La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Dimanche 1er octobre
Lundi 2 octobre
Mardi 3 octobre
Mercredi 4 octobre
Jeudi 5 octobre
Vendredi 6 octobre
Samedi 7 octobre
Dimanche 8 octobre
Lundi 9 octobre
Mardi 10 octobre
Mercredi 11 octobre
Jeudi 12 octobre
Vendredi 13 octobre
Samedi 14 octobre
Dimanche 15 octobre
Lundi 16 octobre
Mardi 17 octobre
Mercredi 18 octobre
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Vendredi 20 octobre
Samedi 21 octobre
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Lundi 23 octobre
Mardi 24 octobre
Mercredi 25 octobre
Jeudi 26 octobre
Vendredi 27 octobre
Samedi 28 octobre
Dimanche 29 octobre
Lundi 30 octobre
Mardi 31 octobre

Dimanche 1er octobre

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Notre-Dame de MaylisSaint Remi

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire, de la dévotion à Marie et le mois d’action de grâces à la Vierge Marie pour ses victoires contre les Turcs. La Vierge Marie est puissante dans le domaine politique pour le salut des chrétiens, elle est puissante dans notre vie personnelle. En politique, sa prière nous sauve, encore faut-il que les meilleurs des chrétiens fassent quelque chose.

Renouvelons notre dévotion à Marie, par le Rosaire. Même les mystères joyeux ont été pénétrés de douleurs et d’angoisse. La Sainte Famille ne s’apitoyait pas sur elle-même, voilà qui est une bonne leçon de vertu morale. Nous, nous envenimons nos souffrances, nous alourdissons le fardeau de nos rancœurs. La Vierge Marie s’oubliait totalement elle-même. Par la prière, obtenons d’elle participation à cette vertu. Par la contemplation, ressemblons-lui. Quand nous vivons dans cet oubli de nous-mêmes, nous participons à la vie de la Sainte Famille.

Demandons cette grâce pendant le mois du Rosaire, prenons cet effort comme résolution du mois du Rosaire afin d’être moins indignes d’une telle Mère.

Notre père, 11 octobre 1976

Lundi 2 octobre

Saints Anges gardiens, Bx Antoine Chevrier

Les anges sont nos compagnons invisibles, nos fidèles et charitables guides, qui forment la Cour céleste de l’Immaculée Conception depuis les origines, en même temps que notre garde rapprochée. C’est le thème de l’oratorio, mis en scène et en musique par notre frère Henry, mais vous l’avez tellement bien joué, que nous devrions ne plus jamais l’oublier dans notre vie quotidienne, afin d’être attentif aux bonnes inspirations de nos anges et dociles pour les suivre… le cœur éveillé à leur amour du Cœur Immaculé de Marie.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 26 août 2016

Mardi 3 octobre

Bse émilie de Villeneuve, Sainte Blanche, Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus

Quand sainte Thérèse disait  : Je veux être une grande sainte, dans le milieu où elle était, on pensait aussitôt qu’elle voulait faire de grands miracles, des choses extraordinaires. Mais Dieu ne le voulait pas, pas plus que Lucie-Christine, pas plus que le Père de Foucauld, pas plus que les parents de sainte Thérèse  : eux, trois paroles divines pour une vie de sainteté, c’est tout  ? Aucun miracle  ? Aucune prophétie  ? Aucun exploit de sainteté  ? On a conservé son cancer, on n’a rien dit à personne, on s’est dévoué à ses enfants jusqu’à la mort et vous voulez dire que c’est une grande sainte  ? Les gens sont là pour l’exploit alors que Dieu ne le veut pas.

Cela me paraît une nouvelle étape de l’orthodromie divine. C’est la sainteté dans le devoir d’état. Et donc, quand sainte Thérèse disait  : Je veux être une grande sainte, elle entendait bien que c’était une grande sainte qui ne faisait pas de miracle, de flafla, etc. Elle était de son temps et même, elle préfigurait le 20e siècle.

