La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Dimanche 30 avril
Lundi 1er mai
Mardi 2 mai
Mercredi 3 mai
Jeudi 4 mai
Vendredi 5 mai
Samedi 6 mai
Dimanche 7 mai
Lundi 8 mai
Mardi 9 mai
Mercredi 10 mai
Jeudi 11 mai
Vendredi 12 mai
Samedi 13 mai
Dimanche 14 mai
Lundi 15 mai
Mardi 16 mai
Mercredi 17 mai
Jeudi 18 mai
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Samedi 20 mai
Dimanche 21 mai
Lundi 22 mai
Mardi 23 mai
Mercredi 24 mai
Jeudi 25 mai
Vendredi 26 mai
Samedi 27 mai
Dimanche 28 mai
Lundi 29 mai
Mardi 30 mai
Mercredi 31 mai

Dimanche 30 avril

Dimanche du Bon Pasteur, St Joseph-Benoît Cottolengo, Saint Pie V, Notre-Dame d’Afrique, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation

Il est facile de reconnaître ici la ruse du démon et de ses sectateurs qui veulent éloigner les âmes de Dieu en les éloignant de la prière. C’est dans la prière que les âmes rencontrent Dieu et c’est dans cette rencontre que Dieu se donne aux âmes et leur communique ses grâces, ses lumières, ses dons. C’est pourquoi on leur fait tant la guerre  ! Ne vous laissez pas tromper. Éclairez les âmes qui vous sont confiées et récitez avec elles le chapelet tous les jours. Dites-le à l’église, dans les rues, sur les chemins et les places. Si cela vous est possible, parcourez les rues en priant et en chantant le chapelet avec le peuple  ; et finissez dans l’église en donnant la bénédiction avec le Très Saint-Sacrement. Cela en esprit de prière et de pénitence pour demander la paix pour l’Église, pour nos provinces d’Outremer, pour le monde.

Je suis certaine que si vous faisiez un appel dans ce sens, les âmes le suivraient de bon cœur, parce que les brebis suivent leur Pasteur lorsqu’il sait les guider et les conduire sur le bon chemin.

Sœur Lucie, lettre du 4 avril 1970

Lundi 1er mai

Saint Joseph, artisan

Nous devons tous travailler, manger le pain pétri à la sueur de notre visage. C’est une obligation à laquelle personne ne peut se soustraire  ; la loi du travail nous engage tous  : riches et pauvres, savants et ignorants, supérieurs et inférieurs. Mais réalisons-nous notre travail avec cet esprit de pénitence  ? C’est à dire  : en réparation de nos péchés  ? En esprit de réparation et de charité pour le salut de notre prochain  ? Accomplissant ainsi pleinement le premier et le plus grand de tous les commandements  : «  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur de toute ton âme et de tout ton esprit. Tu aimeras ton prochain comme toi-même  ?  » (Mt 22, 37-40) Nos travaux seront-ils revêtus de charité, de manière à devenir dignes d’être présentés au Seigneur comme une prière  ?

Chers pèlerins, si nous pouvons, avec notre travail et la vie que nous menons, offrir à Dieu une pénitence salutaire, si par ce moyen nous pouvons mériter le ciel et nous racheter, pourquoi devrions-nous nous perdre  ?

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mardi 2 mai

Saint Athanase

Il me vient à l’esprit que, tandis que d’autres s’occupent des choses de la terre qui ne valent rien, nous à qui Jésus a fait la grâce de connaître la misère des biens de la terre et l’amour de son divin Cœur envers nous, nous devons nous occuper de L’aimer et de faire en sorte que beaucoup d’autres L’aiment. Si nous étions capables de correspondre aux tendresses d’un Dieu envers nous dans le Sacrement de son amour  ! Nous voyons là un amour sans limites, au Ciel seulement nous comprendrons jusqu’à quel point nous sommes aimées. Et nous devrions rester ainsi sans Lui prouver que nous voulons L’aimer  ? Non, nos pauvres petits cœurs seront enrichis avec les trésors de notre chère Mère du Ciel, donnons-les Lui pour qu’Elle les rende humbles, purs et les élève au-dessus des choses de la terre  ; une fois que Jésus sera venu régner en nous, remettons à notre chère Mère le soin de les cultiver et de les conserver dans l’innocence et l’humilité. Elle, notre douce Mère, aime que nous Lui donnions ce travail, Elle se trouve bien payée avec la consolation qu’Elle ressent d’avoir deux cœurs de plus où Elle peut faire reposer son divin Fils, et Jésus, avec Elle possède notre cœur et en fait sa demeure  ; nos cœurs sont des trônes que la Très Sainte Vierge a préparés pour Jésus, des présents qu’Elle lui a offerts. Et nous, quel bonheur  ! nous sommes des trésors que Jésus garde pour en faire ses délices  !

