La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Jeudi 31 Janvier
Vendredi 1er février
Samedi 2 février
Dimanche 3 février
Lundi 4 février
Mardi 5 février
Mercredi 6 février
Jeudi 7 février
Vendredi 8 février
Samedi 9 février
Dimanche 10 février
Lundi 11 février
Mardi 12 février
Mercredi 13 février
Jeudi 14 février
Vendredi 15 février
Samedi 16 février
Dimanche 17 février
Lundi 18 février
Mardi 19 février
Mercredi 20 février
Jeudi 21 février
Vendredi 22 février
Samedi 23 février
Dimanche 24 février
Lundi 25 février
Mardi 26 février
Mercredi 27 février
Jeudi 28 février

Jeudi 31 Janvier

Saint Jean Bosco

Il y a les songes de saint Jean Bosco. Le songe de l’Église dans la tempête, le songe du radeau qui menace de couler et qui est entouré de serpents et de bêtes affreuses, ce radeau, saint Jean Bosco le dirige avec la Sainte Vierge. Et tous les enfants qui sont là restent accrochés au radeau c’est-à-dire accrochés à la confession, à l’Eucharistie, à la dévotion à la Sainte Vierge, à la dévotion à la Sainte Face, ne l’oublions pas, et au Sacré-Cœur, ils sont sauvés. Les autres périssent. Tous ces songes rejoignent les songes de Madame Royer, rejoignent les songes de saint Maximilien-Marie Kolbe, ceux de Grignion de Montfort. Tous sont d’accord, tous ces saints et tous ces pèlerinages de la Vierge Marie nous illustrent cette époque qui vient et qui va être terrible. Un coup de chien terrible et la Vierge Marie nous en délivrera. C’est sûr et certain  ! – Vous l’avez dit déjà depuis tellement d’années et on ne voit rien  ! – Si la Sainte Vierge est avec nous, comment voulez-vous que Jésus nous abandonne  ? Ce serait normal qu’il nous abandonne, mais qu’il abandonne la Sainte Vierge n’est pas possible.

Donc, soyons fidèles à la Sainte Vierge, soyons fidèles au chapelet, à tous les moyens qui nous sont donnés.

Vendredi 1er février

Premier Vendredi du mois, Saint Ignace d’Antioche

Admirons ainsi toute la vie de la Vierge Marie  ; cette Présentation de l’Enfant Jésus, cette Purification conduisent à ces trente ans de vie obscure à Nazareth, à peine coupés par l’incident si révélateur du recouvrement de Jésus au Temple.

Notre-Seigneur lui-même se soumettra tellement à la loi juive, tellement aux autorités juives qu’il finira sur la Croix. Loin de maudire cet ordre humain, ces soldats romains, ce juge romain et ce grand prêtre juif qui le condamnent injustement à mort, Jésus se soumet à leur décision, se soumet à leur sentence, à leur violence, et la Vierge Marie elle-même au pied de la croix, ne se révolte pas. Lorsque Jésus est ressuscité, lorsqu’il redonne courage à ses Apôtres, il ne pousse pas ses Apôtres à la conquête du monde, il ne les lance pas à la revanche contre les autorités juives ou romaines. Il les introduit comme un ferment de vie nouvelle au sein de cette société qu’ils ont pour tâche, non pas de condamner, mais de sauver, non pas d’écraser et de dominer, mais de servir et de conduire jusqu’à sa perfection. Quel exemple pour nous  !

Regardons la Vierge Marie, cette humble servante du Seigneur. Regardons Jésus qu’elle tient dans ses bras. Il est le Roi du monde et Elle est la Reine du monde. Ils se sont manifestés parmi nous comme des serviteurs  : «  Je suis la servante du Seigneur.  » Jésus sera le serviteur souffrant que le prophète Isaïe avait annoncé.

Notre Père, 1er février 1986

Samedi 2 février

Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple, Saint Théophane Venard, Sainte Jeanne de Lestonnac

Voyons le côté admirable de cette fête de la Présentation de l’Enfant Jésus, parce que ce groupe incognito s’avance dans le Temple, et voici que le vieillard Siméon s’approche et, inspiré par Dieu, proclame son oracle – le Nunc dimittis –, et que la prophétesse Anne s’avance et elle aussi se met à parler à la Vierge Marie – entre femmes, on se comprend – et à délivrer son oracle. Que dit la prophétesse Anne  ? Elle dit à Marie que cet Enfant sera le signe de contradiction  ; que, à son sujet, le peuple juif et le monde entier vont être terriblement divisés et donc que cet Enfant ne va pas apporter la paix mais la guerre et que, à elle, un glaive de douleurs lui percera le Cœur.

