La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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FILS DE L’ÉGLISE

VI. « Les enfants demandent du pain » (1987-1993)

ANDRÉ Frossard a raconté que le pape Jean-Paul II lui avait fait une confidence  : «  Il y a quelque chose qui lui fait de la peine. Il me l’a dit. C’est de voir que ses encycliques sont si mal diffusées et si peu lues, alors qu’il y met beaucoup de lui-même.  »

Cette seule constatation fait voir ce qu’a d’illusoire, de mensonger même, le concert universel de louanges qui entoure le pape Jean-Paul II. (…) Les gens applaudissent. Mais ils ne font pas attention à ce qu’il dit.

Eh bien  ! un théologien, au moins, l’a écouté, lu, étudié attentivement, et l’a expliqué à ses lecteurs, c’est l’abbé de Nantes. Il s’en est fait un devoir  :

«  (…) Karol Wojtyla, d’une encyclique à l’autre, et encore dans sa récente lettre apostolique Mulieris dignitatem, bâtit un système sans analogue dans le passé de l’Église, et surtout de la part du Pontife romain   ! à savoir le dogme complet, article par article, d’un nouveau culte de l’homme, d’apparence encore chrétienne… sous les yeux bovins de clercs abrutis ou complices. Pour moi, je préférerais être sourd et aveugle que de ne pas voir et comprendre cette œuvre, et qu’on me coupe la main droite et la langue plutôt que de renoncer à la dénoncer et en réclamer l’anathème à Rome et, par défaut, au Christ lui-même.  »

Ce qui est extraordinaire, et nous fait toucher du doigt “ les voies de la Providence ”, c’est que notre Père a cessé ce labeur écrasant en même temps que le Pape lui-même qui, aujourd’hui, ne peut plus s’exprimer. Comme pour nous montrer que tout est dit, de part et d’autre, et que le jugement appartient à Dieu. (…)

C’est un combat gigantesque, mais l’abbé de Nantes était armé, pour l’engager, de sa métaphysique relationnelle, antithèse du «  solipsisme généralisé  » du pape Jean-Paul II. (…)

LA GNOSE UNANIMISTE DU PAPE

Pour introduire son commentaire de l’encyclique Redemptoris missio, datée du 7 décembre 1990, l’abbé de Nantes écrit  :

«  Il y a pourtant, dans l’enseignement du Pape, authentique tant que vous voudrez, mais point du tout   » ordinaire   » [c’est-à-dire ne pouvant pas se réclamer de ses prédécesseurs] ni   » extraordinaire   » [c’est-à-dire ne pouvant pas se réclamer de son infaillibilité personnelle, parce que, s’il y faisait appel, ce serait se condamner lui-même !], novateur et déviant plus qu’on puisse et doive supporter   ! un progrès dans l’audace et dans la fusion des contradictoires en une proposition gnostique du mystère de l’homme et de Dieu qui ne sont qu’un.  » (…)

«  Ce qui est dit de l’Église est secrètement accordé à l’humanité entière, ce qui est attribué aux chrétiens en vertu de leur foi et de leur baptême est comme déjà possédé, incognito,à l’état de   » semences du Verbe «  par tout homme religieux, ou de   » semences évangéliques   » en toute âme de bonne volonté préoccupée du bien de ses semblables et du progrès de l’humanité.  »

C’est ce que notre Père appelle la «  gnose unanimiste   » du pape Jean-Paul II, «  où l’apostasie se revêt de somptueuses chasubles chrétiennes, catholiques, où l’Église se dévêt de ses divines et chastes parures pour se faire courtisane  ». (…)

Pour tout dire, il faut se rendre à l’évidence  : «  Le Pape   » ne connaît pas Dieu «  , au sens johannique de pareille expression   : il ne l’aime pas, il fuit sa lumière, il déforme et ampute sa révélation pour plaire aux hommes impies de ce temps.  »

Il ne connaît pas davantage Jésus-Christ, Fils de Dieu  :

