La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mardi 1er Janvier
Mercredi 2 Janvier
Jeudi 3 Janvier
Vendredi 4 Janvier
Samedi 5 Janvier
Dimanche 6 Janvier
Lundi 7 Janvier
Mardi 8 Janvier
Mercredi 9 Janvier
Jeudi 10 Janvier
Vendredi 11 Janvier
Samedi 12 Janvier
Dimanche 13 Janvier
Lundi 14 Janvier
Mardi 15 Janvier
Mercredi 16 Janvier
Jeudi 17 Janvier
Vendredi 18 Janvier
Samedi 19 Janvier
Dimanche 20 Janvier
Lundi 21 Janvier
Mardi 22 Janvier
Mercredi 23 Janvier
Jeudi 24 Janvier
Vendredi 25 Janvier
Samedi 26 Janvier
Dimanche 27 Janvier
Lundi 28 Janvier
Mardi 29 Janvier
Mercredi 30 Janvier
Jeudi 31 Janvier

Lundi 31 décembre

Saint Sylvestre

En voyant Jésus dans sa crèche, en le voyant parmi nous chaque jour de sa vie jusqu’à son Ascension et comme nous le verrons dans les siècles des siècles sur son visage, nous voyons le visage de Dieu parce que c’est son Fils et qu’un Fils unique peut bien parler de son Père, Il le connaît. Lui seul le connaît, Lui seul nous le fait connaître.

Soyons tous comme saint Jean mettant sa tête sur le Cœur de Jésus. Écoutant les battements de ce Cœur du Fils, saint Jean était admis à contempler le mystère de l’amour et de Dieu qui est Amour. Au pied de la Crèche, reprenons le Prologue de saint Jean et passons de la foi de l’Ancien Testament à la foi évangélique, ne nous contentons plus d’adorer dans le Ciel un Dieu et même si nous mettons auprès de ce Dieu je ne sais quelle Sagesse mystérieuse, quelle Parole, quel mystère d’un artisan qui crée le monde avec Dieu, non  ! Passons au Nouveau Testament et voyons Jésus-Christ, Notre-Seigneur, Enfant de la Bienheureuse Vierge Marie, engendré de toute éternité par Dieu. Suivant saint Jean de la Croix dans cette Romance que nous aimons tant, si Dieu engendre ce Fils de toute éternité, c’est pour le donner à Marie comme son Fils et comme son Époux éternel.

Notre Père, 25 décembre 1984

Mardi 1er Janvier

Sainte Marie, Mère de Dieu, Circoncision de N-S.

À propos de la Sainte Vierge, il faut que je te confie une de mes simplicités avec elle, parfois je me surprends à lui dire  : «  Mais ma bonne Sainte Vierge, je trouve que je suis plus heureuse que vous, car je vous ai pour Mère, et vous, vous n’avez pas de Sainte Vierge à aimer… Il est vrai que vous êtes la Mère de Jésus mais ce Jésus vous nous l’avez donné tout entier… et Lui sur la croix il vous a donnée à nous pour Mère. Ainsi nous sommes plus riches que vous puisque nous possédons Jésus et que vous êtes à nous aussi. Autrefois dans votre humilité vous souhaitiez d’être un jour la petite servante de l’heureuse Vierge qui aurait l’honneur d’être la Mère de Dieu, et voilà que moi, pauvre petite créature, je suis non pas votre servante, mais votre enfant, vous êtes la Mère de Jésus et vous êtes ma Mère.  » Sans doute la Sainte Vierge doit rire de ma naïveté et cependant ce que je lui dis est bien vrai  !

Sainte Thérèse, lettre à Céline, 19 octobre 1892

Mercredi 2 Janvier

Saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, Saint Nom de Jésus

Cette fête du Saint Nom de Jésus nous indique la dévotion que l’Église a pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, son amour, sa ferveur. Cette ardeur d’amour ne peut pas ne pas se reporter de la Personne sur son Nom. Un nom chéri est toujours le substitut de la présence de l’être que l’on chérit. Il est impossible que nous aimions très violemment, très passionnément, très profondément quelqu’un sans que son nom ne nous soit comme notre propriété, une présence de l’être, présent ou absent, on aime dire son nom, qu’il soit présent, qu’il soit absent. Il est impossible donc que notre âme ne soit pas initiée à l’amour de notre Sauveur sans aimer dire son Nom  : «  Jésus  ! Jésus  ! Jésus  ! Jésus  ! Jésus  !  »

