La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mardi 1er mai
Mercredi 2 mai
Jeudi 3 mai
Vendredi 4 mai
Samedi 5 mai
Dimanche 6 mai
Lundi 7 mai
Mardi 8 mai
Mercredi 9 mai
Jeudi 10 mai
Vendredi 11 mai
Samedi 12 mai
Dimanche 13 mai
Lundi 14 mai
Mardi 15 mai
Mercredi 16 mai
Jeudi 17 mai
Vendredi 18 mai
Samedi 19 mai
Dimanche 20 mai
Lundi 21 mai
Mardi 22 mai
Mercredi 23 mai
Jeudi 24 mai
Vendredi 25 mai
Samedi 26 mai
Dimanche 27 mai
Lundi 28 mai
Mardi 29 mai
Mercredi 30 mai
Jeudi 31 mai

Lundi 30 avril

St Joseph-Benoît Cottolengo, St Pie V, Notre-Dame d’Afrique, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation

Adorant Jésus exposé dans le Saint-Sacrement, mon âme fut longtemps ravie de Le voir dans le sein de son Père et le Saint-Esprit procédant de son Père et de Lui. Autre chose est de croire simplement à ces divines processions, autre est de les voir dans le sein de Dieu. Et comment l’âme, pénétrée de respect devant la majesté de la famille divine, s’y trouve-t-elle en même temps si à l’aise, et comme dans un abri qui est sien  ? En effet, la vue des relations ineffables la remplit d’admiration et de joie  ; et comme elle est unie à ce qu’elle voit, elle se trouve introduite comme au centre et au nœud de cet adorable Mystère qui concilie la fécondité à l’unité. Heureuse une petite âme en de tels moments et d’un bonheur qu’elle ne peut même comprendre, car elle se sent trois fois aimée, aimée différemment par chacune des divines Personnes et pourtant aimée d’un seul et même Amour.

Mardi 1er mai

Saint Joseph, artisan

En cette fête du 1er mai où nous célébrons la grande sainteté de saint Joseph, nous avons un effort à faire de pénétration spirituelle, intellectuelle, et une décision de la volonté du cœur à prendre, reprendre, à confirmer, à fortifier, et dire  : cette vie-là est la plus belle, cette vie est possible à chacun d’entre nous  ; cette vie, c’est un bonheur de nous y entendre appeler et de chercher chaque jour comment la réaliser davantage. Point de cinéma à Nazareth, point de télévision, point de grands voyages organisés, point de tourisme, que sais-je  ? Si je commence à dire tout ce qu’il n’y avait pas à Nazareth, je crois qu’il serait plus bref de dire ce qu’il y avait. Il n’y avait rien. C’est une leçon attirante, réconfortante, pleine d’allégresse. Fuyons les distractions, les divertissements, les “ épanouissements de la personne ”, comme on dit maintenant, les inutilités pour, dans la création, dans l’œuvre de la Rédemption, dans les sacrements de l’Église, les fêtes de l’Église, retrouver tout notre bien, toute la beauté possible et imaginable, toute la bonté divine, et que des larmes de joie, d’action de grâces coulent de nos yeux, si nous avons le don des larmes.

Voilà la leçon de saint Joseph, voilà notre secret du vrai bonheur chrétien, ce que nous appelons la mystique chrétienne.

Notre Père, 1er mai 1979

Mercredi 2 mai

Saint Athanase

L’allégorie de la Vigne, ce cep et ces sarments, recouvre une chose qu’on ne pouvait pas dire explicitement dans un écrit qui allait être lu par les païens, par les juifs non convertis, qui aurait scandalisé tout le monde, mais c’était pour expliquer ce qu’était cette sève qui passait de Jésus-Christ dans les Apôtres, qui allait passer non seulement des Apôtres, mais de génération en génération à nous tous à travers les siècles. Cette sève, c’était la Parole de Dieu. Ce n’est pas assez dire  : c’était la vie divine elle-même. Les théologiens disent  : la grâce. Mais les gens comprennent mal ce que c’est que la grâce, la vie divine elle-même, et qu’est-ce finalement que la parole de Dieu  ? C’est celle qui dit les paroles  : «  Je suis Celui qui Suis  » et «  Voici mon Corps, mangez-le tous  ; voici mon Sang, buvez-en tous  !  » De telle manière que ce contact entre lui et nous est un contact de manducation spirituelle, c’est une union. Nous nous nourrissons de lui, nous nous abreuvons de lui, ce qui fait que nous avons plein l’âme d’un sang nouveau, d’une richesse nouvelle qui est Dieu lui-même, Dieu fait homme. C’est l’Église, c’est le corps mystique de l’Église.

Notre Père, 28 avril 1985

Jeudi 3 mai

Sts Philippe et Jacques, Invention de la Ste Croix

«  Du bon usage des croix  »

L’administrateur, dont vous me parlez, n’est que l’instrument dont Dieu se sert pour vous éprouver et pour épurer votre vertu. Ces sortes de gens nous rendent plus de services devant Dieu que ceux qui nous flatteraient. Le courage, avec lequel vous soutenez l’épreuve, vous assure par avance un degré distingué de mérite et de gloire.

