enfant chéri, c’est aussi Dieu même qui introduit le Seigneur, premier-né d’entre les morts, dans sa Gloire inaccessible. Cette Humanité sainte, marquée encore des stigmates de ses souffrances, c’est son Fils Bien-Aimé en lequel il se retrouve  ; il reconnaît avec joie en Jésus transfiguré celui même qu’il engendre et aime de toute éternité comme le miroir de sa Grandeur, l’expression parfaite et manifeste de son être souverainement sage et bon. (à suivre)

Lundi de Pâques 17 avril

Mais voici que Jésus sort du tombeau, victorieux de la mort, encore capable de pardonner et de proposer son amour aux hommes repentis. Que dit-il  ? «  Je suis ressuscité et de nouveau je suis avec vous, et jusqu’à la consommation des siècles  », paroles merveilleuses pour ceux qui avaient douté et déjà désespéraient  ! Peut-être le peuple déicide est-il définitivement abandonné et son reniement a-t-il scellé son destin, mais la jeune Église a retrouvé son amour, elle ne saurait être veuve maintenant, car son époux est là, d’une invisible mais attentive et tendre présence. Nul ne pourrait maintenant l’atteindre de ses coups. Il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire, c’est vrai, mais il fallait qu’il entre dans sa gloire pour n’être plus ici ou là, sujet à la limitation des lieux et des temps, prisonnier de sa matière terrestre, et pour être vraiment à son Église dans tous ses membres. «  Il vous est bon que je m’en aille  », leur disait-il, car cette nouvelle présence est meilleure que ne l’était l’ancienne. Le Corps du Seigneur ressuscité est maintenant un Temple spirituel, immense, qui nous contient tous, sa Parole est une vérité que nul ne peut tenir prisonnière et qui résonne jusqu’aux extrémités de la terre, sa Vie est un Esprit de grâce et d’amour qui nous atteint par les mille canaux des eaux baptismales, sa Chair est un Pain dont les fidèles se rassasient autour de toutes les tables eucharistiques de l’univers. Si le Père céleste connaît son Verbe divin sous l’enveloppe de la chair transfigurée, l’Église connaît maintenant son Époux à travers cette chair transfigurée comme la présence de la divinité même du Fils de Dieu.

Notre Père, LAMA no 13

Mardi 18 avril

La Vierge Marie s’éleva doucement, en direction du levant. La lumière qui l’environnait semblait lui ouvrir un passage entre les astres, ce qui fit dire aux enfants qu’ils avaient vu s’ouvrir le ciel. Nos trois amis débordaient d’une joie expansive. Au comble de l’enthousiasme, Jacinthe répétait  : «  Oh  ! Quelle belle Dame  !  » Lucie, prévoyant les ennuis qu’ils pourraient avoir si Jacinthe ne tenait pas sa langue, recommanda le silence à ses cousins.

Et pourtant, dès qu’elle aperçut sa mère, Jacinthe courut à sa rencontre et la serra de toute son affection en disant  : «  Oh  ! Maman  ! j’ai vu aujourd’hui Notre-Dame à la Cova da Iria  !

– Pas possible, ma petite  !… Tu me parais une belle sainte pour voir Notre-Dame  !  » Triste et décontenancée, Jacinthe reprit  : «  Mais je l’ai vue  !  » Et elle raconta comment était cette Dame «  si belle, si jolie  ».

Mercredi 19 avril

Cette séance d’Emmaüs est la figure de ce que Jésus va faire  ; tout à la fois il sera là, il restera là à ouvrir nos yeux et rendre nos cœurs brûlants par l’interprétation des Écritures inspirées par l’Esprit-Saint et d’autre part, par la Messe. Aujourd’hui, c’est la Messe, c’est Jésus qui vient sur l’autel pour nous nourrir de son Corps et de son Sang, mais aussi il y a le sermon après l’Évangile pour nous ouvrir l’intelligence aux vérités du Christ. Il est toujours là, il revient toujours nous donner son pain et son vin mystique afin que nous puissions marcher nous aussi à sa suite, mais il nous attend au bout du chemin  ; il faudra que nous le retrouvions.