Dans cette fête du Nom de Jésus, prenons la résolution d’interrompre souvent nos travaux ou dans nos allées et venues, c’est un baromètre de la piété, cela  ! Combien de fois dans cette journée ai-je dit le Nom de Jésus, de Marie, de Joseph  ? Invoquons Jésus et ne séparons jamais Jésus de Marie  ! Et quand nous voulons être parfaitement heureux, nous n’avons qu’à dire  : «  Jésus, Marie, Joseph  !  » comme si nous étions dans un élan mystique, à dire  : «  Ô Père, ô Époux, ô Ami intime de mon âme  !  »

Notre Père, 2 janvier 1984

Jeudi 3 Janvier

Sainte Geneviève, Saint Nom de Jésus

Sainte Geneviève a été vraiment une puissance tutélaire pour la protection de Paris, pour la protection de notre Gaule, à peine convertie. Elle a mérité pour tout son peuple les bénédictions de Dieu  ; en voilà une Abigaïl  ! Méditons sur Abigaïl, méditons sur sainte Geneviève à qui il faut restituer son âme, la richesse de son âme, le mystère, l’énigme de son âme, comme nous le faisons pour Abigaïl et les autres personnages de l’Ancien Testament. Comprenons que les saints ont eu un cœur de chair, que les saints ont une liberté de décision comme les nôtres. Ces saints ont été eux-mêmes des imitations de la Vierge Marie. Quand sainte Geneviève intercède pour tout son peuple, elle est comme Abigaïl qui intercède pour toute sa famille et qui obtient la bénédiction.

Chacune de nos âmes a, non seulement la liberté, mais la grâce de se dire, c’est une grande fête pour moi aussi. C’est là que j’ai rencontré mon David, c’est là que je me suis sentie libérée de Satan et que de tout mon cœur, je cours à lui et courant à lui, je sais que c’est mon bonheur. Non seulement, c’est mon bonheur, mais c’est sa gloire à lui. Moi aussi, j’ai ma petite importance, ma grande importance et ainsi, je sais que non seulement c’est mon bonheur et la gloire de ce Jésus que j’aime, mais c’est le salut d’une multitude.

Notre Père, 3 janvier 1992

Vendredi 4 Janvier

Premier Vendredi du mois, Sainte Élisabeth Seton

Homme dans sa nature créée, le Verbe incarné se manifeste par son Cœur, un Cœur sans cesse en mouvement, de Dieu vers sa créature et de sa créature, du même mouvement suscité par Dieu, de retour vers Lui. Aller et retour  ! C’est pourquoi il se bat sans cesse pour nous signifier, selon la définition de saint Thomas, que l’amour en Dieu, et en nous d’ailleurs, n’est jamais un état, mais un acte ou une action. Il faut le répéter toujours, il faut le manifester à chaque moment. Mais la dévotion au Sacré-Cœur ne s’en tient pas là, elle exige davantage. C’est la grande cause des plaintes de Notre-Seigneur. Il se plaint de n’être pas aimé, l’Amour n’est pas aimé. Mère Marie du Divin Cœur a été élue par Jésus pour son épouse. Ce n’est pas tout le monde  ! Jésus lui a fait intimement savoir, très tôt, qu’elle était son épouse (…). Ce langage est très stupéfiant par l’intimité, l’intensité dont on pense que c’est véritablement le langage des meilleurs époux de la terre. C’est très saisissant. Jésus ne parle pas d’autres personnes à cette épouse comme lui étant égales, sinon sainte Gertrude, sainte Thérèse d’Avila et sainte Catherine de Sienne. On sait cependant que le Cœur de Jésus a mille demeures, mais c’est pour expliquer ce que Jésus veut voir régner dans toute âme.

Notre Père, 3 janvier 1999

Samedi 5 Janvier

Premier Samedi du mois, Vigile de l’Épiphanie

Le jour de Noël, c’était la naissance de Jésus dans la crèche. L’épiphanie, c’est un mot grec, du temps de Jésus-Christ lui-même, qui veut dire ‘apparition’. Quelque chose d’extraordinaire se montre, quelque chose de tout à fait glorieux, éblouissant. Or, ce qui va se montrer là, c’est la divinité de Jésus, sa majesté, sa puissance sur tous les hommes. Comme nous sommes le premier samedi du mois et que nous sommes dans les mystères joyeux, c’est tout à fait bien de dire ce qu’est l’épiphanie à la gloire de Jésus et évidemment, à la gloire de la Sainte Vierge car Elle partage la gloire de son Fils comme au moment des mystères douloureux, Elle partage sa Passion. Ils ne se quittent pas, tous les deux. Ceux qui aiment bien leur maman doivent penser que Jésus lui-même aimait beaucoup sa maman, qu’Elle l’aimait beaucoup Elle-même et que c’était la joie dans leur Cœur tous les jours de leur vie jusqu’à la mort. La Sainte Vierge est le premier personnage de l’épiphanie parce qu’Elle présente son Fils au monde.

