La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Vendredi 1er juin
Samedi 2 juin
Dimanche 3 juin
Lundi 4 juin
Mardi 5 juin
Mercredi 6 juin
Jeudi 7 juin
Vendredi 8 juin
Samedi 9 juin
10 Dimanche 10 juin
1 Lundi 11 juin
Mardi 12 juin
Mercredi 13 juin
Jeudi 14 juin
Vendredi 15 juin
Samedi 16 juin
1 Dimanche 17 juin
1 Lundi 18 juin
1 Mardi 19 juin
20 Mercredi 20 juin
Jeudi 21 juin
Vendredi 22 juin
Samedi 23 juin
Dimanche 24 juin
Lundi 25 juin
Mardi 26 juin
Mercredi 27 juin
Jeudi 28 juin
Vendredi 29 juin
30 Samedi 30 juin

Jeudi 31 mai

Fête du Très Saint-Sacrement, Visitation de la Bse Vierge, Marie Marie Reine

Le jour de la Fête-Dieu 1670, dans la cathédrale d’Embrun, Benoîte fut enchantée par la pompe de la cérémonie, mais rien ne saurait rendre son trouble quand l’orgue, cadeau de Louis XI, fit rouler ses harmonies sous les voûtes romanes. Qu’est-ce que cela pouvait bien être  ? Sa bonne Mère lui apparut alors parée d’un costume de reine, plus éblouissante que jamais, vision qui plongea la pauvre bergère dans une extase complète, à la vue de tous les fidèles. La Sainte Vierge lui dit qu’elle venait là en Reine parce que l’église était royale et qu’un roi l’avait fait construire. La tradition en fait honneur à Charlemagne. Puis Elle lui parla de l’orgue en lui disant  : «  C’est un instrument de musique pour honorer mon très cher Fils surtout en ce jour qui est sa plus grande fête, celle qui rappelle son amour infini.  » Notre-Dame la prévint «  de souffrir patiemment tout ce qu’on ferait contre elle et contre le Laus  ; mais tous les ennemis de ce saint lieu seront un jour confondus.  »

Histoire de Notre-Dame du Laus

Vendredi 1er juin

Premier Vendredi du mois, Saint Justin, Sainte Angèle de Mérici

Une fois que le Saint-Sacrement était exposé, un premier Vendredi du mois, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée Humanité sortaient des flammes de toute part, mais surtout de son adorable poitrine qui ressemblait à une fournaise  ; et s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu’il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour, et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances. «  Ce qui m’est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j’ai souffert en ma Passion  ; d’autant que s’ils me rendaient quelque retour d’amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux, et voudrais, s’il se pouvait, en faire encore davantage  ; mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable.  » Et lui remontrant mon impuissance, il me répondit  : «  Tiens, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque.  » Et en même temps ce divin Cœur s’étant ouvert, il en sortir une flamme si ardente que je pensai en être consommée.

Sainte Marguerite-Marie, Autobiographie

Samedi 2 juin

Premier Samedi du mois, Saint Pothin, sainte Blandine et leurs compagnons, Saints Marcellin, Pierre et Érasme

L’amende honorable, demandée à Paray-le-Monial, est le fruit découlant de l’horreur du péché alliée à la dévotion au Sacré-Cœur. Elle prépare la révélation de Fatima, tout à fait parallèle. Si nous ne savions qu’il y a une révélation divine tout à fait formelle, nous dirions que le langage de Fatima répète celui de Paray-le-Monial. L’origine, c’est le Ciel  ; ce n’est pas que les pauvres petits enfants de Fatima aient travaillé les livres qu’on a écrits ou non sur Paray-le-Monial, mais ces deux dévotions ont trouvé, d’ordre du Ciel, la même manière de s’exprimer  : elles doivent être amende honorable, c’est-à-dire réparation au Cœur Sacré de Jésus outragé et en même temps, au Cœur Immaculé de Marie. Et comme si le Cœur de Jésus s’effaçait devant le Cœur de sa Mère, c’est d’abord plus une réparation pour les outrages commis contre le Cœur Immaculé de Marie que pour les outrages contre le Cœur de Jésus lui-même.

