La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mercredi 1er mai
Jeudi 2 mai
Vendredi 3 mai
Samedi 4 mai
Dimanche 5 mai
Lundi 6 mai
Mardi 7 mai
Mercredi 8 mai
Jeudi 9 mai
Vendredi 10 mai
Samedi 11 mai
Dimanche 12 mai
Lundi 13 mai
Mardi 14 mai
Mercredi 15 mai
Jeudi 16 mai
Vendredi 17 mai
Samedi 18 mai
Dimanche 19 mai
Lundi 20 mai
Mardi 21 mai
Mercredi 22 mai
Jeudi 23 mai
Vendredi 24 mai
Samedi 25 mai
Dimanche 26 mai
Lundi 27 mai
Mardi 28 mai
Mercredi 29 mai
Jeudi 30 mai
Vendredi 31 mai

Mardi 30 avril

St Joseph-Benoît Cottolengo, St Pie V, Notre-Dame d’Afrique, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation

Il faut qu’on intercède, qu’on s’entremette  ; que ceux qui ont été comblés de grâces fassent expiation, réparation pour ceux qui sont en Purgatoire pour n’avoir pas cru, soient saisis pour eux d’une vive compassion. En corrigeant leur erreur, pour ainsi dire nous les délivrons de leurs liens, de la captivité de leur erreur et de leurs fautes et ainsi nous hâtons le jour de leur délivrance.

Puis il faut tâcher de gagner à la cause de Dieu les vivants, et donc pour cela je veux m’attacher à la Foi avec tellement d’études, de réflexions, de prières que je sois capable de la démontrer, de la défendre et de faire pénétrer la lumière de votre seule vérité, ô mon Dieu, afin, s’il se peut, de convertir tous les hommes, et surtout ceux qui me sont proches, pour qu’ils adorent, croient, espèrent et vous aiment, ô mon Dieu.

Je vous le demande par Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Pontmain, Notre-Dame de France du Puy, Notre-Dame d’Afrique, la Vierge Marie aux maternités innombrables, afin que demain, par elle, le monde vous revienne, ô Jésus, Roi des rois et Seigneur des seigneurs et que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse  :

«  Loué soit le divin Cœur de Jésus  ! Aimé et béni soit le saint Cœur Immaculé de Marie  ! À la Vierge Mère, à la très sainte et glorieuse Trinité, amour, honneur et louanges dans tous les siècles de notre histoire et dans l’éternité  !  »

Notre Père, 2 novembre 1986

Mercredi 1er mai

Saint Joseph, artisan

Nous avons deux leçons à tirer de cette fête de saint Joseph artisan  :

– Les êtres humains doivent passer sur cette terre dans une vie des plus ordinaires, des plus communes et ceux qui sont appelés à de grandes choses, s’ils sont saints, les font comme si c’était des choses communes.

Nous sommes tous appelés à mener une vie sainte. N’ayons donc pas de vain orgueil. Disons-nous  : «  Ma vie est simple et Dieu ne me demandera pas de grandes choses  ; s’Il me les demande, c’est qu’Il m’aura donné une âme très humble.  »

– On peut être saint dans cette vie si ordinaire. Le menuisier de Nazareth était l’un des plus grands mystiques de tous les temps. Donc, dans les petites choses peuvent régner les plus grandes grâces de Dieu. Les merveilles sont à notre disposition  ; la grâce de Dieu, sans rien transformer à notre vie, peut transformer notre cœur.

Retrouvons-nous auprès de cette Trinité visible de la Sainte Famille, image de la Trinité du Ciel, afin qu’elle nous emporte dans le secret de la sainteté sans cependant troubler en rien notre vie modeste et commune.

Notre Père, 1er mai 1978

Jeudi 2 mai

Saint Athanase

Je suis un nouveau chaînon de la chaîne qu’on appelle la circumincessante charité. Le Père aime le Fils, le Père et le Fils aiment l’Esprit-Saint, les trois Personnes divines aiment la Sainte Vierge, la Sainte Vierge aime saint Joseph, je pense, et son entourage. Cet entourage devient le noyau de l’Église. Voilà la charité  ! De cascade en cascade, cette charité devient un immense fleuve qui lave le monde et qui sauvera les multitudes de ceux qui auront eu foi en Dieu et se seront engagés dans ce courant de charité. C’est bien sûr. Comment n’aimerais-je pas cela  ? «  N’aimes-tu pas bien cela  ?  » dit la petite voyante de Fatima. Comment n’aimerais-je pas être un chaînon de cette chaîne de charité, de cette chaîne d’amour émanée de la Fons et Origo, de la source et de l’origine divine de tout l’être, de notre Père céleste, très chéri  ? Comment n’admirerais-je pas une si merveilleuse dignité reçue de mon très chéri Père céleste  ? Par quelle grâce  ! C’est confondant  !

Notre Père, retraite sur la Circumincessante Charité, 1997

Vendredi 3 mai

Premier Vendredi du mois, Sts Philippe et Jacques, Invention de la Ste Croix

Ayons confiance, Notre-Dame doit continuer à nous protéger et nous aider. Son Amour maternel ne s’épuise ni ne se fatigue. Il est nécessaire que nous y correspondions avec une foi plus vive, une espérance plus ferme, et un amour plus ardent, afin que, de quelque manière et autant que cela nous sera possible, nous puissions réparer et compenser le manque de foi de ceux qui ne croient pas, le manque de confiance de ceux qui n’espèrent pas et le manque d’amour de ceux qui n’aiment pas  ! Que notre passage dans le monde laisse une traînée de lumière qui indique aux âmes le chemin du Ciel, ce chemin qui est Dieu  : “ Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. ”