Sœur Lucie, lettre du 25 décembre 1927

Mercredi 3 mai

Sts Philippe et Jacques, Invention de la Ste Croix

Ayons confiance, Notre-Dame doit continuer à nous protéger et nous aider. Son Amour maternel ne s’épuise ni ne se fatigue. Il est nécessaire que nous y correspondions avec une foi plus vive, une espérance plus ferme, et un amour plus ardent, afin que, de quelque manière et autant que cela nous sera possible, nous puissions réparer et compenser le manque de foi de ceux qui ne croient pas, le manque de confiance de ceux qui n’espèrent pas et le manque d’amour de ceux qui n’aiment pas  ! Que notre passage dans le monde laisse une traînée de lumière qui indique aux âmes le chemin du Ciel, ce chemin qui est Dieu – “ Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. ” –

Sœur Lucie, lettre du 28 novembre 1968

Jeudi 4 mai

Saint Andéol (Vivarais), Saint Suaire, Sainte Monique, Bse Marie-Léonie Paradis (Canada)

Il est vrai que le Saint Suaire, c’est Jésus-Christ qui revit, par sa photographie, par sa présence, par cette relique teintée de son Sang, et comme c’est Jésus-Christ et qu’ils [les chefs du troupeau] détestent les œuvres de Jésus-Christ, pour une fois que Jésus-Christ revient lui-même, ils le détestent lui-même  ! Quand la Sainte Vierge redescend à Fatima, elle revient en personne pour sauver la mise de son Église, et eux qui sont contre tout ce qui est de l’Église et tout ce qui est de la dévotion, ils se tournent vers la Vierge elle-même, ils détestent les apparitions de Fatima, comme maintenant ils contestent l’authenticité du Saint Suaire  ! Mais cela, ce ne sont que les pointes avancées de l’œuvre de Dieu au vingtième siècle. Mais l’œuvre de Dieu dans sa totalité, cela s’appelle l’Église catholique romaine, dont la doctrine ne change pas, ni les institutions, ni la morale, ni la liturgie. Tout cela, ils le détestent  ! Et quand Jésus revient lui-même, quand il reviendra sur les nuées du ciel, ils le détesteront encore  !

Notre Père, Où suis-je dans cette Passion  ?
Semaine sainte 1989

Vendredi 5 mai

Saint Pie V

Quand Jésus-Christ manifesta son intention de rester avec nous dans l’Eucharistie, pour être notre aliment spirituel, notre force et notre vie, les pharisiens se scandalisèrent et ne le crurent pas. Mais Notre-Seigneur insista  : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.  » (Jn 6, 48-53) Ces paroles nous apprennent que, si nous ne nous alimentons pas de la Sainte Communion, nous n’aurons pas en nous la vie de la grâce, la vie surnaturelle, qui dépend de notre union avec le Christ, par la communion à son Corps et à son Sang. C’est pour cela qu’Il demeure dans l’Eucharistie  : pour être notre aliment spirituel, notre pain de chaque jour, qui soutient en nous la vie surnaturelle.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Samedi 6 mai

Saint Jean devant la porte latine, Saint François de Laval (Canada)

Nous sommes au premier samedi du mois consacré à la Sainte Vierge pour faire réparation des injures, des mépris qu’elle souffre  : réparation, expiation. Donc, il faut tourner nos yeux vers la Sainte Vierge et réfléchir un quart d’heure sur les quinze mystères du Rosaire. La Sainte Vierge va commencer à se manifester, et le Pape sera bien obligé de faire la consécration de la Russie. Il faut se préparer. Il y a de la joie à se préparer à la joie. C’est merveilleux  ! Il faut que nous préparions nos âmes. Les gens ont besoin de voir que nous sommes heureux. C’est tout à fait nouveau dans l’histoire de l’Église que Dieu nous donne des temps, des étapes de son triomphe, du triomphe du Cœur Sacré de Jésus, le triomphe du Cœur Immaculé le précédant. C’est vraiment très particulier. C’est Fatima qui nous l’a révélé et puis ce sont les prophéties de don Bosco. (à suivre)

Dimanche 7 mai

Bse Marie-Louise Trichet, Saint Stanislas

L’Église catholique est la seule vraie  ; dans l’Église catholique, le noyau agissant, pensant, sans nous vanter, c’est notre Communion phalangiste, entre autres, mais pas dans un mauvais rang. Nous avons les yeux très ouverts sur tout cela et nous sommes les seuls à savoir qu’on va vers la délivrance.