Notre Père, le secret de Paray-le-Monial, 1985

Dimanche 3 juin

Solennité de la Fête-Dieu, St Charles Lwanga et ses compagnons, Ste Clotilde

Nous commémorons le jour où Notre-Seigneur, le Jeudi-Saint, a institué ce Saint-Sacrement de la Messe, qui consiste, pour Jésus, à refaire son Sacrifice sur l’autel, pour nos péchés, pour notre salut et le salut du monde entier et qui consiste aussi à nous présenter son Corps et son Sang en nourriture et en breuvage. Nous allons le méditer pendant toute cette Octave et nous allons discerner dans cette institution du Saint-Sacrement de l’autel, une intention du Cœur de Jésus. Nous passerons ainsi, comme le veut l’Église, de la méditation de la Fête-Dieu, institution du Saint-Sacrifice de la Messe et de la communion, à la fête du Sacré-Cœur qui va nous révéler la bonté, la générosité, l’amour de Notre-Seigneur, un amour du Cœur de Jésus et donc du Cœur de la Sainte Vierge unie à Lui, un amour pour nous. C’est par amour qu’il a inventé ce Saint-Sacrement.

Notre Père, 17 juin 1995

Lundi 4 juin

Sainte Clotilde, Saint François Caracciolo

Puisque le Seigneur vous a choisie pour honorer sa vie cachée au Saint-Sacrement, il faut, comme morte, vous ensevelir si avant dans son Sacré-Cœur, que vous ne désiriez plus d’être vue que de Lui seul  ; et tout votre plus grand soin doit être de cacher dans ce sacré Cœur tout le bien que vous ferez, afin qu’il ne vous soit dérobé. Tâchez de vivre inconnue  ; et lorsque vous irez devant le Saint-Sacrement, prenez soin de lui présenter chaque fois cinq pratiques d’anéantissement de tout ce qui vous pourrait attirer la vaine estime des créatures, disant  : «  Quotidie morior  ». Vous garderez une demi-heure de silence pour honorer celui de Jésus devant Pilate.

Défi de sainte Marguerite-Marie pour honorer Jésus-Hostie, 1685

Mardi 5 juin

Saint Boniface

Le Seigneur vous a choisie pour honorer sa vie humiliée au Saint-Sacrement. C’est pourquoi vous vous offrirez à lui comme le néant devant son tout. Toute votre attention doit être de vous humilier, et faire votre plaisir que les autres vous aident à le faire. N’ayez rien de tout ce qui vous peut rendre plus vile et abjecte devant les créatures  ; car c’est ce qui vous doit unir au Cœur de Jésus-Christ, auquel vous présenterez cinq pratiques d’humilité toutes les fois que vous irez devant le Saint-Sacrement. Vous garderez une demi-heure de silence pour honorer celui de Jésus-Christ parmi les injures qu’on lui fit en sa Passion.

Défi de sainte Marguerite-Marie pour honorer Jésus-Hostie, 1685

Mercredi 6 juin

Saint Norbert, Bx Marcellin Champagnat

Puisque le Seigneur désire que vous honoriez sa vie de consommation au Saint-Sacrement, il vous faut tenir comme un cierge ardent qui n’a d’autre désir que se consommer en l’honorant, afin que sa grandeur vous élève en vous abaissant. Vous vous abandonnerez à la merci de la Providence, lui laissant faire de vous selon ses désirs  ; et cet abandon vous fera retrancher toute vaine curiosité sur les actions d’autrui, ne désapprouvant que vous-même  ; et ce divin Cœur aura soin de vous selon la mesure de votre confiance et abandon à son amour. Vous garderez une demi-heure de silence pour honorer celui de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement.

Défi de sainte Marguerite-Marie pour honorer Jésus-Hostie, 1685

Jeudi 7 juin

Bse Anne de Saint-Barthélémy

Premièrement, en vous éveillant, vous entrerez dans le Sacré-Cœur et lui consacrerez votre corps, votre âme, votre cœur et tout ce que vous êtes, pour ne vous en plus servir que pour son amour et sa gloire.