Notre Père, 20 avril 1992

Jeudi 20 avril

Grâce à ces faits et à beaucoup d’autres que l’Écriture sainte nous rapporte, la réalité de la Résurrection de Jésus se trouve surabondamment démontrée. Il ne s’agit pas d’une fantaisie de l’imagination, moins encore d’une suggestion collective, parce que ces faits se sont passés avec des personnes différentes, dans des circonstances variées et constituent des événements très divers.

Au cours de ces faits, Jésus-Christ se présente tel qu’il est, comme un homme qui est véritablement Dieu  : les disciples le touchent et constatent qu’il est le même que celui qui a été crucifié, parce qu’il leur fait voir et toucher les cicatrices des plaies que les clous ont formées dans ses mains et la blessure causée par la lance qui lui transperça le côté. Le Seigneur les invite donc à s’assurer de sa réalité, en voyant qu’il a de la chair et des os, et qu’il conserve sur lui les marques de son martyre. Jésus-Christ est donc ressuscité, et sa résurrection est le principe de notre résurrection.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Vendredi 21 avril

Saint Anselme

Le 13 mai 1917, première apparition d’une Dame toute vêtue de blanc et plus brillante que le soleil.

Premier dialogue entre cette Dame et Lucie  : «  N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal. – D’où vient Votre Grâce  ? – Je suis du Ciel. – Et que veut de moi Votre Grâce  ?

– Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après, je reviendrai encore ici une septième fois.  »

Le Ciel  ! aller au Ciel, seul but de la vie  : «  Et moi aussi, est-ce que j’irai au Ciel  ? – Oui, tu iras. – Et Jacinthe  ? – Aussi. – Et François  ? – Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.  »

Mais Notre-Dame a beaucoup d’autres enfants à conduire au Ciel. Il faut le leur “  gagner  ”  : «  Voulez­-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs  ? – Oui, nous le voulons, répondit Lucie. – Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.  »

Il est ressuscité no 173, mars 2017

Samedi 22 avril

Saints Sother et Caïus

Ainsi sollicitée, vous êtes descendue une nouvelle fois sur la terre, et c’est alors que j’ai senti votre main amie et maternelle toucher mon épaule. Je levai les yeux et je vous vis, c’était vous, ma Mère bénie, qui me donniez la main et m’indiquiez le chemin  ; vos lèvres s’ouvrirent et le doux son de votre voix rendit à mon âme la lumière et la paix  : “  Me voici pour la septième fois, va  ! suis le chemin par lequel Monseigneur l’évêque veut te conduire, c’est la volonté de Dieu.  ” Je redis alors mon “  oui  ” d’une manière beaucoup plus consciente que le 13 mai 1917 et, tandis que vous vous éleviez de nouveau dans le Ciel, il me revint à l’esprit, comme en un clin d’œil, toute la suite des merveilles qu’il m’avait été donné de contempler, ici même, il y avait seulement quatre ans. Je me souvins de ma chère Notre-Dame du Carmel et, à cet instant, je sentis la grâce de la vocation à la vie religieuse et l’attrait pour l’ordre du Carmel. Je pris pour protectrice ma chère sœur, la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Sœur Lucie, Journal intime, grâce du 16 juin 1921

Dimanche 23 avril

Dimanche de Quasimodo, in albis, Saint Georges

Dans ce message, je vois Dieu qui commence, par son Ange, à nous ouvrir le chemin de la foi  : “  Mon Dieu, je crois  !  ” Parce que la foi est le fondement de toute notre vie spirituelle, le terreau d’où provient la sève qui nous alimente et nous donne la vie. C’est par la foi que nous voyons Dieu et que nous le rencontrons, comme le disait le prophète Élie  : “  Par le Seigneur Dieu qui est vivant, devant qui je me tiens  !  ” (1 R 17, 1). Si nous vivons pénétrés de cette vérité, de cette réalité, notre foi grandira, se fortifiera et nous amènera à entrer dans l’immensité de l’Être immense de Dieu.