Dans la mesure où nous sommes conformes au Christ et à la Vierge Marie, c’est la guerre qui nous attend, la persécution qui nous attend, le glaive de douleur qui transpercera notre âme au spectacle de la douleur physique, de la mort de ceux que nous aimons dans la bataille qui viendra. Et donc c’est une participation à la Croix qui nous est promise.

Notre Père, 2 février 1986

Dimanche 3 février

Bse Anne-Marie Rivier, Saint Blaise

Ce sera le petit reste qui suivra parce qu’il a suivi chaque année, à la Chandeleur, la procession en portant son cierge, c’est-à-dire qu’il a gardé l’espérance et qu’il sait que tout le secret de l’avenir est dans la Vierge Marie et cet Enfant qu’elle porte. C’est immense, notre foi, c’est notre joie, c’est notre force. Quand vous verrez tout cela venir, disait Jésus, en parlant de toutes ces catastrophes que nous vivons, que nous allons vivre, «  relevez la tête car le jour de votre délivrance est proche.  » Voilà le sens de notre joie aujourd’hui.

S’il n’y avait pas cela, ce serait comme si nous circulions avec des cierges éteints et renversés, nous n’aurions plus d’espérance. S’il n’y avait pas cette interprétation des Écritures, s’il n’y avait pas les songes de don Bosco, s’il n’y avait pas le Secret de Fatima, ce serait à perdre la foi, cent fois, et quitter l’Église de dégoût de ce qui se passe. Mais il y a toujours cette flamme  : la Vierge Marie, le Cœur Immaculé de Marie. Nous sommes les premiers d’une immense foule qui reviendra, le jour où nous nous mettrons tous à la prier, elle et son Fils.

Notre Père, 6 février 1994

Lundi 4 février

Saint Jean de Britto, Sainte Véronique, Saint André Corsini

Notre-Seigneur a transporté mon esprit sur la route du Calvaire, et m’a vivement représenté le pieux office que Lui rendit Sainte Véronique qui, de son voile, essuya sa très Sainte Face qui était alors couverte de crachats, de poussière, de sueur et de sang. Ensuite, ce divin Sauveur m’a fait entendre que les impies renouvelaient actuellement, par leurs blasphèmes, les outrages faits à sa Sainte Face  ; et j’ai compris que tous ces blasphèmes que ces impies lançaient contre la Divinité, contre Dieu qu’ils ne peuvent atteindre, retombent comme les crachats des Juifs sur la Sainte Face de Notre-Seigneur qui s’est fait la victime des pécheurs. Alors, notre divin Sauveur m’a fait entendre qu’il fallait que j’imite le courage de sainte Véronique qu’il me donnait comme protectrice et pour modèle  : elle qui traversa si courageusement la foule de ses ennemis. Ensuite, j’ai compris que Notre-Seigneur me disait qu’en s’appliquant à l’exercice de la réparation des blasphèmes, on Lui rendait le même service que Lui rendit la pieuse Véronique, et qu’Il regardait celles qui le Lui rendaient, avec les yeux d’une même complaisance dont Il regarda cette sainte femme lors de sa Passion  : et je voyais que Notre-Seigneur avait beaucoup d’amour pour elle.

Sœur Marie de Saint-Pierre, 11 octobre 1845

Mardi 5 février

Sainte Agathe

Jésus a pitié des pauvres gens. Cette fois, c’est une affaire de foule, Jésus fonce dans la foule. C’est même ce qu’il y a de plus notable dans cette première partie du récit. Devant cet homme qui le presse de venir vite chez lui car sa fille se meurt, Jésus se lève et il va. C’est cela qui m’a donné une émotion terrible. Jésus se lève et il va. Quelle évocation du Cœur de Jésus  ! Cette fille qui va mourir, ce père qui lui a serré le cœur de pitié… Toujours la pitié de Jésus  ! On voit la scène  : la foule gronde, les reporters sont là (2000 ans plus tard, la télé) et on voit  : un miracle. Jésus n’est pas pressé. Vous voyez cette main de Jésus et cette petite main d’enfant, n’est-ce pas charmant  ? L’Évangile est charmant, Jésus est touchant. La Vierge Marie étant là, c’est encore mieux. Cette enfant, c’était une pauvre petite fille et elle n’était pas très pécheresse, mais Jésus a voulu montrer que quand il guérit, il faut encore donner la nourriture à cette âme qui revient à la vie. C’est l’Eucharistie, après le sacrement de pénitence.

Notre Père, 1er novembre 2000

Mercredi 6 février

Saint Paul Miki et ses compagnons, Saint Tite

Jésus est venu du sein du Père pour tomber dans le sein d’une famille. Voilà qui est très remarquable  !