Notre Père, 2 janvier 1999

Dimanche 6 Janvier

Épiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Saint Frère André

Au long des siècles l’Église s’étend jusqu’aux extrémités de la terre et aujourd’hui où elle semble en pleine débâcle, cette débâcle doit nous promettre un nouveau Noël, une nouvelle Épiphanie, une nouvelle ouverture au monde. Alors oui, notre Église est œcuménique, c’est-à-dire qu’elle a vocation de se répandre sur toute la surface de la terre, non pas évidemment en abdiquant sa souveraineté, en cachant sa splendeur, mais en présentant tout simplement Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et cela vient parce qu’il y a les prophéties de Fatima, parce que la Sainte Face nous est révélée.

Alors, de même qu’à Noël, nous avons réveillé nos cœurs à la joie parce qu’il y a un avenir qui est tout proche, de même aujourd’hui dans ce temps de l’Épiphanie, il faut regarder ces Rois Mages et dire que Jésus n’est pas venu seulement pour les intégristes mais pour tous. Jésus a voulu que nous allions et que nous portions son Nom jusqu’aux extrémités de la terre et non seulement cela mais de même qu’en cette fête de l’Épiphanie ce sont les païens qui sont venus, de même nous verrons les Japonais venir à Paris pour rentrer dans nos églises afin d’avoir un contact vivant avec cette Église qu’ils connaissent si peu. Voilà cette leçon merveilleuse de l’Épiphanie.

Réjouissons nos cœurs, c’était la leçon de Noël.

Ouvrons nos cœurs aux barbares parce que Jésus les attire, c’est la leçon de l’Épiphanie.

Notre Père, 6 janvier 1989

Lundi 7 Janvier

Saint Raymond de Penyafort

Comme l’étoile a guidé les rois mages vers la Crèche, ainsi la patronne des missions a pour vocation d’attirer les âmes à Jésus par la souffrance afin qu’elles s’approchent de lui, de Marie Immaculée et de saint Joseph. Divine compagnie, ô Sainte Famille, que vous êtes aimable  ! Et sainte Thérèse, miniature de l’Immaculée, exprime aussi les sentiments de la Sainte Vierge disant doucement à son Divin Enfant-Jésus  : «  Depuis que les bergers et les mages se sont éloignés, personne ne songe à venir t’adorer. Bientôt le printemps va s’émailler de mille fleurs. Mais nulle d’elles n’égalera la beauté de la Fleur qui s’épanouit à Nazareth loin des regards humains. Ô Fleur divinement embaumée  ! Comment ton doux parfum ne révèle-t-il pas ta présence  ?  » (La fuite en Égypte, 21 janvier 1896)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 8 janvier 2012

Mardi 8 Janvier

Sainte Gudule, saint Arconce (vivarais)

Il faut bien considérer que l’Épiphanie n’est pas seulement la manifestation au monde de la gloire de cet enfant qui est promis à régner sur tous les empires éternellement, parce qu’on ferait de l’Épiphanie, une fête très extérieure par rapport à l’intimité de Noël, et ce serait dommage. L’Épiphanie doit être le renouvellement, un nouveau recueillement de notre intimité, un cœur à Cœur avec Jésus, Marie et Joseph, afin que nous admirions les secrets de son intimité mystérieuse.

Notre Père, 8 janvier 1997

Mercredi 9 Janvier

Bienheureuse Alix Le Clerc

On comprend que les Mages se hâtent. Et s’ils se hâtent, cela veut dire qu’il est temps que le monde entier, toutes les nations, toutes les “ gentes  ”, tous les peuples, toutes les races de païens qui n’avaient pas connu le Christ, se hâtent, que se fasse la grande réunion, le grand rassemblement catholique, afin que l’Église connaisse sa stature parfaite et que s’ouvrent les portes du banquet éternel. Dans ce banquet éternel, les convives se réjouiront parce que l’eau sera changée en vin. Qu’est-ce que l’eau  ? Ce sont tout simplement tous nos bonheurs terrestres, toutes les réalités de la vie terrestre. Nous l’avons vu dans ce poème de Marie Noël que nous avons essayé de comprendre, Adam, tous les bonheurs de la vie terrestre, si humbles, si minuscules, si matériels soient-ils, sont des images de ce que sera ce bonheur qui nous est promis.