Soyons pleins de courage. Vous allez jouir de mois en mois, de cette circumincessante charité, c’est-à-dire de l’amour que Dieu, dans ses trois Personnes, échange continuellement et dans cet amour, nous sommes pris nous-mêmes par la Vierge Marie. Ce n’est pas une mystique éthérée, pas une mystique céleste, c’est une mystique qui fait que les choses vont changer parce que Dieu nous aime trop, la Sainte Vierge est trop maternelle envers cette humanité, même envers les pires des pécheurs, pour ne pas se presser d’intervenir avant que nous tombions tous en enfer. Voilà, c’est merveilleux  !

Jésus est vraiment ressuscité. Il était mort. Son Corps était mort et son âme était partie faire son tour aux enfers. Puis il est revenu à la vie et c’est un signe de ce qui se passera pour nous.

Notre Père, 4 décembre 1993

Lundi 8 mai

Apparition de saint Michel Archange, Bse Catherine de Saint-Augustin (Canada), Notre-Dame de Lujan (Argentine)

À Fatima, saint Michel se présente comme un simple “ Ange gardien ”, non comme le Prince de la Milice céleste  ; il est en aube, non en tenue de combat. Et, prosterné dans la poussière, il enseigne des prières à des enfants. L’humilité, la soumission à la volonté de Dieu est l’arme qui vaincra Satan.

La seconde raison pour laquelle saint Michel n’a pas dit son nom est qu’il a voulu laisser toute la place à la Sainte Vierge. Il n’a pas voulu lui faire d’ombre  : seul compte la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. C’est la volonté du Bon Dieu qu’on obéisse à ses demandes et qu’on l’invoque comme Médiatrice.

Sachant que, selon saint Alphonse de Liguori, «  la dévotion à saint Michel est un signe de prédestination au Paradis  », aimons dire la belle prière de saint Pie X  :

«  Ô Marie, notre douce Médiatrice, qui êtes la Reine du Ciel et de la terre, nous vous en supplions très humblement, daignez toujours intercéder pour nous. Demandez à Dieu qu’il envoie saint Michel et les anges pour écarter tous les obstacles qui s’opposent au règne du Sacré-Cœur dans nos âmes, dans nos familles, dans la France et dans le monde entier.

«  Et vous, ô saint Michel, Prince des Milices célestes, venez à nous. Nous vous appelons de tous nos vœux. Protégez-nous contre l’enfer déchaîné, et par la vertu divine dont vous êtes revêtu, après avoir donné la victoire à l’Église ici-bas, conduisez nos âmes à l’éternelle patrie. Ainsi soit-il.

«  Cœur Immaculé de Marie, que votre règne arrive  !  »

(Saint Pie X, 300 jours d’indulgence, 29 juin 1906)

Mardi 9 mai

Saint Grégoire de Nazianze

Nous sommes des temples de Dieu et Dieu est notre demeure, nous marchons à la lumière de la Gloire de Dieu, nous avons été choisis par Dieu, et Dieu nous a appelés et nous connaît par notre propre nom  : «  Le pasteur (…) appelle par leur nom ses brebis à lui (…) et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix (…). Je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père et je donne ma vie pour mes brebis.  » (Jn 10, 2-4; 14-15). Il est venu au monde pour cela  : «  Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie et l’aient en abondance. (…) Je leur donne la vie éternelle  ; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main.  » Et où est le Père est le Fils et le Saint-Esprit. «  Le Père et moi, nous sommes un.  » (Jn 10, 10; 28-30).

Notre grandeur est immense  : Dieu prend soin de nous, nous avons été choisis par Dieu, nous sommes sanctifiés par la présence de Dieu pour la louange de sa Gloire, nous sommes les tabernacles vivants où habite la Sainte Trinité, nous sommes la maison de Dieu et la porte du Ciel  ! Ô Sainte Trinité, que j’adore, que j’aime, à qui je chanterai l’éternelle louange  ! En moi, Vous êtes la lumière, Vous êtes la grâce, Vous êtes l’amour  ! Je pénètre en Vous et je m’abîme dans l’amour de Votre Être.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mercredi 10 mai

Saint Jean d’Avila, Saint Antonin

Mon véritable nom est Marie-Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, pour abréger, je ne signe que sœur Lucie mais je trouve que je ne dois pas cesser d’être de Jésus car, c’est mon nom de baptême et ce qui m’intéresse le plus c’est d’être toute de Jésus avec fidélité et amour, sans réserve. Et ensuite, j’aime tant sa signification  : Étoile, Lumière de Jésus et du Cœur Immaculé  !

Il est nécessaire de vivre dans la lumière pour la communiquer au monde et la faire briller dans les ténèbres qui l’enveloppent, pour qu’il se réveille du sommeil de la mort et se lève pour vivre de la vie du Christ par la Foi, l’Espérance, l’Amour  !

