La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Samedi 1er juin
Dimanche 2 juin
Lundi 3 juin
Mardi 4 juin
Mercredi 5 juin
Jeudi 6 juin
Vendredi 7 juin
Samedi 8 juin
Dimanche 9 juin
Lundi 10 juin
Mardi 11 juin
Mercredi 12 juin
Jeudi 13 juin
Vendredi 14 juin
Samedi 15 juin
Dimanche 16 juin
Lundi 17 juin
Mardi 18 juin
Mercredi 19 juin
Jeudi 20 juin
Vendredi 21 juin
Samedi 22 juin
Dimanche 23 juin
Lundi 24 juin
Mardi 25 juin
Mercredi 26 juin
Jeudi 27 juin
Vendredi 28 juin
Samedi 29 juin
Dimanche 30 juin

Nous empruntons les bouquets spirituels de ce mois de juin à l’enseignement de notre Père sur la pureté positive, prêchée en 1994.

Samedi 1er juin

Premier Samedi du mois, Saint Justin, Sainte Angèle de Mérici

«  18 avril. Vendredi de Pâques. Ce matin, dans la sainte communion, Jésus communiqua à mon âme son adorable pureté. Je perdis tellement conscience du temps en recevant cette grâce ineffable que l’heure me surprit autant que si j’eusse perdu totalement connaissance. Ô Seigneur, mon âme misérable était entrée dans le Saint des Saints. Cette pureté divine, à laquelle participent en quelque manière les bienheureux, porte un caractère de force et de sérénité qui est tout à fait inexprimable. Sur la terre et principalement dans le monde, cette fière et délicate vertu n’est guère nommée qu’avec précaution et crainte, parce qu’elle est en pays ennemi. Mais, au ciel, rien ne lui porte ombrage, son règne est établi, et en mon Dieu bien-aimé, elle a en même temps sa source et sa plénitude. C’est un océan de splendeur, une gloire, un charme indicible. Devant cette beauté, dans son rayonnement, l’âme, l’être entier reçoivent comme une consécration nouvelle.  » (Lucie-Christine).

Je ne sais pas, je ne crois pas avoir jamais lu cet adjectif apposé à ce nom  : “ adorable pureté ”. C’est une extase d’une qualité supérieure, une extase qui ne trouble pas les sens, qui est tout à fait au sommet de l’esprit et qui suspend l’expérience du temps. Ce n’est pas tout de parler d’adorable pureté, mais qu’en dire  ?

Dimanche 2 juin

Saint Pothin, sainte Blandine et leurs compagnons, Saints Marcellin, Pierre et Érasme

Quand le Saint-Esprit survient sur les Apôtres sous la forme d’une flamme, cette flamme opère ce qu’elle symbolise, elle rend les cœurs des Apôtres brûlants d’amour. C’est un amour divin, un amour plus qu’angélique, c’est un amour d’une adorable pureté. Cette adorable pureté, je l’appelle la pureté positive et notre sainte le montre très bien. “ Ce matin, dans la sainte communion ”, la communion a pour symbole le meilleur, l’union conjugale la plus totale de corps, de cœur, d’esprit. Dieu n’est pas sale dans la création, tout est pur pour les purs. Jésus a créé l’amour conjugal et l’union corporelle pour être un symbole universellement compris de tout homme et de toute femme jusqu’à la fin du monde, un symbole de ce qu’il voulait exécuter entre lui, le Verbe incarné, et sa créature, pour lui exprimer son amour et produire en elle l’amour, répandre en son âme la semence. C’est la communion, l’acte d’amour conjugal de chaque religieux ou religieuse, de chaque vierge tous les jours de sa vie. Cette Lucie-Christine, mariée, bien mariée avec la Croix bien plantée en plein centre de sa vie conjugale, était une parfaite mère de famille et elle se jetait dans son Christ chaque matin et recevait de lui des grâces conjugales, familiales, mystiques.

Lundi 3 juin

St Charles Lwanga et ses compagnons, Ste Clotilde

Au Ciel, la pureté prend une intensité, elle grandit à une perfection où l’amour est pur, d’une pureté divine. L’amour est arrivé à une perfection, il est toute générosité, tout don de soi-même aux autres, de la manière que Dieu veut. Un don qui est un bonheur, mais un bonheur qu’on ne retient pas pour soi-même et qu’on ne voudrait vivre que par amour des autres, pour leur bonheur. «  Devant cette beauté, dans son rayonnement, l’être entier reçoit comme une consécration nouvelle  »  : ces âmes ont l’impression de monter de degré en degré l’immense escalier qui les rapproche enfin de Dieu. Quand on entre dans la vie religieuse, avec présomption, on croit qu’on va monter cet escalier jusqu’à la perfection, ensuite, on s’aperçoit que non. Alors, on passe par un moment de médiocrité où l’on croit que la vie religieuse consiste à rester toujours sur le même plan, que les jours succèdent aux jours, les grâces aux grâces, sans rien changer. Eh bien, pas du tout  ! La vie religieuse est une montée constante qui fait que l’âme a l’impression de comprendre pour la première fois certaines choses et ainsi de gagner de degré en degré jusqu’à l’union plus parfaite avec Dieu.