La vie de Dieu est en nous et notre vie est plongée en Dieu, Lumière éternelle, qui commence dans le temps pour se perpétuer dans l’éternité  ! Notre destin est si grand que la petitesse de notre intelligence s’y perd. Il est le Dieu vivant qui nous a créés, nous a rachetés et nous a choisis avec un amour éternel, pour chanter éternellement la louange de sa Gloire, de son Amour et de sa Miséricorde. “ Misericordias Domini in æternum cantabo. ”

Lettre de sœur Lucie à mère Cunha matos, 28 novembre 1968

Samedi 4 mai

Premier Samedi du mois, Notre-Dame de Fourvière (Lyon), Saint Andéol (Vivarais), Saint Suaire, Sainte Monique, Bse Marie-Léonie Paradis (Canada)

C’est en octobre 1897, c’est-à-dire le lendemain de la naissance au Ciel de sainte Thérèse que fut présentée au roi d’Italie la demande d’ostension du Saint Suaire. Or, la photographie de cette “ peinture ” grossière et sans valeur esthétique, pièce maîtresse de l’Exposition d’art sacré qui s’ouvrait à Turin le 1er mai 1898, allait produire une “ divine surprise ” comparable au miracle qui répondit à la tendre compassion de sainte Véronique, selon la sixième station de notre chemin de Croix  : le négatif photographique, tel le voile doux et immaculé de Véronique, révélait une parfaite image positive  : le portrait de Jésus, lumineux, sur le fond de l’étoffe devenu sombre, en négatif.

Merveilleux accomplissement des paroles de Thérèse à Céline  : «  Oui, la Face de Jésus est lumineuse.  » Et non pas seulement sa Face, mais tout son Corps couvert de sang et de blessures  : «  N’était-ce pas devant les plaies de Jésus, en voyant couler son Sang divin, que la soif des âmes est entrée dans mon cœur  ?  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 4 février 2003

Dimanche 5 mai

Dimanche du Bon Pasteur, Saint Pie V

«  Je suis le bon Pasteur. Le bon Pasteur offre sa vie pour les brebis.  »

Offre sa vie, c’est-à-dire «  la donne  ». Il sait qu’il mourra à la tâche, mais que les brebis, par son Sacrifice, seront sauvées. Nous sommes ces brebis et nous savons que vous avez offert votre vie et que cette vie, Dieu l’a agréée et que vous êtes mort en Croix en répandant tout votre Sang. Et à cause de cela, nous vivons bien. Il nous est promis une vie heureuse sur la terre et au Ciel, peut-être éprouvée mais heureuse, parce que nous sommes avec vous, que vous nous montrez le chemin et que vous serez toujours devant nous, jusqu’à ce que nous vous retrouvions vivant et glorieux dans la vie éternelle.

Notre Père, semaine sainte 1988

Lundi 6 mai

Saint Jean devant la porte latine, Saint François de Laval (Canada)

Combien plus grand est le mystère du Cœur de Jésus qui a battu pour nous sans relâche et jusqu’au dernier souffle  ! L’amour du Fils de Dieu pour sa créature perdue descendait de proche en proche, de son être divin à son âme humaine et de son âme en ce cœur de chair qui en répandait le mouvement en tout son saint Corps pour en déterminer chacun des mouvements, des regards et des paroles  ! Voilà pourquoi des saints aux âmes fortes et non pas mièvres, ont été bouleversés à la seule pensée des battements de ce Cœur. Il leur semblait les entendre, les comprendre, comme une révélation plus haute que tous les enseignements humains. Tout en Jésus leur paraissait réglé par les pulsations de ce Cœur, je veux dire à partir de ce principe intérieur, cette miséricorde divine qui, émouvant ce cœur de chair, se fait très humaine, toute tendresse et mansuétude. Et tandis que nous ne commandons qu’en partie notre cœur et n’en faisons varier que rarement et si légèrement le rythme, lui, le Fils de Dieu, se créait à tout instant un cœur humain et il en voulait et réglait tous les battements comme autant de symboles de cet amour infini qui relève et qui sauve.

Le battement du cœur que l’enfant perçoit lorsqu’il se blottit sur le sein de sa mère, est comme une parole douce  : «  Oui, je suis là, mon petit, vivante et pour toi remplie de tendresse.  » Combien plus nous parle le Cœur de Jésus si nous sommes admis, comme l’Apôtre Bien-Aimé à reposer tout près de lui  !

Notre Père, LAMA n° 17, 1957

Mardi 7 mai

Bse Marie-Louise Trichet, Saint Stanislas

Mon aimable Jésus, faites-moi la grâce de mettre en pratique ce que vous avez la bonté de m’inspirer, qui est de travailler à faire au-dedans de moi un oratoire pour vous loger, cher Sauveur de mon âme  ; aidez-moi de votre secours, car je ne suis que faiblesse (…). L’humilité sera le fondement de cet édifice, et pour cet effet, toutes les petites humiliations qui se présenteront, je les recevrai, avec le secours de votre grâce, avec patience, sans me plaindre à personne et je souhaiterais bien que ce fût avec joie (…). il y aura quatre colonnes à ce petit oratoire  : la première sera l’obéissance, la seconde le détachement des créatures, la troisième l’amour des souffrances, la quatrième sera la prudence (…). Les rideaux spirituels attachés au tabernacle, ce sera la piété  ; les vergettes pour tenir ces rideaux, la fermeté pour entreprendre tout ce que Dieu demandera de moi  ; les boucles, la Vigilance pour remplir mes devoirs. La couverture de ce tabernacle, ce sera la douceur. Oh  ! quel bonheur de pouvoir, par toutes ces petites pratiques, faire une demeure qui puisse plaire à Dieu  ! Quelle consolation pour toi, mon âme, de travailler à ce grand ouvrage de ma perfection  !