Il a comme relâché ses liens trinitaires pour s’enferrer dans des liens charnels, dans des liens de famille. Il a eu une Mère, réellement, dans la chair et le sang  ; il a eu un père par une adoption légale extrêmement puissante  ; il s’est tellement appliqué à souder chacun de ces liens que la Sainte Famille est devenue le modèle de toutes les familles, mais premièrement d’abord et pendant trente ans, une famille quelconque. Il était tellement le fils de Marie et tellement le fils de Joseph, qu’il les appelait papa et maman  ; et tout le monde le croyait le fils de charpentier, comme dit l’Évangile. Donc il a soudé ces liens et il les a continuellement renforcés pendant trente ans.

Jésus a voulu se mettre dans ces liens très humbles qui constituent notre condition humaine terrestre et, dans l’ordre de la création, l’institution de la famille est la chose la meilleure. Ce sont peut-être nos pauvres petits bijoux humains, mais enfin ce sont les plus beaux bijoux de notre trésor  : être époux et épouse, saintement, être père et mère, être enfant, être frère et sœur. C’est notre condition humaine. C’est ça, être petit, être humilié, pour un Dieu. Pour nous, c’est notre essentiel.

Notre Père, 8 janvier 1984

Jeudi 7 février

Bx Jacques Salès et Guillaume Sautemouche, St Romuald

Le Père Salès sentait un tel besoin du tabernacle qu’il ne laissait point passer une heure sans avoir été s’agenouiller à la chapelle  : «  L’une des pièces de plus remarquables parmi le bel arroi de ses dévotions était la particulière et extraordinaire affection dont il ardait sans cesse envers le gage d’amour de Dieu, le Divin Sacrement et sacrifice de l’Autel  ; car outre qu’il en devisait volontiers, ses devis n’étaient ordinairement pas sans la bonne grâce d’une ferveur religieuse qui semblait le transporter. Cela faisait qu’il ne laissait pas écouler une seule journée qu’il ne visitât plusieurs fois ce sacrement mystérieux. Si on l’appelait à la porte, s’il s’en retournait en sa chambre, s’il allait par le collège passant et repassant proche du chœur d’où l’on pouvait voir le lieu où l’on pose le Saint Ciboire, il entrait dedans à chaque fois pour rendre homme à cette Hostie céleste. J’ai appris qu’à peine se passait-il heure du jour qu’il ne comparût devant Jésus-Christ caché en ce mystère sacré.  »

Vie des Bx Jacques Salès et guillaume Sautemouche, martyrs de l’Eucharistie à Aubenas

Vendredi 8 février

Très Saint Cœur de Jésus et Marie

Les mystiques du Moyen Âge l’avaient dit, mais un docteur de l’Église, un grand saint n’avait jamais dit qu’on pouvait dire que Jésus et Marie vivaient en un seul Cœur, à savoir  : entre eux, il y avait un tel amour et en même temps une telle compréhension que tous les deux n’étaient qu’un seul Cœur. C’est la hardiesse de saint Jean Eudes. S’il y a eu une fusion entre deux cœurs humains, c’est entre le Cœur de la Vierge Marie et le Cœur de Jésus, fusion qui ressemble un peu, mais qui n’est pas de même genre quand même, à l’union qui est une unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, qui ne sont qu’un Cœur.

Nous voulons célébrer, avoir présente à l’esprit, cette flamme qui brûle dans ces deux Cœurs. Nous sommes bien en-dessous, mais nous demandons «  la grâce de célébrer la vie très sainte de Jésus et de Marie dans un seul cœur  », “ in corde uno ”, «  et de n’être entre nous et avec eux qu’un même cœur.  » J’aime cela, car on pourrait demander d’être aimé et d’aimer Jésus et Marie, de ne plus faire qu’un avec eux.

Notre Père, 1er septembre 1995

Samedi 9 février

Saint Cyrille d’Alexandrie

Dans l’après-midi, à peine sainte Thérèse avait-elle fait une courte action de grâces, que plusieurs sœurs vinrent lui parler. Elle me dit le soir  : «  Comme on est venu me déranger après la Sainte Communion  ! On m’a regardée sous le nez… mais pour ne pas m’agacer j’ai pensé à Notre-Seigneur qui se retirait dans la solitude sans pouvoir empêcher le peuple de l’y suivre. Et il ne le renvoyait pas. J’ai voulu l’imiter en recevant bien les sœurs.