Quand vous irez à l’oraison, vous l’unirez à celle qu’il fait pour nous au Saint-Sacrement.

Quand vous direz votre office, vous vous unirez aux louanges qu’il donne à Dieu son Père en ce divin Sacrement.

Pour entendre la sainte Messe, vous vous unirez aux intentions de cet aimable Cœur, en le priant de vous en appliquer les mérites selon ses desseins adorables sur vous.

Vous unirez votre silence à celui qu’il garde au Saint-Sacrement, retranchant toute parole inutile, tout discours à votre avantage ou qui pourrait fâcher le prochain, anéantissant toute réflexion d’amour propre et de vanité.

Votre présence de Dieu sera de vous occuper à considérer ce que Jésus fait au Saint-Sacrement, pour vous conformer à lui, en vous tenant dans son Sacré-Cœur.

Sainte Marguerite-Marie
défi pour se préparer à la fête du Sacré-Cœur, 1685

Vendredi 8 juin

Fête du Sacré-Cœur, Bse Marie du Divin Cœur

Quelque chose ne va pas aujourd’hui dans l’Église  : on ne fait pas ce que Dieu veut… Une piété de circonstance est faite pour le rassasiement de sentimentalité et du désir de piété réelle dans les masses et, ainsi, le christianisme subsiste. Mais ce n’est pas ce que Dieu veut. Ce n’est ni ce que Notre-Seigneur a révélé à mère Marie du Divin Cœur ni ce que la Vierge Marie a demandé à Fatima. Les pasteurs de l’Église font prendre des résolutions d’être solidaires, justes, etc., pourtant, ils n’obéissent pas à la Volonté de Dieu. Si on désobéit à ce que Dieu veut, c’est qu’on fait le mal ou qu’on fait mal les choses et qu’elles sont sans fruit. Notre indignation doit se tourner en pitié pour ceux qui sont si loin de la vérité, pitié pour ces multitudes d’âmes qui, au lieu d’être sauvées par ces inventions de l’amour et de la miséricorde de Jésus et Marie, sont éloignées de notre religion, abandonnent et se mettent sur le chemin de la damnation. Cette leçon des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie est instante.

Notre Père, 18 juillet 1999

Samedi 9 juin

Fête du Cœur Immaculé de Marie, Saint Ephrem, Saints Prime et Félicien, Marie Médiatrice de toutes grâces

Le dessein nouveau de Dieu se révèle dans notre histoire  : Il veut que les hommes se sauvent par l’amende honorable au Cœur Sacré de Jésus, ils échapperont ainsi à sa colère, ils seront admis dans son amour. Des grâces magnifiques leur seront données s’ils veulent bien honorer le Cœur Sacré de Jésus, lui rendre un culte, une amende honorable et plus s’ils sont appelés à une plus grande sainteté, à ne faire plus qu’un cœur avec ce Cœur et s’immoler par expiation et par amour selon toutes Ses volontés.

Dessein nouveau au XXe siècle d’ajouter le Cœur Immaculé de Marie au Cœur Sacré de Jésus. Cela l’était déjà, mais maintenant, cela devient prégnant, c’est une nécessité et il faut en passer par le règne du Cœur Immaculé de Marie pour que le règne du Sacré-Cœur se fasse, s’établisse, à la fois dans chacun de nos cœurs et dans l’Église pour son salut.

Il me semble de plus en plus que ces deux messages sont tellement parallèles qu’il faudrait en même temps qu’on a étudié, aimé, mis en œuvre le tout de Fatima, apprendre, aimer et faire le tout de Paray-le-Monial car c’est la volonté de Dieu, ce sont les exigences de son règne de la fin des temps et à la fin, c’est l’ouverture des temps messianiques, du Royaume universel de ces deux Cœurs. C’est le message de Fatima et de Paray-le-Monial, ils sont absolument indissociables.