Encouragez aussi nos pauvres filles à faire un bon usage des croix que le Seigneur, dans sa miséricorde, leur ménage, et leur faites comprendre qu’elles seraient bien à plaindre si notre divin Époux, Jésus-Christ, nous refusait ce témoignage de son amour, et cette part à sa gloire.

Lettre de la Bse Marie-louise Trichet à une sœur

Vendredi 4 mai

Premier Vendredi du mois, Saint Andéol (Vivarais), Saint Suaire, Sainte Monique, Bse Marie-Léonie Paradis (Canada)

Pourquoi ce Suaire  ? Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il choisi ce Suaire pour y imprimer sa Face et tout son aspect, le souvenir de toutes ses plaies, de toutes les puissances de son Corps, ce Corps vigoureux, ce Corps tranquille, ce Corps reposé qui vient de courir son dernier combat  ? Pour que nous admirions ses forces, sa générosité, pour que nous admirions ses vertus, mais suprêmement pour que nous contemplions son Visage. Et cela pour deux raisons  :

La première, pour que nous ayons cette unique suprême photo pour retenir notre attention prisonnière de ce qu’elle signifie, ce quelle nous rapporte, ce qu’elle illustre, à savoir les souffrances, la Passion, la mort de notre Sauveur et sa Résurrection.

Deuxièmement, c’est que ce moment choisi par Notre-Seigneur pour nous donner son image est un moment, parmi tous les autres de sa vie, qu’il a jugé le plus sacré. Cette œuvre est d’une main divine, faite par un artiste incomparable qui nous la présente comme, au fond, ce qu’il a laissé de meilleur avec la Sainte Eucharistie, qui n’en est pas l’image, mais la réalité même sous le symbole du pain et du vin qu’Il est devenu pour nous. Nous avons là tous les biens.

Notre Père, 4 mai 1999

Samedi 5 mai

Premier Samedi du mois, Saint Pie V

Disons avec Lucie  : Mon Dieu, je crois en vous, Créateur du Ciel et de la terre, et je vous adore. (…) J’espère aller au Ciel, avec le secours de votre Grâce et de votre Miséricorde, en ce «  nouveau ciel  » et cette «  nouvelle terre  » contemplée par saint Jean «  descendue du Ciel en ce lieu, comme une nouvelle mariée pour une nouvelle Alliance, parée pour son Époux  », Marie, Reine du Rosaire, notre Mère à tous, à jamais  !

Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui ne vous adorent pas, qui n’espèrent pas, ne vous aiment pas, en réparation de leur ingratitude, qui est sans mesure, incroyable. C’est cela, la réparation que nous devons opérer par nos sacrifices.

Je vous aime, ô mon Dieu, dans le Cœur Immaculé de Marie, et je vous demande la conversion des pauvres pécheurs qui ne vous connaissent pas, qui ont le plus besoin de votre miséricorde pour ne pas aller en enfer.

Soyez attentifs à la voix de nos supplications, ô Cœur Sacré de Jésus, ô Cœur Immaculé de Marie, à qui nous nous consacrons. Très Sainte Trinité, Dieu unique et véritable, en qui je crois et j’espère, je vous adore et je vous aime. Daignez accepter mon amour et mon humble adoration.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 mai 2017

Dimanche 6 mai

Saint Jean devant la porte latine, Saint François de Laval (Canada)

Tout le monde, de quelque époque et de quelque civilisation que ce soit, comprend ce qu’est le don du sang, c’est le sacrifice suprême, c’est le don de la vie pour le salut de la famille, du clan, de la patrie dans une conjoncture de guerre ou de violence  : “ Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ”, disait Jésus, et cela est devenu l’un des fondements du Royaume nouveau […].

Le don de son sang, horrible au sens obvie, insignifiant dans son acte spontané, revêt un sens tragique dès lors qu’un homme en affirme la décision et que déjà il en mime l’action, annonçant ainsi et réalisant symboliquement son proche sacrifice où le bourreau le transpercera par violence, provoquant sa souffrance et sa mort.

Mais le tragique en reçoit un sens plus haut, celui d’un Sacrifice puisque cette mort violente aura été volontairement offerte pour la réconciliation des frères avec Dieu leur Père et entre eux. L’horreur alors devient source de joie, le sacrifice annonce la fête. Car si le sang versé évoque la douleur et les larmes, le vin offert est celui de l’allégresse des âmes.

Notre Père, CRC 116 avril 1977

Lundi 7 mai

Lundi des Rogations, Bse Marie-Louise Trichet, Saint Stanislas

Mes très chères filles,

Je prends part à la joie que vous aurez de posséder notre cher Père. Sa charité est sans bornes pour nous toutes. Les grands travaux et les peines qu’il prend nous convainquent que trop du zèle qu’il a pour notre avancement dans la pratique de toutes les vertus.

