La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Dimanche 31 Décembre
Lundi 1er janvier
Mardi 2 janvier
Mercredi 3 janvier
Jeudi 4 janvier
Vendredi 5 janvier
Samedi 6 janvier
Dimanche 7 janvier
Lundi 8 janvier
Mardi 9 janvier
Mercredi 10 janvier
Jeudi 11 janvier
Vendredi 12 janvier
Samedi 13 janvier
Dimanche 14 janvier
Lundi 15 janvier
Mardi 16 janvier
Mercredi 17 janvier
Jeudi 18 janvier
Vendredi 19 janvier
Samedi 20 janvier
Dimanche 21 janvier
Lundi 22 janvier
Mardi 23 janvier
Mercredi 24 janvier
Jeudi 25 janvier
Vendredi 26 janvier
Samedi 27 janvier
Dimanche 28 janvier
Lundi 29 janvier
Mardi 30 janvier
Mercredi 31 janvier

Dimanche 31 Décembre

Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph, Saint Sylvestre

Je ne pourrai pas fêter votre Sainte Famille sans mettre mes sentiments à l’unisson des vôtres, vivant comme vous avez vécu, ô Jésus, Marie, Joseph, dans votre Sainte Famille. Donnez-moi un amour de ma communauté fondé sur la vocation commune, sur le sentiment plus profond de la vie que je reçois dans cette communauté. Ô Jésus, la plus grande partie de votre vie vous n’avez montré que soumission, respect, dévouement, obéissance à vos parents dont vous étiez le Créateur, source de vie  ; et vous, Vierge Marie, vous fîtes de même. La perfection divine de Jésus allait avec sa parfaite humilité et la mettait au dernier rang de cette petite Trinité. La grande humilité et perfection de saint Joseph lui faisaient occuper la première place avec confusion. La grande humilité et perfection de la Vierge la rendaient soumise à saint Joseph.

Ô bon Enfant-Jésus, ô Marie, ô saint Joseph, bénissez notre famille, multipliez-y les joies, les œuvres de concorde et de paix, l’obéissance et la douceur, le service pour notre salut et votre plus grande gloire.

Notre Père, 11 janvier 1976

Lundi 1er janvier

Sainte Marie, Mère de Dieu, Circoncision de N-S.

Au premier réveil de la nuit j’ai offert à Dieu cette année pour qu’elle soit tout ce que voudra son amour. Acceptez-la, mon Dieu, toute entière, comme un seul acte d’amour  ! J’ai terminé l’autre année avec beaucoup d’actions de grâces pour mes croix et toutes les bontés de Dieu.

Lucie-Christine, 1er janvier 1886

Mardi 2 janvier

Saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, Saint Nom de Jésus

Jésus  ! C’est le seul mot que dise mon âme en commençant cette année. J’irai à Jésus, je resterai à Lui par tout ce qu’Il voudra  : par la croix, par la vie, par la mort. Il n’y a que Lui  !

Lucie-Christine, 1er janvier 1884

Mercredi 3 janvier

Sainte Geneviève, Saint Nom de Jésus

Le Saint Nom de Jésus nous est tellement agréable, nous lui sommes tellement attachés, il est tellement à la source de notre amour de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, parce que c’est Jésus qui se donne à nous dans la Sainte Eucharistie. En cette fête du Saint Nom de Jésus, nous allons nous réjouir beaucoup, beaucoup dans la communion, parce que ce n’est pas seulement comme le nom de Dieu qu’on invoque dans l’Ancien Testament. Il est là-haut au Ciel, sous quelle forme  ? On ne le connaît pas. Il est l’indicible, celui que personne n’a jamais vu. Maintenant, ce Dieu que personne n’a jamais vu se fait voir, se fait toucher, mais aussi, il se fait manger et boire afin d’être l’Époux de notre âme. Cet Époux ravit notre âme, la séduit, la rend brûlante d’amour, forte et féconde pour toutes sortes d’œuvres de charité envers Dieu et envers le prochain. Que c’est beau  ! Que c’est beau  ! Que ce Saint Nom de Jésus soit pour nous l’objet d’une adoration continuelle dans le Saint-Sacrement  ! C’est véritablement ce Jésus Caritas auquel notre vénéré Père de Foucauld a consacré toute sa vie. Au pied de l’Eucharistie, pendant des heures et des heures, il méditait sur l’excellence du Saint Nom de Jésus.