Sœur Lucie, lettre du 29 mars 1948

Jeudi 11 mai

Saint Philippe et saint Jacques

N’avons-nous pas un Dieu dans le Sanctuaire pour nous réconforter, nous donner du courage, pour nous donner la vie et la vigueur spirituelle  ? La vie est ainsi, pleine de contrariétés, de dégoûts, de croix et d’humiliations. Celle de notre Divin Sauveur le fut plus que la nôtre, et c’est ainsi que le disciple ressemble au Maître. La vie passe comme une ombre, et avec elle passent les honneurs et les vaines louanges. Seuls, Dieu et la vertu que nous avons pratiquée pour son amour, demeurent pour l’éternité. Pour ma part, je ne veux ni n’ambitionne rien de plus. Dieu seul me suffit, et c’est seulement par Lui et en Lui que j’aime les créatures, désirant les sauver pour sa louange éternelle. C’est là aussi la mission de tout prêtre et donc la vôtre, donner des âmes à Dieu, et sauver en même temps la sienne pour la louange éternelle de ce même Dieu.

Sœur Lucie, lettre du 15 janvier 1958

Vendredi 12 mai

Saints Nérée, Achillée, Domitille et Pancrace

Ainsi va notre vie. Un cheminement douloureux vers l’éternité. Devant nous marche le Divin Maître, accablé sous le poids de la croix, et si nous voulons participer à sa gloire dans le Ciel, nous devons suivre ses pas sur la terre. La vie passe avec des alternances de joie et de douleur. La fin apporte toujours un manteau de deuil qui nous fait ressentir la peine du châtiment qui pèse sur nous, mais, grâce à Dieu, nous avons la foi et nous savons déjà que ceux qui nous sont chers tombent dans les bras d’un Dieu miséricordieux, qui sait pardonner nos déficiences, nous accueillant avec une tendresse de Père.

Il faut que notre confiance soit grande et que, jour après jour, elle augmente dans la connaissance de la bonté éternelle, de telle sorte qu’elle arrive à obtenir du Cœur de Jésus la grâce d’une sincère contrition et d’un pardon absolu. Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien. C’est pourquoi nous attendons tout de Celui qui nous aime d’un amour éternel.

Sœur Lucie, lettre du 9 mai 1950

Samedi 13 mai

Notre-Dame de Fatima, Saint Robert Bellarmin

Je désire très ardemment l’instauration pour l’Église universelle d’un office en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie. Lorsque j’ai exposé cette demande dans ma lettre au Saint-Père, je l’ai présentée comme un simple désir de mon pauvre cœur, et c’est ainsi que je le sentais  ; mais à la vérité, ce désir n’est pas seulement mien  ; Quelqu’un l’a déposé en moi. Il provient des très Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Ils aiment et désirent ce culte parce qu’ils s’en servent pour attirer les âmes à eux, et c’est là tous leurs désirs  : sauver les âmes, beaucoup d’âmes, toutes les âmes.

Notre-Seigneur me disait, il y a quelques jours  : “ Je désire très ardemment la propagation du culte et de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, parce que ce Cœur est l’aimant qui attire les âmes à moi, le foyer qui irradie sur la terre les rayons de ma lumière et de mon amour, la source intarissable qui fait jaillir sur la terre l’eau vive de ma miséricorde. ”

Sœur Lucie, lettre du 27 mai 1943

Dimanche 14 mai

Saint Michel Garicoïts, Saint Matthias, Saint Boniface

– Que veut de moi Votre Grâce  ?

– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous disiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite, je vous dirai ce que je veux.

– Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

– Oui, François et Jacinthe, je les emmènerai bientôt, mais toi, Lucie, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône.

– Je vais rester ici toute seule  ? demanda-t-elle avec peine.

– Non, ma fille. Tu souffres beaucoup  ? Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais  ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.  »

Ce fut au moment où elle prononça ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la deuxième fois, le reflet de cette lumière immense. En elle, nous nous vîmes comme submergés en Dieu. Jacinthe et François semblaient se trouver dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel, et moi dans celle qui se répandait sur la terre.  »

Apparition du 13 juin 1917

Lundi 15 mai

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Nous sommes devant le mystère de l’inhabitation de Dieu en nous. Ce mystère se dévoile en partie si nous pensons à la présence réelle de Jésus-Christ en nous, lorsque nous le recevons à la Sainte communion, sous les espèces consacrées du pain et du vin. À ce moment-là, Il est présent et Il se donne à nous avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité, Il est aussi réellement présent et aussi vivant qu’Il l’est au Ciel  ! Il descend donc en notre âme, Il s’identifie à nous par l’union et nous fait la donation totale de Lui-même. Mais ce mystère s’éclaire encore par la présence réelle des trois Personnes Divines, qui transforment notre âme en un temple vivant, en leur demeure sans fin, à moins que par le péché nous nous rendions indignes de leur divine présence.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mardi 16 mai

Saint Ubald, Saint André-Hubert Fournet

Un jour, notre Père ayant rappelé que les saints méprisaient le monde… Monseigneur de Troyes fronça le sourcil et censura  ! C’était contre l’esprit du Concile  !