«  Certes, il a été   ! Il est né, il est mort, il est ressuscité. Ensuite, cela s’embrouille et s’efface. Son destin historique est achevé et demeure dans la mémoire collective… comme Mozart demeure dans son œuvre musicale indéfiniment reviviscente et dans son message immortel.  » Ce n’est pas une boutade  ! C’est le Pape qui, dans son discours du 16 mars 1991, passait, sans transition, de Jésus-Christ à Mozart, censé délivré un message semblable à celui de l’Évangile. (…)

Il en va de même de l’Église fondée par Jésus-Christ et des sacrements institués par Lui, distribués par Elle. Dans sa prédication ouverte à tous «  les hommes de bonne volonté  », croyants et incroyants, le Pape n’en évoque jamais la nécessité. Bien plus  : il inocule le venin mortel de cette «  gnose unanimiste  » dans l’Église romaine elle-même par un nouveau   » catéchisme   » publié en 1992, le Catéchisme de l’Église Catholique, C. E. C. antithèse, s’il en fut, de la C. R. C.  !

CROISADE À ROME, SOUS L’ÉGIDE DE NOTRE-DAME DE FATIMA,
CONTRE LE C.E.C., PRÉTENDU CATÉCHISME
DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE (13 mai 1993)

«  C’est intégralement le venin du concile Vatican II, impudent, insolent, réédité dans ses propres termes à la Face de Dieu et de son Fils Jésus-Christ, en leur Nom   ! dans un catéchisme universellement répandu et loué de tous, de l’Église enseignante comme des meneurs laïcs de l’opinion mondiale, sauf à être critiqué par la gauche révolutionnaire, pour ses tiédeurs, pour ses lenteurs, critiques qui le rendent plus sûr et plus cher aux fidèles fatigués de trente ans de contestation.  »

D’autant plus que ce Catéchisme fut réalisé à la requête de plusieurs évêques, pour opérer au sein de l’Église un redressement doctrinal  !

«  Alors, dans l’instant, la voix de ma conscience me dit qu’il fallait retourner à Rome, nous autres de la CRC, plus seuls que jamais, pour porter accusation d’hérésie, de schisme et de scandale, non plus contre un, contre deux Papes pris personnellement à partie, mais contre l’Église entière, pour cause d’adultère et de fornication maintenant publics et provocants, au bout de trente ans de folle inconduite.  » (…)

Cependant, accuser d’hérésie un tel Catéchisme, c’est encore s’en prendre au Pape principalement  :

Pour la troisième fois, notre Père se rendit à Rome, le 13 mai 1993, accompagné de deux cent soixante-sept représentants de notre Contre-Réforme catholique, pour déposer ce troisième Libelle d’accusation. (…)

LA TENTATION DU RALLIEMENT

Comme vingt ans auparavant, au temps du Catéchisme hollandais, notre Père commença par admirer ce nouveau Catéchisme  : «  Quitte à regretter bientôt de m’y être laissé prendre, j’avoue avoir été séduit, conquis par l’ardeur religieuse, la joie spirituelle, la magnanimité contagieuse de ce Catéchisme. (…)Un grand livre, digne de la sainte Église catholique, un   » travail de Romain «  .

«  D’un bout à l’autre, j’ai été suavement et puissamment sollicité d’adhérer, mis en condition   » charismatique «  de me livrer à son mode global d’envisager la religion chrétienne, si neuf, apparemment libérateur. De quoi   ? De toutes contraintes   ?  »

Oui  ! Et c’est là que le bât blesse.

Car il y a un «  venin  » dans ce «  miel  », comme dans chaque encyclique de Jean-Paul II  :

«  Certains chapitres parfaitement repérables sont faits de citations massives des Actes de Vatican II que notre foi catholique refuse depuis un quart de siècle, et de plus en plus fermement, pour leur évidente incompatibilité et contradiction avec la simple vérité philosophique ou scientifique accessible à la raison naturelle, ou avec des points de doctrine ecclésiastique qu’on ne saurait remettre en cause, ou même en doute, maintenant qu’ils ont été définis.  »

LE VENIN DANS L’HYDROMEL

Notre Père classe en douze chapitres les erreurs du CEC. Au chapitre neuvième, intitulé   » L’apostasie d’un culte de l’homme antichrist, dans la répudiation du cœur et de la croix de Jésus «  , il verse dans une première colonne ce qu’il appelle le «  pur hydromel de Jésus-Christ, limpide, suave, sanctifiant et enivrant de l’amour chaste de sa Croix et de sa Gloire  », dont le fruit est «  la vie dans le Christ  » (nos 1691-1696 du CEC).