Notre Père, 2 janvier 1996

Jeudi 4 janvier

Sainte Élisabeth Seton

Saint Jean-Baptiste, qui fut près de trente ans dans les déserts pour y mériter par ses austérités la connaissance et l’amour de cette Sagesse incarnée, ne l’eut pas plus tôt vue, qu’il s’écria, en le montrant du doigt à ses disciples  : “  Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccatum mundi  : Voici l’agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde.  ” (Jn 1, 29) Il ne dit pas comme il semblait qu’il devait dire  : Voici le Très-Haut, voici le roi de gloire, voici le Tout-Puissant  ; mais, comme il le reconnaissait dans son fonds plus qu’aucun homme qui ait été et qui sera jamais  : Voici l’Agneau de Dieu, voici cette Sagesse éternelle qui, pour nous charmer les cœurs et remettre nos péchés, a uni en soi toute la douceur de Dieu et de l’homme, du ciel et de la terre.  »

Saint Louis-Marie, l’amour de la Sagesse éternelle, no 119

Vendredi 5 janvier

Premier Vendredi du mois, Vigile de l’Épiphanie

«  Frères très chers, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est éternellement le Créateur de toutes choses, en naissant aujourd’hui d’une mère, est devenu pour nous le Sauveur. Il est né pour nous aujourd’hui dans le temps, volontairement, afin de nous conduire à l’éternité du Père. Dieu s’est fait homme, afin que l’homme soit fait Dieu. Pour que l’homme mange le Pain des anges, le Seigneur des anges aujourd’hui se fait homme.  »

Ce texte de Saint Augustin des matines de la vigile de l’Épiphanie est admirable  ! Notre religion est simple. Dieu s’est fait homme, afin que l’homme devienne Dieu. Il ne dit pas – parce qu’il n’est pas fou – que Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu. Dieu peut tout  : il peut se faire homme. Dieu s’est fait homme pour venir jusqu’à nous et nous aider de telle manière que nous devenions Dieu. Toutes nos messes sont dans l’intention de Dieu le Père, envoyant son Fils sur la terre, sont dans l’intention de Jésus s’incarnant  ; dans l’intention de la Sainte Vierge, qui en a été prévenue. Ils pensent à ces messes, où ils vont pouvoir se donner à manger et à boire pour nous faire devenir Dieu.

Notre Père, 8 janvier 1995

Samedi 6 janvier

Épiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Saint Frère André

Quand il est apparu à la crèche, c’était merveilleux, parce que cet Enfant avait non seulement le visage et les yeux de sa Mère, mais cet Enfant était le portrait même moral de la Vierge Marie. C’était les vertus de la Vierge Marie qui étaient réalisées là, c’était toute l’aspiration de la Vierge Marie, au pardon des péchés, au salut des hommes, à la prospérité du genre humain, à la gloire de Dieu, qui était enfanté là en face d’elle, comme une personne en face d’une personne, reflétant sa propre pensée, son propre cœur. Vous pensez l’immensité de l’amour de la Vierge Marie pour cet Enfant, cet amour de la Vierge Marie pour Jésus, cet amour de Jésus pour la Vierge Marie dès qu’il pourra le manifester, cet amour mutuel qui est comme le Saint-Esprit entre le Père et le Fils, unissant le Père et le fils, resplendissant du Père et du Fils  !

Notre Père, 6 janvier 1984

Dimanche 7 janvier

Solennité de l’Épiphanie, Saint Raymond de Penyafort

La religion parfaite se trouve dans les Saintes Écritures, dans la liturgie de l’Église  : c’est en l’Église fondée par Jésus-Christ que nous allons vers le Royaume de Dieu qui est à la fois le salut personnel des âmes, mais qui est aussi la Rédemption générale de toute l’humanité.

«  Quærite primum regnum Dei et justitiam ejus et omnia adjicientur vobis.  » Cherchez le Royaume de Dieu et sa justice. Allez jusqu’au bout de la vertu que vous dicte la prière  ; imitez le Christ, comprenez le Christ  ! Il est venu en ce monde et dans son Épiphanie, Il nous annonce son règne universel. Ayez confiance dans ce règne, acquérez les vertus nécessaires, prêchez la vertu, répandez la Foi, l’Espérance et la Charité, et le reste vous sera donné par surcroît.

