La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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50. Que la volonté de l’Esprit-Saint
s’accomplisse sur la terre comme au Ciel

Le phalangiste trouve dans sa foi et son espérance vives la lumière et la force de sa charité fraternelle, ressort de sa dure existence temporelle et prémices de son bonheur éternel. Car l’amour seul demeure.

1. Aussi le but de sa vie quotidienne est-il la perfection des vertus chrétiennes, effet de la grâce divine sans cesse renouvelée, rendue et augmentée par les sacrements de pénitence et d’eucharistie, par les sacramentaux, par la prière et les œuvres de miséricorde. Son idéal constant est de progresser dans l’amour de Dieu, fidèle à l’Église, dévoué à ses frères, en paix avec tous, lui-même riche ou pauvre, en santé ou en maladie, entouré ou cruellement isolé, tranquille ou éprouvé, honoré ou proscrit, selon la volonté de Dieu, pour enfin mourir à l’heure que Dieu voudra, dans le Christ, fils de l’Église, muni du sacrement de l’extrême-onction pour la vie éternelle.

La philosophie et les sciences, la politique et l’économie, les techniques, la culture, les arts, les loisirs sont tout ordonnés à cette charité. Et il suffit.

2. Mystérieusement, son abandon à la volonté divine le pousse plus loin, à courir au-devant de ce qui est le plus opposé à son bien apparent et immédiat, le plus contraire à sa joie terrestre, et à désirer davantage la pauvreté, la maladie, les échecs, les tribulations, les séparations, les persécutions pour la justice, le martyre pour le Christ  !

La gloire de Dieu, la victoire du Seigneur Jésus, loin de pâtir de tels revers, semblent les appeler au contraire. «  Ne fallait-il pas que le Christ souffrit pour entrer dans sa gloire  ?  »Le phalangiste accède à la suprême sagesse de l’Amour en acceptant le genre d’avenir et de mort que Dieu voudra pour lui, et déjà de mourir chaque jour pour ne plus vivre, lui, mais que vive en lui le Christ  ! Dès sa jeunesse, le phalangiste consentira au sacrifice de sa vie, si Dieu le veult, pour le Christ, l’Église, la Chrétienté, pour sa patrie, pour son roi, et aussi bien pour le moindre de ses frères humains.

3. La Reine de la Phalange, à cause de cela, c’est la Sainte Vierge Marie, au Cœur douloureux et immaculé, qui merveilleusement allia dans sa vie l’humilité d’une virginité parfaite et la gloire de la plus éminente des maternités, qui conserva en son cœur toutes les joies de l’amour d’un Dieu, d’un Époux et d’un Fils jusqu’au centre de la douleur, au sommet du Calvaire. Devenue la corédemptrice du genre humain, médiatrice universelle de toutes grâces, mère et modèle des âmes chrétiennes, femme de l’Apocalypse, annonciatrice de Paradis.