Mardi 4 juin

Sainte Clotilde, Saint François Caracciolo

La première pureté, c’est la pureté de l’intelligence, la pureté de l’esprit. Elle consiste en une modestie, une souplesse d’accueil de la vérité divine où l’âme se précipite au-devant du maître qui lui parle et découvre mille merveilles en chacune de ses paroles. Il faut se représenter un comportement des saints qui nous indique comment cette pureté divine remplit l’âme des saints et par là-même, nous soit quelque peu accessible. J’imagine par exemple saint Joseph et je me l’imagine toujours comme le ravi, le ravi de la pastorale provençale. Il est content de tout, il est ébahi de tout, il se réjouit de tout ce qu’il voit, il pleure de joie, de tendresse devant le petit Jésus, le petit niston de la crèche. Tout lui semble admirable. Une chose qui ne lui paraîtrait pas admirable, c’est son âme même. Tous les saints ont eu ce sentiment qu’ils étaient les plus misérables des hommes. Ils le disaient et ce n’était pas feint chez eux  ; ils étaient écrasés par la beauté, la sainteté, la grandeur de notre religion. Ces âmes étaient sans réticence. Elles étaient des chemins ouverts à la vérité, des chemins sans ronces, sans pierres de scandales, sans étroitesse.

Mercredi 5 juin

Saint Boniface

Notre acte d’allégeance est d’abord un acte de pureté de l’esprit ou plutôt cet acte ne peut être fait que si l’esprit est bien balayé, comme dit saint Grégoire. On balaye une maison parce que le maître de maison va venir. Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit vont faire de notre âme leur demeure et la vérité de Dieu va résonner par des paroles mystérieuses, des cantiques, des hymnes, toute la liturgie de l’Église. Notre âme s’y prépare, elle entre dans une grande pureté. Quand la parole de Dieu se fait entendre, elle tombe à genoux, pleine d’adoration et d’amour pour cette vérité. Que j’aime les phalangistes qui ont cette pureté intellectuelle  ! On dira que c’est de l’humilité, on dira que c’est de la modestie, on dira que c’est de la componction, on dira que c’est de la retenue, de la prudence. Ils ne passent pas leur temps à faire passer les vérités de Dieu, les jugements de leur supérieur sous la toise de leur jugement critique. Mais même dire cela, c’est trop. Cela les compare à des malheureux dont la pureté est seulement négative, à savoir qu’ils s’efforcent de croire ce qu’on leur dit, qu’ils s’efforcent de se soumettre aux ordres qu’on leur donne, ils s’efforcent perpétuellement, les malheureux  !

Jeudi 6 juin

Saint Norbert, Bx Marcellin Champagnat

On doit tous pratiquer la vie d’obéissance, qu’on soit enfant, qu’on soit homme, qu’on soit épouse, qu’on soit religieux ou supérieur de religieux. Comme disait un supérieur qui n’avait pas de Supérieur  : «  Je suis le Supérieur de tous mes moines, c’est-à-dire que je suis obéissant à tous mes moines  !  » On ne peut être supérieur d’une grande communauté sans être obligé de tenir compte des caractères, des épreuves, des difficultés de chacun. Tous, nous devons pratiquer l’obéissance. Cette obéissance, malheureusement, est souvent pénible à la nature et la nature souvent se bagarre contre elle-même d’une manière qui fait pitié. Au contraire, certains sont arrivés à cette pureté positive. Les saints en sont et ceux qui vont vers la sainteté en sont, quelquefois prédestinés par l’heureux caractère que Dieu leur a donné, mais le plus souvent cet heureux caractère leur est venu comme à saint François de Sales, à tant d’autres, à force de vertu. Pureté positive  : ils aiment obéir, ils aiment écouter, ils aiment la vertu, la vertu de l’âme, c’est la première partie, et la vertu du corps ou plus exactement du cœur.

Vendredi 7 juin

Premier Vendredi du mois, Bse Anne de Saint-Barthélémy

Cette pureté de l’esprit étant acquise, Dieu donne à l’âme comme récompense la grâce de la pureté corporelle, la grâce de la pureté des affections. Cela se comprend, parce qu’il y a un parallèle entre ces deux vertus. Autant Saint Joseph me parle de la componction, de la pureté positive de l’intelligence dans la foi, autant la Vierge Marie est l’expression suréminente et parfaite de la pureté positive des saints, de la créature en face de son Dieu. En quoi consiste cette pureté positive que, malheureusement au Paradis terrestre Ève a perdue  ?