Notre Père, Sainte Thérèse Nouvelle, 1992

Mercredi 4 octobre

Saint François d’Assise

Saint François s’est perdu en Jésus et Marie  ! Il aimait Jésus, il aimait la Sainte Vierge, il les a fait aimer du monde au XIIIe siècle. Dans sa foulée, cette sainte Claire, aimée de lui et qu’elle a aimé et dont il a fait la fondatrice d’un Ordre qui a été fidèle à travers les siècles, comme les saintes femmes suivant Jésus-Christ. Pureté positive de ceux qui aiment Jésus-Christ, sachant que nos corps ne sont pas un instrument du diable pour notre perdition, mais l’image de l’âme. Le corps de sainte Claire et son saint visage, le corps de saint François avec ses stigmates sont des corps qui témoignent de ce qu’est leur âme. Et leurs âmes sont l’image de Jésus, l’image de la Vierge Marie, plutôt que l’image de Dieu, parce que c’est Jésus qui est l’image de Dieu. D’image en image, le Moyen-âge a été exubérant de joie, de paix, de liberté sous l’empire de l’amour. Le remède est d’aimer, le remède est amour, amour, amour  ! C’est l’amour qui compte, c’est à partir de l’amour qu’on rejoint Dieu. L’amour est le but de tous nos travaux. L’instrument de cet amour, c’est le Corps du Christ, présent dans le Tabernacle, pour un mariage que consomme chacune de nos communions.

Abbé Georges de Nantes, août 1995

Jeudi 5 octobre

Saint Placide et ses compagnons

Dans le saint Rosaire ou le chapelet nous trouvons toute la richesse que les vérités de Dieu nous communiquent, ou, pour mieux dire, la révélation de Dieu aux hommes. Pour moi, si un prêtre récite chaque jour le chapelet, c’est un signe de l’orthodoxie de sa doctrine.

Sœur Lucie

Vendredi 6 octobre

Premier Vendredi du mois, Saint Bruno, Sainte Foy, Bse Marie-Rose Durocher (Canada)

J’adorais Notre-Seigneur présent sur l’autel pendant le salut, et je vis intérieurement un grand fleuve de feu qui sortait de son Cœur adorable, et courait en se répandant vers les âmes de tous ceux qui étaient là. Et de plusieurs âmes, il sortait un courant d’amour qui remontait au Cœur de Jésus. Mais, dans un grand nombre ce courant était si faible qu’il ne pouvait remonter. Et je vis que Jésus élargit mon cœur, de sorte que le courant d’amour qui en sortit servit d’intermédiaire pour relier ces âmes au Cœur de Jésus.

Lucie-Christine, 8 octobre 1882

Samedi 7 octobre

Premier Samedi du mois, Très Saint Rosaire de la Très Sainte Vierge Marie, Sainte Justine, Saint Serge

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie pour nous, c’est la première chose parce que c’est la volonté de Dieu tout-puissant. Nous voulons d’abord cette dévotion, cette consécration de nous-mêmes et de la Russie, cette communion réparatrice du premier samedi. Nous avons confiance et de cette confiance vient un très grand courage. Nous allons renouveler notre dévotion au Cœur Immaculé de Marie, nous ferons une Communion d’expiation pour tous les mépris que cette Vierge Immaculée reçoit de l’Église et des hommes, des hérétiques et des schismatiques depuis 1917; et que le Christ pardonne et qu’il tourne les cœurs vers sa Mère, afin que sa Mère qui est toute-puissante sur le Cœur du Père céleste puisse nous donner la conversion de la Russie et le salut de l’humanité pour une paix et une joie universelle.

Notre Père, 12 janvier 1992

Dimanche 8 octobre

Sainte Brigitte

La suite des mystères que nous célébrons dans notre Rosaire est aussi un passage en revue rapide d’une vie qui va de l’Annonciation jusqu’à la glorification céleste. Avec les mystères du rosaire, nous étalons notre prière sur le commencement, le milieu et la fin de notre vie, enveloppant les mystères que Marie a vécus avant nous. Si nous avons peur de la mort, nous savons que Marie a considéré la mort, elle a vu de près la mort de son Fils sur la Croix, qui a été sa mort spirituelle à elle, son martyre. À chacune de ces réflexions, nous pouvons faire coïncider nos propres vies, nos propres besoins avec la vie de Notre-Seigneur et la vie de la Vierge Marie. Le chapelet est un instrument de salut pour les âmes tourmentées.