Mère Agnès de Jésus, carnet jaune, 30 juillet 1897

Dimanche 10 février

Sainte Scolastique, Saint José Luis Sanchez del Rio, Saint Arnaud

«  Seigneur, nous avons pêché toute la nuit sans rien prendre  ». Peut-être que si saint Pierre eût pris quelques petits poissons Jésus n’aurait pas fait de miracle, mais il n’avait rien, aussi Jésus remplit bientôt son filet de manière à le faire presque rompre. Voilà bien le caractère de Jésus. Il donne en Dieu, mais il veut l’humilité du cœur…

Lettre de sainte Thérèse à Céline, 26 avril 1894

Lundi 11 février

Notre-Dame de Lourdes

Cela me touche de vous parler de Notre-Dame de Lourdes qui n’est pas du tout détrônée par Notre-Dame de Fatima et par aucune Notre-Dame qui soit. Notre-Dame de Lourdes a quelque chose de tout à fait particulier que personne ne lui ôtera jamais, même si ce sont les autres Notre-Dame des autres pèlerinages. Il faudra toujours retourner à Lourdes, même quand on aura fait d’autres pèlerinages aussi importants et sources de grâces. Ce qu’il y a de particulier à Lourdes, c’est qu’Elle a dit son Nom. L’Immaculée Conception  ! Il faut penser que cela a un sens mais normalement, si la Vierge nous l’avait expliqué, on le saurait. Elle a gardé son secret pour Elle, Elle a gardé le secret du bon Dieu sur Elle. Elle a seulement donné ce renseignement. Comme Jésus s’appelle Jésus, c’est-à-dire Dieu sauve, ou Emmanuel, ce qui veut dire ‘Dieu avec nous’, la Vierge Marie s’appelle conception Immaculée parce que c’est Elle. Il y a là encore quelque chose à trouver et un jour ou l’autre, la Vierge Marie ou l’Esprit-Saint nous ouvrira la compréhension, ouvrira à son Église la compréhension de ce terme que nous n’expliquons pas et alors, nous serons probablement très bouleversés et ce sera vraiment dans la fin du monde. Ce sera la manifestation, la découverte pour l’Église de ce qui est le plus fantastique dans la Vierge Marie, ce à quoi nous ne sommes pas encore arrivés.

Notre Père, 11 février 1999

Mardi 12 février

Sainte Ombeline, Sept fondateurs des Servites

Ce matin, quand j’ai vu qu’on allait mettre la messe des servites, je leur ai dit du fond de mon cœur (ils sont au Ciel, ils entendent tout ce qu’on dit)  : Dites donc, on ne pourrait pas simplifier un peu tout cela  ?

– Non, c’est la liturgie, ça ne se simplifie pas.

– Oui, mais quand j’étais au Séminaire, le professeur de liturgie, M. Boisson, m’a dit qu’on avait toujours une sorte de latitude. Le prêtre n’est pas un esclave, il rend grâce à Dieu dans le bréviaire, mais il a toujours quelque latitude quand il veut changer une messe pour une autre, trois ou quatre fois dans l’année, il a le droit.

Je me suis souvenu de cela, j’ai dit au frère Jean-Eudes  : nous allons dire la messe de la Sainte Vierge, la messe Salve Sancta Parens. Qu’y a-t-il de plus simple  ? Salut, Sainte Mère de Dieu. Le chant est très simple, n’importe qui peut comprendre. Nous sommes auprès de la Sainte Vierge et qu’y a-t-il de plus simple que la perfection de la Vierge Marie  ? Qu’y a-t-il de plus compréhensible, de plus ami de l’intelligence de l’être humain que la Sainte Vierge et Jésus bien entendu, puisqu’ils ne font qu’un seul Cœur  ? Qu’y a-t-il de mieux à faire quand il fait beau comme cela  ? Une belle journée d’hiver, l’air pur est un peu mordant de froid, cela fait du bien, vivifie l’esprit  ! On voit le beau soleil et on rend grâces à Dieu de nous avoir donné la Sainte Vierge. On n’a pas besoin de plus. Une Mère nous suffit, surtout si elle est accompagnée du bienheureux Joseph.

Notre Père, 12 février 2000

Mercredi 13 février

Bse Béatrice, Dies natalis de Sœur Lucie

Sœur Marie-Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé aspirait de toute son âme à ce jour où Notre-Dame l’appellerait à entrer au Ciel. Dans son quatrième Mémoire, elle écrivait  : «  En vérité, je ne suis que le pauvre et misérable instrument dont Dieu veut se servir et, bientôt, – comme le peintre qui jette au feu le pinceau dont il n’a plus besoin, pour qu’il soit réduit en cendres –, le divin Peintre réduira en cendres, dans le tombeau, son pauvre instrument dont il n’aura plus besoin, jusqu’au grand jour des alléluias éternels. Je désire ardemment ce jour, parce que le tombeau n’anéantit pas tout, et que la félicité de l’amour éternel et infini commence déjà.