Notre Père, 6 janvier 1983

Jeudi 10 Janvier

Nous commémorons le jour où les Mages sont venus d’Orient pour adorer Notre-Seigneur, prévenus par une étoile qui, dans le ciel, les avait guidés sur le chemin. C’est l’avant-garde de tous ceux qui sont appelés au salut.

Et à cause de cela, des missionnaires sont partis, de Jérusalem puis de Rome, pour aller porter la Bonne Nouvelle à tous ces hommes. La voix des Apôtres a résonné jusqu’aux extrémités du monde, et il le faut, car on ne peut avoir la Foi qu’après avoir entendu la parole  : fides ex auditu. Nous sommes tous dépendants les uns des autres. Donc, tout dépend de l’ardeur missionnaire de l’Église. Dieu nous a fait chrétiens pour notre salut, mais aussi pour le salut des autres.

Voilà la leçon de l’Épiphanie.

Voilà comment l’Église renaîtra et conquerra toute la planète à la gloire du Christ et pour le salut des âmes.

Notre Père, 11 janvier 1987

Vendredi 11 Janvier

L’Épiphanie est la révélation de Notre-Seigneur aux païens. Faut-il croire à cette étoile au pied de la lettre  ? Oui. C’est Dieu qui l’a voulue. Nous pouvons un peu imaginer ce qu’elle fut, rien qu’à regarder l’étoile du berger si extraordinairement lumineuse qu’on a toujours envie de marcher à sa rencontre, et qui précède la lune et le soleil à leur lever. L’étoile des Mages a précédé le lever du Fils de Dieu à l’Orient. C’est non seulement vrai, mais très beau  !

Il est bien important de fêter l’Épiphanie en nos temps, car elle nous force à être missionnaires. Jésus n’est pas venu seulement pour les chrétiens. Jésus est le seul Fils de Dieu, le seul Sauveur, l’humanité l’attend, en a besoin, et Jésus est violemment offensé de voir que les chrétiens cessent d’évangéliser les peuples, car c’est leur mission. Tout ce qui est dans l’Évangile est vrai. «  Mon Dieu, je tiens pour vrai le récit de l’Épiphanie, cela enchante mon âme mais Seigneur, faites que votre Nom soit prêché dans toutes les contrées de la terre.  »

Notre Père, 6 janvier 1982

Samedi 12 Janvier

Sainte Marguerite Bourgeoys

Nous autres, nous ne devons pas faire cause commune avec les pauvres pour faire la révolution, mais nous faire une âme de pauvre et ressembler aux pauvres si nous voulons la grâce de Dieu. Être bien au pied de la crèche demande évidemment à s’humilier comme le Père de Foucauld le faisait, se serrer entre la Sainte Vierge et Saint Joseph comme un petit enfant prêt à rendre service, ou avoir une grande compassion pour les païens qui vivent encore dans les ténèbres de l’ignorance afin que Jésus daigne les éclairer et les sauver. Une âme de missionnaire, de pauvre, voilà ce que nous avons à développer dans notre âme en cette journée de l’Épiphanie et la première manière de le faire, c’est de bien assister à la Messe, de communier. À ce moment-là, nous sommes comme les bergers dans la crèche qui reçoivent Jésus dans leurs bras. Nous, nous le recevons dans notre cœur. Nous sommes comme les païens, nous nous approchons le plus près possible de Jésus et en communiant, nous le mangeons, nous le buvons, nous nous unissons à Lui, nous Lui permettons de s’unir à nous, à notre cœur, de la manière la plus chaleureuse possible. Comme Jésus était heureux dans les bras des rois mages et les rois mages stupéfaits de la grâce qui leur était faite.

Notre Père, 6 janvier 1997

Dimanche 13 Janvier

Baptême de Notre-Seigneur, Saint Hilaire

Je vais jusqu’à penser que, lorsque cette colombe est au-dessus de Jésus, la Vierge Marie qui est à Nazareth, est spirituellement transportée là. Le Saint-Esprit lui fait assister à ce baptême, lui fait jouer le rôle de Médiatrice. Elle est la Mère de Jésus, la Médiatrice aussi de la grâce. Il y a là une présence de la Vierge Marie. Retenons cette image de la colombe avec beaucoup d’affection et non avec quelque répulsion en pensant à un animal. Ce n’est pas un animal, c’est la figure illustrant la présence de la Vierge Marie comme habitation du Saint-Esprit, Temple privilégié du Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit choisit quelqu’un pour exprimer ce qu’il est, c’est la Vierge Marie. À ce moment-là, il cesse d’être un inconnu pour nous. Nous marchons dans cette voie à grands pas. Nous voyons dans la loi de Dieu dictée par l’Esprit-Saint aux prophètes et aux législateurs de l’ancien temps, la Vierge Marie. La parole de l’Esprit-Saint, c’est Elle.