En face, une seconde colonne est pleine de «  venin satanique  », poison mortel présenté comme «  la vocation de l’homme  : la vie dans l’esprit  » (nos 1701-1709).

La première colonne est une suite de citations des Pères de l’Église, de l’Évangile, de saint Paul. La seconde enchaîne des passages de la Constitution conciliaire Gaudium et spes. Deux mondes absolument étrangers l’un à l’autre. Ou plus précisément, nous le comprenons aujourd’hui, ce sont les deux «  moitiés  » de la «  grande ville à moitié en ruine  » du   » troisième Secret   » de Fatima. Au milieu des «  ruines  », il y a encore des monuments intacts. (…)

En fait, dans ce   » Catéchisme «  , Jésus-Christ perd toute consistance historique, pour laisser place à l’homme se faisant le centre du monde et se donnant gloire à lui-même sans plus de souci de Dieu, de son Ciel ni de l’enfer. Du moins est-ce l’analyse de notre Père. (…)

L’APPEL AU JUGEMENT INFAILLIBLE

Il avait presque achevé sa rédaction lorsqu’il fut pris de vertige. C’était dix jours avant la date fixée pour le voyage à Rome. (…) C’était impressionnant  ! Après les vêpres, il implora des prières, la voix étranglée par l’angoisse de ne pas arriver au bout de son ouvrage. Ce fut une sorte d’agonie  : «  Si ce Catéchisme est catholique, se disait-il, il est criminel de l’attaquer, de tourner le dos à la vérité par opiniâtreté, simplement parce que nous critiquons cette Réforme de l’Église depuis trente ans.  »

Mais la lumière revint à la pensée de s’en remettre à l’Église, attitude catholique par excellence  :

«  C’est à l’Église de juger, comme je le lui demande, d’une manière infaillible.  »

Une fois de plus, l’Église, en la personne du Pape et de ses ministres, refusa de juger.

Le 13 mai au matin, nous arrivions à Rome, par la voie des airs – un avion spécial – et par le train de nuit – un wagon spécial du Palatino. (…)

«  L’important tient en peu de mots. Nous sommes Reçus par un Monsignore d’une jeunesse et d’une naïveté rayonnantes. (…)

«  C’est vite fait   : remise des deux livres et explication de leur destination. L’un pour le Saint-Père, l’autre pour le cardinal. Entendu, très bien. La comédie a duré deux minutes, et déjà cet ange nous tend la main… Non, pas encore, Monsignore… J’exige un reçu. Recherche d’une introuvable feuille de papier. Je dicte le texte que l’autre, affectant d’ignorer notre langue, écrit comme un illettré. (…)

Mgr Caotorta et l'abbé de Nantes au St-Office, le 13 mai 1993.

Mgr Caotorta et l’abbé de Nantes au St-Office, le 13 mai 1993.

Finalement, Mgr Caotorta signera un accusé de réception, ainsi qu’une autre feuille, à présenter au cardinal  :

«  Ce Libelle d’accusation appelle canoniquement l’ouverture d’un procès en hérésie, dans les plus brefs délais, sous peine de forfaiture.  » (…)

C’est prodigieux  ! Il faut dire que notre Père avait prévenu le cardinal Ratzinger  : «  Avec nos deux cent cinquante amis, nous ne venons pas discuter avec Vous, ni exposer nos états d’âme, ni injurier quiconque, ni chercher les conditions honorables d’un fructueux ralliement. Ni plaider notre cause, mais seulement l’introduire. C’est clair et c’est simple. Une minute y suffira. Et Votre Éminence sait qu’en raison de sa haute fonction, il est de Son devoir de recevoir ce Livre d’accusation et ainsi de lier notre procès sous peine de forfaiture.  »