Notre Père, 6 janvier 1985

Lundi 8 janvier

Baptême de Notre-Seigneur, Sainte Gudule, saint Arconce (Vivarais)

Au 20e siècle, nous avons vu encore le Ciel s’ouvrir ainsi, et la Sainte Colombe en descendre  : «  Je suis du Ciel  », dit Notre-Dame de Fatima. Afin que nous apprenions d’Elle ce que Jean-Baptiste en a appris, à savoir, comme l’explique saint Augustin au troisième nocturne, que «  c’est Jésus qui baptise  ». Il n’y a point d’autre salut que d’aller à Jésus pour être baptisé par lui.

Dix jours avant la funeste réunion d’Assise qui se prépare, renouvelons notre acte d’allégeance à cette Sainte Colombe, unique Colombe de notre Père Céleste, afin qu’Elle nous conduise à Jésus, et tous nos frères humains, surtout la Russie… d’abord la Russie, afin d’entraîner ensuite dans son sillage tous nos frères humains, s’il est possible…

Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 janvier 2002

Mardi 9 janvier

Bienheureuse Alix Le Clerc

Cet évangile est extrêmement touchant pour nous en ce moment. Cela veut dire que le Messie viendra dans ce peuple qui sera toujours dans cet état de pauvreté. Cela va durer longtemps, ils vont continuer à mener cette vie humiliée, cette vie vaincue par les ennemis, cette vie de châtiment, jusqu’à ce que vienne le Messie. Et encore, ce Messie, tant qu’il sera enfant, il vivra comme un pauvre de Yahweh, comme un pauvre d’Israël, jusqu’à ce que… Jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et faire le bien. Pour lui, cela ne veut pas du tout dire  : jusqu’à ce qu’il ait l’âge de raison, mais quand un enfant royal a l’âge de raison, il devient roi, jusqu’à son avènement victorieux. Pour nous, jusqu’à sa Résurrection  !

Notre Père, 6 janvier 1984

Mercredi 10 janvier

Jésus ne veut pas qu’on parle de lui en disant que c’est le Messie, en exaltant sa sainteté. Comme les démons en parlent et sont bavards, Jésus les contraint à se taire. Les gens aussi vont commencer à parler de lui et chaque fois il les contraindra à se taire, ce qui est contraire aux exigences d’une propagande. Un homme veut être célèbre, un homme veut s’imposer, un homme veut prendre la direction d’un pays, il fait sa campagne électorale, et plus on parle de lui et plus il est heureux. Jésus au contraire arrête toutes ces flammèches pour que cet incendie ne se propage pas, c’est lui qui doit commander les événements dans un certain sens, il doit former les âmes à sa Révélation, il ne faut pas qu’il se laisse dépasser par d’autres, surtout les démons, qui diront sur lui ce qu’ils voudront, et le peuple sera entraîné à une frénésie qu’il ne veut pas.

Notre Père, commentaire de l’évangile selon saint Marc, 1986

Jeudi 11 janvier

L’établissement de ce règne n’est pas une vue de l’esprit  ; il se traduit d’une manière très concrète, trop concrète pour les modernes qui voudraient un Père de Foucauld purement spirituel, pour mieux le rallier à leur progressisme de gauche. (…) Car si son royaume n’est pas de ce monde, il s’établit pourtant en ce monde. Le règne du Sacré-Cœur pour le Père de Foucauld, c’était donc la présence de l’armée française dans ces contrées sauvages pour imposer la paix française, l’administration française, la civilisation française, et ainsi fonder la Chrétienté.

Ce qu’Il veut ce sont nos cœurs certes, et il «  étend les bras pour embrasser, serrer, appeler tous les hommes et se donner pour tous, en leur offrant son Cœur  », comme écrit le Père de Foucauld pour décrire la fresque qu’il avait réalisée au-dessus de l’autel de sa chapelle de Béni-Abbès.