Bse Marie-Louise Trichet

Mercredi 8 mai

Apparition de saint Michel Archange, Bse Catherine de Saint-Augustin (Canada)

L’Antéchrist se dresse au-dessus du monde dans l’intention de le soumettre, de le terrifier, nous allons tourner nos regards et nos cœurs vers saint Michel Archange, réveiller cette piété qui commence par la foi en la réalité des Anges et des Archanges, des Milices célestes.

Au point de vue contemplatif, cela ajoute énormément à notre désir du Ciel, car ils sont là-haut des multitudes d’Anges pleins de gloire et ils sont restés fidèles au moment de l’épreuve. Ils sont restés fidèles par le Sang du Christ, par la vue, comme d’avance, du Mystère du Christ et par une adhésion de leur volonté, de leur amour, à Jésus-Christ. Ils sont là-haut dans le Ciel des saints comme tous les saints de la terre et peut-être pas à égalité de mérites, c’est le secret de Dieu. Ils forment la cour du Christ et de la Vierge Marie avec beaucoup d’amour et, sur la terre, ils sont occupés à lutter contre les démons, les puissances infernales.

Ne plus croire aux démons, c’est ne plus croire aux Saints Anges puisque ce sont des esprits purs les uns et les autres qui ont seulement pris des routes opposées. Mais croire aux uns et aux autres, c’est comprendre que dans le Ciel un gigantesque combat a lieu, dont notre salut éternel et notre salut temporel sont déjà les enjeux. Voilà de quoi nous faire prier avec beaucoup d’ardeur la Reine des Anges, la Vierge Marie, l’Ange saint Michel et toutes ses légions pour qu’ils nous délivrent et nous sauvent.

Notre Père, 16 octobre 1991

Jeudi 9 mai

Saint Grégoire de Nazianze

“ Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ”. Telle est cette “ grâce de la Vérité ” offerte à tous les juifs déjà enseignés par Dieu, auxquels il reste à se remettre humblement à l’écoute du Père et à son école traditionnelle, celle des Écritures. Ainsi ils pourront “ venir à moi ”, dit Jésus, parce que l’aboutissement de ces Écritures, c’est lui-même, la Parole de Dieu. Qu’ils se souviennent du “ SERVITEUR DE YAHWEH ” prédit au Livre d’ISAÏE  : n’est-il pas dit qu’il doit leur être un “ didascale ”  ? un maître dont l’enseignement vient du Ciel pour y retourner après avoir produit son fruit, c’est-à-dire leur foi (Is 53-54)  ?

«  “ Quiconque s’est mis à l’écoute du Père et à son école, vient à moi… En vérité, en vérité, je vous le dis, Celui qui croit a la vie éternelle. ”  » (Jn 6, 46-47)

Et c’est pourquoi Jésus peut dire sans mensonge qu’il est lui-même cette nourriture céleste qui vient d’auprès de Dieu et qui donne bien plus que le rassasiement de la chair, la vie éternelle. Telle est la conclusion de cette première étape  :

«  “ Je suis le pain de vie. Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts  ; ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et qu’on ne meure pas. Je suis le pain vivant descendu du ciel. Qui mange de ce pain vivra à jamais. ”  » (Jn 6, 49-50)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 30 septembre 2010

Vendredi 10 mai

Saint Jean d’Avila, Saint Antonin

«  Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.  » Il m’a mangé, donc je demeure en lui, mais il demeure en moi par le fait même. Il y a une circumincession qui est en train de se faire dans la communion  : il est en moi et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père… Encore une nouvelle révélation  : cette circumincession entre le communiant et le Christ qui se donne à lui, cette union est aussi mutuelle que celle qui règne dans le Ciel entre le Père qui a envoyé son Fils, et le Fils qui vit par le Père.

… lui aussi vivra par moi [ou à cause de moi, ou pour moi]. Voici le pain descendu du Ciel  ; il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères, ils sont morts  ; qui mange ce pain vivra à jamais.

Notre Père, retraite sur la messe, 1994

Samedi 11 mai

Saint Philippe et saint Jacques

Jésus-Christ nous a dit, à tous, dans un éternel, qui fait que, à la Vierge Marie même, il a dit ceci, ces paroles sacrées  : «  La chair ne sert de rien, c’est l’esprit qui vivifie.  » Cela veut dire  : c’est l’esprit qui donne à la chair sa vie et qui entretient la vie, la vraie vie de ce qui est charnel. Il n’a pas dit  : «  La chair ne sert de rien, laissez-la tomber, elle est mauvaise  », c’est une hérésie. Mais il a dit  : «  La chair ayant sa finalité en elle-même, ce n’est rien  ; mais il faut que l’esprit soit là pour la vivifier.  » C’est clair  !

C’est dans le même discours (Jn 6) qu’il a dit  : «  Si vous mangez ma chair et buvez mon sang [donc la chair et le sang servent bien à quelque chose, quand c’est la chair et le sang du Christ !] vous aurez en vous la Vie.  » Il a développé cela dans cet admirable discours sur l’Eucharistie. Sa Chair et son Sang, c’est la Vie  ; ce n’est pas la vie de la terre, c’est la vie éternelle, c’est la vie qui ne passera pas, c’est la vie qui ne connaîtra pas la mort, et vous aurez en plus un privilège, celui de la résurrection de la chair  : «  Je vous ressusciterai au dernier jour.  »

Notre Père, retraite sur la Circumincessante charité, 1993

Dimanche 12 mai

Saints Nérée, Achillée, Domitille et Pancrace

Seigneur, par amour de ma pauvre âme, acceptez l’holocauste que je Vous offre en ce jour de ma profession solennelle, comme parfum d’agréable odeur et de victime immolée par amour pour Vous et votre Mère bénie, en un cantique éternel de louange et d’action de grâces sans fin.