Eh bien  ! il en va de même de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Censurée. Dans son livre [Les appels du Message de Fatima], sœur Lucie ne parle jamais du grand dessein divin  : établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, ni des conséquences merveilleuses qu’aurait l’obéissance du Saint-Père à cette demande. Aussi, voyons-nous se multiplier les conséquences catastrophiques de son refus coupable.

Mais cette censure n’aura qu’un temps. Il faudra bien, un jour, que la Sainte Vierge ait le dernier mot  : Elle l’a d’ailleurs promis  : «  À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix.  »

À nous de lui demander de hâter cette heure sans nous décourager, jamais  ; un jour prochain, nous serons exaucés  !

Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 juin 2003

Mercredi 17 mai

Saint Pascal Baylon

“ Volonté de Dieu, tu es mon paradis  ! ” Laissez-moi, Excellence, bien me pénétrer de tout le sens de cette maxime, afin que, dans les moments où une certaine répugnance, ou encore l’amour de mon secret, pourrait me conduire à garder caché quelque chose, elle soit ma norme et mon guide. Je ne veux rien demander. Je sais que la perfection de l’obéissance ne demande pas de raisons. La parole de votre Excellence me suffit. Il s’agit de la gloire de notre Très Sainte Mère du Ciel. Dans la certitude qu’il en est ainsi, j’implore la bénédiction et la protection de son Cœur Immaculé et, humblement prosternée à ses pieds, je me sers de ses très saintes paroles pour parler à mon Dieu  : “ Voici la dernière de vos esclaves, ô mon Dieu, qui, dans une pleine soumission à votre très sainte volonté, vient déchirer le voile de son secret et laisser voir l’histoire de Fatima telle qu’elle est. Je n’aurai plus le plaisir de savourer, seule avec vous, les secrets de votre amour. Mais, dans l’avenir, d’autres chanteront avec moi les grandeurs de votre miséricorde. ”

Sœur Lucie, lettre du 7 novembre 1937

Jeudi 18 mai

Saint Jean Ier, Saint Venant

Notre Dieu est notre Bon Père qui est dans le Ciel et qui veille sur nous sur la terre, avec l’amour immense qu’Il nous porte. Il ne désire que notre bonheur éternel dans le Ciel, bonheur pour lequel Il nous a créés, et c’est pour le mériter qu’Il nous a placés dans ce pauvre monde si plein de peines et d’amertumes.

En réparation de nos péchés, Il veut que nous les souffrions avec une résignation patiente. Lui-même a souffert auparavant pour nous la mort si ignominieuse de la croix, pour nous ouvrir les portes du Ciel fermées par le péché, et nous réconcilier avec le Père. Maintenant, nous n’avons plus pour cela qu’à étudier Sa Doctrine et la suivre, qui est une doctrine de paix, de miséricorde et d’amour.

Aucun père ne L’égale en miséricorde, en amour et dévouement à ses enfants. C’est pourquoi notre confiance doit être pleine, quel que soit le nombre de nos péchés, du moment qu’il y ait à l’intime de notre cœur la douleur et le repentir, joints à la résolution de ne plus les commettre.

Sœur Lucie, lettre du 13 janvier 1950

Vendredi 19 mai

Saint Yves, Saint Pierre Célestin

Je t’ai choisi parce que je t’ai aimé d’un amour éternel. ” Un tel amour exige sacrifice, renoncement, immolation  : “ Celui qui veut marcher derrière moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. ” Voilà ce que nous demande le Christ dans son Évangile et ce que signifie ce “ oui ” que Dieu a agréé et qui fut toujours une totale acceptation de correspondre à son amour. C’est cet amour qui, pendant presque quatre-vingt-huit ans, m’a fait parcourir une route périlleuse, mais qu’importe si j’ai pu ainsi prouver à Dieu mon amour. Celui qui aime, dit saint Paul, “ court, est joyeux, et rien ne l’arrête ”. Notre-Dame n’a pas annoncé que nous aurions des plaisirs, des joies terrestres, des honneurs, ou que nous serions puissants, grands, importants en ce monde dans lequel tout est illusion, aveuglement et vanité, et derrière quoi se cachent tant d’anxiété, de duperie, d’injustice, et Dieu sait à quel point  !