Soyons donc bien reconnaissantes et que toutes ses attentions soient pour nous un nouveau motif de nous ranimer toutes à faire nos règles avec une grande exactitude, et remercions notre bon Dieu de nous avoir donné, dans sa miséricorde, un second Père de Montfort. Nous ne saurions prier avec trop de ferveur et zèle pour supplier la divine bonté de remplir de ses grâces et bénédictions un supérieur si nécessaire pour le soutien des œuvres de Dieu. Il aurait grand besoin de repos, mais les ouvrages qu’il a entre les mains et son attention pour tout ce qui regarde la gloire de Dieu ne lui permettent pas de retarder un moment tout ce qui peut contribuer à l’avancement des œuvres de Dieu.

Ne manquons pas aussi de redoubler nos prières pour les œuvres que notre Cher Père Audubon nous recommande et n’oubliez pas de prier, mes chères Filles, pour votre pauvre Mère, notre bon Jésus. Qu’il me fasse la grâce de remplir tous mes petits devoirs.

Donnez-moi, je vous prie, toutes, de vos chères nouvelles. Vous me ferez un véritable plaisir, et me donnerez beaucoup de consolation, quand vous ne m’écririez que deux mots, et suis de tout mon cœur, mes chères Filles, avec toute l’affection possible,

Votre très humble servante, Marie-Louise de Jésus
Fille de la Sagesse
Ce 19 août 1755

Mardi 8 mai

Mardi des Rogations, Apparition de saint Michel Archange, Bse Catherine de Saint-Augustin (Canada)

Pour garder la France fidèle à sa foi, la Sainte Vierge apparut à un pauvre paysan de Cotignac (Provence), Jean de la Baume, en 1519, l’année même de la révolte de Luther. Accompagnée de saint Michel, son chevalier servant, et de saint Bernard, son chantre incomparable, elle demanda des processions. Ainsi, la Sainte Vierge prenait elle-même en charge le Royaume de France. En 1628, elle exauça les prières du roi Louis XIII par la victoire de La Rochelle. La fête nationale fut alors fixée au 15 août au lieu du 29 septembre. Saint Michel «  passa la main  » à l’Immaculée. Mais après la mort de Louis XIII, en 1643, les Français se révoltèrent contre la dictature de Richelieu et de Mazarin, et la régente Anne d’Autriche renouvela la consécration du royaume à l’Archange, pour venir à bout de la Fronde. À la fin de l’année 1652, le pays recouvrait sa stabilité.

À partir de 1689, en raison du refus de Louis XIV de soumettre sa personne et son État au Sacré-Cœur de Jésus, le jansénisme et le libertinage commencèrent à gangrener la société. En 1706, saint Louis-Marie confia au saint Archange ses missions et sa lutte contre les mondains  : «  Quasi aucun saint Michel ne s’écriera du milieu de ses frères  : Quis ut Deus  ?  »

Mère Lucie du Précieux Sang,
fascicule sur les Anges

Mercredi 9 mai

Mercredi des Rogations, Saint Grégoire de Nazianze

L’Église nous fait chanter les litanies des Rogations c’est-à-dire la liste de toutes les invocations, de toutes les demandes que nous adressons au Ciel parmi lesquelles certaines nous donnent quelques frissons, en particulier quand nous disons  : «  du châtiment des tremblements de terre, délivrez-nous, Seigneur  », «  de la peste, de la famine et de la guerre, libérez-nous, Seigneur.  »

L’Église nous demande avec instance d’implorer Dieu d’être délivrés de ces tourments, la peste, la famine, la guerre, les tremblements de terre, toutes sortes de choses véritablement menaçantes pour l’humanité, terribles, et dont nous ne savons pas exactement si elles se ressemblent toutes ou si elles ne sont pas tout un éventail de sanctions que Dieu a prévues contre l’homme rebelle à sa Loi.

Notre Père, 11 novembre 1989

Jeudi 10 mai

Ascension de Notre-Seigneur, Saint Jean d’Avila, ND de Santa Cruz, Saint Antonin

Dès ma première année de Séminaire, cette fête de l’Ascension m’a rempli de joie. Tout notre Séminaire était plein de cette joie extraordinaire, tout à fait spéciale, non pas la joie un peu tonitruante de la Résurrection, non pas le délire de la Pentecôte, mais une joie printanière, une joie juvénile, une joie d’enfant auquel il ne manque rien. C’est la note de cette joie de l’Ascension de Notre-Seigneur. Pourquoi  ? Parce que rien ne nous manque. La preuve, c’est que les Apôtres sont redescendus, absolument joyeux, eux qui venaient de perdre leur Christ. Il venait de s’élever à leurs yeux pour aller là-haut, là-haut bien loin, là où nulle personne humaine ne peut aller par ses propres forces. La Vierge Marie elle-même était joyeuse. À l’Ascension, Jésus s’est montré ressuscité et dans une lumière extraordinaire qui est la lumière de Dieu. Jésus était ravissant, c’était sa Transfiguration définitive. L’Ascension, c’est ce double mouvement par lequel nos cœurs vont à la poursuite du Christ pour, déjà, vivre dans le ciel qui nous est promis. Mais l’autre mouvement n’est pas moins vrai, à savoir  : nous redescendons de ce Ciel chargés de tellement de lumière que nous reportons ce Ciel, cette joie, cette pureté, cette simplicité, cette constance dans la vertu, cette espérance du bonheur de tous les jours et du bonheur éternel, dans la vie présente.