Samedi 8 juin

Vigile de la Pentecôte, Bse Marie du Divin Cœur

La Vierge Marie nous donne d’imiter la pureté divine des trois Personnes divines. Qu’est-ce à dire  ? Que l’amour soit un amour porté vers le prochain d’une manière si généreuse que cet amour consiste à se donner pour le servir, à le chercher pour son bien et non pour le nôtre. La poix, au contraire, si vous en prenez un peu dans votre main, elle s’y attache et vous arracherait plutôt la peau que de vous lâcher. Elle attire à soi, pour soi. C’est une impureté, une saleté. Les saints sont tellement absorbés dans l’amour du Christ et de la Vierge Marie que dans les rapports qu’ils ont avec le prochain, ils sont enclins à imiter cette vertu qu’ils voient dans la Vierge Marie, qui est une vertu de douceur, de service, de générosité sans fin, avec la joie d’aimer et d’être aimé.

Dimanche 9 juin

Fête de la Pentecôte, Saint Ephrem, Saints Prime et Félicien, Marie Médiatrice de toutes grâces

Il y a une pureté négative qui est bien nécessaire pour se décoller de cette misère du péché originel, de ses conséquences et des exemples du monde, des entraînements du monde. Tout est complice pour vaincre notre pureté divine. Alors, nous sommes obligés de combattre  ? Non, pas seulement de combattre. Commençons par admirer la pureté des saints, par entrer dans cette magnificence de l’amour que le Père a pour le Fils dans la Sainte Trinité. Cet amour est tellement parfait que le Père donne tout ce qu’il a à son Fils. À Dieu, c’est facile  ! C’est vrai, mais le Baptême nous fait fils de Dieu et nous sommes appelés à avoir envers notre Père des sentiments de soumission et d’admiration, d’amour généreux comme la Vierge Marie cherchait à plaire à Dieu auquel elle s’était consacrée dès son plus jeune âge.

Or, cherchant à plaire à Dieu et lui plaisant, l’âme se retourne vers les créatures et veut leur transmettre la paix et la joie qu’elle trouve dans son amour de Dieu. Elle a une manière d’aimer les autres âmes qui est la manière de Dieu envers Dieu, car elle voit dans les autres âmes des temples de Dieu, des colombes de l’Esprit-Saint.

Lundi 10 juin

St Michel, ange gardien du Portugal, Sainte Marguerite, Reine d’Écosse

Le phalangiste doit comprendre que ce n’est pas seulement un combat contre la luxure de notre temps moderne tellement païen dont Sodome et Gomorrhe sont la règle. Oui, il faut combattre contre tout cela, mais il faut savoir que ce n’est pas ce combat même qui nous rendra victorieux. C’est de transcender ce combat pour être déjà au Ciel avec le Christ comme dit saint Paul. Ce sont les choses du Ciel qui nourrissent notre âme d’enthousiasme, c’est notre doctrine si magnifique, notre vie mystique, nos retraites de spiritualité qui nous donnent tellement de lumières merveilleuses sur le Ciel que nous sommes comme absorbés, attirés vers ces choses saintes.

Mardi 11 juin

Saint Barnabé

Cela va-t-il nous détourner des amitiés, de notre amour mutuel, familial  ? Point du tout. Quand on est monté sur la sainte montagne et qu’on a connu cette joie d’aimer Dieu et d’être aimé de lui, qu’on a aimé la Vierge Marie à cause de sa tendresse, de sa beauté, de toutes ses vertus féminines ou simplement humaines, on est tellement aspiré vers le Ciel, que, vivant sur la terre, nous avons envie d’aimer notre prochain d’un amour aussi saint, aussi pur que celui contemplé sur la sainte montagne. Dès que nous commençons à marcher dans cette voie, il est sûr que les passions mauvaises sont terrassées, sont écrasées. La Vierge Marie-Auxiliatrice est là pour écraser la tête du démon afin qu’il ne puisse pas nous mordre et nous connaissons à ce moment-là une vie toute renouvelée où nous nous demandons comment, pendant tant d’années, nous avons pu nous laisser attaquer de toutes parts, avoir été toujours obligés de combattre contre le démon, le monde et notre chair.

