La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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26. Contre tout schisme et toute hérésie

Le phalangiste embrasse le Christ et l’Église d’un même amour  ; il refuse de faire entre eux aucune division, aucune opposition. Être chrétien, être catholique, c’est une même et indivisible grâce, non par la volonté de la chair et une conviction reçue, non par un vouloir humain mais par la prédestination et grâce de Dieu. Ainsi à la lumière des quatre perfections de l’Esprit-Saint révélées dans la véritable Église, le phalangiste saura discerner, en lui et autour de lui, dans le monde et dans l’histoire, ce qui est de Dieu et catholique, de ce qui est du Malin et du péché de l’homme, pour haïr l’un et pour suivre l’autre. Mais il soumettra son jugement au discernement infaillible de l’Église hiérarchique.

1. Le phalangiste redoute et déteste le schisme qui est une révolte contre l’autorité divine et hiérarchique de l’Église romaine, une rupture de charité fraternelle sans qu’aucun motif puisse le justifier, car il va à l’encontre de l’unité et de la catholicité, dons de l’Esprit-Saint. De même il abhorre et fuit toute innovation et toute altération de la foi qui, par une révolte opiniâtre contre le magistère infaillible, mènent à l’hérésie, blessant la sainteté et l’apostolicité, dons de l’Esprit-Saint.

2. Les schismes et hérésies du temps passé, comme ceux de notre époque tragique, témoignent de la perfidie de leurs fauteurs, de leurs intentions criminelles, comme aussi de l’aveuglement et de la perversion des peuples qui les suivent. Rendus à leurs propres et seules forces, ils retombent au niveau commun des politiques et des idéologies humaines, et leur histoire n’est plus dès lors qu’une suite de nouvelles divisions haineuses au sein de la dissidence première et d’erreurs qui fourmillent et recréent de nouvelles hérésies au sein de la première, s’excluant les unes les autres férocement.

Les fruits en sont détestables et mettent en péril les biens de la civilisation, car schismes et hérésies véhiculent trop de passions, assassinats, pillages des biens d’Église, haines séculaires, abandons des vœux religieux et ambitions, pour ne pas faire régresser l’humanité à la barbarie.

3. Selon la tradition constante de l’Église, le phalangiste, en témoignage de sa foi et de sa docilité catholiques, anathématise les hérésiarques et fauteurs de schisme des temps passés et des temps actuels, s’interdisant de leur inventer quelque mérite, justification ou excuse, contre l’Esprit-Saint et l’Église, abominant au contraire leur mémoire comme des plus grands malfaiteurs de l’humanité. Tels Photius et Michel Cérulaire, tels Luther, Calvin, Zwingle et Henri VIII.

Afin de vivre et mourir fils de la sainte Église catholique qui est romaine.

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