Notre Père, 25 mai 1995

Vendredi 11 mai

Saint Philippe et saint Jacques

Notre-Seigneur, prêt à quitter ses apôtres pour retourner à son Père, leur annonça sa prochaine séparation. Ceux-ci, un peu trop humainement attachés à sa présence visible, en furent extrêmement affligés. Notre-Seigneur, pour les consoler, leur répondit  : «  Il est utile que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, l’Esprit consolateur ne viendra point  ». L’affection trop humaine des apôtres, pour la présence visible de Jésus-Christ, était donc un obstacle au Saint-Esprit, à cet Esprit consolateur.

Je vous laisse, ma chère fille, à vous en faire ici l’application par rapport à la sœur xxx. Je vous prie d’y faire une demi-heure d’oraison aux pieds de Jésus-Christ. Écoutez sa voix et ce qu’il vous dira au fond du cœur. Je suis persuadée que vous ne pourrez-vous empêcher de lui dire  : Ah  ! Seigneur, vous avez enfin rompu les chaînes qui m’attachaient à la créature. Je vous en fais mille fois le sacrifice. Non  ! non  ! mon Dieu, plus d’attache, plus d’affection, plus de cœur que pour vous  ! Si vous prévoyez que je doive renouveler mes anciennes attaches, ôtez-moi plutôt mon cœur, ce cœur de chair, et donnez-moi un autre cœur tout nouveau, un cœur spirituel qui n’aime que vous, qui ne s’attache qu’à vous, qui ne vive et qui ne respire que pour vous,

Bse Marie-Louise Trichet à une supérieure

Samedi 12 mai

Saints Nérée, Achillée, Domitille et Pancrace

Saint Louis-Marie a eu une vision prophétique des derniers temps. Il a prédit Fatima. Fatima, la grande révélation à notre XX e siècle, incontestable à cause du miracle du soleil, qui nous annonce que dans la fin de ce siècle, l’apostasie générale consumera le monde, le brûlera comme d’un feu d’enfer, mais que si l’on veut bien revenir vers la Sainte Vierge, par elle, le monde sera sauvé. Nous avons, non pas à sauver le monde ni à sauver l’Église, mais à nous sauver nous-mêmes. Trouvons le courage de désirer participer un peu à la souffrance des saints pour le salut du monde. Il faut désirer souffrir et porter sa croix, désirer que Dieu nous aime à ce point-là, comme il l’a fait pour son Fils et pour la Vierge Marie et tous les saints, désirer qu’il nous aime assez pour nous conduire un peu, j’ai dit un peu, à sa Passion, afin d’entrer un jour avec ceux que nous aimons, dans la vie éternelle.

Notre Père, 7 avril 1991

Dimanche 13 mai

Notre-Dame de Fatima, Saint Robert Bellarmin

La Sainte Vierge est descendue du Ciel pour nous enseigner le catéchisme, c’est-à-dire pour nous parler du Ciel qu’il faut gagner, et de l’enfer qu’il faut éviter. Mais Elle ne s’est pas contentée de parler  : Elle a montré aux trois petits voyants le Ciel, d’abord, en sa Personne, puis l’enfer. Puis Elle leur a enseigné comment faire «  l’apprentissage du Ciel  », comme disait sainte Bernadette par la dévotion à son Cœur Immaculé  : c’est la «  nouvelle catéchèse  », du Bon Dieu, la seule qui tienne. Il suffit de considérer les pas de géant dans le chemin de l’amour de Dieu que firent à son école Lucie, François et Jacinthe. Vérifiant à la lettre les paroles d’un tendre dévot de Marie saint Louis-Marie Grignion de Montfort  : «  On avance plus, en peu de temps de soumission et de dépendance de Marie, que dans des années entières de propre volonté et d’appui sur soi-même.  »

La pédagogie de la Mère de Dieu n’a pas d’égale. En deux ans, la Vierge Immaculée éleva François et Jacinthe jusqu’aux plus hauts sommets de la vie mystique.

Frère Bruno de Jésus-Marie,
8 novembre 2002

Lundi 14 mai

Saint Matthias, Saint Michel Garicoïts, Saint Boniface

Ô Dieu de mes pères, Seigneur des miséricordes, esprit de vérité, moi petit ver de terre, prosternée devant votre divine Majesté, reconnaissant les besoins infinis que j’ai de votre divine Sagesse, que j’ai perdue par mes péchés, me confiant dans la promesse infaillible que vous avez faite à tous ceux qui vous la demanderont sans hésiter.

Aujourd’hui je vous la demande avec toute l’instance possible, et l’humilité la plus profonde  ; envoyez-nous Seigneur cette Sagesse assistante de votre Trône pour assister notre faiblesse, pour éclairer nos esprits, pour embraser nos cœurs, pour parler et agir, pour travailler et souffrir de concert avec vous, pour diriger nos pas, et pour remplir nos âmes des vertus de Jésus-Christ, et des dons du Saint-Esprit, puisqu’elle seule renferme tous vos biens.