Pour moi, je ne Vous demande qu’une chose  : vivre et mourir dans un acte de pur amour, dans le temps, jusqu’à ce que je m’abîme en Vous, pour l’éternité. Mais bien sûr, je Vous prie aussi pour votre Église, pour votre Vicaire sur la terre, pour toute la hiérarchie sacerdotale, pour lesquels je renouvelle ma pauvre et humble offrande. Pour la conversion des pauvres pécheurs et de la pauvre Russie. Pour le retour des chers Frères séparés afin de hâter le moment où votre Église sera Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour l’Ordre qui Vous est si cher et qui m’a reçue, pour cette communauté et chacune de mes Sœurs, afin qu’elles se sanctifient et Vous rendent gloire. Pour ma famille, afin qu’ils soient bons dans le monde, qu’ils se sanctifient et soient sauvés pour l’éternité. Enfin, pour cette multitude de besoins pressants et d’intentions que Vous, Vous connaissez bien, et qui ont été, sont et seront recommandées à mes pauvres prières.

Pour tous ceux qui ont été, sont et seront mes confesseurs, appliqués à guider mes pas sur les chemins de votre Loi.

Sr Lucie, consécration pour sa profession perpétuelle, 31 mai 1949

Lundi 13 mai

Notre-Dame de Fatima, Saint Robert Bellarmin

Notre seule espérance de survie n’est pas dans nos missiles et dans nos chars, mais dans la conversion des égarés, à l’heure de l’angoisse folle, par la miséricorde infinie de notre Dieu.

Cette miséricorde d’un Seigneur “ lent à la colère et prompt à pardonner ”, elle nous est offerte pour aujourd’hui, je dis bien  : pour ces années 80, par les révélations continuées à Sœur Lucie, la dernière des trois voyantes, par Notre-Dame de Fatima. Ces messages de la Sainte Vierge sont d’une immense importance, d’une inconfusible espérance, redisant les grandes révélations de l’Évangile de Jésus-Christ, de ses discours sur la fin des temps, comme de l’Apocalypse, au Pape et aux évêques de notre temps calamiteux.

Oui, demain, l’Apocalypse  ! Mais seulement si nous ne répondons pas, chacun dans notre cœur, et l’Église par le cœur et la voix du Souverain Pontife ensemble avec tout le corps épiscopal, aux demandes très saintes, très aimables et très bienveillantes de Notre-Seigneur faites à sa fidèle messagère.

C’est précis et dur comme le tranchant d’une épée  : Si vous ne faites pas le peu que votre Dieu vous demande, ou plutôt vous offre par une ultime et gracieuse miséricorde de son Cœur, la Russie dominera toute la terre, la remplissant de ses erreurs, de ses terreurs, de ses horreurs. Des nations entières seront anéanties, le Pape aura beaucoup à souffrir, les chrétiens seront persécutés, le monde rebelle à Dieu entrera dès ici-bas dans les flammes de l’enfer et les peuples iront en masse à la damnation éternelle. C’est commencé, aux dires de Sœur Lucie, depuis 1946. (à suivre)

Notre Père, l’échéance 1983, CRC décembre 1981

Mardi 14 mai

Saint Michel Garicoïts, Saint Matthias Saint Boniface

Mais il ne tient qu’à vous, vous seuls, pasteurs prévaricateurs, prêtres décléricalisés, religieux sécularisés, peuple redevenu infidèle, âmes ferventes devenues mondaines et relâchées, nations déchristianisées  !

Le salut est proche de vos cœurs, à portée de vos mains. Obéissez au Fils de Dieu  ! Celui-ci veut honorer le Cœur Immaculé de la Vierge Marie. Il veut voir ce saint Cœur aimé de toutes les créatures, au point, pour Elle, de faire miracles sur miracles de pardon et de renouveau. Il faut que le monde aime ce Cœur béni comme Lui-même l’aime  ! Il suffit. De sa Mère immaculée ce divin Fils est si épris qu’il se contente et se satisfait miséricordieusement de certaines “ petites dévotions ” envers son Cœur Douloureux et Immaculé, pour accomplir en ce siècle les plus grands miracles de notre temps  : La Russie se convertira, la paix régnera partout. L’Église convertira le monde entier.

Notre Père, l’échéance 1983, CRC décembre 1981

Mercredi 15 mai

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Je sauve ceux qui veulent entendre ma voix et croire, je suis venu pour sauver le monde et non pour le juger, dès ce moment  ; mais la parole que j’ai dite demeure et les jugera au dernier jour. Ces gens se sont damnés volontairement. Il n’y a pas d’autre issue, il n’y a pas d’autre interprétation à donner. Même si cela nous console beaucoup de mettre tout le monde au Ciel, c’est véritablement fouler aux pieds l’Évangile.

C’est le même crime qui s’est déroulé à Jérusalem à cette époque et pour les mêmes raisons que nous voyons là exposées, ce même crime se déroule aujourd’hui sous nos yeux à Rome et dans l’Église même. C’est la grande apostasie prédite qui doit égaler en perversité le reniement des juifs qui ont crucifié Jésus-Christ.

Soyons du petit groupe de ceux qui croient et qui aiment, qui rendent à Jésus l’hommage de leur amour comme Marie-Madeleine.