UN MAGISTÈRE BATTU PAR FORFAIT

Et la démarche accomplie, de vive force puisque notre Père n’avait reçu aucune réponse à ses demandes d’audience , le dicastère romain continua à faire le mort. (…) Alors, notre Père m’envoya à Rome, engager des pourparlers avec la secrétairerie d’État, où j’avais mes entrées, si l’on peut dire  ! (…) Mgr Re, que j’avais déjà rencontré en 1982, chargea un de ses subordonnés, Mgr Leonardo Sandri, assesseur, de me recevoir. Moins de dix jours après le 13 mai. (…)

Mgr Sandri

Mgr Sandri

Notre conversation s’engage sur le ton d’une parfaite courtoisie, et même d’une certaine amitié. Après une réponse évasive sur l’ouverture du procès, il me dit au sujet des «  déviations  » signalées par notre Père dans le catéchisme  :

Vous pensez que le Pape peut donner à ses enfants, à la place du pain de vie, des hérésies   ? Cela n’est pas   !  »

Pourtant… cela est  ! Il n’y a qu’à lire.

Le premier chapitre de l’accusation consiste précisément à dénoncer une extension abusive de l’infaillibilité et de l’indéfectibilité de l’Église en son chef, en ses pasteurs et en son peuple. (…)

Mgr Sandri (…) tombe ainsi sous le coup du premier des douze anathèmes formulés par notre Père. D’ailleurs, il le sait bien, et, prenant le ton de la confidence il va essayer de me faire capituler sur ce point, ou du moins de me faire reculer et reconnaître qu’on exagère  : (…)

«  Un ami à moi recevait votre bulletin pendant que j’étais au séminaire, ici, à Rome. Alors je lisais. C’était d’une logique effrayante, implacable   ! Très fort. Mais vous devriez étudier votre méthode. Il semble que vous vous constituez comme un autre centre de pouvoir qui condamne l’Église par des anathèmes. (…)  »

LE JUGEMENT

«  C’est pour préparer le travail du Saint-Office, Monseigneur   ! C’est une question de présentation. Chaque   » anathème «  résume en une proposition l’objet d’une thèse en litige. Il s’agit maintenant de juger sur le fond   : vrai ou faux   ? (…)

Un silence. Et voici l’incroyable aveu  :

«  Si nous faisons ce que vous demandez, cela veut dire que tout cela a un fundus veritatis,un fond de vérité. (…)Nous ne pouvons pas le faire. (…) Montrez d’abord que vous êtes des fils obéissants. Ensuite, on verra.  » (…)

J’en vins ensuite à l’objet de ma visite  :

«  (…)L’abbé de Nantes m’a chargé de vous transmettre une sorte de proposition au Saint-Siège.  »

À ces mots, Mgr Sandri change d’expression. Il devient grave, saisit une feuille de papier et prend note.

«  1. Le Saint-Siège pourrait ouvrir le procès introduit par l’accusation de l’abbé de Nantes, par un décret officiel, public, annonçant l’examen du catéchisme par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

«  2. En attendant les conclusions de cet examen, serait   » suspendue «  la suspense qui frappe l’abbé de Nantes et pèse sur lui injustement depuis vingt-sept ans. (…)  »

«  Son souci n’est pas d’être frappé injustement, mais c’est de voir un catéchisme hérétique imposé à toute l’Église. (…)

«  Notre Père, l’abbé de Nantes, ne réclame aucun égard particulier, ni récompense ni félicitation, pour n’avoir fait en tout cela que son devoir de   » serviteur inutile «   Servi inutiles sumus, Monseigneur   ! Ce délai permettrait de préparer une nouvelle édition du catéchisme, revue et corrigée de toutes ses erreurs, sans perdre la face, sans même avoir à donner publiquement raison à l’abbé de Nantes. Voilà ce que lui-même vous propose.