Mercredi 12 juin

Quatre-Temps de Pentecôte, Saint Jean de saint Facond

Pour tirer un grand profit du début de cet enseignement, il me semble que vous pouvez noter sur votre carnet  : je veux acquérir la pureté spirituelle plus encore que la pureté affective. Puis, vous ruminerez cela et j’espère que vous voudrez bien, comme phalangiste, acquérir la pureté spirituelle. Vous voudrez bien comprendre que ce qui nous dévore actuellement, c’est l’orgueil de l’esprit, l’orgueil intellectuel qui est une impureté, on est d’une arrogance, d’un catégorique, on ne sait jamais soumettre sa pensée à celle du voisin, il faut toujours qu’on l’emporte sur les autres. On est l’inconditionnel de personne, ce qui est une monstruosité. Si vous êtes l’inconditionnel de personne, selon l’idéal démocratique, vous êtes un citoyen conscient et organisé, mais selon Dieu, vous êtes un monstre. On est conditionné par Jésus-Christ, par la Sainte Vierge, par l’Église, par notre père et notre mère, par nos frères et nos sœurs, nos voisins, nos patrons et nos enfants. On est conditionné de mille manières. Quand je dis que je suis inconditionnel de personne, cela veut dire que j’impose à tous mes idées. C’est la pureté intellectuelle négative, se méfier de l’orgueil, se méfier de la promptitude à affirmer sa pensée, se méfier de sa promptitude à critiquer, ce qu’on appelait autrefois le mauvais esprit.

Jeudi 13 juin

Saint Antoine de Padoue, 2e Apparition de Notre-Dame de Fatima

La pureté intellectuelle, spirituelle positive, c’est de dire  : que vais-je faire aujourd’hui pour aligner ma pensée sur la pensée de mes maîtres  ? Que vais-je faire aujourd’hui pour obéir à maman, pour suivre les idées de papa, pour m’aligner sur le Père et lire la CRC, que vais-je faire pour que mon esprit s’enrichisse de la vérité divine par les nombreux canaux qui la lui apportent  ? Si je suis phalangiste, ce n’est pas en lisant l’Humanité ou le Figaro ni en écoutant la télé, ou en regardant un film de reportage qui ne sera qu’un mensonge perpétuel. Ce sera de faire ce que nous avons fait pendant trois jours, tâcher de revenir aux vrais documents pour connaître la vérité vraie, des choses. C’est ardu mais on a l’esprit clair.

Vendredi 14 juin

Quatre-Temps de Pentecôte, Saint Basile le Grand

Notre but, c’est d’aimer, et c’est aimer Dieu et aimer notre prochain comme nous-mêmes dans l’amour de Dieu, aimer notre prochain comme Jésus l’a aimé. C’est dans l’amour que cela se passe  : j’aime Jésus, j’aime Marie, j’aime notre Père céleste et j’aime la Vierge Marie qui est le Temple du Saint-Esprit. J’aime, “ mon Dieu, je vous aime ”. Cet amour me fait un très doux devoir d’aimer mon prochain comme Jésus l’a aimé. Dans cet amour, dans la joie de cet amour, j’aime mon prochain comme Dieu l’aime, non pas en abusant de sa bonté. Qui aime aide. C’est parce que Dieu m’a aimé qu’il m’a aidé. Il ne m’est pas interdit d’aimer, c’est le premier commandement de Dieu. Mais dans cet amour, je ne dois pas être un menteur en amour. Il faut que j’exerce une certaine pureté et cela commence par les petites curiosités luxurieuses, cela continue par l’esclavage des sens, de mes propres sens qui réduit mon prochain à un instrument de plaisir de mon corps. C’est une ignominie et notre monde actuel qui est fou de luxure l’expose au public. Tout cela devait être dénoncé pour que vous vous dégoûtiez de la luxure qui n’est qu’une réponse dévergondée à un instinct profond de la nature.

Samedi 15 juin

Quatre-Temps de Pentecôte, Saints Guy, Modeste et Crescence, Sainte Germaine Cousin

Le phalangiste est celui qui sait qu’il y a un cap difficile à franchir et il faut qu’il ait un plan de vie, il faut qu’il se décide à gérer son propre être selon l’amour de Dieu et du prochain. Si je dois me faire religieux, il faut que je passe au niveau supérieur et que ce soit fini de rechercher les plaisirs corporels, mais me remplir des jouissances spirituelles. Il faut entendre comment le curé d’Ars parlait des jouissances de l’oraison, du plaisir qu’il avait dans la liturgie de l’Église. Il en parle comme d’une espèce d’ivresse et saint Augustin comme d’une volupté. Celui qui veut être moine, celle qui veut être religieuse, ne vont pas dire  : je ne me marierai pas. Ils vont être tellement pleins d’amour de Jésus et de Marie, de la communauté à laquelle ils vont s’agréger que cela leur remplit le cœur de joie, de plaisir, un plaisir et une joie naturels d’être absorbés par les choses de Dieu et de l’Église.

Dimanche 16 juin

Fête de la Sainte Trinité, Saint Jean-François Régis

Si je fais comme tout le monde et que je décide de me marier un jour, il faut que je garde mon cœur pour celui qui sera mon époux. Que la jeune fille garde sa virginité. Elle est comme une victime dans les bras de son mari, elle s’offre à lui pour être utile à Dieu et à la patrie. Donc, il faut qu’elle se garde intacte. La pureté positive, c’est de savoir qu’il est beau d’aimer une jeune fille vierge qu’on prétend servir et aider à vaincre les difficultés de la vie pour un beau jour se donner l’un à l’autre devant Dieu avec sa bénédiction. Ce jour-là, lui est comme un Jésus-Christ pour son épouse, parce qu’il l’a respectée, qu’il l’a guidée, soutenue, choyée et fait de ses fiançailles un temps de bonheur. Au lieu d’aller se cacher dans un coin, on va ensemble aux réunions de la CRC, au camp, parce qu’on vibre des mêmes émotions, des mêmes résolutions, des mêmes trésors. Dans un coin de son cœur, il la considère avec émotion parce qu’elle évoque pour lui la Sainte Vierge. Ce n’est pas un bonheur  ? C’est un bonheur incroyable.