Notre Père, 27 mars 1994

Jeudi 16 mai

Saint Ubald, Saint André-Hubert Fournet

Ce pèlerinage à Lisieux vient tellement bien après notre retraite que nous sommes avides de mieux pénétrer le message de notre sainte en voyant dans quel décor cette vie s’est passée et que nous en comprenions l’humanité et la divinité, la part d’humain, tout à fait mesquine, prosaïque, bourgeoise, dix-neuvième siècle, et que cela nous explique les imperfections que nous avons dénoncées dans la forme des récits de notre sainte, dans la poésie et l’orthographe un peu fantaisistes, un peu mièvres. Les petitesses de notre sainte correspondent bien à ces lieux que nous verrons. Mais en même temps, à cause même de cette petitesse, dans cette petitesse-là, quelle barre d’acier, comme disait Jean-Paul Ier en parlant de sainte Thérèse, quelle énergie  ! Quelle très grande sainte  ! (…) Qu’allons-nous demander  ? Deux choses  : c’est l’humilité qu’elle prêche dans sa petite voie d’enfance. L’autre, c’est l’amour de Jésus, aimer Jésus. Cela n’a l’air de rien, mais dire “ Jésus, je vous aime ” et le répéter indéfiniment, c’est la perfection de la sainteté parce que le reste ne compte pas. Demander l’amour de Jésus, vouloir aimer Jésus, décider de lui parler comme l’aimant, l’aimant par-dessus tout avec la Sainte Vierge, aimant tout en lui et rien sans lui, n’aimant contre lui, à côté de lui, mais tout en lui et ce qui n’entre pas en lui, être décidé à le rejeter.

Notre Père, 29 septembre 1992

Vendredi 17 mai

Saint Pascal Baylon

«  Car je vais vous y préparer une place  »  : que d’enseignement dans cette simple phrase  ! Jamais aucun humain n’avait su jeter sur la vie éternelle, sur le Ciel, sur la vie à venir un regard autre que douteux, plein de brouillard. On imaginait ce que serait la vie éternelle, mais lui, Il en parle avec précision. Il dit des choses utiles et non seulement utiles, mais extraordinairement réconfortantes. Il sait qu’Il est réconfortant.

Donc, ne vous affolez pas, je vais partir, mais je vais dans la maison de mon Père et je vous préviens qu’il y a beaucoup de places, beaucoup de demeures et même, je vous assure que j’y vais pour vous y préparer une place. C’est considérable  !

Jésus va les quitter, mais pour travailler encore pour eux. Voilà ce premier enseignement, qui doit beaucoup les réconforter.

Notre Père, 21 avril 1985

Samedi 18 mai

Saint Jean Ier, Saint Venant

Ah  ! Comme nous sommes dépassés par ces paroles sublimes  ! Et Notre-Seigneur sent tellement que les paroles qu’Il dit commencent à dépasser ses Apôtres et qu’ils auront bien besoin du Saint-Esprit, et que nous en avons encore besoin pour comprendre ces paroles et ne pas nous arrêter, découragés. Jésus sent que c’est difficile pour ses Apôtres de comprendre. C’est difficile aussi pour nous, mais voilà que nous faisons un progrès énorme. C’est une troisième révélation  ! Première révélation  : Jésus va au Ciel nous préparer une place. Deuxième révélation  : Il est le chemin. Il suffit de s’engager à sa suite, de s’unir à lui pour aller au Ciel et voir le Père.

Là-dessus, Philippe, qui est fatigué, dit  : «  Mais donnez-nous tout de suite le Père  ! Emmenez-nous tout de suite là où Il est  !  » Et Jésus au lieu de lui dire  : «  Oui, mais vous irez plus tard  », lui dit  : «  Mais qui m’a vu voit le Père  !  » c’est-à-dire  : «  Dès maintenant, si tu m’aimes, si tu me connais à fond, tu es déjà uni au Père, puisque le Père est en moi et que je suis dans le Père.  »

Donc, Jésus, pour ainsi dire, leur fait voir qu’ils touchent déjà au but, que celui qui est là tout près de lui, qui mange avec lui à table, celui qui a la foi, qui ne se contente pas de manger à table et de le toucher d’une manière charnelle mais qui, avec son cœur, son esprit, adhère à tout ce qu’Il dit, à sa parole, celui-là est déjà en présence du Père, le Ciel est déjà commencé pour lui.

Voilà cette révélation extraordinaire qui suit la première  : «  Ne crois-tu pas que je suis en le Père et que le Père est en moi  ?  »

Notre Père, 21 avril 1985

Dimanche 19 mai

Saint Yves, Saint Pierre Célestin

Mère bien-aimée, en méditant ces paroles de Jésus, j’ai compris combien mon amour pour mes sœurs était imparfait, j’ai vu que je ne les aimais pas comme le Bon Dieu les aime  ! Ah  ! je comprends maintenant que la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses, à s’édifier des plus petits actes de vertus qu’on leur voit pratiquer, mais surtout j’ai compris que la charité ne doit point rester enfermée dans le fond du cœur  : Personne, a dit Jésus, n’allume un flambeau pour le mettre sous le boisseau, mais on le met sur un chandelier pour qu’il éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Il me semble que ce flambeau représente la charité qui doit éclairer, réjouir, non seulement ceux qui me sont le plus chers, mais tous ceux qui sont dans la maison, sans excepter personne.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit C

Lundi 20 mai

Saint Bernardin de Sienne

Jésus nous dit  : quand je serai reparti pour vous préparer une place là-haut, comme je suis Dieu, avec mon Père, nous reviendrons près de vous, nous serons présents mais d’une présence spirituelle. C’est fini de la présence corporelle  ! Voilà la cause du chagrin. Mais la cause de la joie est beaucoup plus grande  : cette présence corporelle étant finie, je viendrai avec mon Père. C’est l’inhabitation de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Nous serons chez vous, nous serons en vous. Vous, vous serez en moi et moi en vous, et vous savez que moi, je suis dans le Père. Il n’y a plus de distance. Du point de vue spirituel, pour celui qui franchit les limites du corps, qui ressuscite avec le Christ, il n’y a plus de distance, plus de frontière, plus de chemin. Le chemin, il est immédiat  : nous sommes dans le chemin, c’est-à-dire dans le Christ, et nous sommes arrivés au but par le Christ, c’est-à-dire que nous sommes dans le Père et le Père est en nous.