Notre Père, 13 janvier 1994

Lundi 14 Janvier

Saint Hilaire

Aimer  ! Il n’y a que Jésus qui sache nous rendre infiniment plus que nous ne lui donnons. Qu’il est étroit et volage le cœur des créatures  ! Que m’importent toutes les beautés créées  ? Je serais malheureuse en les possédant, mon cœur serait si vide  ! C’est incroyable comme mon cœur me paraît grand quand je considère les trésors de la terre, puisque je vois que tous réunis ne pourraient le contenter, mais quand je considère Jésus, comme il me paraît petit  ! Je voudrais tant l’aimer  ! L’aimer plus qu’il n’a jamais été aimé  !

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Mardi 15 Janvier

Saint Remi, Saint Paul, premier ermite

Saint Michel au diable  :

«  Je veux encor te prouver ta folie.
Oublies-tu donc, serpent, monstre infernal,
L’humilité de la Vierge Marie,
Qui t’écrasa de son pied virginal  ?

«  Cette vertu brille encor sur la terre
Son humble éclat détruit ta royauté.
Monstre d’orgueil, roule dans la poussière
Recul vaincu par l’Humilité  !  »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le triomphe de l’humilité

Mercredi 16 Janvier

Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs, Saint Marcel Ier

«  Nous savons tous, écrit Lucie, ce que représente, dans une famille, le cœur d’une mère  : c’est l’amour  ! C’est vraiment l’amour qui incite les mères à donner tant de soins à leurs enfants au berceau, c’est l’amour qui les pousse à se sacrifier, à se dévouer pour eux, à toujours courir à leur secours. Tous les enfants ont confiance en leur mère, et tous savent qu’ils ont une place de prédilection dans son cœur qui les aime intimement, et les choses se passent de la même manière pour nous avec la Vierge Marie.  »

«  “ Mon Cœur Immaculé sera ton refuge, a-t-elle dit, et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. ” Par conséquent, conclut sœur Lucie, le Cœur de Marie est pour tous ses enfants le refuge et le chemin qui conduit vers Dieu.  »

C’est l’ultime ressource du Bon Dieu, mais ce n’est pas pour autant une invention nouvelle. C’est bel et bien «  la voie qu’il avait décidée pour ses créatures dès le début de la création  ».

Frère Bruno de Jésus-Marie

Jeudi 17 Janvier

Saint Antoine, Notre-Dame de Pontmain

Cette apparition de Pontmain est à mi-chemin entre celles de Lourdes et celles de Fatima. On aimerait qu’elle soit mieux célébrée, elle est très touchante.

En soi-même, un pèlerinage pareil, à Pontmain, est d’une vérité absolue, une leçon que le Ciel nous donne. «  Mais priez, mes enfants  », cela veut dire qu’on ne prie pas assez et que c’est décisif de prier. Peut-être que, avec toutes nos belles spéculations sur la Sainte Vierge, les perfections connues et inconnues de la Sainte Vierge, notre enthousiasme pour toutes les vertus de la Sainte Vierge (pas pour la mariologie, comme ils disent), nous pourrions glisser dans une sorte de quiétisme mystique, mais il faut prier. C’est bien de contempler, mais quand il faut obtenir quelque chose de la Sainte Vierge, il faut prier. La Sainte Vierge nous a dit, impérativement, c’est notre Impératrice, de dire notre chapelet, de faire nos premiers samedis, de répéter les prières et cela, c’est manuel. C’est une manœuvre. Le corps s’y met pour manifester au Ciel, par nos nombreuses prières, chapelets, pénitences, que, par la médiation de la Sainte Vierge, nous voulons obtenir de Jésus-Christ la paix pour le monde.

Notre Père, 17 janvier 1995

Vendredi 18 Janvier

Chaire de saint Pierre à Rome

L’homme qui fait un miracle au nom de son Dieu est dans le tremblement. Jésus, lui, agit tout simplement en son Nom, comme Dieu. Il commande. C’est bien lui qui a fondé la religion par sa puissance, qui opère des miracles naturels qui montrent qu’il a l’autorité divine de faire les miracles spirituels. Tous les miracles faits par Dieu dans notre vie sont pour nous montrer sa puissance qui est foncièrement d’ordre spirituel.