Sœur Lucie, Comment je vois le Message

Samedi 20 mai

Saint Bernardin de Sienne

Être consacré à la vérité, c’est se vouer entièrement à Dieu et aux âmes, pour l’amour de Dieu  ; c’est persévérer dans le service et l’amour de Dieu et du prochain  ; c’est continuer à marcher sur le chemin tracé par Dieu dans la Vérité, parce que les maximes du monde sont illusion et mensonge. C’est pour cela que le monde nous hait, nous persécute et nous calomnie.

Comme le démon, et à l’instigation des démons, le monde nous poursuit de son envie, de sa jalousie et de sa haine  : «  Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien  ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, le monde vous hait.  » (Jn 15, 18-19)

Laissez-moi vous répéter, avec des mots à moi, ce que dit le Message  : «  Continuez à prier, pour obtenir la paix, pour atteindre la victoire sur les tentations et les persécutions.  »

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Dimanche 21 mai

Saint Eugène de Mazenod, Saint Christophe de Magallanès et ses compagnons

«  Je ne vous laisserai pas orphelins.  » Près de Jésus, il y a cette incomparable personne qui est sa compagne d’éternité, qu’il a engendrée, qui est pour Lui la Femme par excellence  ; elle est là, elle compatit, elle est en union intime avec lui. Certainement, elle gardera son union avec son Fils, elle est forte. Jésus se tourne vers sa Mère  : «  Femme, voici votre fils.  » Ce n’est pas l’Église, c’est la Vierge Marie, c’est cette femme, cette personne humaine, immaculée, suprêmement aimée, remplie de l’Esprit-Saint, remplie de l’Amour du Père et du Fils, véritablement plongée dans le brasier d’amour, de sagesse, de force, de dévotion de la Sainte Trinité, cette femme à nulle autre pareille. Elle est là et saint Jean lui est donné pour fils.

Nous savons que nous ne sommes pas orphelins parce qu’il nous donne la Vierge Marie. Jean représente tous les hommes, tous les hommes faibles qui se tiennent au pied de la Croix et qui cherchent dans la vie un soutien, une consolation puisque Jésus est monté aux cieux, qu’ils se sentent tout seuls. La Vierge Marie aussi est montée aux cieux et il reste ce qui lui ressemble le plus, la communauté, la communion de charité que forme l’Église.

Notre Père, 30 septembre 1990

Lundi 22 mai

Sainte Rita de Cascia

En décembre 2000, les Apelos da mensagem de Fatima étaient publiés. Il a été présenté comme le testament de la voyante. Cependant, une telle allégation est mensongère, car une lecture attentive de l’ouvrage montre que, tel qu’il a été édité, celui-ci accuse des omissions qui ne peuvent être attribuées à sœur Lucie. La messagère de Notre-Dame, excelle à démontrer que Fatima est en parfaite harmonie avec l’Ancien et le Nouveau Testament.

Cependant, les révélations de Fatima actualisent aussi cette Révélation divine et l’explicitent pour notre temps. Or, c’est ce message réellement nouveau qui est occulté dans la version du livre publiée le 8 décembre 2000. Excepté le saint Rosaire, tout ce qui appartient en propre à Fatima, et qui ne se trouve pas en toutes lettres dans la Bible, est systématiquement négligé, méconnu. Les Appels du Message enferment le mystère de Fatima dans les limites de la Cova da Iria, le privant des accomplissements de Pontevedra et de Tuy, partant de sa portée mondiale en relation avec les faits de plus en plus tragiques de l’histoire religieuse et politique de notre temps. Son silence sur les éléments spécifiques du message est extraordinairement éloquent, puisqu’il accuse l’incrédulité des supérieurs, évêques et Papes auxquels il appartient de publier le Secret, de recommander la pratique des premiers samedis, de consacrer la Russie. L’obéissance héroïque de sœur Lucie accuse leur désobéissance.

Frère François, Fatima salut du monde

Mardi 23 mai

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Notre-Dame du Laus

Dans les plans de la divine Providence, lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres recours. Or, quand Il a vu que le monde n’a fait cas d’aucun, alors comme nous dirions dans notre façon imparfaite de parler, Il nous offre avec une certaine crainte le dernier moyen de salut, sa Très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen, nous n’aurons plus le pardon du Ciel, parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit-Saint, qui consiste à repousser ouvertement, en toute connaissance et volonté, le salut qu’on nous offre. Souvenons-nous que Jésus-Christ est un bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offensions et méprisions sa Très Sainte Mère. Nous avons comme témoignage patent l’histoire de plusieurs siècles de l’Église qui, par des exemples terribles, nous montre comment Notre-Seigneur Jésus-Christ a toujours pris la défense de l’honneur de sa Mère.