Ô Père des miséricordes, ô Dieu de toute consolation, nous vous demandons le Trésor infini de votre divine Sagesse, par les entrailles miséricordieuses de Marie, par le Sang précieux de votre très cher Fils, et par le désir extrême que vous avez de communiquer vos biens à vos pauvres créatures, exaucez, exaucez ma Prière. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la Sagesse,
donnée par saint Louis-Marie à la Bse Marie-Louise

Mardi 15 mai

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Il fut donné à mon âme de contempler l’entrée glorieuse de Jésus ressuscité au Ciel, au jour de son Ascension. Je vis l’accueil fait au Verbe incarné par le Père et le Saint-Esprit. Il y avait tant d’amour, tant de gloire dans cet embrassement du Verbe par les deux autres divines Personnes que mon âme en demeurait toute saisie et transportée en Dieu. Je vis aussi l’accueil fait au Verbe incarné et ressuscité par toute la milice des Anges. Esprits Bienheureux, qui au jour de leur épreuve n’avaient pas hésité à reconnaître le Christ pour leur Roi, ils se prosternent devant sa Chair glorifiée, et de leurs neuf chœurs forment une triple couronne à sa glorieuse Ascension. Puis, je vis la joie des élus, des saints de l’Ancien Testament, éclatant autour de leur Messie transfiguré et remonté au Ciel.

Lucie-Christine, 17 avril 1892

Mercredi 16 mai

Saint Ubald, Saint André-Hubert Fournet

Du fond du Cœur de Jésus où mon âme trouvait le Ciel, je voyais les rapports intimes de ce Cœur divin avec le monde dans sa vie eucharistique. Il me montre sa prédilection pour les familles de son choix, le petit troupeau qui L’aime et Lui appartient au milieu du monde, pour ses prêtres dévoués qui luttent et le défendent courageusement, pour ses religieux et religieuses. Il me découvrait aussi ses trésors inouïs de miséricorde pour les pécheurs, je sentais les coups qu’ils Lui portent, l’amour avec lequel il les attire et la consolation que lui amènent ses enfants fidèles et aussi les innombrables industries de sa grâce pour inspirer à ceux-ci les prières et les actes qui doivent Le contraindre à suspendre les châtiments envers les autres, et même à leur envoyer tous les secours qui peuvent, s’ils le veulent, les ramener au bercail.

Lucie-Christine, 11 août 1890

Jeudi 17 mai

Saint Pascal Baylon

Nous sommes dans la fête de Pascal Baylon, ce confesseur tellement épris de l’Eucharistie. Cela tombe bien à la veille de la commémoration de Moure, et nos cœurs sont invinciblement tournés vers l’Eucharistie, afin de l’adorer, de l’aimer, de le respecter et mettre notre cœur plus profondément dans celui de Jésus et de Marie.

Il a eu une vie extrêmement simple. Je vous conseillerai de relire sa vie dans votre bréviaire et d’admirer la variété des dons qui lui ont été faits, d’admirer tous ces dons, leur harmonie capable de façonner une âme simple pleine d’amour de l’Eucharistie, de la Vierge, de ses frères, de saint François, de ses Pères et Maîtres et vivant une vie tellement heureuse, remplie de lumières acquises dans l’oraison tout à fait par grâce pour que sa piété soit instruite du vrai mystère de Dieu.

À sa mort, étendu sur son cercueil, il ouvrit et ferma les deux yeux pour l’élévation de la Sainte Hostie, à la grande admiration de tous les assistants.

Notre Père, 17 mai 1999

Vendredi 18 mai

Saint Jean IerSaint Venant

Ô bon Jésus, que voulez-vous  ? Ma pauvre âme  ? prenez-là  ! Mon cœur languissant  ? Je vous l’offre  ! Soyez en moi un accroissement de charité  : que le feu se fasse plus ardent, de paix  : que mon repos en vous soit complet  ! de toute vertus  : que je croisse et demeure fidèle jusqu’à la fin  !

De votre bouche sainte, vous l’avez dit, ô Jésus  : je suis le pain de vie, descendu du Ciel, qui me mange vivra toujours. (…)

Ô Pain, la douceur même, en vous sont toutes délices et toutes saveurs, vous êtes un arôme toujours enivrant. (…)

Ô Sainte Hostie, scellez entre Vous et moi une union infrangible, nouez une attache indissoluble  ! (…)

Grâces à vous soient rendues, ô Père, qui m’avez donné votre Fils, ma consolation et ma délivrance  !

Grâces à vous, mon Rédempteur car je suis riche de vous-même, de votre Corps et votre Sang  !

Grâces à vous, ô Esprit-Saint d’Amour  : par l’Hôte divin, la charité déborde en mon cœur  ! Que les anges du Ciel et que les créatures de l’univers tout entier s’unissent pour chanter vos louanges  !