Que cet Évangile du paralytique pardonné de ses péchés et guéri, nous soit l’occasion de revenir sur ceci  : le principal est le pardon de mes péchés, dans les temps de prospérité comme dans les temps de difficulté. Notre-Seigneur est le Sauveur de nos âmes d’abord, et puis, par fortune, le Sauveur de nos corps quand il le juge bon pour notre salut.

Notre Père, 17 septembre 1978

Samedi 19 Janvier

Saint Canut, Sts Marius, Marthe, Audifax et Abacum

Sainte Thérèse nous apprend à raboter cette suffisance pour entrer dans l’humilité de l’enfance. L’enfance spirituelle, nous ne sommes pas des enfants, nous ne sommes pas encore des enfants parce que nous nous aimons trop nous-mêmes et c’est cela qui fait obstacle à la sainteté de Dieu en nous. Qu’elle nous donne cet esprit d’enfance, cette petitesse de l’enfance, car dès que nous l’aurons résolue, dès que nous aurons eu, nous aussi, notre grâce de Noël, devenant des petits enfants, l’amour avec le secours de Jésus entrera en nous.

L’amour de Jésus suppose que l’on a une âme rendue innocente par l’humilité même si nous sommes de très grands pécheurs. Si nous cessons de croire en nous-mêmes, de nous adorer nous-mêmes, d’espérer en nous-mêmes, de nous aimer nous-mêmes, à ce moment, la flamme de l’amour de Jésus nous pénétrera, nous voudrons lui faire plaisir.

Notre Père, 30 septembre 1992

Dimanche 20 Janvier

Saint Fabien et saint Sébastien

Elle est ennuyée pour ces braves gens. Ce sont des amis. Elle n’hésite pas à demander à son Jésus de faire un miracle. Elle sait, à cause de son empire souverain sur son Cœur, elle est sa Mère, elle est son épouse mystique, elle son Tout sur la terre, jamais il ne lui a rien refusé. Il a toujours fait tout ce qu’elle voulait et elle aussi a toujours fait tout ce qu’il voulait. Entre eux, il y a une entente comme il n’y aura jamais entre épouse et époux, ou aucune mère et son fils, une entente parfaite. Elle va et elle dit aux serviteurs  : «  Faites tout ce qu’il vous dira.  »

Jésus fait tout ce qu’elle veut. Que Notre-Seigneur fasse ce que la Vierge Marie lui demande et que la Vierge Marie lui demande le salut de l’Église et de l’humanité, à cause de notre prière.

Notre père, 14 janvier 1990

Lundi 21 Janvier

Sainte Agnès

Si les deux noms de Mère Agnès et de Sainte Thérèse peuvent être invoqués l’un après l’autre, c’est parce que Sainte Thérèse tire sa richesse de la future Sainte Agnès de Jésus. La dévotion à l’Enfant-Jésus, la dévotion à la Sainte Face, c’est Pauline qui les a inculquées à Thérèse.

Détournant quelque peu notre attention de Sainte Thérèse, nous fixons, sur les photos, à côté d’elle, ce visage un peu plus mûr. Elle est plus âgée, nettement. Douze ans les séparent. Ce visage réfléchi, marqué par la sagesse, la raison, la prudence, la douleur, nous découvrons qu’il y a là une sainte. Si j’ose dire, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est émouvante, nous touche le cœur  ; celle qui est près d’elle, Mère Agnès de Jésus, est édifiante. L’une a une richesse d’affectivité merveilleuse, qui a fait des miracles, l’autre a une richesse d’intellectualité, d’instruction.

Notre Père, 21 janvier 1995

Mardi 22 Janvier

Saint Vincent, Bx Guillaume-Joseph Chaminade, Saint Parres

Ô bon Jésus, par l’amour dont vous aimez votre Mère, donnez-moi, je vous prie, de l’aimer vraiment, comme vraiment vous l’aimez et voulez qu’on l’aime  !