«  Pour le Ciel, donnons tout, souffrons tout, afin de le conquérir pour nous et pour un grand nombre d’âmes qui, dans les demeures de l’éternelle félicité, chanteront avec nous l’hymne de la gloire éternelle, de l’amour éternel dans l’embrasement du divin Époux des vierges  ! Cela seul compte, nous n’avons été créés que pour le Ciel et il n’y a que lui qui nous attire, car seul il répondra à notre attente et durera toujours.  »

Frère François de Marie des Anges, Sœur Lucie, confidente du Cœur Immaculé

Jeudi 14 février

Saint Cyrille et saint Méthode, Saint Valentin

Le Bon Dieu soulève le voile qui cache mes imperfections, alors mes chères petites sœurs me voyant telle que je suis ne me trouvent plus tout à fait à leur goût. Avec une simplicité qui me ravit, elles me disent tous les combats que je leur donne, ce qui leur déplaît en moi  ; enfin, elles ne se gênent pas davantage que s’il était question d’une autre, sachant qu’elles me font un grand plaisir en agissant ainsi. Ah  ! vraiment c’est plus qu’un plaisir, c’est un festin délicieux qui comble mon âme de joie. (…) C’est ainsi que le Bon Dieu daigne prendre soin de moi, Il ne peut toujours me donner le pain fortifiant de l’humiliation extérieure, mais de temps en temps, Il me permet de me nourrir des miettes qui tombent de la table des enfants. Ah  ! que sa miséricorde est grande, je ne pourrai la chanter qu’au Ciel…

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit C

Vendredi 15 février

Saint Claude la Colombière, Dies Natalis de notre Père

Le bonheur de Vous voir submergera tous mes désirs. Il ne me fera pas renoncer à ces autres biens que je tenais de votre bonté et que j’emporterai, trésors véritables, à travers la mort, dans mon poing fermé. Le Ciel, ce sera les autres. En Vous, tous les autres qui méritèrent de revivre avec tout ce qui fut, de leur fait, immortel. Saint Augustin dit que Vous êtes, ô Père, la Mémoire qui conserve toute créature et ne rejette dans le néant que le mal, l’erreur et toute laideur de ce monde éphémère, oubliés. En Vous je me souviendrai de tout, et mieux encore. Vous êtes, ô Fils de Dieu Jésus-Christ, la Parole de Sagesse en laquelle je comprendrai la raison des choses, des vies, des rencontres et des événements, dans la clarté de leur salut définitif. Vous êtes le Don d’Amour, ô Esprit-Saint, et nous brûlerons encore, par Vous, de tous les feux de nos amours paternels et de nos tendresses filiales qui, dans notre froide nuit de la terre, lançaient leurs étincelles jusqu’aux étoiles  ! Que sera-ce, mon Dieu, que sera-ce, ce Ciel  ? «  Et les justes se rassasieront, ils exulteront en présence de Dieu, de délices humaines et de joie divine  », chante le Psalmiste  !

Si ces miettes de bonheur que je recevrai de la présence glorieuse de vos créatures suffisent à m’embraser du désir des Collines éternelles, que sera-ce, ô mon Créateur et mon doux Sauveur, quand seule à Seul avec Vous je recevrai de votre propre Vie et de votre Sagesse le Pain mystique et le Vin d’Amour dont vous me réjouirez sans mesure  ?

Notre Père, Page Mystique n° 2
Le Ciel bienheureuse vision de paix et d’amour

Samedi 16 février

Céline, la terre étrangère n’a pour nous que des plantes sauvages et des épines, mais n’est-ce pas la part qu’elle a donnée à notre divin Époux, oh  ! qu’elle est belle aussi pour nous, cette part qui est la nôtre, et qui nous dira ce que l’éternité nous réserve  ?… Céline chérie, toi qui me faisais tant de questions quand nous étions petites, je me demande comment il se fait que tu ne m’aies jamais fait celle-ci  : «  Mais pourquoi le Bon Dieu ne m’a-t-il pas créée un ange  ?  » Ah  ! Céline, je vais te dire ce que je pense, si Jésus ne t’a pas créée un ange dans le Ciel, c’est qu’il veut que tu sois un ange de la terre, oui Jésus veut avoir ici-bas sa cour céleste comme là-haut  ! Il veut des anges-martyrs, il veut des anges-apôtres, et il a créé une petite fleur ignorée qui se nomme Céline dans cette intention-là. Il veut que sa petite fleur lui sauve des âmes, il ne veut pour cela qu’une chose, que sa fleur le regarde en souffrant son martyre.