C’est dans cet océan que je vis, immergée en lui et n’en sortant jamais. Il m’a prise dans ses bras de Père et m’a conduite là où il a voulu m’amener. J’ai cru en lui et à lui je me suis remise jusqu’à ce qu’il veuille me prendre et m’amener à ce nouveau jour où je le servirai, je l’adorerai et l’aimerai sans fin, pour toujours.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Lundi 24 avril

Saint Fidèle de Sigmaringen

Jésus, qui est parfaitement Fils de la Vierge Marie, est beaucoup plus profondément et souverainement tout à Dieu, son Père. Il est tout divin en même temps qu’il est pleinement humain. Et nous autres, unis à Lui, alors que nous sommes, de naissance, tout humains, nous le savons bien, et tout charnels, tout mondains, tout terrestres, sachons qu’une nouvelle naissance nous est donnée par laquelle nous pouvons devenir comme tout divins et ainsi, tout donnés à Dieu et tout retour vers Dieu, toute contemplation vers Dieu, tout renoncement aux choses de la terre pour renaître vraiment de l’eau et de l’Esprit, à la ressemblance de Jésus, à l’imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ comme des fils de Dieu.

Et sachez bien, c’est ma conclusion, que c’est un long travail. Si nous ne le menons pas jusqu’au bout en ce monde, Dieu nous donnera un temps de Purgatoire qui sera précisément l’achèvement de ce travail, car nul ne peut entrer au Ciel s’il n’est devenu en tout lui-même et parfaitement fils de Dieu  ! Dépêchons-nous d’imiter Notre-Seigneur Jésus-Christ, afin de réduire ce temps de purgation douloureuse et, au lendemain de notre mort, d’être admis en présence de notre Père  !

Notre Père, 30 décembre 1984

Mardi 25 avril

Saint Marc

Ceux qui retardent le baptême de leurs enfants les exposent à ne pas entrer dans la félicité du Ciel  ; ce préjudice étant incomparablement plus grand que de perdre la domination sur le monde entier. Il en est ainsi, parce qu’il n’existe rien qui puisse se comparer au don suprême de l’Éternel. Et qui protège la vie de vos enfants, pendant que vous retardez une raison si importante  ? «  Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé.  » Bien sûr le nouveau-né n’est pas capable de pratiquer des actes de foi lui-même mais la vertu (ou le don) de la foi lui est transmise dans l’âme comme l’un des fruits du sacrement du Baptême, qui la purifie et l’exempte de la tache originelle, la rendant, ainsi, digne du bonheur éternel. Je vous prie ardemment de ne pas vous rendre responsable par négligence ou par incrédulité et de ne pas priver vos enfants de l’immense félicité du Ciel. C’est que si vous aviez le malheur de les perdre, (je demande profondément à Dieu que cela n’arrive pas) cela serait, pour vous, un autre éternel supplice.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mercredi 26 avril

Saints Clet et Marcellin

Chers frères pèlerins, les Anges voient constamment dans le Ciel la face de la Lumière Éternelle et, en Elle, – comme dans un miroir immense devant lequel tout se passe – tout est présent, tout demeure comme gravé en caractères indélébiles  : le passé, le présent et le futur. Tout ce qui existe et a été créé par Dieu  : le Ciel et l’Enfer, la terre, les astres, le soleil, la lune, les mondes connus et inconnus, tous les êtres animés ou inanimés, absolument tout reçoit l’être et la vie, du vouloir, du pouvoir, de la science et de la sagesse toute-puissante de cette Lumière infinie qui est Dieu, source unique d’où provient toute la vie qui existe et de laquelle toute autre lumière et vie n’est rien de plus qu’une infime participation, un pâle reflet de son étincelle. Ainsi, les Anges dans le Ciel, regardent ce miroir de Lumière qui est Dieu, voient tout en Lui, savent tout, connaissent tout à cause de leur union totale avec Dieu et à cause de leur participation à ses dons…  »

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Jeudi 27 avril

Saint Pierre Canisius

La plus grande préoccupation de Dieu et de Notre-Dame est que les âmes se sauvent et aillent au Ciel  ; et, puisque le Ciel est la demeure que Dieu a préparée pour la vie éternelle, si nous n’y allons pas par le chemin du Ciel, nous n’y arriverons jamais. Comme on le sait, il y a déjà deux personnes en corps et en âme  : Jésus-Christ et Marie Très Sainte, sa mère et notre Mère  ; et c’est là que vont toutes les âmes qui ont le bonheur de partir de ce monde en état de grâce, c’est-à-dire sans péché mortel.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Vendredi 28 avril

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Saint Pierre Chanel, Saint Paul de la Croix

Quant aux persécutions et aux contrariétés dont vous me parlez et qui surgissent de cette œuvre et de vous-même, n’en soyez pas accablée. C’est le signe le plus évident que l’œuvre est de Dieu et qu’elle lui rend gloire. S’il n’en était pas ainsi, le démon ne la combattrait pas tant. Au lieu de vous décourager, cela doit au contraire nous donner force et courage pour lutter jusqu’à vaincre.