Notre Père, le secret de Paray-le-Monial, 1985

Dimanche 10 juin

Solennité de la fête du Sacré-Cœur, St Michel, ange gardien du Portugal, Sainte Marguerite, Reine d’Écosse

Si vous saviez combien il y a de mérite et de gloire à honorer cet aimable Cœur, quelle sera la récompense de ceux qui, après s’y être consacrés, ne cherchent qu’à l’honorer  ! Cette seule intention donnera plus de mérite d’agrément à leurs actions devant Dieu que tout ce qu’ils pourraient faire. Ce divin Cœur est toute mon occupation, à l’oraison ou ailleurs, je trouve en Lui un paradis de paix.

Sainte Marguerite-Marie à mère de Saumaise, 10 août 1684

Lundi 11 juin

Saint Barnabé

Un jour, pendant l’oraison, me sentant un grand désir de souffrir quelque chose pour Dieu, le considérant sur l’arbre de la Croix, il me tint fortement attachée à lui, me disant amoureusement  : – Reçois, ma fille, la croix que je te donne et la plante dans ton cœur l’ayant toujours devant les yeux et la portant entre les bras de tes affections. Les plus rigoureux tourments qu’elle te fera sentir seront inconnus et continuels  : une faim sans te rassasier, une soif sans te désaltérer, une ardeur sans rafraîchissement. – Ne pouvant comprendre ces paroles, je lui dis  : – Mon Dieu, faites-moi connaître ce que vous voulez que je fasse. – L’avoir dans ton cœur, dit-il, c’est qu’il faut être crucifiée en toutes choses  ; la porter entre les bras, c’est l’embrasser amoureusement toutes les fois qu’elle se présente, comme le plus précieux gage de mon amour que je puis te donner en cette vie  ; et cette faim continuelle des souffrances sera pour honorer celle que j’avais de souffrir pour mon Père éternel  ; cette soif sera de moi et du salut des âmes, en mémoire de celle que j’ai soufferte sur l’arbre de la Croix.

Sainte Marguerite-Marie, mémoire des contemporaines

Mardi 12 juin

Saint Jean de saint Facond

Ma fille, me dit Notre-Seigneur, je prends tant de plaisir de voir ton cœur, que je veux me mettre en sa place et te servir de cœur. Et cela se fait si sensiblement qu’il ne m’était pas permis d’en douter. Depuis ce temps, sa bonté me donne un si libre accès auprès de sa grandeur que je ne le peux exprimer. – As-tu perdu au change que tu as fait avec moi, me dit Notre-Seigneur, en me donnant tout  ? Aie soin de remplir ta lampe et j’y allumerai le feu.

Sainte Marguerite-Marie, écrits à mère de Saumaise

Mercredi 13 juin

Saint Antoine de Padoue, 2e Apparition de Notre-Dame de Fatima

Louis XIV ne s’est pas humilié devant le Cœur de Jésus et ainsi, est passé à côté des promesses qui lui étaient faites.

Les Papes font aujourd’hui, dit sœur Lucie de Fatima comme les rois de France ont fait qui en ont été bien punis. Les Papes en seront bien punis maintenant. Quand enfin, ils feront ce que Dieu veut, ce sera bien tard  !

Tout d’un coup, nous nous apercevons que, très humblement, comme veut faire le Sacré-Cœur, pour attirer par amour plutôt que convaincre par violence et châtiment, le Pape d’un côté, comme le roi de l’autre, le grand dessein de ce Cœur, c’est un dessein immense, grandiose, universel et final. Mais ce dessein nous paraît à nous très authentique et sérieux, comme celui de Fatima, pour la bonne raison, que d’un côté comme de l’autre, nous avons une vie héroïque, une vie extraordinaire  : celle de sœur Lucie de Fatima d’un côté, celle de Marguerite-Marie de l’autre. Ces vies sont assez extraordinaires pour être à la mesure du message qu’elles révèlent, ces messages de la dévotion au Cœur de Jésus, de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ces messages eux-mêmes sont assez grandioses pour nous dire que ce sont des messages qui annoncent la plénitude du règne du Christ et de la Vierge Marie. C’est la plénitude de l’amour divin qui doit régner dans le monde. Qu’il en soit ainsi et que nous nous mettions nous-mêmes au service de ce règne puisque ceux qui ont été appelés ont refusé de le faire  !