Quelle révélation  ! Cette révélation, une fois donnée, je ne sais pas si les Apôtres ont bien suivi, je ne sais pas si vous suivez bien, mais les Apôtres ont reçu le Saint-Esprit pour comprendre un jour. Et j’espère que nous autres aussi, nous allons comprendre un jour  ! Une fois que cette parole est dite, Jésus a terminé, du moins ce premier élément de sa révélation.

Notre Père, 21 avril 1985

Mardi 21 mai

Saint Eugène de Mazenod, Saint Christophe de Magallanès et ses compagnons

Pour ce qui est de sa Divinité, Jésus est dans le Père de toute éternité. Il n’a rien à gagner à son Ascension. Il est égal à son Père. Mais lui, l’homme qui mange avec eux, Il va monter au ciel, cet homme en tant qu’homme est évidemment plus petit que Dieu le Père. Et donc, cet homme, quand Il va monter en Dieu, va y acquérir une gloire qu’Il n’avait jamais eue. Il va entrer dans la joie de Dieu. Cet homme va entrer dans la vision béatifique. Il l’a déjà d’une certaine manière, mais cette fois, cela va être avec toute la gloire de la pénétration dans ce lieu qu’est le Ciel où est son Père. Et donc, Jésus a hâte de cette heure et parce que c’est son bonheur et sa gloire, Il leur dit  : «  Allons, soyez mes amis  ! Au lieu de penser à vous, acceptez le sacrifice de la séparation, puisque c’est mon bonheur à moi  !  »

C’est magnifique  ! Et nous allons garder tout éblouis cette pensée. Je voudrais que nous préparions ainsi l’Ascension en sachant que ce jour-là, nous célébrons la séparation qui nous a tant coûté et qui fait que depuis des siècles, nous vivons dans la foi, dans l’obscurité de la foi. Cela ne fait rien  ; avec le Père de Foucauld, sachons nous oublier totalement et dire  : Je suis heureux, parce que Jésus, mon Bien-Aimé, est au Ciel  !

Notre Père, 21 avril 1985

Mercredi 22 mai

Sainte Rita de Cascia

Notre-Seigneur, tout d’un coup, donne cette grande révélation à ses Apôtres au moment où Il va les quitter  : Il est comme la Vigne véritable, cela veut dire qu’Il est à lui seul tout un peuple. Et mon Père est le vigneron  : mon Père, c’est Dieu et Dieu crée une chose nouvelle sur la terre. Mon Père, Dieu, s’occupe de cette vigne et on comprend maintenant  : c’est la suite du discours. Jésus va revenir faire son Église. C’est extrêmement clair. Dieu va s’occuper de cette Église comme étant le corps même du Christ, car une vigne, c’est un cep et un cep avec ses prolongements qui sont les branches qu’on appelle les sarments. Ces sarments produisent des feuilles, des bourgeons, des fleurs et des fruits. Ce que Dieu veut, en créant cette vigne, qu’Ils vont créer maintenant quand Il sera remonté dans le Ciel, ce sera sur la terre l’Église dans son corps et dont Il sera lui-même l’axe, le fondement, le cep.

Ce qu’Il veut, c’est que cela porte du fruit. Ceux qui ne portent pas de fruit, inutile  ! On les retranche. Ceux qui portent du fruit, on les mortifie, on les émonde  : le mot “ émonder ” veut dire à la fois tailler, couper, mutiler et cela veut dire aussi  : purifier. Cela veut dire que Dieu va s’appliquer à cette tâche. Ceux qui seront les membres de l’Église, soit seront rejetés s’ils sont infidèles, soit s’ils sont fidèles ils vont passer par des épreuves. Mais ces épreuves, c’est Dieu, leur Père, qui va les leur faire subir pour qu’ils produisent davantage.

Notre Père, 28 avril 1985

Jeudi 23 mai

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Notre-Dame du Laus

Prendre conscience de son péché, de ce qu’on est en réalité, et tabler sur la Miséricorde de Jésus, c’est vraiment le centre de ce pèlerinage au Laus qui doit ensuite, je ne dis pas changer notre vie parce que c’est ce que le Père nous a toujours prêché, mais qui doit nous mettre en accord avec le souci de la Vierge Marie au bout du parcours, à Fatima, qui est de convertir les pécheurs  : c’est toujours le même problème  ! en commençant par nous convertir nous-mêmes, c’est-à-dire à bien répondre à notre vocation d’autant plus enthousiasmante qu’on voit bien le contraste avec les gens qu’on a rencontrés dans ce Sanctuaire, qui est bien, mais ils sont là comme des brebis sans pasteur.

Nous avons de quoi en profiter et notre rôle missionnaire, c’est d’abord d’en vivre pour nous-mêmes. Et à force d’en vivre pour nous-mêmes, avoir l’influence nécessaire auprès de nos amis, de ceux qui viennent nous voir, qui nous écoutent, qui cherchent encore à prolonger l’œuvre du Père. C’est cela moine-missionnaire.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 18 octobre 2014

Vendredi 24 mai

Notre-Dame Auxiliatrice

Nous avons appris de Fatima que ceux qui faisaient confiance à son message (Salazar, le Portugal, l’Espagne ensuite avertie rudement par la voyante de Fatima d’avoir à se convertir) ont été protégés. Ils sont devenus les vitrines de la sollicitude maternelle de Notre-Dame Auxiliatrice.