Prière de saint Pascal Baylon

Samedi 19 mai

Vigile de la Pentecôte, Saint Yves, Saint Pierre Célestin

En cette vigile de la Pentecôte, il nous est facile de nous tenir avec la communauté des disciples et des saintes femmes réunis autour de Marie, au Cénacle, bien enfermés, par peur des juifs. Marie se tient du côté de Dieu, plus divine qu’humaine, plus proche de Dieu que des hommes, plus unie à la divine Personne du Paraclet, dès son Immaculée Conception, qu’elle n’est unie au monde créé. En nous consacrant à Elle, nous entrons dans la vie intime des trois Personnes divines, dans leur circumincessante charité. C’est déjà le Ciel ici-bas. Elle est l’arche d’Alliance du Nouveau Testament, conservant les tables de la Loi, et renfermant dans son sein la manne de l’Eucharistie. Elle est le trône de la Sagesse, elle est le sanctuaire de la Volonté divine, de la Loi proposée par l’amour. Elle est celle qui a obéi, qui obéit toujours et qui conseille aux hommes d’obéir. Dans la mesure où nous la côtoyons, où nous l’embrassons, où nous la vénérons, elle nous induit à suivre comme elle les inspirations de l’Esprit-Saint.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 3 juin 2006

Dimanche 20 mai

Solennité de la Pentecôte, Saint Bernardin de Sienne

Dieu n’a pas voulu le repos pour les hommes sur la terre  ! Dieu n’a pas voulu pour les chrétiens la voie de la facilité. Il a voulu que nous suivions le Christ dans son chemin de Croix. Et si l’évangélisation du monde avait continué dans cette voie de facilité, d’expansion merveilleuse des premiers siècles, nous n’aurions plus de mérite à croire. Nous en sommes loin  ! Le mérite doit être grand, le mérite est tellement au-delà de nos forces, que nous ne pouvons que nous incliner devant Notre-Seigneur et lui demander  : «  Envoyez votre Esprit de sagesse et d’intelligence, votre Esprit de force et de piété, votre Esprit de conseil et de crainte, votre Esprit-Saint avec tous ses dons, parce que, aujourd’hui, notre sainte Église en a plus besoin que jamais, et moi, pauvre homme dans cette Église, afin de ne pas périr dans ce naufrage, donnez-moi la plénitude de vos dons, afin que je vous reste fidèle  !  »

Notre Père, 30 mai 1982

Lundi 21 mai

Saint Eugène de Mazenod, Saint Christophe de Magallanès et ses compagnons

L’esprit de foi qui consiste non seulement à croire en Dieu, mais à Le voir agissant en toute chose, comme le mobile et le principe qui anime tout et qui soutient tout, nous enseigne évidemment à n’agir que pour Lui, en cherchant en tout à Lui plaire, et on ne peut Lui plaire qu’en se soumettant en tout à son bon plaisir. Comme sa manière de penser et d’agir est tout opposée à la nôtre, il faut donc par conséquent que, animées pour Lui d’une piété toute filiale, nous voulions toujours ce qu’il veut qu’il nous arrive, ce qu’il nous ordonne par la voix de nos supérieurs  ; quels qu’ils soient toujours, ils sont les organes de sa parole et de sa volonté sainte.

Vous voyez, chère enfant, la nécessité de toujours et à chaque instant soumettre votre petite raison à celle du bon Dieu. De là vient donc naturellement la mortification entière de ce que nous sommes par nous-mêmes pour devenir ce que le Bon Dieu veut que nous soyons, c’est-à-dire des filles selon son cœur. C’est ainsi, chère petite, que nous prêchait toujours notre Père de Montfort. Voici cette aimable et douce croix qu’il voulait que nous portions en notre cœur, tandis que nous la portons sur notre poitrine.

Vous comprenez maintenant que vivre selon l’esprit de foi, c’est vivre selon Dieu, quoiqu’en faisant des actions communes et ordinaires.

Bse Marie-Louise Trichet à une sœur

Mardi 22 mai

Sainte Rita de Cascia

Esprit d’amour  ! Vous m’êtes apparu avec une personnalité que je ne vous connaissais pas encore. Autre se révèle le Père, autre se révèle le Verbe notre Sauveur. Autre se révèle l’Esprit, le Lien, l’Amour-Dieu. Il laisse dans l’âme la paix, la joie, la force dans notre faiblesse.

Lucie-Christine, 24 mai 1896, fête de la Pentecôte

Mercredi 23 mai

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Notre-Dame du Laus

Dans le mois de mars de l’année 1700, au moment où tous les démons de l’enfer et leurs suppôts de la terre, les jansénistes, semblaient déchaînés contre le Laus et menaçaient de le détruire, sœur Benoîte craignait pour sa chère chapelle  ; mais son ange, sur l’ordre du Ciel, lui apparaît et lui dit  : «  Ils souhaitent d’abolir la dévotion  : ce qu’ils ne sauraient faire  ; car c’est l’ouvrage de Dieu, que ni l’homme ni le démon même avec toute leur malice et leur rage, ne sauraient détruire, qui subsistera toujours plus florissant jusques à la fin du monde et fera de grands fruits partout.  »

Notre-Dame du Laus et la vénérable sœur Benoîte

Jeudi 24 mai

Notre-Dame Auxiliatrice

La fondation de la petite maison de Dolus rencontre des difficultés imprévues  : le curé, après avoir demandé les sœurs, boude l’arrivée des deux sœurs envoyées. C’est dans un tel contexte de difficultés qu’on peut lire la présente lettre.