Je transmettrai. Ce que vous demandez, cela seulement est officiel. Le reste est conversation personnelle.  »

L’entretien avait duré 1 h et demie. En nous reconduisant à l’ascenseur, Mgr Sandri nous dit encore  : «  J’aime mieux avoir tort avec le Pape que raison contre lui.  »

C’est le grand argument des bien-pensants, des bons traditionalistes, contre nous. Sans voir ce que cette règle de conduite a d’outrageant… pour le Pape  ! «  car comment se dire   » avec le Pape «  en pensant avoir tort en cela même où il dit avoir raison   ?   !  » demande l’abbé de Nantes. (…)

«  Soyons sérieux. L’important n’est pas d’être avec le Pape. Être avec le Pape n’a d’autre raison que d’être ainsi, par lui, avec Jésus-Christ. Être contre le Pape n’aurait jamais d’autre raison concevable que de rester avec Jésus-Christ, s’il lui arrivait de s’en séparer, ce qu’à Dieu ne plaise   ! et de ne plus vivre que dans l’inquiétude d’une telle situation, dans les affres d’une telle contradiction.  » (…)

Par la suite, au cours de l’été, l’ami phalangiste qui m’avait accompagné en mai écrivit par deux fois à Mgr Sandri. (…) Le prélat finit par répondre, disant que, la requête ayant été transmise au dicastère compétent, il n’avait plus à s’en occuper. (…)

Depuis, aucune nouvelle… Pour la quatrième fois, comme en 1968, comme en 1973, comme en 1983, l’autorité se dérobait, contrevenant aux dispositions du droit canonique, selon lesquelles  : «  En raison de la primauté du Pontife Romain, tout fidèle peut librement déférer au jugement du Saint-Siège, ou introduire auprès de lui toute cause contentieuse ou pénale, à n’importe quel degré de juridiction et à n’importe quel moment du procès.  » 1Canon 1417 § 1 (…)

Alors, comment se fait-il que nous n’ayons obtenu aucune réponse  ? Je vais vous le dire  ; c’est très simple. (…) Le silence de Rome est extraordinairement éloquent. Il prouve que la foi catholique n’a pas encore été modifiée, altérée, corrompue dans l’âme virginale de l’Église  : «  L’atteste ce Libelle d’accusation qui reste dans les archives du palais du Saint-Office, et dans les cœurs tourmentés de ceux qui espéraient changer la foi catholique en changeant le catéchisme des siècles en un nouveau Catéchisme de l’Église catholique.  »

En terminant, notre Père tient cependant à se solidariser avec les auteurs de ce prétendu catéchisme, afin de bien marquer son horreur du schisme, qui n’a d’égal que sa véhémente réprobation de l’hérésie. Il n’y a rien de plus émouvant que cette volonté d’endosser toute la responsabilité, pour ainsi dire, de la faute qu’il vient de dénoncer  :

«  Nous nous sommes égarés dans nos mirages, Très Saint Père, nous nous sommes perdus dans notre gnose et enorgueillis d’avoir rêvé d’un dessein de grâce plus merveilleux que celui de Dieu même   ! Nous avons rejeté le genre humain sous le joug du Menteur, du Satan des origines. Aujourd’hui, il croit triompher par notre faux Évangile. Ah  ! repentons-nous, prêchons les justes voies du salut   ! Il ne sera jamais trop tard pour réparer nos erreurs et nos extravagances.

«  Par le Cœur Immaculé de la Vierge Marie, le Sacré-Cœur se laissera toucher et notre monde, humblement assoiffé de Vie, de Vérité, d’Amour, trouvera ou reprendra le chemin de l’Église, le chemin de Rome qui est celui du Royaume des cieux en ce monde et en l’autre.  »

Il nous restera à voir comment notre très chéri Père Céleste a pris au mot son serviteur qui s’offrait ainsi en victime d’expiation.

Frère Bruno de Jésus-Marie
Extrait de Il est ressuscité  ! n° 30, janvier 2005, p.13-20

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