Prière du Père Chaminade à Jésus
pour lui demander sa piété filiale envers Marie

Mercredi 23 Janvier

Mariage de saint Joseph et de la Sainte Vierge, Saint Raymond de Pennafort

Où est-ce que cet amour si spirituel s’est jamais trouvé si parfait, que dans le mariage de saint Joseph  ? C’est là que l’amour est tout céleste, puisque toutes ces flammes et tous ces désirs ne tendaient qu’à conserver la virginité  ; et il est aisé de l’entendre. Car dites-nous, ô divin Joseph, qu’est-ce que vous aimez en Marie  ? Ah  ! sans doute, ce n’était pas la beauté mortelle, mais cette beauté cachée et intérieure, dont la sainte virginité faisait le principal ornement. C’était donc la pureté de Marie qui faisait le chaste objet de ses feux  ; et plus il aimait cette pureté, plus il la voulait conserver, premièrement en sa sainte épouse, et secondement en lui-même, par une entière unité de cœur si bien que son amour conjugal, se détournant du cours ordinaire, se donnait et s’appliquait tout entier à garder la virginité de Marie. Ô amour divin et spirituel  ! Chrétiens, n’admirez-vous pas comme tout concourt dans ce mariage à conserver ce sacré dépôt  ? Leurs promesses sont toutes pures, leur amour est tout virginal  : il reste maintenant à considérer ce qu’il y a de plus admirable  ; c’est le fruit sacré de ce mariage, je veux dire le Sauveur Jésus.

Sermon de Bossuet

Jeudi 24 Janvier

Saint François de Sales, Saint Timothée

Ce que surtout j’avais remarqué c’étaient les progrès que Papa faisait dans la perfection à l’exemple de saint François de Sales, il était parvenu à se rendre maître de sa vivacité naturelle au point qu’il paraissait avoir la nature la plus douce du monde… Les choses de la terre semblaient à peine l’effleurer, il prenait facilement le dessus des contrariétés de cette vie, enfin le Bon Dieu l’inondait de consolations, pendant ses visites journalières au Saint-Sacrement ses yeux se remplissaient souvent de larmes et son visage respirait une béatitude céleste… (…) Voici avec quelle foi Papa accepta la séparation de sa petite reine, il l’annonçait en ces termes à ses amis d’Alençon  : «  Bien cher amis, Thérèse, ma petite reine, est entrée hier au Carmel  !… Dieu seul peut exiger un tel sacrifice… Ne me plaignez pas, car mon cœur surabonde de joie.  »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme

Vendredi 25 Janvier

Conversion de saint Paul

Vous me dites, mon frère, de demander pour vous la grâce du martyre  ; cette grâce, je l’ai bien souvent sollicitée pour moi, mais je n’en suis pas digne et vraiment on peut dire avec saint Paul  : Ce n’est pas l’ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Puisque le Seigneur semble ne vouloir m’accorder que le martyre de l’amour, j’espère qu’Il me permettra par vous de cueillir l’autre palme que nous ambitionnons. Je vois avec plaisir que le bon Dieu nous a donné les mêmes attraits, les mêmes désirs.

Sainte Thérèse, lettre à l’abbé Bellière, 25 avril 1897

Samedi 26 Janvier

Saints Timothée et Tite, Saint Polycarpe, Saint Albéric

À cause du Père de Foucauld, nous aimons très étroitement les trappistes, les cisterciens  ; nous voulons, dans la mesure de notre médiocrité et de nos forces, imiter ces moines qui ont tout quitté, tout abandonné et qui ont trouvé ainsi la liberté, la joie de l’union à Dieu, qui travaillent dans le silence et qui font des sacrifices autant qu’il leur est possible pour le salut du genre humain. (…) L’esprit du Père de Foucauld, c’est cet amour du Christ, ce Cœur et cette Croix qu’il a choisis comme un signe pour dire au monde que la source de la joie, la source de la paix du cœur, la source de la “ fraternité universelle ” pour reprendre son propre mot, se trouve dans le Cœur de Jésus, à condition tout de même qu’il y ait des personnes qui pensent qu’il n’y a pas d’amour sans sacrifice, pas de Cœur de Jésus sans la Croix de Jésus.

Notre Père, 22 juin 1986

Dimanche 27 Janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean Chrysostome

La charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu.

«  Enfin, j’avais trouvé le repos… Considérant le corps mystique je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous… La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un cœur et que ce cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux, en un mot, qu’il est éternel  !…

«  Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée  : Ô Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour  !

«  Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé  !  !  !  »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit B

Lundi 28 Janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean Chrysostome

L’Église avec l’Esprit-Saint, c’est tout un, puisque l’une est la création incessante de l’autre. Et je me souviens opportunément que Notre-Dame de Fatima a daigné aussi avertir notre siècle qu’il en était de même des péchés contre son Cœur Immaculé, parce qu’ils sont ce même crime abominable contre l’Esprit-Saint, ce Cœur incomparable étant au cœur même de l’Église dont le cœur est au Cœur de Jésus dans le sein de son Père.