Notre Père, le secret de Paray-le-Monial, 1985

Jeudi 14 juin

Cœur Eucharistique de Jésus et Marie, Saint Basile le Grand

«  Un vendredi, après la sainte communion, Notre-Seigneur me dit  : “  Je t’ai fait, ma fille, une si grande grâce aujourd’hui, que tu n’en connaîtras l’étendue qu’à l’heure de la mort.  ” Quelque temps après, il m’en fit voir un petit échantillon pendant une de mes oraisons. Une lumière sortait de la plaie de son adorable Côté et s’élançait dans mon cœur, ce qui me faisait ressentir une très grande ardeur, avec ces paroles  : “  C’est ainsi que mon amour fait un continuel écoulement dans le cœur que je t’ai donné, qui, par un autre écoulement, renvoie les biens dans leur source  ; grâce qui te sera continuelle.  ” Mais je n’exprime point ici les effets que j’en ai ressentis, ne le pouvant faire.  »

C’est une apparition qui est une vision réelle pour notre sainte Marguerite-Marie et qui peut devenir pour nous un symbole de notre prière quand nous nous trouvons en contemplation devant l’Eucharistie, soit dans l’ostensoir, soit cachée dans le tabernacle, nous pouvons très bien donner cette imagination qui n’est pas fausse, de cette flèche d’amour, cet écoulement de lumière, de chaleur, de grâce, qui va de ce divin Cœur eucharistique à notre cœur. Et notre prière, même si elle est toute desséchée, toute pénible, est un renvoi de cette lumière et de cette chaleur à sa source. Il se fait entre notre cœur et le Sien cette communication toute à sa gloire et pour le mérite de notre âme et le bienfait de beaucoup d’autres âmes.

Notre Père, le secret de Parye-le-Monial, 1985

Vendredi 15 juin

Octave du Sacré-Cœur, Saints Guy, Modeste et Crescence, Sainte Germaine Cousin

S’il m’avait été libre de communier souvent, j’aurais eu mon cœur content. Et comme une fois que je le désirais ardemment, mon divin Maître se présenta devant moi, comme j’étais chargée de balayures  ; il me dit  : «  Ma fille, j’ai vu tes gémissement, et les désirs de ton cœur me sont si agréables, que si je n’avais pas institué mon divin sacrement d’amour, je l’instituerais pour l’amour de toi, pour avoir le plaisir de loger dans ton âme, et prendre mon repos d’amour dans ton cœur.  » Ce qui me pénétra d’une si vive ardeur, que j’en sentais mon âme toute transportée, et en pouvait s’exprimer que par ces paroles  : «  ô amour  ! ô excès de l’amour d’un Dieu envers une si misérable créature  !  » Et toute ma vie, cela m’a servi d’un puissant aiguillons pour m’exciter à la reconnaissance de ce pur amour.

Sainte Marguerite-Marie, autobiographie

Samedi 16 juin

Saint Jean-François Régis

Chacun peut le comprendre, très réellement, l’Eucharistie, c’est la présence de Jésus, parce qu’il est réellement, vraiment, substantiellement présent, comme dit le concile de Trente, sur l’autel après la consécration. C’est le Sacrifice du Christ, parce que c’est son Corps et son Sang répandu, cela, tout le monde le comprend. C’est la Communion, parce que c’est Jésus-homme qui se donne à chacun d’entre nous. C’est Jésus sous tous les aspects, dans tout son mystère.