Lettre de sainte Thérèse de L’enfant-Jésus, 26 avril 1991

Dimanche 17 février

Sept saints fondateurs de l’ordre des Servites, Septuagésime, Dies natalis du Père Joseph Krémer

Nous commençons, en ce dimanche de la Septuagésime, la préparation du mystère de Pâques  : de la Passion, de la mort de Notre-Seigneur et de sa Résurrection. “ Septuagésime ” veut dire que c’est dans soixante-dix jours, et donc nous avons tourné le dos résolument aux mystères joyeux de l’enfance du Christ et même de sa vie publique, et nous regardons vers Jérusalem où Notre-Seigneur doit accomplir son sacrifice pour la rédemption du monde, afin nous-mêmes de nous y associer. La vie est dure  ! Si la vie est dure, même si elle est très dure, il faut savoir que nous avons à faire notre salut  ! Il s’agit de ne pas lâcher la rampe, il s’agit de continuer nos efforts  ; ceux qui ont fait du sport le savent très bien  : on court un mille mètres, au troisième tour de stade, on n’en peut plus, on a envie d’abandonner, on a envie de lâcher, tout simplement de s’asseoir  ! Il faut aller jusqu’au bout. Tu seras récompensé si tu vas jusqu’au bout. Or, notre récompense, c’est le Ciel, qui est tout pendant l’éternité  ; la perte de notre récompense, c’est l’enfer, c’est-à-dire les souffrances, la damnation, souffrances physiques, souffrances morales, séparation de Dieu et de tout ce qu’il y a de beau sur la terre, compagnie des méchants et des démons. C’est tragique  !

Notre Père, 15 février 1987

Lundi 18 février

Sainte Bernadette

Se mettre à l’école de sainte Bernadette, c’est se mettre à l’école de Notre-Dame et des mystères du saint Rosaire, c’est-à-dire de l’Évangile que la Sainte Vierge vient réapprendre à la France, après la Révolution. Sainte Bernadette nous apprend au commencement, au milieu et à la fin de tout  : l’humilité. En récréation, sœur Marie-Bernard montrait en toute circonstance un entrain charmant. Se plaçant un jour entre les deux plus grandes novices  : «  Voyez ce que je suis. Je pourrais bien me croire quelque chose avec ma petite taille  !  »

Elle riait de tout son cœur à la pensée «  qu’on la vendait à Lourdes pour dix centimes  : “ C’est bien tout ce que je vaux  ! ”  »

«  Allons au Ciel, travaillons, souffrons pour le Ciel, aimait-elle à redire. Tout le reste n’est rien. Oui, la Sainte Vierge m’a promis le Ciel, disait-elle, mais à condition que j’irai droit mon chemin, que je ferai ce qu’il faut pour le mériter.  »

Quoi donc  ? Que faut-il faire pour le mériter  ?

«  Abandon sans bornes, amour et fidélité à Jésus jusqu’à la mort. «  Ô Croix, vous êtes l’autel sur lequel je veux me sacrifier en mourant avec Jésus.

«  Le Cœur de Jésus avec tous ses trésors est mon partage. J’y vivrai, j’y mourrai en paix, au milieu des souffrances.  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 juillet 2002

Mardi 19 février

Nous voyons l’Église investie et les hommes plus coupables qu’au jour de Noé. Quand tous ces hommes voyaient pleuvoir, voyaient l’eau monter qui allait bientôt submerger toutes les montagnes et qui se riaient de notre père Noé en train de construire son arche qui était le salut du genre humain, cette arche était la figure de l’Église qui serait un jour le salut du genre humain universel, de tous les sauvés du grand châtiment divin, c’est-à-dire de la damnation éternelle. Alors Noé construisait son arche et puis les hommes buvaient, mangeaient, riaient, dansaient et ils ont tous été anéantis. Dieu a dit je ne recommencerai plus cela, physiquement, matériellement, mais il nous a prévenu qu’un temps viendrait, mauvais, où les hommes eux-mêmes, non par châtiment divin mais par leur propre faute, iraient jusqu’au suicide collectif  ! Et nous autres, nous sommes là peu nombreux. Il y a un petit nombre de fidèles qui continuent à aimer Dieu. Nous allons prier et nous allons nous sentir appelés par le Cœur Sacré de Jésus qui nous parle par tout notre enseignement de Contre-Réforme Catholique et de contre révolution.