Mais en venant en ce monde, tout petit enfant qu’il est, il sait qu’il lui faudra employer la Force pour culbuter les puissances, les institutions et même les hommes du démon qui règnent en maîtres et dont il vient détruire le royaume, pour libérer les âmes qu’ils tiennent captives à l’ombre de la mort.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 7 janvier 2017

Vendredi 12 janvier

Sainte Marguerite Bourgeoys

Saint Marc toujours souligne cette manière de Jésus de connaître les pensées des cœurs, mais ce n’est pas un très grand miracle, on n’avait qu’à les voir pour comprendre quel pouvait être leur raisonnement. Mais pour le simple peuple, ils n’en pensaient pas si long. Mais Jésus avait cette intelligence évidement royale qui lui permettait de savoir très bien ce qu’était l’acte qu’il posait et comme c’était un acte qui enfreignait très justement ce que les manuels disent, qu’un homme ne peut pas remettre les péchés et que même le Messie, même le Fils de l’Homme de Daniel ne pourrait pas remettre les péchés, il savait très bien qu’il se manifestait là comme ayant un pouvoir proprement divin  ! Dès le début de l’Évangile  ! Vous voyez, il n’y a pas du tout, dans l’Évangile, une sorte de croissance du pouvoir de Jésus ou des qualités que Jésus s’attribue  ! Dès le début, Jésus sait très bien ce qu’il fait et là il fait un acte qui est proprement divin.

Notre Père, commentaire de l’Évangile selon saint Marc, 1986

Samedi 13 janvier

Saint Hilaire, Baptême de Notre-Seigneur

Quand Jésus vient se faire baptiser, par un rapt de l’Esprit, la Vierge Marie est emportée par le Saint-Esprit et Elle est là, au-dessus de Jésus et son Père. Elle est là, présente comme habitacle du Saint-Esprit. Elle n’est pas là comme Médiatrice, Elle est là comme la lanterne dans laquelle on a mis la lumière. Le Saint-Esprit vient en Elle et Elle se manifeste ainsi sous ce qui lui est le plus propre, à savoir sa pureté, sa sainteté pour témoigner que Jésus est bien le Fils de Dieu, virginalement conçu par Elle, par l’opération du Saint-Esprit. C’est la théophanie du baptême de Jésus qui est évoquée. Elle ne peut pas en être absente. Elle y est présente. Si elle y est présente d’une certaine manière, repérable à Jésus ou à Jean-Baptiste, sinon à la foule, c’est sous l’apparence de la colombe.

Donc, en fêtant la Sainte Colombe du baptême de Jésus, c’est encore l’Immaculée, Elle, Elle, ELLE, que nous fêtons.

Notre Père, 13 janvier 1998

Dimanche 14 janvier

Saint Hilaire

«  Venez et voyez.  » Ce ne sont que des verbes, mais des verbes qui expriment des sentiments et peu à peu, chacun de ces verbes nous montre Jésus en position de Maître qui appelle, de cœur qui attire. Les verbes qui sont dits des disciples traduisent chacun à sa manière, cet empressement du disciple, ce désir, cet attrait auquel il suit de tout son cœur. Ce «  venez et voyez  » est encourageant mais il est froid et à dessein parce qu’ils vont être libres de faire leur découverte. C’est le Père qui les attire, Jésus leur ouvre la porte et ils demeureront. «  Ils virent où il demeurait.  » C’est toujours mystérieux. C’est évidemment un mot symbolique, un mot caché. Il demeurait en Dieu, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. Quand quelqu’un demeure en Dieu, il est tout à fait agréable et indiqué de demeurer près de lui. Déjà saint Jean a pour ainsi dire la tête sur le Cœur de Jésus, et le Cœur de Jésus est à son Père. Je crois qu’il faut lire l’Évangile d’un bout à l’autre selon cette symbolique.

Notre Père, 9 novembre 1990

Lundi 15 janvier

Saint Remi, saint Paul, premier ermite

C’est là déjà la première annonce de la Passion. On lit dans l’Évangile qu’il y a eu trois annonces de la Passion, mais jamais on ne signale celle-là  ! Mais “  ils viendront des jours où l’Époux leur sera enlevé  ”. Ce mot de “  enlevé  ” signifie qu’on l’a fait arrêté et qu’on l’a traîné devant des juges pour être exécuté et condamné. Voilà Isaïe 53, 8  : prophétie que le Serviteur de Yahweh sera condamné injustement et mis à mort. Or c’est la même racine, c’est le même verbe grec, il s’agit toujours d’enlever et c’est déjà évidement une allusion à cet enlèvement dont Jésus sera victime au moment de sa Passion. C’est donc que Jésus déjà dans ce début de ministère public, n’est qu’à la joie et la joie d’avoir choisi de nouveaux disciples. Il est entouré de grandes foules, de publicains, de femmes de mauvaise vie, il est heureux, c’est le médecin qui vient guérir toutes ces âmes, il n’y a pas de raison de faire jeûne, c’est fini le jeûne. Et en plein triomphe, au moment où on croirait que naïvement il est heureux de son succès, il dit  : “  Mais viendront des jours où l’Époux leur sera enlevé  ”, c’est lui qui sera ravi à son peuple et ce jour-là, eh bien  ! les Apôtres jeûneront tout naturellement, ils feront pénitence.