Je saisis avec bien de l’empressement cette occasion, pour vous marquer, mes chères filles, la peine que je ressens de vous voir dans de si grands embarras. Cette peine m’est d’autant plus grande que je ne puis avoir la consolation de vous voir, ni de vous consoler. Tout ce que je puis faire, c’est de redoubler mes faibles prières, pour demander à Dieu qu’il vous accorde toutes les grâces qui vous sont nécessaires, pour avoir le courage de bien porter vos croix qui sont les miennes comme les vôtres.

Soyez convaincues de la douleur que je ressens de vous voir dans cet état. La tendresse que j’ai pour vous, mes chères filles, ne peut effacer de mon cœur que je suis votre mère en Jésus-Christ. Il n’y a que les prières qui puissent nous apporter du soulagement. Ayons recours à cette Mère de miséricorde, la divine Marie  : qu’elle nous obtienne, de son cher Fils, la force et le courage dont nous avons besoin.

Bse Marie-Louise Trichet, 15 avril 1758

Vendredi 25 mai

Ste Marie-Madeleine de Pazzi, St Bède le Vénérable, St Grégoire VII, Ste Madeleine-Sophie Barat

Souffrir de tous et ne rien donner à supporter à personne  : pratique du mois de mai et de toute ma vie.

Nos ennemis feront des grands efforts pour nous perdre… Mais c’est uniquement dans le secours du Ciel que nous mettons nos espérances. Que nous avons besoin d’être près de Dieu, ma fille  ! Nous devenons des démons dans notre belle France  : c’est affreux  ! Oh  ! comme Jésus veut que nous devenions des saintes  !

Quel bien fait une épouse chrétienne, une mère de famille vertueuse et attachée à ses devoirs  ! Combien d’époux ramenés par les exemples, les soins, la douceur et les prières d’une femme solidement pieuse  ! que de générations peuvent devoir leur salut à une mère selon Dieu  !

Ô Cœur de Jésus, ma lumière, mon amour et ma vie, faites que je ne connaisse que vous, que je ne vive que de vous, en vous, par vous, pour vous  !

Maximes de sainte Madeleine-Sophie Barat

Samedi 26 mai

Saint Philippe Néri

Le Saint-Esprit s’est manifesté le jour du baptême de Jésus, sous la forme d’une colombe. À Fatima, 2000 ans plus tard, c’est cette figuration que Dieu a choisie pour manifester la troisième Personne de la Sainte Trinité. C’est très mystérieux.

Pour l’instant, cette colombe, symbole du Saint-Esprit, nous ouvre sur la plénitude de beauté, de pureté et d’amour de cette troisième Personne dont les saints disent qu’elle est la manifestation de l’amour du Père et du Fils. Pour beaucoup de Pères de l’église, c’est l’Amour. Ce qui permet de dire que Dieu est intégralement amour, c’est la conjonction, la rencontre, la communion du Père pour le Fils et du Fils pour le Père qui se manifeste dans la Personne du Saint-Esprit. Le Saint Esprit est tout amour. Les trois Personnes sont, plus qu’une définition philosophique, des Personnes vivantes, l’une est éternelle dans son Ciel, la seconde éternelle dans le Ciel est venue sur la terre et s’est présentée comme Fils de Dieu, Fils de l’Homme, Fils de la Vierge Marie. C’est Jésus-Christ. La troisième est venue au moment du baptême de Jésus, reviendra sur la tête des apôtres, à la fondation de l’Église. Elle est parmi nous, parce qu’Elle est invisible, mais Elle dispense ses dons, les charismes pour nous sanctifier, nous unir en elle et plaire ainsi au Père et au Fils. C’est le Saint-Esprit.

Notre Père, 25 mai 1997

Dimanche 27 mai

Sainte Trinité, St Augustin de Cantorbéry, St Bède le Vénérable

Nous sommes complètement dépassés quand nous pensons au Père, au Fils et au Saint-Esprit  ! C’est une merveilleuse, fascinante et adorable lumière.

Le Père n’a personne qui l’ait précédé dans l’existence. Il n’est pas né d’un autre être. Il n’est pas devenu, Il n’est pas apparu. Il EST. C’est prodigieux si on arrive à le penser, à le concevoir. Chez Dieu, ne pas avoir de père, c’est une force, une puissance. Cela veut dire qu’il a en lui-même la puissance d’être et de durer dans l’être et cela depuis toujours.

Le Père engendre le Fils. Chez le Père, c’est une gloire d’avoir engendré un Fils. Le Fils a reçu cette existence. Le mot de Fils indique qu’il est venu du Père. C’est un don que lui a fait le Père et le Fils est plein de reconnaissance. Je dirais que c’est plus humiliant d’être fils que d’être père. Je parle d’une manière trop humaine. Le Fils est plein de reconnaissance à son Père qui lui donne la nature divine qu’il a en partage. Il la lui donne et le Fils est en face de son Père, comme son image, un ami parfait, un Fils bien-aimé et unique. C’est la deuxième procession.