Notre Père, notre beau combat pour la Vérité de l’Église, juin 1987

Mercredi 20 février

Saints François et Jacinthe

Le 13 juin 1917, Lucie, François et Jacinthe reçurent la révélation de leur vocation particulière de restaurer la foi sur la terre, des mains mêmes de Marie dont la lumière leur inspira une connaissance et un amour spécial de son Cœur Immaculé, comme jamais on n’en avait connu encore.

Mais c’est seulement le 13 juillet, lors de la troisième apparition, que ce Cœur Immaculé leur a livré son Secret. «  Ce qui m’est resté le plus gravé dans l’esprit et dans le cœur, avoue Lucie de cette apparition du 13 juillet, ce fut la tristesse de cette Dame lorsqu’elle nous montra l’enfer.  » C’est là que se dévoile le secret de ce Cœur Immaculé. «  Si la vision de l’enfer avait duré un instant de plus, nous serions morts de peur et d’épouvante. Cependant une chose m’a encore plus impressionnée, ce fut l’expression douloureuse du regard de Notre-Dame. Si je vivais mille ans, je la conserverais toujours gravée dans mon cœur.  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 7 juillet 2018

Jeudi 21 février

Saint Pierre Damien, Bx Noël Pinot

Le sacrifice que l’âme religieuse fait de tout son être est l’acte le plus agréable à Dieu et le plus glorieux pour l’âme. Je suis dans un état où la fidélité à Dieu m’est une nécessité absolue. Dieu me suffit.

Père Damien, notes intimes

Vendredi 22 février

Bse Isabelle de France, Chaire de saint Pierre à Antioche

Cette fête de la Chaire de Saint Pierre a été supprimée. Supprimer des choses pareilles, c’est grave  ! Cela m’a fait reprendre conscience de la fermeté de notre foi en saint Pierre et ses successeurs, vicaires de Jésus-Christ. Entre tous les Papes et saint Pierre, il y a une unité morale indissociable, inconfusible, et entre saint Pierre et Jésus, il y a une immédiateté de délégation de pouvoir, de confiance qui nous interdit de nous immiscer entre Jésus et saint Pierre.

C’est une grâce de prédestination si nous avons été conduits à travers les écueils dans ce chenal étroit de la fidélité au Pape, comme Vicaire de Jésus-Christ, successeur de saint Pierre, en sachant qu’on ne porte pas la main sur lui. Nous ne l’avons jamais fait, nous ne le ferons jamais, en attendant que Dieu nous délivre de cette horrible division dans l’Église.

Ainsi, nous pouvons retrouver la vision de Don Bosco sans avoir jamais perdu de vue la révélation qu’elle nous apporte, des trois blancheurs  : la blancheur de l’Eucharistie, la blancheur de l’Immaculée Conception et la blancheur du Pape, autre Christ, doux Christ en terre, successeur de saint Pierre.

Notre Père, 22 février 1996

Samedi 23 février

Saint Polycarpe, Saint Pierre Damien

Jésus a des privilégiés et il faut que nous acceptions que le Cœur de Notre-Seigneur ait des diversités  ; à chacun selon sa part, sa vocation, sa grâce. Être privilégié, c’est devenir par un choix de vie, l’instrument de sa volonté pour sa gloire.

La Transfiguration a été pour ces trois Apôtres comme la transfiguration de leur âme. Par cette lumière glorieuse, Notre-Seigneur leur a fait un cœur neuf et leur a donné une joie faite pour durer. Le premier effet de la prédilection divine est joie, lumière, paix, qui doivent bannir de notre âme tout ce qui déplaît à Jésus, qui chagrine Jésus.

Mais cette prédilection se paye, il faut porter sa croix, supporter les aridités quotidiennes. Témoins de sa gloire, les Apôtres devaient l’être de sa peine à l’Agonie. Il est bon de désirer les grâces particulières de Dieu, mais en sachant que nos cœurs ainsi fortifiés, devront avoir la force de continuer le chemin dans la souffrance et garder la foi dans les épreuves.

La participation à la joie de Notre-Seigneur entraîne purification de notre âme et cheminement fidèle avec Jésus si bon envers ses créatures, chacune à la mesure de sa grâce.

Notre Père, 11 mars 1979

Dimanche 24 février

Saint Mathias, Sexagésime

Ce n’est pas assez d’aimer, il faut le prouver. On est naturellement heureux de faire un présent à un ami, on aime surtout à faire des surprises, mais cela, ce n’est point de la charité car les pécheurs le font aussi. Voici ce que Jésus m’enseigne encore  : «  donnez à quiconque vous demande  ; et si l’on prend ce qui vous appartient, ne le redemandez pas.  » Donner à toutes celles qui demandent, c’est moins doux que d’offrir soi-même par le mouvement de son cœur  ; encore lorsqu’on demande gentiment cela ne coûte pas de donner, mais si par malheur on n’use pas de paroles assez délicates, aussitôt l’âme se révolte si elle n’est pas affermie sur la charité.