Notre Père, 8 aout 1999

Lundi 9 octobre

Saint Denis et ses compagnons, Saint Jean Léonardi, Saint Ghislain

La réponse à la parabole, c’est de dire  : Jésus, sans se nommer, nous ramène par cette méditation à reconnaître que si j’ai encore quelque vie en moi, que je ne suis pas mort, que si j’ai encore quelque joie d’exister, si j’ai encore quelque dignité retrouvée, c’est à lui que cela appartient, c’est à lui que je le dois  ! Donc, ce qui est la première chose dans ma vie de pauvre misérable héritier d’Adam et d’Ève, c’est l’œuvre du Christ en moi.

Si j’ai quelqu’un à aimer, c’est Jésus-Christ qui m’a sauvé. Il a été si bon, si bon, si bon  ! Maintenant, il a pénétré mon cœur d’un amour de lui-même, qui est une joie. Voilà, c’est ma première joie dans la vie. C’est ma première dignité, d’aimer Jésus et d’avoir reçu le Baptême, de m’être inscrit dans l’Église et de vouloir participer à tous les fastes de l’Église, à tous ses sacrements.

Notre Père, retraite sur la Circumincessante charité, 1997

Mardi 10 octobre

Saint Clair, Saint François Borgia

Tandis que Votre Révérence s’épuise en tant de travaux apostoliques si nécessaires, je demeure dans le recueillement de ma cellule, priant en silence pour ceux qui luttent au milieu du monde, cultivant la Vigne du Seigneur, et je prie aussi pour la Vigne afin que le Seigneur la rende féconde et qu’elle donne du fruit qui demeure pour la Vie éternelle.

Et que de fois, il me semble entendre l’écho de la voix grave et solennelle de Jésus  : «  Marie a choisi la meilleure part qui ne lui sera pas enlevée.  »

Je ne sais, mais il me semble qu’il y en a si peu qui comprennent la vie intime, cachée en Dieu avec Jésus-Christ  ! Pourtant, sans cette vie, l’apostolat est stérile et nulle l’activité. C’est pourquoi nos prêtres ont besoin d’une forte vie intérieure d’union intime avec Jésus-Christ pour pouvoir Le communiquer aux âmes et les guider sur le chemin du Ciel. C’est pourquoi je veux me donner entièrement pour que ce don tourne au profit de ceux qui travaillent dans la vie active et, pendant que je fais aller et venir l’aiguille entre mes doigts, confectionnant des ornements qui serviront à l’autel, je demande au Seigneur que chacun de mes points soit un acte d’amour qui embrase le cœur de ses Ministres.

Sœur Lucie, lettre au père Pasquale, 4 février 1967

Mercredi 11 octobre

Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’âme ne peut monter à Dieu que par Marie, parce que c’est par sa Mère qu’il plaît à Jésus de donner toutes ses grâces. Marie règne après Jésus sur toute la création.

Lucie-christine, 11 janvier 1889

Jeudi 12 octobre

Saint Wilfrid, Bx Louis Brisson

Plusieurs fois en ce mois du Rosaire, mon âme s’est trouvée dans l’oraison, saisie et pénétrée de la joie que Dieu prend à se reposer dans le Cœur Immaculé de Marie. je voyais cette âme très pure resplendir dans sa bienheureuse ignorance du mal, comme une fraîche oasis au milieu du désert du monde, comme un phare ou une étoile lumineuse dans nos ténèbres, comme un refuge de suavité et de sérénité où Dieu prend ses délices au-dessus de toutes les créatures qui l’offensent.

Reine des Anges, seule créature humaine que le mal n’ait jamais approchée  : qu’un rayon de votre céleste pureté nous illumine, transforme et purifie nos volontés, afin que Dieu puisse quelque fois nous regarder avec amour sans que sa vue soit trop blessée de nos misères.

Lucie-Christine, octobre 1906

Vendredi 13 octobre

6e Apparition de Notre-Dame de Fatima, St Édouard, roi d’Angleterre

Les paroles de l’apparition du 13 octobre qui se gravèrent le plus dans mon cœur, furent la demande de notre Très Sainte Mère du Ciel  : «  N’offensez pas davantage Dieu Notre-Seigneur, qui est déjà trop offensé.  » Quelle plainte d’amour et quelle tendre supplication  ! Qui me donnera de la faire résonner dans le monde entier afin que tous les enfants de la Mère du Ciel entendent le son de cette voix  !