Lundi 17 juin

Saint Grégoire Barbarigo

L’homme est faible. Ce n’est pas par la crainte, la loi qu’il se convertira. Il est faible, il faut qu’il vive comme dans le sein de sa mère et sa mère, c’est l’Église et pour vous, c’est la communauté religieuse de Saint-Parres-lès-Vaudes, c’est la Phalange. En adhérant à la Phalange, vous vous remettez ainsi in sinu matris, pour que vous soyez nourris des forces vitales de cette Église, que cela vous tienne dans la chaleur du Saint-Esprit, la brûlure du Saint-Esprit, que cela vous rende éloquents dans vos convictions, de telle manière que tous les problèmes insurmontables deviennent surmontables.

Ah  ! avec cela, vous avez un bon bagage. Les vrais phalangistes, quand ils ont trouvé ici leur demeure, sont contents d’y venir ensemble, en repartent ravis, mais l’esprit reste en arrière. De plus en plus, la différence entre votre milieu vital et cette maison est si grande que vous venez ici pour retrouver la sérénité, la confiance, l’espérance pour demain, la paix, la joie. Quand vous en partez, vous n’avez qu’à emporter ce bagage spirituel et vous rappeler un peu comment nous vivons ici, et par la pensée venir auprès des frères ou des sœurs que vous connaissez bien, sachant qu’ils prient pour vous et que vous aurez ainsi un peu de l’onction de la vie mystique pour passer à travers les tempêtes du démon.

Mardi 18 juin

Saint Ephrem le Syrien

La dévotion n’est pas accessoire à la religion, elle en est l’intime. Elle est le cœur battant, palpitant, de la religion. Il ne faut pas opposer la dévotion et la religion comme on le fait maintenant, l’une est le contenu de l’autre. La religion est le véhicule, l’expression de la dévotion. La dévotion, c’est la vie de la religion. Il ne faut pas non plus opposer la foi et la religion.

À la source même de la mystique catholique, nous constatons que la Foi engendre l’Espérance qui engendre à son tour la Charité. Mais il faut dire que la Foi engendre l’Espérance par le moyen de la pratique religieuse. Notre Foi est une adhésion à la Vérité de Dieu révélée par Jésus-Christ et enseignée par l’Église. La Foi implique la pratique religieuse et celle-ci, fortifiant notre Espérance, tourne à la joie, à la ferveur, qui n’est rien d’autre que la dévotion. C’est cette dévotion qui engendre en nous la charité qui est la joie d’aimer.

Mercredi 19 juin

Saint Romuald, Sainte Julienne de Falconieri

Considérons le Cœur Sacré de Jésus transpercé, couronné d’épines.

À la vue de ce Cœur répandant son Sang Précieux et le torrent d’une eau baptismale pour la rédemption du monde, pour la rémission des péchés (des nôtres en particulier), nous en venons à examiner notre premier devoir ou plutôt notre premier désir, notre volonté première et enthousiaste, dans la chaleur de la révélation de l’amour de Jésus pour nous et de l’amour de la très Sainte Vierge. Ce premier désir, cette volonté tout à fait profonde est du genre de la “ pureté ”, autrement dit le désir de retrouver l’innocence originelle, perdue, souillée par nos péchés, mais cependant lavée par le Sang et l’eau jaillis du Cœur de notre Sauveur. En quoi consiste cette pureté spirituelle  ? Qu’est-ce que ce premier désir  ? C’est évidemment d’adhérer à la Vérité de Jésus-Christ.

Jeudi 20 juin

Fête du Très Saint-Sacrement, Saint Sylvère

Reprenons conscience que nous tenons tout de nos maîtres  : notre savoir, notre foi vive dont il nous est demandé de vivre, d’aimer la merveilleuse beauté et bonté. Un disciple est tellement charmé de la Vérité qu’on lui enseigne, que cette vérité tourne en lui à l’amour. Mais un disciple qui prétend un beau jour être devenu un maître, ne se rend pas compte qu’il commence par s’enfermer sur lui-même, en sorte qu’il est fier des vérités qu’il s’attribue à lui-même. Il est rempli d’amour de soi et d’orgueil.

