La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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116. Les conséquences réelles du socialisme

1. Dans toutes les sociétés libérales, l’œuvre de gouvernements ouvertement socialistes ou impressionnés par les thèses socialistes, prenant le contre-pied de l’éthique capitaliste, de profit maximum, d’initiative, de risque, de concurrence et d’insolente inégalité, diffuse un sentiment de suspicion et d’envie, paralysant, culpabilisant les riches, excitant les revendications et l’orgueil des pauvres. Le grand capitalisme n’en est ni affecté ni atteint  ; il dissimule ses profits et sa puissance. Les petites et moyennes propriétés et entreprises sont directement touchées, découragées de toute initiative, arrêtées dans leur développement, étroitement contrôlées et pressurées par le fisc. Au contraire, les masses de fonctionnaires et de salariés voient croître leurs droits et augmentent leurs revendications. Au bout du compte, le socialisme n’arrive jamais à établir l’égalité  : les riches s’enrichissent encore, les plus pauvres continuent à s’appauvrir par la collectivisation et l’inflation.

L’échec du socialisme suédois est instructif, après que sa prétendue réussite eut tant enflammé les esprits. Le socialisme mou est le lieu du désespoir.

2. Une bureaucratie gigantesque et tentaculaire, recrutée parmi l’électorat socialiste, duplique dans l’administration d’État l’organisation hiérarchisée de la technocratie capitaliste. Et voilà deux monstres gestionnaires au lieu d’un seul, pour dévorer de connivence la substance des nations.

Les dernières vertus que le capitalisme entretenait encore, l’effort, l’épargne, l’invention, l’intérêt se corrompent et il ne reste plus rien de l’homme antique ou de l’homme économique moderne, qu’un consommateur revendicateur et contestataire.

3. La révolution marxiste, la seule qui aille jusqu’au bout, a cela de bon qu’elle dissipe d’un seul coup l’illusion socialiste, mais elle fait goûter aux peuples le prix de l’expérience de la liberté et de l’égalité pour tous  : c’est la famine et c’est la mort. L’État-Parti, l’État-Patron, l’État-Profiteur universel s’assure le monopole de la richesse et de la liberté, donnant aux peuples l’ordre et la paix d’un total esclavage, mais est incapable d’assurer le développement et la prospérité économiques.

Les défauts du système sont trop connus  : rigidité et sclérose des structures, inadaptation de l’offre à la demande, ici excédents et là pénurie, marché parallèle, concussion à tous les étages, irresponsabilité. Et pour combattre les tentations de la misère et du désespoir, pression idéologique, xénophobie et savante terreur envoyant les éléments réactionnaires en camp de concentration ou à la mort. Le socialisme, c’est l’enfer.

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