Sœur Lucie, deuxième mémoire, 1937

Samedi 14 octobre

Saint Calliste 1er

C’est pour toute l’Église que, à Fatima, le soleil a failli tomber sur la terre, la liquéfier par le feu de la Sainteté de Justice de notre Dieu le 13 octobre 1917. Ce miracle fantastique, eschatologique, s’est complété et expliqué par les douces visions de Jésus, Marie, Joseph aux trois enfants éblouis, éperdus de joie et de reconnaissance, prostrés sous l’influence des bénédictions et des grâces en eux répandues. Nous aurons, ce jour-là, en son 80e anniversaire, à remercier le Ciel d’avoir été si bon, si bon pour nous l’an dernier où nos 700 pèlerins trouvèrent grâce auprès des Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie. Nous étions retenus au loin pour diverses nécessités, ne sachant même pas si la chose avait lieu ou avait été empêchée. Nous y étions avec vous et nous ressentions pour nous aussi les douces bénédictions et les secours puissants dispensés du Ciel par la divine Marie, Saint Joseph et l’Enfant-Jésus, nous aimant et nous aidant à la sûre mesure de nos besoins, de nos prières, de nos espérances.

Notre Père, 6 octobre 1997

Dimanche 15 octobre

Sainte Thérèse d’Avila

L’âme n’est pas la pensée et celle-ci ne doit pas commander à la Volonté, sans quoi l’âme serait bien malheureuse. Son progrès ne consiste pas à penser beaucoup, mais à aimer beaucoup. Or, comment s’acquiert l’amour  ? En prenant la ferme résolution de travailler et de souffrir beaucoup et en s’y conformant lorsque l’occasion s’en présente.

Sainte Thérèse d’Avila, les fondations, chapitre Ve

Lundi 16 octobre

Sainte Marguerite-Marie, Apparition de saint Michel au Mont Tombe, Sainte Edwige, Sainte Marguerite-Marie d’Youville, Saint Gérard Majella

«  Le signe de Jonas  », c’était la mort de Jésus et sa résurrection le troisième jour, dont le séjour du prophète restant trois jours dans le ventre de la baleine était la figure et l’annonce. «  Le signe de Jonas  », c’est donc la Croix de Jésus. Et c’est encore le seul et unique signe donné aujourd’hui par Notre-Dame de Fatima à notre génération perverse et incrédule.

C’est le dernier mot du Secret de Fatima  : «  une grande Croix de troncs bruts…  » Le miracle du soleil, du 13 octobre 1917, et tous les autres miracles cosmiques qui ont accompagné les apparitions de Notre-Dame, n’avaient qu’un seul but  : que tout le monde croie en cet avertissement d’avoir à faire pénitence, sous peine de périr tous  ! Et les gens n’y croient pas  ! Ils ne voient pas que nous sommes parvenus aux derniers temps annoncés par ces apparitions et ces miracles. Comme les pharisiens qui demandaient à Jésus quand arriverait le Royaume de Dieu. Jésus leur répondit  : «  La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et on ne saurait dire  : “ Le voici  ! Le voilà  ! ” Car, sachez-le, le Royaume de Dieu est parmi vous.  » (Lc 17, 20-21)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 30 mai 2004

Mardi 17 octobre

Saint Ignace d’Antioche, Sainte Marguerite-Marie

Abîmez toutes vos misères dans la miséricorde de l’aimable Cœur de Jésus, et ne pensez plus qu’à l’aimer en vous oubliant de vous-même. Et puis, laissez-le faire tout ce qu’Il voudra en vous et de vous et pour vous.

sainte Marguerite-Marie

Mercredi 18 octobre

Saint Luc

Puisque le Seigneur ne m’ouvrait pas les portes du Carmel, je m’offris, en désirant être acceptée, pour aller dans les terres africaines, aux côtés des missionnaires, apporter aux âmes l’Amour qui embrase, l’Espérance qui fortifie, la Foi qui guide et élève de la terre vers le Ciel  ! Aller avec la divine Bergère conduire les brebis aux pâturages verdoyants, où coulent les eaux cristallines de la fontaine éternelle. Mais je ne m’explique pas comment je sens en moi des aspirations si opposées  ! Je serais contente de voler vers les régions de l’Afrique, à la conquête des âmes de mes chers frères éloignés, et j’en viens à envier ceux qui ont ce sort. Je serais heureuse de m’immoler dans les hôpitaux auprès des membres souffrants du Christ, afin de leur apporter par mes services toutes sortes de soulagements. Je serais plus heureuse encore de m’enterrer dans les léproseries, recueillant les gémissements des pauvres gens dans leur déchéance, les offrant à Dieu comme des victimes expiatoires pour les péchés du monde. (…)