Notre Père, commentaire de l’Évangile selon saint Marc, 1986

Mardi 16 janvier

Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs, Saint Marcel Ier

Oui, la toute-puissance de Marie sur le Cœur de Dieu, son Amour, sa tendre compassion pour nous, la protection de son Saint et Immaculé Cœur, voilà notre Salut, le Salut de la France, le Salut du monde. Cette vérité appartient à notre Foi  : celui qui honore Marie, qui implore sa protection, celui-là ne périra pas.

Manuel de l’Archiconfrérie, 1837

Mercredi 17 janvier

Saint Antoine, Notre-Dame de Pontmain

À Fatima, Notre-Dame n’a jamais “  ri  ”. À Pontmain elle est gaie, joyeuse avec les enfants. Cependant, elle montra aussi une indicible tristesse lorsque s’éleva le chant  : «  Mon doux Jésus, enfin voici le temps, de pardonner à nos cœurs pénitents  ; nous n’offenserons jamais plus votre bonté suprême Ô bon Jésus  !  »

La mystérieuse inscription avait disparu. La Vierge avait saisi avec force un grand Crucifix sanglant et le tenait devant sa poitrine, l’inclinant légèrement en avant pour le présenter à l’adoration de son peuple, pendant qu’une étoile entrait dans l’ovale bleu et allumait les quatre bougies comme, à la grand-messe, les céroféraires allument quatre cierges pour accueillir Jésus au Saint-Sacrement, au moment de la consécration.

La corédemptrice du genre humain avait les yeux fixés sur la sainte image qu’elle tenait à pleines mains  ; ses paupières tremblaient comme celles d’une personne qui retient ses larmes, et ses lèvres priaient. Ô bonheur  ! Marie disait à voix basse le Parce Domine que chantaient les Français. Elle articulait si nettement que, quoiqu’ils n’entendissent pas, les enfants voyaient, non seulement le mouvement des lèvres, mais les dents, petites et blanches, que ce mouvement découvrait.  » On se croirait déjà en présence de Notre-Dame de Fatima, suppliant «  que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé  !  »

Notre Père, Lettre à la phalange no 56, février 1996

Jeudi 18 janvier

Chaire de saint Pierre à Rome

Nous avons à répéter après saint Pierre que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Le Christ, cela veut dire le Messie  : il n’y a pas deux messies, il n’y a pas deux sauveurs possibles, il n’y en a qu’un et c’est Jésus-Christ. Voilà notre foi.

La première chose qui nous sauve, c’est de croire en Jésus-Christ comme Fils de Dieu, fait homme, et de la Vierge Marie, et Sauveur de l’humanité. Or, c’est très attaqué à l’heure actuelle. On veut faire de tous les fondateurs de religions des gens – qui ne sont pas égaux au Christ, qui sont inférieurs au Christ – mais enfin qui, tout de même, ont leur religion, qui ont inventé leur religion non sans l’Esprit-Saint pour les guider  ; bref, on est en train de défaire ce que saint Pierre avait fait comme cela aux yeux du Christ, devant le Christ lui-même. C’est Jésus le seul Sauveur. Mahomet, Confucius, Bouddha, tout ça, ne peuvent sauver personne.

Notre Père, 18 janvier 1997

Vendredi 19 janvier

Saint Canut, saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum

Avant de prendre la plume pour écrire l’histoire de mon âme, ouvrant le Saint Évangile, mes yeux sont tombés sur ces mots  : «  Jésus étant monté sur une montagne, il appela à Lui ceux qu’il lui plut  ; et ils vinrent à Lui.  » Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme… il n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Samedi 20 janvier

Saint Fabien et saint Sébastien

Ô saint Sébastien  ! obtenez-moi votre amour et votre vaillance afin que je puisse combattre comme vous pour la gloire de Dieu  ! (Ste Thérèse, profession de sœur Geneviève)

Ô grand saint Sébastien, à qui Dieu ne refuse rien  !