Quand nous goûtons les choses en disciples, nous pouvons les transmettre à nos frères et sœurs avides d’entendre de nous la vérité. Tant d’âmes prennent aujourd’hui le chemin de l’enfer par un orgueil personnel, puisé dans l’orgueil collectif ambiant. C’est effrayant comme cet orgueil est contagieux  !

Vendredi 21 juin

Saint Louis de Gonzague

La pureté positive consiste à se tenir dans le Cœur Sacré de Jésus plutôt qu’à terre, à l’abri de toute infidélité, de se tenir comme saint Jean, sainte Marguerite-Marie et tant d’autres, à l’intime de Jésus pour ne rien penser ni faire que dans la docilité à sa voix. La preuve en est que tous les mystiques qui ont fait cela, ont trouvé dans cette source d’amour qu’est le Cœur de Jésus, une humilité encore plus grande. Ils n’en sont jamais sortis qu’en ayant une humilité plus grande qu’au départ. Telle est la disposition des saints, mais aussi des fidèles qui ont le cœur pur et sont des “ humbles d’esprit ”, des simples. Les simples, cela ne veut pas dire des sots, mais des intelligents habitués à épouser les pensées, les volontés, les affections de Jésus-Christ.

II y a donc deux manières d’humilité. Il y a celle du type qui passe son temps à dire  : «  Je suis misérable, médiocre, etc.  » et alors, cela mène à quoi  ? Puis, il y a l’humilité merveilleuse d’une sainte Thérèse, d’une sainte Bernadette, tous les saints qui sont dans une fierté, un enthousiasme des lumières que Dieu met en eux. Ils sont tellement transportés hors d’eux-mêmes dans cette extase, qu’ils se sont perdus de vue. Il ne s’agit pas d’eux.

Or, ceux qui vivent dans cette docilité et en goûtent toute la saveur divine, la pureté divine, de ce contact d’âme à âme de Jésus-Marie et eux, sentent d’instinct surnaturel toute impureté spirituelle comme une affreuse infidélité, comme un début de rébellion et d’idolâtrie, d’autolâtrie.

Samedi 22 juin

Sts John Fisher et Thomas More, Saint Paulin de Nole

La conséquence de cette vertu est évidente et heureuse… «  Ouvre ta bouche et je la remplirai  » dit le psalmiste, et la liturgie nous fait chanter le conseil du sage  : «  Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux gardent mes voies, mes enseignements. Donne-moi ton cœur et tu recevras toute lumière.  » C’est le Cœur du Christ qui parle au cœur de l’homme. Et le cœur de l’homme, entre nous soit dit, plus il parle ainsi avec le Cœur du Christ, par la médiation humaine de la prédication, plus ce cœur se trouve humble et dépossédé de lui-même. Tout nous parle d’un dialogue d’amour entre Booz et Ruth, mais si Ruth n’avait pas obéi à Noémi, elle n’aurait jamais connu cette destinée merveilleuse de devenir l’ancêtre du Christ. Quel enseignement  !

Dimanche 23 juin

Solennité du Très Saint-Sacrement, Vigile de saint Jean-Baptiste

En ces mois de mai et juin, nous buvons à cette fontaine mystique qui est la plaie du Cœur Sacré de Jésus, qui est aussi la plaie du Cœur de Marie transpercé du même coup de lance et qui a entraîné la fondation des sacrements de l’Église. L’Église est née du torrent de Sang et d’eau jailli du Cœur Sacré de Jésus, mais non sans la coopération de la Vierge Marie, médiatrice de toute grâce, dans son Cœur Immaculé produisant un flot d’amour et de grâce uni à celui de son Fils pour le salut des hommes. C’est la flamme d’amour jaillie du Cœur du Christ, qu’il faut bien garder à l’esprit pendant ces trois jours. On nous montre souvent les Cœurs de Jésus et de Marie surmontés d’une grande flamme. Il paraît que ce n’est pas très esthétique, mais c’est très mystique et il nous faut préférer la vue mystique bien réaliste de cette dévotion, à une stylisation qui nous fait perdre de vue le principal  : ces Cœurs sont brûlants d’amour. Cette dévotion doit enflammer notre charité. Si nous sommes froids, inertes, atteints comme par le gel, l’hiver, cela ne bouge plus. Quand on a la flamme de l’amour de Jésus et Marie dans le cœur, il est évident qu’on désire être plus parfait pour leur plaire davantage. Il est normal que nous cherchions à améliorer nos dispositions intérieures.