Mais, pauvre de moi, qui ne suis rien et n’ai rien  ! Je m’élève au-dessus de mon propre néant et, dans l’union de mon âme avec le Christ, je trouve tout, parce que c’est des profondeurs de l’abjection que Dieu m’élève aux hauteurs du surnaturel. C’est par l’humilité qu’on descend au fond de l’océan, c’est là qu’on trouve la lumière, la force, la joie et où Dieu accorde la grâce d’atteindre le comble de l’Amour  ! De là, mon ardent désir de m’immoler seule à seul avec lui dans le silence d’un cloître, où je puisse tout lui donner dans une union plus parfaite, dans une rencontre plus intime pour l’Église ma Mère et pour les âmes de mes chers frères.

Sœur Lucie, Mon chemin

Jeudi 19 octobre

Saints martyrs canadiens, Saint Paul de la Croix, Saint Pierre d’Alcantara

La véritable dévotion ne consiste pas dans cette tendresse de cœur ou dans cette douce consolation que ressentent quelquefois ceux qui prient, mais dans cette promptitude et dans cette ardeur, que l’on met à faire le bien. Il résulte de là que souvent l’un se trouve sans l’autre, lorsqu’il plaît au Seigneur d’éprouver les siens. À la vérité, cette dévotion et cette promptitude répandent très souvent dans l’âme cette douce consolation  ; et, à leur tour, cette consolation et ce goût spirituel augmentent la dévotion essentielle qui consiste dans cette promptitude et cette ardeur à faire le bien.

Saint Pierre d’Alcantara, Traité de la dévotion

Vendredi 20 octobre

Sainte Adeline, Bx martyrs d’Angers, Saint Jean de Kenty

Mes cousins François et Jacinthe se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la très Sainte Vierge très triste en toutes ses apparitions. Elle n’a jamais souri avec nous et cette tristesse, cette angoisse, que nous remarquions chez elle, à cause des offenses à Dieu et des châtiments qui menacent les pécheurs, pénétrait notre âme et nous ne savions qu’inventer en notre petite imagination enfantine comme moyens pour prier et faire des sacrifices. L’autre chose qui sanctifia les enfants vint de la vision de l’enfer. Voilà pourquoi, Père, ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront certainement si, auparavant, le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obstinés dans le péché.

Sœur Lucie au père Fuentes, 26 décembre 1957

Samedi 21 octobre

Bx Nicolas Barré, Sainte Célinie, Saint Hilarion

Toujours dans les plans de la divine Providence, lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres recours. Or, quand il a vu que le monde n’a fait cas d’aucun, alors comme nous dirions dans notre façon imparfaite de parler, il nous offre avec une certaine crainte le dernier moyen de salut, sa très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen, nous n’aurons plus le pardon du Ciel, parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit-Saint, qui consiste à repousser ouvertement, en toute connaissance et volonté, le salut qu’on nous offre. Souvenons-nous que Jésus-Christ est un très bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offensions et méprisions sa très Sainte Mère. Nous avons comme témoignage évident l’histoire de plusieurs siècles de l’Église qui, par des exemples terribles, nous montre comment Notre-Seigneur Jésus-Christ a toujours pris la défense de l’honneur de sa Mère.

Sœur Lucie au père Fuentes, 26 décembre 1957

Dimanche 22 octobre

Bienheureuse Alix Le Clerc

Pour l’instant, disait sœur Lucie, «  Salazar est l’homme choisi par la divine providence, et un seul de ses cheveux blancs vaut plus que tous ces blancs-becs sans expérience qui s’agitent dans les rues là-bas.  » Elle fustigeait une manifestation qui avait eu lieu à Lisbonne, inspirée et exploitée par les opposants à la politique coloniale du président.