Notre Père, 8 juin 1980

Dimanche 17 juin

Saint Grégoire Barbarigo

«  … Ce divin Cœur se voulant rendre protecteur et défenseur de sa sacrée personne [Louis XIV] contre tous ses ennemis, visibles et invisibles, dont il le veut défendre, et mettre son salut en assurance par ce moyen  ; c’est pourquoi il l’a choisi comme son fidèle ami pour faire autoriser la messe en son honneur par le Saint-Siège apostolique et en obtenir tous les autres privilèges qui doivent accompagner cette dévotion de ce sacré Cœur, par laquelle il lui veut départir les trésors de ses grâces de sanctification et de salut, en répandant avec abondance ses bénédictions sur toutes ses entreprises, qu’il fera réussir à sa gloire, en donnant un heureux succès à ses armes, pour le faire triompher de la malice de ses ennemis. Heureux donc qu’il sera s’il prend goût à cette dévotion, qui lui établira un règne éternel d’honneur et de gloire dans ce sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, lequel prendra soin de l’élever et de le rendre grand dans le ciel devant Dieu son Père, autant que ce grand monarque en prendra de relever devant les hommes les opprobres et anéantissements que ce divin Cœur y a soufferts  ; qui sera en lui rendant et lui procurant les honneurs, l’amour et la gloire qu’il en attend.  »

C’est une sorte de contrat entre la monarchie française et Notre-Seigneur Jésus-Christ. Plus la monarchie le fera grand sur la terre dans ses palais, plus lui, Jésus-Christ, fera grands ces rois sacrés dans le Ciel. Et plus il rendra leurs entreprises prospères, leurs guerres victorieuses… C’est absolument extraordinaire  !

Notre Père, le secret de Paray-le-Monial, 1985

Lundi 18 juin

Saint Ephrem le Syrien

Le lundi, vous demeurerez dans ce sacré Cœur comme une criminelle qui, par le regret et la douleur de ses fautes par lesquelles elle a irrité son juge, désirant l’apaiser en se renfermant dans cette prison d’amour pour y brûler sans rafraîchissement, et pour y être liée et serrée si étroitement qu’il ne vous reste plus de liberté que pour l’aimer, plus d’autres lumières ni vues que celles de son pur amour qui le retient captif au très Saint-Sacrement  ; et, par le mérite de cette captivité, vous lui demanderez la liberté pour ses pauvres prisonnières du Purgatoire, et pour cela vous ferez toutes vos actions en esprit de pénitence.

Défi de sainte Marguerite-Marie, 1685

Mardi 19 juin

Saint Romuald, Sainte Julienne de Falconieri

Le Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ a tant de tendresse pour vous qu’il veut que vous vous fassiez saint, à quel prix que ce soit, et c’est pour cela qu’il vous laisse encore en ce monde et qu’il vous a envoyé cette maladie pour vous réveiller de vous faire redoubler le pas… Ah  ! si vous pouviez comprendre comme il fait bon l’aimer et être aimé de lui  ! Car je crois que nul ne périra de ceux qui lui seront particulièrement dévoués et consacrés… Enfin, conclut-elle, soyons donc tout à Dieu, tout pour Dieu et tout en Dieu, et vous souvenez qu’il veut de vous une vie exemplaire, qui soit pure et toute angélique. Si aujourd’hui nous entendons la voix du Seigneur, n’endurcissons pas nos cœurs, ne différons pas d’un moment à donner plein pouvoir à la grâce.

Sainte Marguerite-Marie, lettre à son frère prêtre

Mercredi 20 juin

Saint Sylvère

Voici, mes bien-aimées Sœurs dans le sacré Cœur de Jésus, un petit mot qu’il m’oblige de vous dire de sa part, parce qu’il vous aime, et qu’il veut que vous commenciez tout de bon à lui donner du retour  ; ce que vous ferez par la pureté de cœur et d’intention, qui vous rendra l’objet de ses amoureuses complaisances  ; par l’humilité, qui le fera régner dans nos cœurs, et nous conservera dans son amitié  ; et par la charité, vous régnerez dans ce Cœur adorable. Car, mes enfants, il ne nous faut pas flatter, nos noms ne sont encore qu’ébauchés, et nous les avons tout barbouillés par l’impureté de nos intentions. Il veut donc que nous travaillions tout de bon cette année à les blanchir par ces trois pratiques qu’il vous donne lui-même par sa chétive esclave  : la première est la pureté d’intention, la seconde l’humilité de cœur dans toutes les opérations, la troisième, l’unité sans mélange de propre intérêt, dans vos prétentions.