J’ose dire à Votre grandeur  : Très Saint-Père, repentez-vous  ! car je vois que votre amour obsédant de l’homme et votre dévouement à sa culture vous inspirent à tout propos, même les plus religieux, des blasphèmes contre le Père, le Fils et leur commun Esprit-Saint, souvent à propos précisément de la Sainte Vierge et de la Sainte Église  ! Ayez souci de votre âme…

Notre Père, Liber II contre Jean-Paul II, 1983

Mardi 29 Janvier

Saint François de Sales

Pauline aurait dû normalement entrer à la Visitation du Mans. Pauvre saint François de Sales  ! On lui détourne les meilleures âmes au Carmel  ! Elle croyait vraiment entrer à la Visitation du Mans et elle en a été détournée par Notre-Seigneur en un instant. En un instant, sa vocation a changé. Pourquoi Notre-Seigneur a-t-Il fait cela  ? Allez donc savoir  ! Les desseins de Dieu, dans sa Sagesse infinie, sont insondables. Entre la Visitation et le Carmel, mon cœur balance toujours.

Toujours est-il que, dans cette fête de saint François de Sales, nous pouvons remercier ce grand saint d’avoir contribué à la formation de cette âme incomparable, au milieu de ses sœurs et à côté de sa petite sœur Thérèse. Il n’y a pas de doute que la dévotion au Sacré-Cœur, la dévotion au Saint Enfant-Jésus étaient bien ancrées dans la Visitation, ainsi que toutes ces maximes de sagesse, cette mansuétude, cette douceur de saint François de Sales dont notre sainte a été la digne élève.

Notre Père, commentaire de la vie de Mère Agnès de Jésus

Mercredi 30 Janvier

Sainte Bathilde, Sainte Martine

Aucun prêtre, aucun évêque, aucun pape aujourd’hui ne parle de la parabole du semeur. Personne ne veut l’accepter, sauf ceux qui sont dans la main du Père. Mais ceux qui sont dans la main du Père, ce n’est pas parce qu’ils font des bonnes œuvres, plus que les autres à côté d’eux. Ils sont dans la main du Père parce qu’ils ont aimé Dieu comme étant leur Créateur, leur Seigneur, Celui en qui on peut avoir confiance, plus confiance en Dieu que confiance en soi. Chacun a confiance en soi, chacun se fait de lui-même un portrait flatteur et c’est par cela qu’il manque de fidélité à l’évangile.

Mais celui qui prend l’évangile à la lettre et qui tremble, dit le contraire de l’autre  : heureusement que ce n’est pas moi qui décide de ma vie, et heureusement que je ne vais pas être jugé sur mes œuvres  ! Qui est-ce donc  ? C’est Dieu et je vais commencer par faire confiance à Dieu et comprendre que ses œuvres sont bonnes. Obéir à Dieu et m’abandonner à Sa grâce par la prière, la consécration de mon âme au Cœur de Jésus et de Marie. Me mettant ainsi bien à l’ombre du Cœur de Dieu, j’attends du Cœur de Dieu et non de mon cœur les mérites qui me donneront la possibilité d’entrer dans le Ciel.

Notre Père, 27 février 2000

Jeudi 31 Janvier

Saint Jean Bosco

Il y a les songes de saint Jean Bosco. Le songe de l’Église dans la tempête, le songe du radeau qui menace de couler et qui est entouré de serpents et de bêtes affreuses, ce radeau, saint Jean Bosco le dirige avec la Sainte Vierge. Et tous les enfants qui sont là restent accrochés au radeau c’est-à-dire accrochés à la confession, à l’Eucharistie, à la dévotion à la Sainte Vierge, à la dévotion à la Sainte Face, ne l’oublions pas, et au Sacré-Cœur, ils sont sauvés. Les autres périssent. Tous ces songes rejoignent les songes de Madame Royer, rejoignent les songes de saint Maximilien-Marie Kolbe, ceux de Grignion de Montfort. Tous sont d’accord, tous ces saints et tous ces pèlerinages de la Vierge Marie nous illustrent cette époque qui vient et qui va être terrible. Un coup de chien terrible et la Vierge Marie nous en délivrera. C’est sûr et certain  ! – Vous l’avez dit déjà depuis tellement d’années et on ne voit rien  ! – Si la Sainte Vierge est avec nous, comment voulez-vous que Jésus nous abandonne  ? Ce serait normal qu’il nous abandonne, mais qu’il abandonne la Sainte Vierge n’est pas possible.

Donc, soyons fidèles à la Sainte Vierge, soyons fidèles au chapelet, à tous les moyens qui nous sont donnés.

Notre Père, 31 mai 1998