Dans les terribles événements qui vont certainement se déclencher pour que l’humanité soit sollicitée de se convertir, les gens qui auront eu la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, ceux qui se seront faits vraiment les esclaves, les serviteurs du Cœur Immaculé de Marie et du Sacré-Cœur de Jésus seront protégés. Je ne dis pas des épreuves matérielles ni des douleurs physiques, mais ils seront protégés de 1’apostasie, ils seront protégés du désespoir, ils feront leur devoir jusqu’au temps de la délivrance. Confiance biblique en la Vierge Marie, en Jésus et en notre Père du Ciel. Comme sainte Thérèse doit être jalouse du haut du Ciel disant  : «  J’aurais voulu en être  !  » Nous avons la grâce de participer au triomphe de cette Église que nous aimons tant et au salut de ces immenses populations qui n’ont pas encore entendu parler du Christ. Dès maintenant, nous disons quel merveilleux avenir pour nous, dès maintenant, nous disons merci à Notre-Seigneur. Action de grâces infinies au Père tout-puissant, à notre Époux et Chef Jésus-Christ et à la Vierge qui est son tabernacle, oui, mais en même temps, modestie et humilité.

Notre Père, 4 octobre 1993

Samedi 25 mai

Ste Marie-Madeleine de Pazzi, St Bède le Vénérable, St Grégoire VII,  Ste Madeleine-Sophie Barat

Le monde vous hait, pourquoi  ? Tout simplement, parce que je vous ai retirés de ce monde par mon choix. C’est premièrement le fait tout à fait apparent. Et Notre-Seigneur va leur expliquer la raison plus profonde  : Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite  : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. (Jn 15, 20)

Ce sont des paroles directement divines. Saint Jean a tellement ressenti que ces paroles sont tellement divines, qu’à simplement les méditer, il suffit de lire ces paroles, de les ressentir comme surhumaines, sublimes, divines, pour croire, sans même qu’il y ait besoin de miracle. Cette parole en est une  ! Cette parole explique la haine que le monde a pour les disciples par la haine qu’il a pour Jésus. Et il a cette haine pour Jésus, parce qu’il ne l’a pas connu, c’est-à-dire qu’il n’a pas voulu écouter et aimer Dieu qui est Père. Cela, c’est divin, c’est la révélation de la raison la plus profonde de l’animosité du monde et du démon contre Dieu, parce que Dieu est Père et qu’Il nous prend pour nous adopter comme ses fils. Dans la mesure où l’homme est orgueilleux, dans la mesure où l’homme veut être indépendant, il se révolte contre Dieu, comme Satan au début du monde et comme Adam dont saint Thomas nous dit que son péché a d’abord été un péché d’orgueil  : «  Non, je ne servirai pas  !  » dit le Satan. «  Non, je n’obéirai pas  !  » dit Adam, sous la tentation, sous l’effet de la tentation du démon.

Notre Père, 5 mai 1985

Dimanche 26 mai

Saint Philippe Néri

«  Si quelqu’un m’aime, Il gardera ma parole (c’est-à-dire il fera ma volonté) et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure.  » Oh Céline  ! comme c’est facile de plaire à Jésus, de ravir son Cœur, il n’y a qu’à l’aimer sans se regarder soi-même, sans trop examiner ses défauts… Ta Thérèse ne se trouve pas dans les hauteurs en ce moment mais Jésus lui apprend «  A tirer profit de tout, du bien et du mal qu’elle trouve en soi  ». Il lui apprend à jouer à la banque de l’amour ou plutôt, non Il joue pour elle sans lui dire comment Il s’y prend car cela est son affaire et non pas celle de Thérèse, ce qui la regarde c’est de s’abandonner, de se livrer sans rien réserver, pas même la jouissance de savoir combien la banque lui rapporte. (…) Ah  ! soyons toujours la goutte de rosée de Jésus, là est le bonheur, la perfection… Heureusement que c’est à toi que je parle car d’autres personnes ne sauraient comprendre mon langage et j’avoue qu’il n’est vrai que pour bien peu d’âmes, en effet les directeurs font avancer dans la perfection en faisant faire un grand nombre d’actes de vertu et ils ont raison, mais mon directeur qui est Jésus ne m’apprend pas à compter mes actes  ; Il m’enseigne à faire tout par amour, à ne Lui rien refuser, à être contente quand Il me donne une occasion de Lui prouver que je l’aime, mais cela se fait dans la paix, dans l’abandon, c’est Jésus qui fait tout et moi je ne fais rien.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, lettre à Céline, 6 juillet 1893

Lundi 27 mai

Lundi des Rogations, St Augustin de Cantorbéry, St Bède le Vénérable

Dieu s’occupe de nous dans les moindres circonstances et nous devons demander à Dieu des grâces. Quand nous en recevons, il faut ne pas hésiter à dire  : «  Moi, pauvre pécheur, Dieu s’occupe de moi  » et cette chose dérisoire qu’il a faite pour moi ne veut pas dire que je suis un saint, mais c’est simplement l’indication que notre Père céleste répond à nos demandes, quelles qu’elles soient. Il répond toujours à nos demandes sans se moquer de nous et si nous n’avions pas eu une goutte de pluie, nous aurions persévéré dans la confiance en Dieu, nous aurions continué à penser que le Bon Dieu menait nos existences selon son plaisir, son Bon Plaisir pour notre salut et que s’il ne pleuvait pas, plus une goutte et que la France se transformait en désert, nous serions encore à penser que c’est un châtiment de Dieu, que cela nous coûte, que cela va contre nos désirs humains et que c’est pour notre bien surnaturel et le salut de l’humanité. S’il se met à pleuvoir, nous dirons  : «  Le Bon Dieu est vraiment très bon de nous avoir encouragés à prier en exauçant nos demandes.  »

Merci, mon Dieu, vous êtes bon comme vous 1’avez toujours été et cela prouve, comme dit l’Écriture sainte, que votre bras est puissant et votre main étendue, capable de merveilles en faveur de votre peuple.