Défi de sainte Marguerite-Marie, 1686

Jeudi 21 juin

Saint Louis de Gonzague

Je t’ai choisie pour mon épouse et nous nous sommes promis la fidélité lorsque tu m’as fait vœu de chasteté. C’est moi qui te pressais de le faire avant que le monde y eût aucune part dans ton cœur, car je le voulais tout pur et sans être souillé des affections terrestres. Et pour me le conserver comme cela, j’ôtai toute la malice de ta volonté afin qu’elle ne le pût corrompre. Et puis je te mis en dépôt au soin de ma sainte Mère, afin qu’elle te façonnât selon mes desseins.

Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie

Vendredi 22 juin

Sts John Fisher et Thomas More, Saint Paulin de Nole

Il nous faut retirer dans la plaie du Sacré Côté comme un pauvre voyageur qui cherche un port assuré pour se mettre à l’abri des écueils et tempêtes de la mer orageuse de ce monde, où nous sommes exposés à un continuel naufrage, sans le secours de notre sage Pilote.

Sainte Marguerite-Marie

Samedi 23 juin

Vigile de saint Jean-Baptiste

Ne croyez pas, ma très aimée Sœur, que le Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui ne nous permet pas de nous parler, veuille pour cela que nous nous oubliions l’une de l’autre en sa présence. Non  ! Mais il veut que nous vivions d’amour et de privation d’appui, d’ami et de plaisir, sacrifiées à toutes ses adorables volontés, dans toutes les dispositions qu’elle fera de nous, sans retour ni réflexion autre que de l’aimer et lui plaire, dans le parfait oubli de nous-même, pensant souvent à ce que nous voudrions avoir fait à l’heure de la mort et le faire à présent que nous avons le temps, afin que nous ne soyons surprise. Ne vous troublez jamais. Tenez votre âme en paix, toute abandonnée à l’amoureuse providence du Sacré-Cœur.

Avis particulier de sainte Marguerite-Marie

Dimanche 24 juin

Nativité de saint Jean-Baptiste

Le 3 juillet 2018 marquera le 25e anniversaire du contrat que notre Père se vit proposer par le Sacré-Cœur  : «  Hier, 3 juillet 1993, je me suis trouvé intérieurement très bouleversé par une sorte de marché qui m’était proposé, donc imposé par mon unique Maître et Sauveur, ma Sainte Mère y participant des deux côtés, de Lui et de moi  : plutôt que le martyre maintenant, vingt-cinq ans de vie pour porter du fruit, mais à condition que celle-ci soit déjà une sorte de mort corporelle dont la façon doit se tirer de la consécration formulée par mère Marie du Divin Cœur. Voilà  ! C’est tout, c’est bref. J’ai dit OUI.  »

Les méditations des neufs prochains jours nous prépareront à célébrer le terme de ce contrat.

Il y a beaucoup de consécrations. Mais il y en a une que notre Père affectionne particulièrement  : c’est la consécration de mère Marie du Divin Cœur. Elle nous est particulièrement chère parce que, depuis qu’il l’a faite sienne, il semble que le Cœur de Jésus et de Marie l’ait pris au mot. Comme nous ne voulons pas nous contenter de regarder et d’admirer, mais que nous voulons suivre, comme le coureur qui court avec plus fort que lui pour aller plus loin que s’il était seul, tâchons d’avancer dans cette voie.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 8 février 2003

Lundi 25 juin

Saint Guillaume

Mon très aimable Jésus, Je me consacre aujourd’hui, de nouveau et sans réserve, à votre Divin Cœur. C’est dans le divin Cœur de Jésus qu’il faut nous retrouver avec notre Père et notre Mère, et nous consacrant à Lui, nous installer dans ce Cœur Sacré, très unique de Jésus et de Marie, pour n’en plus bouger, n’avoir plus de dissentiment, réserve, lenteur, dans notre don à Lui, qui soit comparable au Don de Lui à nous. C’est ainsi que nous ferons du bien aux âmes.