(Sœur Geneviève)

Dimanche 21 janvier

Sainte Agnès

Lucie fut réconfortée par la bonté et le zèle du Dr Formigao  : «  Je l’aimais beaucoup, parce qu’il me parlait de la pratique de la vertu, m’enseignant certaines manières de l’exercer. Il me montra une image de sainte Agnès, me raconta son martyre et me suggéra de l’imiter. Il revint tous les mois pour m’interroger et il me donnait toujours à la fin quelques bons conseils, ce qui me faisait un grand bien spirituel.

«  Un jour, il me dit  : “  Ma petite fille, tu as le devoir d’aimer beaucoup Notre-Seigneur à cause de tant de grâces et de bienfaits qu’il t’accorde.  ” Cette phrase se grava si intimement dans mon âme que, depuis lors, je pris l’habitude de dire constamment à Notre-Seigneur  : “  Mon Dieu, je vous aime en remerciement des grâces que vous m’avez accordées.  ”  »

Frère François de Marie des Anges,
Sœur Lucie confidente du Cœur Immaculé de Marie

Lundi 22 janvier

Saint Vincent, Bx Guillaume-Joseph Chaminade, Saint Parres

Le péché contre le Saint-Esprit, c’est l’orgueil de l’esprit, que notre Père ne supporte pas dans notre communauté, nous le savons, et contre lequel il se bat depuis notre fondation, tous les jours, parce que nous portons en nous ce foyer de révolte par lequel l’homme moderne se fait un dieu de lui-même. Ce culte de l’homme a été proclamé au Concile par le pape Paul VI  ; il est inscrit dans la Constitution de tous nos pays démocratiques, et il nous établit, chacun d’entre nous, soit dans l’Église, soit dans l’État, comme un dieu à ses propres yeux.

Aujourd’hui, les remparts sont abattus, et les sentinelles dorment ou trahissent, ou bien ont été égorgées.

Mais la Tour de David est toujours là, inviolée, puissante, imprenable. Qu’elle soit notre refuge, qu’elle soit notre salut  !

Frère Bruno de Jésus-Marie, 24 novembre 2001

Mardi 23 janvier

Mariage de saint Joseph et de la Sainte Vierge, Saint Raymond de Pennafort

Saint Joseph eut un amour bouleversant pour la Sainte Vierge. La Vierge Marie aima saint Joseph de l’amour même qu’elle avait pour Dieu, de tout son cœur, et elle le situait dans le Cœur du Père, de son très chéri Père céleste. C’est en Lui qu’elle retrouvait saint Joseph à cause de cet amour que saint Joseph lui portait et qu’elle ne pouvait dissocier de l’amour qu’elle avait pour Dieu, son Père.

L’amour de Dieu et du prochain ne font qu’un. Jésus l’a dit  : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, et ton prochain comme toi-même. Ces deux commandements n’en font qu’un. Suprêmement, dans le Cœur très saint de l’Immaculée Vierge Marie. Nous n’avons pas fini de célébrer le mariage de saint Joseph, parce que je veux que ce soit lui qui soit mis en valeur ce jour-là. S’il y a eu un jour où il faut lui donner des fleurs, l’embrasser et le féliciter, c’est le jour de son mariage  ! Il est le chef de famille, le patron.

Notre Père, 23 janvier 1996

Mercredi 24 janvier

Saint François de Sales, Saint Timothée

Timothée était faible, fragile, craintif  ; il inspirait la pitié, et dans son épître à Timothée saint Paul est obligé de le fortifier. C’est une bonne chose, en pensant à notre pauvre Timothée de nous appliquer à nous, à nos enfants, à notre entourage ce que lui écrivait saint Paul  : gardons la Foi, parce que c’est difficile de garder la Foi, parce qu’il y faut beaucoup de courage. Donc ne nous étonnons pas d’avoir à souffrir pour notre Foi, qu’on se moque de nous, qu’on nous regarde de travers, qu’on nous donne tort, qu’on barre notre avenir, notre carrière, etc. C’est du genre de martyre qui mérite le ciel.