Sœur Lucie, entretien avec le Père Fuentès, 1957

Mercredi 24 mai

Notre-Dame Auxiliatrice

Prenez notre sommaire de notre encyclopédique C.R.C., combien de difficultés véritablement considérables ont été, pendant ces quarante ans de travail, mises au point de telle manière qu’il n’y a personne en France, sur des quantités de sujets, qui dise la vérité tout entière, comme nous, depuis cinq ans, dix ans, quinze ans  ! Le Saint Suaire, Fatima, Lorette, Dreyfus, Pétain, etc.  ! Alors, la confiance s’impose, même quand le Père est attaqué, ne répond pas et, un beau jour, pffft  ! disparaît  !

Notre Père, 18 août 1996

Jeudi 25 mai

Ascension de Notre-Seigneur, Ste Marie-Madeleine de Pazzi, St Bède le Vénérable, ND de Santa Cruz, Ste Madeleine-Sophie Barat, St Grégoire VII

Comme cela doit être formidable, enivrant de voir Jésus, homme comme nous, nous parler, nous bénir et s’élever dans le ciel. Mais c’est impossible, on est au XXe siècle, disent ceux qui nous injurient dans notre foi. Ce sont des histoires  ! Des histoires  ? Mais en 1917, ce n’est pas si loin, trois petits enfants ont vu la Sainte Vierge qui a ouvert le ciel. Elle est entrée comme par une porte, disaient-ils, après les avoir entretenus et leur avoir dit cette parole si mystérieuse  : “ Je suis du Ciel ”. Ils voulaient savoir son nom. Elle a répondu  : “ Je suis du Ciel ” et elle est remontée aux Cieux, sous leur regard et Elle l’a fait six fois, en promettant de le faire une septième et dernière fois. Alors, si la Vierge Marie l’a fait au XXe siècle, c’est que son Fils l’attire et la conduit au Ciel et si Elle est au Ciel, puisqu’Elle est notre Mère, nous aussi, nous devons y aller.

Notre Père, 13 mai 1999

Vendredi 26 mai

Saint Philippe Néri

Nous sommes fiers d’être Petits Frères et Petites Sœurs du Sacré-Cœur. Le Sacré-Cœur, c’est l’ennemi de la République. On a guillotiné des gens, la famille royale, parce qu’on a trouvé dans leur placard ou sur leurs habits une image du Sacré-Cœur. Le Sacré-Cœur est interdit de dévotion quand on est dans le courant moderne. Alors, allons-nous trembler d’être ainsi montrés du doigt  ? Cela nous vaudra beaucoup d’ennuis, c’est certain. Il y a beaucoup de gens qui, à l’idée que c’est une secte, ne regarderont pas davantage ce que nous faisons ou nous disons, mais ils fuiront pour être sûrs de ne pas aller en prison.

Je trouve que cela tombe très bien, au moment où nous avons le projet de partir en pèlerinage à Fatima. Parce que la Sainte Vierge de Fatima non plus n’est pas très aimée, elle est même cordialement détestée. Un complot du silence s’empare de tout notre clergé. Dès qu’on parle de Fatima, cela ne les intéresse pas, ils tremblent. Nous irons à Fatima et Saint Paul disait  : si le Christ est avec nous, qui sera contre nous  ? Si Notre-Seigneur et la Sainte Vierge sont avec nous, quel mal peut-on nous faire  ? Aucun  ! Qu’il soit fait selon le plan de Dieu.

Notre Père, 21 janvier 1996

Samedi 27 mai

St Augustin de Cantorbéry, St Bède le Vénérable

Marie étant la Mère du Christ et de son Corps Mystique, le Cœur de Marie est, d’une certaine manière, le Cœur de l’Église et c’est là, dans le Cœur de l’Église, que, toujours en union avec son Christ, elle veille sur les membres de l’Église et les entoure de sa protection maternelle.

Ces paroles du Christ  : “ Jusqu’ici, vous n’avez rien demandé en mon Nom. Demandez et vous recevrez, et votre joie sera parfaite ” (Jn 16, 24), Marie les a accomplies mieux que personne. En effet, c’est au nom du Christ, son Fils, que Marie intercède pour nous auprès du Père. Et c’est au nom du Christ, présent dans l’Eucharistie et devenu un seul être avec nous par la sainte Communion, que nous unissons nos humbles prières à celles de Marie, pour qu’elle les adresse au Père en Jésus-Christ, son Fils.