Lundi 24 juin

Nativité de saint Jean-Baptiste

Prenons les vertus morales à l’émergence du Cœur de Jésus et de Marie qui jaillissent comme une flamme vers notre cœur. Je suis dévoré du désir de la sainteté et c’est cela qui va produire en moi la pureté cordiale et corporelle. Le cœur, l’imagination, la mémoire, les sens eux-mêmes vont être entraînés à répondre à cet Appel divin, à cette pureté angélique. Ajoutons la pureté des œuvres apostolique. On trouve déjà cela en saint François de Sales  : l’extase de l’esprit, l’extase du cœur, l’extase des œuvres, cette dernière étant très parfaite et non suspecte d’illusion. L’extase des œuvres est la charité zélée et effective au service de l’Église et des âmes. Admirons cette pureté dans les saints qui sont comme des images créées de la perfection incréée de Dieu, afin qu’ainsi entraîné, notre cœur engrène sur l’action. Cette oraison de contemplation acquise est une intuition admirable de la circumincessante charité qui nous entraîne dans son courant de foi, d’espérance, de charité, en nous dépouillant de nos embarras et résistances et en nous revêtant des dons du Saint-Esprit.

Mardi 25 juin

Saint Guillaume

Avoir une vue “ enthousiastique ”, enthousiasmante de ces vertus jaillies du Cœur de Jésus et de Marie, portant encore leur signature pour arriver à ce premier résultat d’une mise en pratique de ces oraisons, plus positive que négative. Je peux bien faire une oraison sur la lutte athlétique de Jésus contre les pharisiens parce que c’est mon jour d’oraison et que c’est le passage de l’évangile que je lis. Je m’enthousiasme pour Jésus si fort contre les pharisiens et au dernier moment, je me dis  : Quelle va être la résolution pour la journée  ? Ce sera de bien faire mon travail. On passe brutalement d’une chose enthousiasmante pour notre cœur, à un truc moralisant, formaliste  : il faut que je fasse bien mon travail. Alors que nous aurions une autre manière de passer de l’enthousiasme de l’oraison pour des vertus qui sont si hautes et si merveilleuses en Jésus, à un amour de l’Église et du service des âmes. La manière de manifester cet amour à Dieu, de vivre selon cet amour, ce sera évidemment de travailler vite et bien comme Jésus se battait contre les pharisiens. Faire un passage du mystique au moral qui reste surnaturel.

Donc, la mise en pratique de nos oraisons sera plus positive que négative, résultant plus de l’ouverture à ses divins Cœurs que d’une lutte contre nous-mêmes, par nous-mêmes. Restons dans cette fournaise d’amour et ainsi, nous comprendrons très bien quelle est la transformation de nos vies qui peut s’opérer sous l’influx de cette flamme d’amour jaillie du Cœur de Jésus et de Marie.

Mercredi 26 juin

Saints Jean et Paul

Un jour, je disais la Messe. Il y avait le corporal sur l’autel, dont saint Thomas dit qu’il évoque le linceul du Christ. Sur ce corporal carré, la patène et sur la patène, l’Hostie et le Calice. La pale carrée sur le calice rond, les formes mêmes, les couleurs de ce corporal blanc, ce Calice d’Or, cette patène d’or, ce vin consacré qui était maintenant le Sang du Christ, ce Pain qui était maintenant le Corps du Christ, tout cela m’a paru d’une beauté incomparable. Évoquant les sacrifices de l’ancien temps, de toutes ces bêtes qu’on égorgeait, dont on faisait couler le sang sur l’autel, et ensuite que l’on brûlait, dont on gardait une partie pour les manger, pouah  ! cela m’a paru évidemment révolu. Mais je me disais  : si j’étais sage, si j’étais intelligent, si j’étais plein d’amour pour Jésus et Marie, je n’aurais qu’à regarder ce corporal, ce Calice, cette patène pour dire  : Mon Dieu, ce qu’il y a de plus beau en ce monde, de quoi me réjouir de la beauté, de l’intelligence de cette institution de la Sainte Eucharistie, voilà que c’est votre Corps, Seigneur, auquel je vais m’unir, c’est votre Sang qui va couler jusque dans mes veines et artères. Quelle jouissance, quelle beauté  ! Quel plaisir pourrais-je encore envier quand j’ai cela  ?

Jeudi 27 juin

Saint Cyrille d’Alexandrie, N-D du Perpétuel Secours

Nous avons une vie pratique  : après les moments de prières et de sacrements, la réception de la sainte Eucharistie et la contemplation des saints Cœurs de Jésus et de Marie, nous allons à notre travail. D’abord parce qu’il y a, dans le mouvement même de l’amour des saints Cœurs de Jésus et de Marie, à se manier, à se mettre en mouvement, à tout mettre en œuvre pour le salut du prochain, pour les âmes qui se perdent, pour l’Église, pour la pleine liberté de l’Église, pour sa croissance, son exaltation et enfin, pour l’honneur et la gloire extérieure de Dieu, de la Sainte Trinité. L’action est recommandée par l’Église (…). “ Caritas Christi urget nos ”, comme dirait saint Paul. Voilà exactement, en une maxime resserrée, toute la vérité que nous allons avoir à savourer. C’est l’amour du Christ qui nous pousse. Il y a urgence à travailler à la cuisine, au jardin, à l’imprimerie, tous les travaux que Dieu veut de nous. Car l’amour de Dieu, nous le savons par Jésus-Christ lui-même, est opératif, efficace.