Elle poursuivait  : «  Nous devons remercier Dieu de la grâce qu’il nous fait en nous donnant des gouvernants d’une si grande valeur, et nous devons leur être reconnaissants de tant travailler et se sacrifier pour le bien général de la nation, dont dépend le bien particulier de chacun de nous.  »

Et elle exhortait son correspondant à «  faire la guerre au péché dans lequel le monde est plongé  : les scandales, les immoralités, les jalousies, les murmures, les trahisons et les calomnies  »

Frère François, Fatima salut du monde

Lundi 23 octobre

Saint Jean de Capistran, Saint Romain, Notre-Dame de la Sainte Espérance, Saint Antoine-Marie Claret

Fête du patronage de la Sainte Vierge. Je priai ma Mère qu’elle daignât couvrir mes misères de sa protection, et qu’elle me rendît un peu agréable à son divin Fils. Et mon âme se trouva unie à cette très douce Mère, et comme inondée d’une rosée délicieuse  ; et bientôt après, Marie présenta mon âme à Jésus, qui l’unit en même temps à Lui et à sa Sainte Mère.

Lucie-Christine, 23 octobre 1882

Mardi 24 octobre

Saint Antoine-Marie Claret, Saint Raphaël archange

Le retour du Seigneur, c’est un compliment qu’on se renvoie entre le Seigneur et nous  : «  Convertis-toi et moi, je reviendrai aussi.  » En nous commentant ce premier article de notre Règle, notre Père nous expliquait que le retour du Seigneur qui ne saurait tarder c’est premièrement la perspective de notre mort prochaine pour chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre, ou du moins… presque tous  !

«  Ta pensée de la mort  », c’était la grande pensée du Père de Foucauld, qui lui était quotidienne. Combien de fois notre Père nous a commenté cette parole, on devrait y penser tous les jours  ! On est tout prêt. Plutôt que de craindre, de trembler, nous devons nous y préparer, comme disait le Père de Foucauld, dans la mesure où ce n’est plus du tout une idée en l’air, mais c’est très proche, en portant fidèlement notre croix chaque jour, fidèles à la grâce qui nous est faite chaque jour et qui sera au rendez-vous au moment critique – c’est inutile d’essayer d’imaginer à l’avance –, mais à condition que, à ce qui m’est demandé aujourd’hui, je sois fidèle.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 31 août 2015

Mercredi 25 octobre

Saints Chrysanthe et Darie

Un jour que je ne sais pas, je me trouverai soudain devant Vous pour mon jugement et pour mon destin éternel. Plus rien ne compte alors que de me préparer à ce dernier moment pour ne pas m’y trouver démuni, à ce dernier acte pour le bien remplir. Je sais que tout est grâce dans la vie, et que c’est Vous qui faites en moi tout le bien qui paraît mien. Je sais que cette dernière heure, si semblable à toutes les autres au cadran de l’horloge, si formidablement différente à mon cœur, sera disposée par Vous selon votre sollicitude  ; je sais que rien ne se fera de bon que par votre grâce, la grâce imméritée de la persévérance finale et de l’ultime amour. Mais je veux prier pour obtenir ces bienfaits, pour y correspondre pleinement. Je veux me complaire dans la prévision de ces dons que j’espère et les joindre au bouquet quotidien des merveilles dont je Vous rends grâces.

Notre Père, page mystique n° 82, octobre 1975

Jeudi 26 octobre

Saint Dimitri, Saint Évariste

Ce matin, combien je m’humiliai devant mon Sauveur à la sainte Messe, car, bien malgré moi je repassais devant Lui les nouvelles que je venais de recevoir de mes enfants et mon esprit y revenait toujours. Mais à peine entré dans mon âme par la communion, comment dirai-je la vengeance de Jésus  ! Mon Seigneur me prit tendrement ces enfants que je voyais dans ma pensée et les enferma avec moi dans son Cœur adorable, de sorte que je ne les voyais et ne les aimais plus qu’en Lui, et ma tendresse pour eux fondait pour ainsi dire dans l’incomparable et irrésistible amour que m’imprimait la présence de Jésus  !

Lucie-Christine, 24 novembre 1884

Vendredi 27 octobre

J’ai vu qu’il y a dans le monde beaucoup de sourds, et que les pires sont ceux qui n’entendent pas parce qu’ils ne veulent pas entendre, de même que les pires des aveugles sont ceux qui ne veulent pas voir. Je pense donc que Notre-Dame est sûrement contente de ceux qui entendent et voient, et que Notre-Dame est triste, selon notre manière de parler, de ceux qui n’entendent pas ni ne voient parce qu’ils ne veulent pas entendre ni voir.