C’est pourquoi nous la supplions sans relâche, lui disant  : “ Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. ”

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Dimanche 28 mai

St Germain de Paris, St Augustin de Cantorbéry

Unissez-vous à la divine Victime et ne refusez pas de vous immoler sur l’autel du sacrifice s’Il veut vous choisir pour cela. Prenez-Le pour votre modèle unique. Suivez-Le, pas à pas, jusqu’au Calvaire, car en mourant avec Lui crucifié, vous ressusciterez avec Lui pour la vie éternelle. Oh  !… La félicité du Ciel est si grande  !… Pour l’obtenir tous les sacrifices sont peu de chose et tous les travaux, rien  ! Armez-vous donc d’un grand courage pour l’obtenir, non seulement pour vous mais pour beaucoup d’âmes que notre bon Dieu sauvera par votre moyen. Efforcez-vous d’arracher un grand nombre, le plus grand nombre d’âmes à l’enfer. Tomber là, oui, c’est un véritable malheur  !… Un malheur éternel, dont on se lamentera toujours en cette vie et en l’autre. Parfois, les malheurs de ce monde sont grands et ils nous effraient et nous épouvantent, cependant tout passe comme l’herbe des champs. Mais l’éternité, une éternité de malheur pour tant de millions et de millions d’âmes, celle-là ne passera jamais. Faites-vous, oui, apôtre du Christ et apôtre avec le Christ pour sauver les âmes, beaucoup d’âmes.

Sœur Lucie, lettre du 29 mars 1942 à un séminariste

Lundi 29 mai

Je suis loin de dire que nous sommes à la fin du monde et qu’il va y avoir des catastrophes, etc., il y aura des catastrophes bien sûr, il y en a toujours eu d’abord. Pire que jamais, peut-être, parce que, nous sommes dans une apostasie pire que tout, mais je suis sûr que ce n’est qu’un mauvais passage et que, un jour, Jésus régnera. Pourquoi j’en suis sûr  ? Parce que la Vierge Marie ne cesse d’apparaître depuis cent ans et qu’elle dit aux hommes  : «  Faites pénitence ou bien vous serez éprouvez  », mais toujours ses prédications sont des prédications pleines d’espérance. Comme Jésus avant de mourir disait à ses Apôtres  : «  Courage, j’ai vaincu le monde  ». Remarquez que dans la pire, la plus sombre des prédictions de la Vierge Marie, à Fatima, en 1917, son Secret se termine par cette merveilleuse phrase  : «  Mais à la fin, mon Cœur Immaculé triomphera  », et je vous dis que si le Cœur Immaculé de Marie triomphe, cela annonce une prédication universelle de l’Évangile.

Notre Père, Théologie mariale, mai 1980

Mardi 30 mai

Sainte Jeanne d’Arc, Bse Marie-Céline de la Présentation

On nous a appris à avoir des remords de conscience, et en désobéissant à notre vocation divine croire que nous faisions le bien et que nous faisions le bonheur des peuples  : c’était faux  ! Nous trahissions la vocation que nous avions et que nos Saints, depuis Jeanne d’Arc jusqu’au Père de Foucauld, nous ont appris à assumer et non pas à abandonner. Mais cette tradition continue, elle va continuer et nous sommes «  les descendants des régiments d’Afrique  », nous le savons et nous savons à quoi cela nous engagera demain  ! Et ainsi l’héritage de Jeanne d’Arc est toujours actif, chez nous  ; l’héritage de mille ans d’histoire sacrale, d’une France «  fille aînée de l’Église  » opère toujours en nous  !

Et non seulement elle opère toujours en nous mais Jeanne est toujours parmi nous, et elle agit toujours  ; elle est toujours vivante  : les saints sont toujours vivants  !  !  !

Notre Père, Travail, Famille, Patrie, Pentecôte 1981

Mercredi 31 mai

Visitation de la Bse Vierge Marie, Marie Reine

En n’importe quel lieu où je sois, où Tu voudras que je Te serve, là je serai à Toi pour toujours  ; même si officiellement ma profession est temporaire, dans le contrat intime de notre union, elle est déjà pour toujours  ! Et quel que soit mon chemin, sur une terre douce ou accidentée, rocailleuse, ce sera toujours le pèlerinage de la voie étroite que Tu as parcouru avant moi  ! Et je me sens heureuse de t’appartenir, dépouillée de tout par le vœu de pauvreté, je suis entièrement à toi par le don ineffable du vœu de chasteté avec lequel tu as daigné enrichir cette pauvre âme et l’élever aux hauteurs angéliques de la Cour céleste. À partir de maintenant, je chanterai sur cette terre cette hymne de pur amour que seules les vierges peuvent chanter en chœur avec ta Céleste Reine, “ Regina Virginum ”, et avec elle je te dirai chaque jour  : “ Magnificat anima mea Dominum, et exsultavit spiritus meus in Deo Salutari meo  ! ” Oui, parce que tu as révélé ces choses aux humbles et aux petits.

Sœur Lucie, Mon chemin, 3 octobre 1928

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