Si Dieu récompense d’une telle manière les martyrs, c’est qu’il considère que la fidélité de la Foi dans les temps de persécutions est une chose très importante et, par conséquent, que ceux qui abjurent, qui perdent la Foi par mollesse ou pour réussir dans leur carrière ou par matérialisme, etc. sont gravement coupables.

Dieu nous jugera sur notre Foi. Donc chacun d’entre nous se trouve en face d’un grand combat  : ou bien être d’accord avec tout le monde ou bien tenir dans notre Foi en sachant qu’ainsi nous plaisons grandement à Dieu. En ne cédant pas nous méritons d’être chers aux yeux de Dieu et d’être bénis par lui. Cela vaut le coup tout de même de le faire  !

Notre Père, 24 janvier 1988

Jeudi 25 janvier

Conversion de saint Paul

Cette conversion de saint Paul sur le chemin de Damas manifeste quand même la priorité de la grâce de Dieu. Je dis “  quand même  ”, car un passage de ce récit manifeste que saint Paul était déjà sollicité à la conversion. Le premier mouvement est de Dieu, mais la grâce meut la volonté de l’homme à y répondre.

Tout cela montre que la cause divine et la cause humaine sont très difficiles à distinguer. Dieu donne la grâce, la volonté de l’homme y répond, alors la grâce le relance, et c’est ainsi un admirabile commercium entre Dieu et l’âme, tout un échange mystique continuel  : c’est toute la vie spirituelle, toute la vie mystique.

Notre Père, 25 janvier 1984

Vendredi 26 janvier

Saints Timothée et Tite, Saint Polycarpe, Saint Albéric

C’est charmant  ! Comment en quelques lignes est évoqué ce grand arbre qui est venu d’une si petite semence  ! J’ai eu une distraction parce que l’autre jour, un assesseur de la Secrétairerie d’État disait au frère Bruno  : «  Combien êtes-vous dans votre communauté  ?  » Frère Bruno cherchait, parce qu’il ne sait jamais trop bien. Finalement, il dit que nous sommes une cinquantaine de frères et sœurs, puis le tiers ordre, montrant notre ami à côté de lui. Le quatrième personnage de l’Église de dire avec gentillesse  : «  Pusillus grex  » ce qui veut dire en latin  : «  Petit troupeau  »  ! Eux sont là-bas, à Rome, à la tête de 900 000 000 de catholiques  ! Qu’est-ce qu’une cinquantaine de bonshommes et de bonnes femmes  !

Mais il y a des petites graines  ! Il aurait pu dire  : la graine de sénevé, la plus petite de toutes les graines de la terre, quand ça pousse, ça fait un arbre  ! au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches, c’est-à-dire que les saints et les anges y habitent et y trouvent leur demeure. Je ne parle plus de notre «  pusillus grex  » à nous, mais ce que l’Église était quand le Christ parlait, disait ses paraboles, ce n’était que rien du tout  ! Jésus n’a eu que douze Apôtres et encore  ! il y a eu un traître parmi eux. Mais cependant, il y avait une force et c’est l’Esprit-Saint, qui a distribué tout ce monde-là, a fait croître la plante, a amené des disciples et toujours plus, les a organisés selon ses charismes et selon les fonctions que le Christ avait instituées.

Notre Père, les Paraboles, 30 mai 1993

Samedi 27 janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean Chrysostome

Jésus a voulu nous montrer, par ce miracle de la tempête apaisée, dans quelles difficultés serait son Église à travers les siècles, j’ose dire  : de siècle en siècle, mais précisément et plus encore à la fin des temps que durant les siècles écoulés. Une tempête  !

Pourquoi Jésus a-t-il voulu cette histoire  ? Pourquoi a-t-il voulu vivre ce petit incident  ? Chacun d’entre nous peut, dans sa vie, raconter des moments dramatiques où il a failli être perdu, où il a été sauvé par une intervention divine, combien d’accidents d’auto auxquels nous avons échappé, que sais-je  ? Jésus aussi a voulu avoir de ces accidents dans sa vie pour nous montrer comment il était le maître de l’histoire, le maître des éléments, le maître du monde, afin que nous ne nous découragions pas, afin que nous ne doutions pas comme les Apôtres ont douté.

