La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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144. Les provinces

Le souci de l’équilibre écologique impose de respecter l’enracinement et la convivialité des familles françaises, en donnant la plus grande autonomie aux cellules écologiques locales qui harmonisent population, territoire et travail en étroite symbiose. Ce sont autant de foyers naturels et traditionnels de vie honnête, juste, fraternelle et sans  » problèmes « .

1. Il faudra donc restaurer ces unités écologiques inscrites dans le sol, dans l’histoire et la civilisation, puissantes, toujours actuelles. Dessinées davantage par les habitudes séculaires que par les données économiques modernes – et cela au dire même des économistes les plus au fait du problème des régions – la restauration des provinces demeure un élément capital du redressement de la natalité, de la vitalité et de la civilisation nationales. D’où les lois républicaines de régionalisation, avec assemblées délibératives et commissions régionales, qui cependant ménagent les nécessités du contrôle de l’électorat et la tendance à la centralisation, inévitable en démocratie  ; d’où les dépenses fastueuses, les déficits accrus et un nouvel échelon de bureaucratie envahissante.

2. La province est une forte communauté humaine, à la charnière de l’autonomie des peuples qui la composent et de l’autorité souveraine qui s’y exerce, le point de rencontre et d’accord des intérêts organiques de la région et des nécessités supérieures de la nation. Seule l’autorité souveraine et absolue peut restaurer l’autonomie et l’autogestion des provinces dans une communauté nationale unie et décentralisée, sans crainte de sécession.

3. Le gouverneur de la province assume les deux fonctions compénétrantes de représentant du souverain, fort de son autorité et responsable devant lui, chef de l’administration royale, mais aussi de représentant des peuples de la province auprès du pouvoir central, chargé de défendre leurs intérêts et leurs droits dans l’État et, si nécessaire, devant le Conseil des ministres et le Conseil d’État.

Il s’entoure pour cette lourde tâche pleine d’initiative et de responsabilité, d’un conseil,formé de personnalités choisies parmi les plus compétentes et les plus honorablement connues de la province.

4. Une assemblée provinciale débat de toutes les affaires importantes de la province. Présidée par le gouverneur qui en fixe l’ordre du jour, elle est constituée par des représentants élus des communes, des grands ordres et des corps de métiers et professions, Elle résout tous les problèmes de concertation mutuelle des diverses chambres de métiers, d’agriculture, de commerce et d’industrie, des communes entre elles  ; elle propose les plans de développement général de la province et d’aménagement du territoire  ; elle assume, met en valeur, protège, défend le cas échéant les coutumes de la province, son patrimoine écologique, économique, historique  ; elle s’intéresse à la justice locale, à l’instruction, à l’urbanisme, aux voies de communication, à l’hygiène, etc. Comme rien de ce qui est régional ne lui est étranger, elle pourra aussi être consultée sur l’application des lois nationales dans son ressort.

Avec son propre budget et ses pouvoirs fiscaux sous contrôle de l’autorité souveraine, elle se dotera d’une politique économique au profit des investissements locaux, qui sera en mesure de protéger les sociétés économiques à échelle humaine contre les dangereuses concentrations financières, industrielles et commerciales.

Cependant, les provinces ne pourront jamais établir ou entretenir de relations extra-nationales à l’encontre des intérêts nationaux dont le souverain est le seul responsable.

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