Notre Père, 27 mai 1992

Mardi 28 mai

Mardi des Rogations, St Germain de Paris, St Augustin de Cantorbéry

O mon petit frère, que je voudrais pouvoir verser en votre cœur le baume de la consolation  ! Je ne puis qu’emprunter les paroles de Jésus à la dernière cène, Il ne pourra s’en offenser puisque je suis sa petite épouse et que par conséquent ses biens sont à moi. Je vous dis donc comme Lui à ses intimes  : «  Je m’en vais vers mon Père, mais parce que je vous ai parlé de la sorte, vous avez le cœur rempli de tristesse, je vous dis pourtant la vérité  : il est de votre intérêt que je m’en aille. Vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai, et votre cœur sera dans la joie et personne ne vous ôtera cette joie.  »

Oui j’en suis certaine, après mon entrée dans la vie la tristesse de mon cher petit frère se changera en une joie paisible qu’aucune créature ne pourra lui ravir. Je le sens, nous devons aller au Ciel par la même voie, celle de la souffrance unie à l’amour. Quand je serai au port je vous enseignerai, cher petit frère de mon âme, comment vous devrez naviguer sur la mer orageuse du monde avec l’abandon et l’amour d’un enfant qui sait que son Père le chérit et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger. Ah  ! que je voudrais vous faire comprendre la tendresse du Cœur de Jésus, ce qu’Il attend de vous. Dans votre lettre du 14 vous avez fait tressaillir doucement mon cœur, j’ai compris plus que jamais à quel point votre âme est sœur de la mienne puisqu’elle est appelée à s’élever vers Dieu par l’ascenseur de l’amour et non pas à gravir le rude escalier de la crainte…

Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, lettre à l’abbé Bellière, 18 juillet 1897

Mercredi 29 mai

Mercredi des Rogations

L’Ascension, c’est la joie. C’est une joie physique et spirituelle, c’est une joie totale, très simple comme des enfants de Dieu. C’est une joie pure et simple.

On salue Jésus, notre Roi éternel, l’Altissime, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs. C’est un Roi, c’est le Roi, notre Roi. Nous allons donc fixer nos regards sur Jésus. Il ressort du tombeau, il est ressuscité depuis 40 jours, la mort a été détruite. Cette mort est vaincue, mais il ne faut pas oublier que la mort, avant d’être un état, est une action. Le Christ a voulu mourir et en accomplissant cette douloureuse vocation, il nous a mérité le triomphe d’une gloire souveraine, son triomphe d’une gloire souveraine. Le voilà heureux, glorifié, sortant du tombeau, victorieux de la mort  ; plus exactement, ayant changé sa mort en victoire, ayant acquis la victoire dans le fait même de sa mort. La Croix, le tombeau, le trône de gloire au Ciel, cela fait une suite où Jésus est admirable, mais aujourd’hui, c’est la joie de son triomphe.

Notre Père, 25 mai 1995

Jeudi 30 mai

Ascension de Notre-Seigneur, Sainte Jeanne d’Arc, ND de Santa Cruz, Bse Marie-Céline de la Présentation

À l’Ascension, Jésus s’est montré ressuscité et dans une lumière extraordinaire qui est la lumière de Dieu. Jésus était ravissant, c’était sa Transfiguration définitive. Jésus n’a pas laissé son corps comme cela, en disant  : «  Je laisse mon Corps ici, je suis délivré de mon Corps de chair, comme disait le malheureux saint Paul et puis je m’en vais avec mon esprit pur dans le Ciel.  » Il a emporté son Corps avec Lui et il s’est fait cette métamorphose dans le Corps du Christ. Ce Christ qui était comme un ver, qui était méprisé des hommes, à cause de tous les coups, les crachats, le Sang, les injures qu’il avait reçues, il n’avait plus de figure humaine sur la Croix. Saint, il l’était, mais il était rendu laid par cette détresse et cette souffrance. Le troisième jour, il ressuscite, glorieux et cette gloire de son être, il va la conserver pendant 40 jours dans toutes ses apparitions. Les Apôtres vont être un peu effrayés, émerveillés de ce spectacle, se demandant combien de temps cela durerait. Le 40ème jour, après leur avoir fait des adieux intimes, très affectueux, leur disant qu’il serait toujours avec eux, qu’on ne se quitterait pas, le voilà qui monte au Ciel et il entre dans la gloire du Ciel, comme la Sainte Vierge à Fatima, à la fin de ses apparitions merveilleuses, s’en allait dans cet orbe de lumière, dans cette sorte de cage de lumière, vers l’Orient  ; elle remontait dans son séjour céleste.

Notre Père, 25 mai 1995

Vendredi 31 mai

Visitation de la Bse Vierge Marie, Marie-Reine

Avant d’être Reine du Monde, si j’ose dire, la Vierge Marie est Reine de France. Ne jamais nous contenter de faire la somme de tous les maux dont nous souffrons  : parler de la crise économique, de la dénatalité, de la démoralisation de notre jeunesse, du péril que nous avons d’une guerre mondiale, etc. Oui, tout ça est vrai  ! Mais ce qui est vrai aussi, c’est que ce pays est aimé de la Très Sainte Vierge  ! Alors, si nous avons l’amour de notre pays, que cela nous donne l’amour de la Sainte Vierge, et si nous avons l’amour de la Sainte Vierge, que cela nous donne confiance en elle pour avoir l’amour de notre pays.

On peut très bien passer d’un grand état d’anxiété, d’angoisse, en voyant tous ces Français insouciants, en imaginant, quand on peut arriver à imaginer, les détresses, l’état épouvantable dans lequel notre pays peut être rendu en quelques semaines, où il sera méconnaissable, où tout ce que nous avons aussi facilement, toutes les joies de l’existence nous serons ôtées radicalement  ! Quand on imagine cela avec angoisse, on peut très bien, il est très possible, nous souvenant de cette histoire et connaissant le Cœur de notre Mère et sa puissance sur son Fils, avoir comme la sensation physique que ce pays néanmoins est protégé et, même s’il ne le mérite pas, que la Sainte Vierge est là et qu’elle le protégera.

Notre Père, La France Royaume de Marie, juin 1984