Notre Père, 20 juillet 1997

Mardi 26 juin

Saints Jean et Paul

Je vous consacre mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses facultés, et mon être tout entier. Je vous consacre toutes mes pensées, mes paroles et mes œuvres, toutes mes souffrances et mes peines, mes espérances, mes consolations et mes joies. À mesure que Notre-Seigneur révèle son Cœur, on voit que Lui et la Sainte Vierge veulent de plus en plus la sincérité d’un cœur qui, s’attachant à Eux totalement, imprègne toute sa vie de leurs volontés… Nous voulons comprendre les volontés du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, pour nous y livrer nous-mêmes intimement et ainsi hâter l’heure du salut de l’Église, de la France et du monde.

Notre Père, 2 juin 1989

Mercredi 27 juin

Saint Cyrille d’Alexandrie, N-D du Perpétuel Secours

Mais principalement, je vous consacre mon pauvre cœur, afin qu’il n’aime que vous et se consume comme victime dans les flammes de votre Amour. En disant «  que Vous  », j’entre dans le Cœur innombrable de Jésus, et tous ceux qui sont dans son Cœur deviennent miens. Et donc je les aimerai en Vous, Jésus, jamais sans Vous qui les aimez bien plus et bien mieux que moi, et enfin pour Vous, afin que mon pauvre cœur soit votre consolation, votre joie, votre gloire, ici-bas et dans l’éternité. Que, se réduisant lui-même à rien, il vous laisse toute la place dans les cœurs qu’il aime, et que vous soyez tout en tous. Agréez, ô Jésus, ce désir que j’ai aujourd’hui de nous voir tous ensemble réunis, comme renfermés dans votre divin Cœur, nous consacrant les uns les autres à votre amour et à votre royaume.

Notre Père, 3 juillet 1995

Jeudi 28 juin

Saint Irénée

Agréez, ô Jésus, mon très aimable Époux, le désir que j’ai de consoler votre divin Cœur et de vous appartenir pour toujours. Entrons dans le mystère de ce cœur féminin tout tourné vers son Chef, son Sauveur, son aimable Époux, afin de consoler son Cœur, de le servir en toutes choses, et de participer à tous ses soucis, éprouver toutes ses peines. Consolons le divin Cœur de Jésus-Marie, qui à l’heure actuelle, en ce moment, est tellement vexé, méprisé, rejeté par tant et tant d’âmes qu’il aime.

Notre Père, 8 juin 1997

Vendredi 29 juin

Saint Pierre et saint Paul

Prenez possession de moi, de telle sorte que je n’ai d’autre liberté que celle de vous aimer. Pour la créature humaine en ce monde, il est meilleur de souffrir pour Dieu que de jouir de Dieu, car jouir réveillerait trop notre égoïsme, tandis que souffrir, c’est l’amour sans la recherche égoïste de son propre plaisir. La créature se rendant compte de son état passager sur terre préfère souffrir et mourir comme Jésus, avec Jésus, par amour pour Lui.

Notre Père, 3 mars 1987

Samedi 30 juin

Premiers martyrs de l’Église de Rome, Saint Ostian (Vivarais), Commémoraison de saint Paul

Je mets en Vous toute ma confiance, une confiance sans bornes, et j’espère de votre miséricorde infinie le pardon de mes péchés. Je remets entre vos mains tous mes soucis et surtout celui de mon salut éternel. Leçon salutaire pour nous  : si cette grande sainte est soucieuse de cette possibilité de l’enfer sur sa propre destinée, à combien plus forte raison nous devons dire, à son ombre, ces mêmes paroles. Qu’elle obtienne de son Époux divin la grâce d’allumer dans nos cœurs ce même souci de puiser notre réconfort avec elle dans l’amour miséricordieux de Jésus et Marie pour les pauvres pécheurs.

Notre Père, 21 septembre 1999

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