L’engendrement a donné au Père son fils, et dans cet amour qu’il trouve en son fils, eux deux se multiplient, se portent à donner l’être au Saint-Esprit. (à suivre)

Notre Père, 25 mai 1997

Lundi 28 mai

St Germain de Paris, St Augustin de Cantorbéry

Quand ce mouvement arrive au Saint-Esprit, le Saint-Esprit qui est tout Amour du Père et du Fils le renvoie vers le Fils qui le renvoie à son Père et ainsi, il y a cette circumincession. Comment Dieu pourra-t-il nous introduire dans cette vie-là qui nous est totalement inconnue  ? C’est le problème de Dieu. Ce n’est pas tout que nous soyons heureux tous les trois de toute éternité, mais si l’on créait des bonshommes et des bonnes femmes, que comprendront-ils de tout cela  ? Comment pourrait-on les créer, un peu ressemblants à nous pour qu’ils puissent comprendre un peu ce qu’est notre vie céleste et qu’ils aient envie d’y participer  ?

Alors, nous dit la Genèse, chapitres 1 et 3  : Dieu créa l’homme à son image et sa ressemblance. Il fallait absolument que Dieu nous explique une chose qui n’est pas en Lui  : Dieu n’est pas homme. La nature divine est purement spirituelle, au-dessus des plantes, des animaux, des hommes, au-dessus de tout, et il est encore moins femme. Il a créé les êtres humains comme une maquette tout à fait inouïe, originale, pour faire comprendre ce qu’était la vie intime en Dieu. C’est difficile, mais c’est une grande découverte.

Notre Père, 25 mai 1997

Mardi 29 mai

J’ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et il me l’a octroyé, avait révélé la Sainte Vierge. Elle en prit possession, cette année 1664 et y commença son œuvre divine, et quelle œuvre  ! Par sa douceur maternelle et sa puissance royale, l’Immaculée, refuge des pécheurs, attira les âmes tièdes ou égarées à une conversion sincère et totale, touchant les cœurs les plus endurcis pour ouvrir à tous les portes du Ciel. Par la médiation de Benoîte, Notre-Dame transmit ses ordres, ses avertissements et ses faveurs en les faisant accepter de bon cœur. Dès cette année 1665, toute l’histoire du Laus se dessina  : pèlerinages, conversions, guérisons corporelles, apparitions de la Sainte Vierge et des anges, faveurs accordées à Benoîte, oppositions, rien n’y manqua. Les ennemis eux-mêmes y voyaient la main de Dieu.

Aux premiers beaux jours de mars 1665, les populations accoururent en foules de plus en plus serrées à la petite chapelle de Notre-Dame de Bon-Rencontre, en particulier le 19 mars pour la fête de saint Joseph et davantage encore le 25 mars, Annonciation de la Sainte Vierge. Récompensés par d’innombrables grâces, ces premiers pèlerins s’en retournèrent ravis et publièrent partout ce qu’ils avaient vu et entendu et les faveurs obtenues. Dès lors, les pèlerins vinrent au Laus en processions organisées, par paroisses entières.

Histoire de Notre-Dame du laus

Mercredi 30 mai

Sainte Jeanne d’Arc, Bse Marie-Céline de la Présentation

Le 4 décembre 1678, la Sainte Vierge apparut à Benoîte, assistée de deux bienheureuses également revêtues de gloire, mais dont l’une portait une couronne d’épines et l’autre une couronne de fleurs. «  Ma fille, dit la bonne Mère, si vous voulez une couronne dans le Ciel, il en faut porter une d’épines sur la terre.  » Benoîte comprit et courba la tête dans un acte d’abandon à la volonté du Ciel. Son bon ange lui apprit que les deux compagnes de la Sainte Vierge étaient sainte Barbe et sainte Catherine de Sienne.

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Jeudi 31 mai

Fête du Très Saint-Sacrement, Visitation de la Bse Vierge, Marie Marie Reine

Le jour de la Fête-Dieu 1670, dans la cathédrale d’Embrun, Benoîte fut enchantée par la pompe de la cérémonie, mais rien ne saurait rendre son trouble quand l’orgue, cadeau de Louis XI, fit rouler ses harmonies sous les voûtes romanes. Qu’est-ce que cela pouvait bien être  ? Sa bonne Mère lui apparut alors parée d’un costume de reine, plus éblouissante que jamais, vision qui plongea la pauvre bergère dans une extase complète, à la vue de tous les fidèles. La Sainte Vierge lui dit qu’elle venait là en Reine parce que l’église était royale et qu’un roi l’avait fait construire. La tradition en fait honneur à Charlemagne. Puis Elle lui parla de l’orgue en lui disant  : «  C’est un instrument de musique pour honorer mon très cher Fils surtout en ce jour qui est sa plus grande fête, celle qui rappelle son amour infini.  » Notre-Dame la prévint «  de souffrir patiemment tout ce qu’on ferait contre elle et contre le Laus  ; mais tous les ennemis de ce saint lieu seront un jour confondus.  »

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