Notre Père, 29 janvier 1984

Dimanche 28 janvier

Sainte Angèle Merici, Septuagésime, Saint Jean Chrysostome

Ce matin, j’allai à la messe, et étant très heureuse de notre réunion de famille, j’eus d’abord quelque peine à oublier entièrement cette joie pour ne penser qu’à mon Sauveur. Il vint à moi par la Sainte Communion et me fit comprendre que son Cœur si bon aime à voir l’union et les joies d’affection d’une famille chrétienne. Mais aussitôt et presqu’en même temps, sa sainte Présence me pénétra d’une joie si grande et tellement en dehors de tous nos sentiments humains, tellement autre et au-dessus, que j’aurais voulu ne plus être jamais heureuse que de ce bonheur.

Lucie-Christine, 15 août 1882

Lundi 29 janvier

Saint François de Sales

Quand sera-ce que nous serons tous détrempés en douceur et suavité envers notre prochain  ? Quand verrons-nous les âmes de nos prochains dans la sacrée poitrine du Sauveur  ? Hélas  ! qui regarde le prochain hors de là, il court fortune de ne l’aimer ni purement, ni constamment, ni également  ; mais là, mais en ce lieu-là, qui ne l’aimerait  ? qui ne le supporterait  ? qui ne souffrirait ses imperfections  ? qui le trouverait de mauvaise grâce  ? qui le trouverait ennuyeux  ? Or, il y est ce prochain, ma très chère Fille, il y est dans le sein et dans la poitrine du divin Sauveur  ; il y est comme très aimé et tant aimable, que l’Amant meurt d’amour pour lui, Amant duquel l’amour est en sa mort et la mort en son amour.

Saint François de Sales, billet à sainte Jeanne de Chantal, Pentecôte 1616

Mardi 30 janvier

Sainte Bathilde, Sainte Martine

Jésus s’empara de mon âme et se montra encore au sein de la Sainte Trinité, se donnant et me nourrissant de Lui-même comme si je l’avais reçu sacramentellement dans mon cœur. Il me montrait comment, par son Incarnation Il a fait en quelque sorte entrer dans la vie divine l’humilité, le dévouement, l’obéissance, la soumission de l’esprit, toutes choses qui semblaient ne pouvoir pas avoir d’accès en Dieu, et qui ont été l’apanage du Verbe fait homme. Ce sont donc là de grandes choses, puisqu’elles ont été le résultat et comme l’expansion de l’Amour éternel  : et par là mon âme est grandement sollicitée à se faire petite, soumise et enfant, pour marcher sur les traces de l’Époux qui lui donne des soins et enseignements si touchants dans sa misère.

Lucie-Christine, 9 mars 1890

Mercredi 31 janvier

Saint Jean Bosco

Dans un songe de 1866, saint Jean Bosco a vu l’Église, semblable à un “  vieux moulin  ” qu’une crue soudaine du Pô submerge entièrement  : «  Je me trouvais, me semble-t-il, à Castelnuovo d’Asti, raconte-t-il. Les jeunes gens de l’Oratoire s’amusaient dans une grande prairie, figure du monde, quand, soudain, la plaine se transforma en une immense nappe d’eau qui grandissait à chaque instant.  »

Ces choses annoncées en figure s’accomplissent aujourd’hui  : «  Saisis de frayeur, nous nous dirigeons en toute hâte vers un moulin abandonné dont les murs épais rappellent ceux d’une forteresse, l’Église catholique.  » L’Église apparaît comme un “  moulin  ” parce qu’on y moud le froment de l’Eucharistie. Et si ce moulin est “  abandonné  ”, c’est que la foi en l’Eucharistie se perd… dans l’Église elle-même. Les “  murs épais  ” rappellent le temps où l’Église était une forteresse imprenable… Mais ce temps-là est fini  : «  Bientôt l’eau atteint le dernier étage. L’épouvante nous gagne. Comment échapper au terrible cataclysme  !… Un moyen pourtant s’offre à nous  : un énorme radeau apparaît et nous apporte le salut.  »

Ce radeau n’est autre que l’Oratoire Saint François de Sales. Cinquante ans plus tard, ce sera la Cité de l’Immaculée, la Niepokalanów de saint Maximilien-Marie Kolbe. Et aujourd’hui  ? C’est Fatima, sanctuaire de Notre-Dame, et tout ce qui s’y rattache par une entière consécration à l’Immaculée, telles nos maisons Saint-Joseph, Sainte-Marie, Sainte-Thérèse, Saint-Georges, et notre Phalange de l’Immaculée.

Résurrection, avril 2001