Sainte Thérèse, Manuscrit C

Lundi 25 février

Bse Isabelle de France

«  Si tu peux  !… reprit Jésus, tout est possible à celui qui croit.  » C’est paradoxal. «  Si tu peux  !  » On croit que Jésus va dire  : «  Tu ne sais pas que tout m’est possible à moi  !  » C’est sous-entendu mais comme à Nazareth, Jésus veut leur faire comprendre qu’il peut tout, mais que tout dépend des dispositions de son cœur à lui. Dans sa Sagesse, Jésus est prêt à faire n’importe quoi mais à condition qu’on croie en lui, qu’on y croie totalement, d’une foi surnaturelle et non pas un petit peu ou un petit peu plus  ; parce qu’il n’est pas un guérisseur, ce n’est pas une évaluation de ses capacités, c’est la foi. La foi, on l’a ou on ne l’a pas, c’est à part entière. Jésus a de l’amour pour cet homme, encore un trait de son Cœur. Ce malheureux père qui n’en peut plus d’avoir un tel fils  ! Il suffit de croire. Je mets une main sur le texte et qu’est-ce que vous auriez dit, vous  ? Je ne sais pas ce que j’aurais dit  ! Le père a cette formule absolument géniale, c’est le Saint-Esprit qui la lui a inspirée. Parce qu’il dit tout  : Aussitôt le père de l’enfant de s’écrier  : «  Je crois  ! Viens en aide à mon peu de foi  !  »

C’est merveilleux et Jésus est touché.

Notre Père, commentaire de l’évangile selon saint Marc, 1986

Mardi 26 février

À la crèche, la Sainte Vierge regarde cet enfant qui vient de sortir de son sein très pur, et elle sait qu’il est son Créateur. Dans son Cœur Immaculé chante l’oracle d’Isaïe  : “ Ton Époux, c’est ton Créateur. ”

Et nous, à ce spectacle objet de notre contemplation, nous chantons l’hymne liturgique  : «  Ton Fils est celui qui t’a créée, à qui toi, tu donnes le sein. Tu lui donnes le sein, mais lui, t’a donné la grâce parce qu’il mourra pour toi sur la Croix.  »

Et nous  ? Quelle est notre place dans ce mystère  ?

Jésus lui-même, Fils de Dieu, a voulu être enfant pour nous donner le goût, le désir de le redevenir nous aussi, afin d’aller au Ciel. Et il se fâchait contre les Apôtres parce qu’ils chassaient les enfants  : «  Laissez venir à moi les petits enfants parce que le Royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent.  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 3 janvier 2010

Mercredi 27 février

Bse Marie de Jésus Deluil-Martiny, Saint Gabriel de la Vierge des Douleurs

Après la sainte communion, j’avais placé Jésus dans mon âme, sur l’autel du Cœur de la Sainte Vierge et cette bonne Mère était chargée de l’offrir comme au Calvaire et d’obtenir qu’il m’offrît et m’immolât avec Lui. Notre-Seigneur m’a poussée à m’offrir ainsi à Lui par Marie d’une façon toute spéciale, pour devenir le miroir de sa divine Immolation à l’autel. J’ai fait cet acte avec une grande dévotion, m’offrant à souffrir tout ce qu’il plaira à Notre-Seigneur pour reproduire en mon âme la ressemblance de son immolation.

Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny

Jeudi 28 février

Il vaut mieux être condamné à mort ici-bas et, dans cette condamnation à mort, trouver le principe de son salut, se retourner vers Dieu, que de vivre ainsi dans son vice et de scandaliser, de souiller des êtres innocents, parce que Dieu ne pourra pas avoir pitié d’hommes pareils au jour du jugement. Jésus est possédé par une colère sacrée contre ceux qui sont cause de corruption des autres et puis ceux qui se corrompent eux-mêmes, et c’est tout un coup l’effroi de l’enfer éternel qui est là devant les yeux du Christ et qui lui fait parler avec véhémence. Il faudra passer par la purification du feu. Cette parole-là est au moins une annonce du purgatoire, c’est la révélation du purgatoire, c’est une atténuation de cette terrible menace de la géhenne. Tout d’un coup, on s’aperçoit que la vie est extrêmement sérieuse, qu’elle est dramatique, à cause de cette pensée de Jésus sur les enfants qui pourraient être détournés de croire en Lui.

Notre Père, commentaire de l’évangile selon saint Marc, 1986