Lorsque notre ennemi réussit à faire que cette guerre nous vienne de la part des bons, de ceux précisément dont il semble que nous étions en droit d’attendre appui et même reconnaissance, elle nous est plus sensible, elle meurtrit davantage notre cœur, aussi avons-nous plus de peine à la supporter. Mais le mérite de notre vertu est alors plus grand et la grâce de Dieu plus abondante. C’est pourquoi, redoublez de courage et de confiance en la protection du Très-Haut  ! Le Ciel, lui, ne nous abandonne jamais  !

Sœur Lucie, lettre à une dame éprouvée, 20 septembre 1948

Samedi 29 avril

Sainte Catherine de Sienne, Notre-Dame de Fourvière, Saint Pierre de Vérone, Saint Aule (Vivarais)

N’ayez peur que de l’enfer  ! Mais celui qui ne désire pas le Ciel n’a pas peur de l’enfer  ; c’est pourquoi la Sainte Vierge apprit aux enfants de Fatima à désirer d’aller au Ciel pour la retrouver et leur a montré ensuite l’enfer où tombent les pauvres pécheurs.

«  Que les pécheurs me font pitié  ! disait Jacinthe. Ah, si je pouvais leur montrer l’enfer  !  » Jacinthe était comme saisie de vertige et remplie d’une immense pitié pour les misérables pécheurs. Ce qui l’étonnait le plus, c’était l’éternité. Même en train de jouer, de temps à autre, elle demandait  : «  Mais voyons, après tant et tant d’années, l’enfer ne finira pas encore  ? Et ces gens qui sont là, à brûler, ne meurent pas  ? Ils ne deviennent pas des cendres  ? Et si nous prions beaucoup pour les pécheurs, Notre-Seigneur ne les délivrera pas  ? Et avec les sacrifices non plus  ?  »

Et Lucie de fournir toujours la réponse du catéchisme, accablante, mais vraie  : «  Non, jamais, jamais  ! L’enfer est éternel.

– Oh  ! les pauvres  ! se lamentait Jacinthe  ! Il nous faut beaucoup prier et faire des sacrifices pour eux. Comme Elle est bonne cette Dame  ! Elle nous a déjà promis de nous emmener au Ciel  !  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 31 décembre 2006

Dimanche 30 avril

Dimanche du Bon Pasteur, St Joseph-Benoît Cottolengo, Saint Pie V, Notre-Dame d’Afrique, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation

Il est facile de reconnaître ici la ruse du démon et de ses sectateurs qui veulent éloigner les âmes de Dieu en les éloignant de la prière. C’est dans la prière que les âmes rencontrent Dieu et c’est dans cette rencontre que Dieu se donne aux âmes et leur communique ses grâces, ses lumières, ses dons. C’est pourquoi on leur fait tant la guerre  ! Ne vous laissez pas tromper. Éclairez les âmes qui vous sont confiées et récitez avec elles le chapelet tous les jours. Dites-le à l’église, dans les rues, sur les chemins et les places. Si cela vous est possible, parcourez les rues en priant et en chantant le chapelet avec le peuple  ; et finissez dans l’église en donnant la bénédiction avec le Très Saint-Sacrement. Cela en esprit de prière et de pénitence pour demander la paix pour l’Église, pour nos provinces d’Outremer, pour le monde.

Je suis certaine que si vous faisiez un appel dans ce sens, les âmes le suivraient de bon cœur, parce que les brebis suivent leur Pasteur lorsqu’il sait les guider et les conduire sur le bon chemin.

Sœur Lucie, lettre du 4 avril 1970