Sœur Lucie, 20 février 1993

Samedi 28 octobre

Saints Simon et Jude, Notre-Dame de la Victoire

Je voudrais bien que, dans notre prière privée, nous disions «  Notre-Dame de la Victoire  » qu’elle remportera demain sur tous les apostats, les faux chrétiens, les traîtres qui détruisent l’Église jour après jour. Elle seule peut avoir la victoire parce qu’elle est la Mère du Fils de Dieu, la Mère de Dieu même et elle n’a qu’à demander à son fils, son Fils demandera à son Père comme il est dit dans le psaume 2e  : «  Demande et je te donnerai les nations en héritage.  » Jésus n’a qu’à demander pour être exaucé par son Père  ; je suis sûr, parce que c’est la sûreté même de la foi, de l’espérance surnaturelle, de la charité qui est l’amour de Jésus et de Marie en même temps que de tous les êtres humains, je suis sûr que cette espérance ne sera pas déçue et quand viendra cette fameuse victoire, nous ne serons plus à regarder les vestiges du temps passé avec mélancolie, mais nous serons absorbés par les tâches qui nous seront ouvertes par la Vierge Marie, par Saint Joseph apparu le 13 octobre 1917, par le Père, le Fils et le Saint-Esprit, en sorte que nous entrerons dans la joie  !

Notre Père, 27 mai 1996

Dimanche 29 octobre

Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi

Tout le mystère du Christ-Roi est un mystère d’abaissement, d’épreuve, qui s’abaisse par miséricorde, qui se dépouille tellement de ces ornements royaux pour son peuple que ce peuple, voyant tant d’amour pour lui, le déclarera son Roi par une conversion du cœur. Ainsi, au lieu d’imaginer le roi sous la figure d’un tyran, d’un dictateur, le voir très humble, très doux, très bon  : tel fut Jésus ne cessant de faire du bien à son peuple à travers les siècles. J’aimerais que nous ajoutions à ces grandes pensées que nous inspire la liturgie d’aujourd’hui des pensées plus humbles, plus modestes, plus pitoyables, et que nous tournions les yeux vers Jésus crucifié et le voyions comme un Roi brisé tel saint Louis mourant à Tunis  : c’est là qu’il fut le plus grand. Jésus sur la Croix y a toute la noblesse, toute la légitimité du Roi.

Voilà ce qui est le vrai christianisme. Notre Christ-Roi, notre Jésus Roi de nos cœurs, Roi de France, Roi du monde est un être humilié, humble, doux et non pas superbe, écrasant dans sa présence. C’est pourquoi le cri de «  Vive le Roi  !  » n’est pas un cri de victoire, mais c’est un cri de compassion  : on souffre avec le Christ de voir le monde lui tourner le dos et le maltraiter dans ses représentants. On espère qu’à force de crier «  Vive le Roi  !  », des peuples se retourneront vers lui et se convertiront.

Ce sera le retour de l’Alliance comme aux premiers jours.

notre père, 28 octobre 1984

Lundi 30 octobre

Je veux toujours mieux aimer le moment présent, parce que c’est celui où Vous me mettez.

Lucie-Christine, 1er octobre 1882

Mardi 31 octobre

Saint Quentin, Vigile de la Toussaint

Je me fais une peinture du Ciel avec ma pauvre imagination  ; j’essaie de me représenter les myriades d’anges, les saints dont les visages sont radieux de joie et de bonheur. Cette joie, cette perfection, cet amour, cette beauté, toute cette allégresse définitivement empreints sur tout leur visage, dans leur comportement, leur être glorifié, me frappent.

Toutes les fois que, aujourd’hui, je reviendrai aux saints par la pensée, par le cœur, je penserai que ces saints, même si je les imagine très loin de nous, perdus dans le bonheur du Ciel, s’occupent de nous  : saint Michel archange, non pas perdu dans l’extase de son Dieu, très loin de mes petites affaires politiques et temporelles, mais protecteur de la France. Quelle révélation  ! Celui qui a vaincu le démon, chef des armées angéliques, est protecteur de la France  ! Je ne l’aurais pas cru, jamais imaginé. Il fallait être sainte Jeanne d’Arc pour prier les saints de sa paroisse comme des personnes vivantes, protectrices, comme des cœurs sensibles.

Aucune entrée ne leur est interdite, je leur ouvre les portes de ma demeure et je suis heureux qu’ils viennent m’aider, me conseiller. Je serai plein d’affections, mon cœur se lèvera sans cesse vers ces personnes glorieuses.

Notre Père, 1er novembre 1977