Vendredi 28 juin

Fête du Sacré-Cœur, Saint Irénée

L’amour de Jésus et de Marie se montre, se déclare, nous parle, nous dirige, nous commande, nous conduit au travail avec zèle, au combat avec force, au martyre avec joie. Saint Paul, dans les Philippiens (I, 23-24), avait ainsi décidé dans l’immédiate inspiration divine, de rester encore. C’est un texte extraordinairement frappant parce que saint Paul est là, qui rêve un peu devant les Philippiens, il dicte ses lettres pour ses chers Philippiens qui sont ses meilleurs, ses plus fidèles, ses bien-aimés. Il parle et un des disciples écrit, aussi vite qu’il peut. “ Je désire mourir pour être avec le Christ, mais enfin, si je suis encore utile à son règne… ” Il se met à discuter avec lui-même tout en continuant à dicter sa lettre. Il se coupe, pour se dire qu’au fond, il est encore utile à son règne et donc, il restera. Il ne dit pas “ si Dieu veut ”  ! Il est tellement inspiré par le Christ, tellement possédé par le Christ que, au moment même où il se demande s’il faut qu’il parte pour le Ciel ou qu’il reste encore, il sent qu’il faut qu’il reste parmi eux. L’âme du Christ colle à la sienne. C’est l’ultime pureté des œuvres  : quand on agit dans notre œuvre absolument comme un instrument docile, comme la main répond à l’inspiration de l’esprit.

Samedi 29 juin

Saint Pierre et saint Paul

Quand il s’agit de nos œuvres, n’oublions pas que la première, la plus fondamentale, s’appelle l’œuvre divine, l’Opus Dei. C’est notre charge, c’est notre œuvre. La pureté à mettre dans nos œuvres, c’est la pureté à mettre dans l’Office Divin d’abord. La seconde de nos œuvres, c’est la charité fraternelle en toute occasion, par exemple, en promenade. Les promenades, les récréations, dans un vrai monastère, sont une œuvre, un office. C’est l’office de la charité fraternelle, l’édification mutuelle, la bonté envers son prochain. C’est une œuvre de chacun d’entre nous au service des autres, au service de la communauté, au service de Dieu. La troisième œuvre, c’est l’application à notre part de travail dans l’oubli de soi-même. Tel est le Paradisum Claustri où nous sommes sortis un jour de notre Adam natal, comme Ève tirée de la côte d’Adam. Ainsi, nous sommes sortis du Christ, tout bouleversés et stupéfaits de la grâce qui nous était donnée, n’ayant eu que la peine de naître. Peu à peu, grandissant, les roses ont laissé tomber leurs pétales et les épines sont devenues cruelles. C’est un peu paradoxal de voir des personnes qui nous arrivent du monde  : c’est merveilleux, elles ont la vocation puis, très vite, elles sont étonnées parce que ce n’est plus un lit de roses et qu’on a oublié de retirer les épines. C’est dans le programme. Saint Paul le dit  : «  Il faut passer par beaucoup de tribulations pour entrer dans le royaume de Dieu.  »

Dimanche 30 juin

Solennité de la Fête du Sacré-Cœur, Saint Ostian (Vivarais), Premiers martyrs de l’Église de Rome, Commémoraison de saint Paul

Brûlez d’admiration, d’adoration pour le Mystère de Vérité qu’est notre Dieu-Trinité, révélé en circumincessante charité. Aimez les personnes au lieu de vous aimer vous-même, de vous regarder vous-mêmes. Adorez et aimez notre Père du Ciel, Jésus et Marie, et en elle, l’Esprit-Saint. Ravivez vos dévotions aux saints et aux saintes du Ciel. Aimez, réjouissez-vous d’aimer et d’être aimés. Aimez immensément la Sainte Église. Passez en revue les événements de la journée. En un déclic quand on se redresse sur son lit en disant “ Je vous aime, ô Marie  ! ” pensant à la messe, aux dévotions, aux images de votre bréviaire, on se dit  : «  je suis au Paradis ici  » – et vous avez non seulement le droit mais vous avez raison de le dire  ! Si vous êtes d’avance contents de votre journée, contents de l’office divin, contents de l’oraison que vous aurez à faire dans la journée, contents de la messe, contents de la fête du jour, contents de la récréation et de votre travail et de celui qui vous commande et dirige, contents de ceux qu’il faut supporter (en anglo-canadien, supporter veut dire soutenir  : le supporter), alors Madame la Conscience entrevoit une belle journée. Elle est contente dès le départ. Tandis que son homme va bûcher de toutes ses forces, la conscience va s’asseoir sur un tronc une fleur entre les dents pour l’admirer et se réjouir de tout parce que tout va toujours très bien chez nous. Voilà une belle conscience, bienheureuse simplicité, ô simple charité  !

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