La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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146. Économie royale

Rompant avec les habitudes détestables d’un État touche-à-tout, banquier, entrepreneur, consommateur universel, incompétent et malhonnête, l’administration royale s’appliquera aux seules tâches économiques qu’un État autoritaire et décentralisé peut et doit remplir au service de la nation.

1. Fonction régulatrice de l’économie.

Sa première application sera de créer et de conserver une monnaie saine, forte sur le marché international, stable sur le marché intérieur. Il la défendra contre la spéculation, et donnera lui-même l’exemple en s’interdisant toute pratique de crédits de nature inflationniste.

Sa prudence budgétaire visera à consacrer la plus grande part de ses subsides ordinaires au petit nombre des fonctions royales vitales pour le pays et à son influence internationale garante de son indépendance. Il le pourra, en renonçant à la plupart des activités économiques pour lesquelles il n’a ni vocation ni compétence, en décentralisant, en privatisant les offices et sociétés industrielles étatisés, quitte à leur imposer des obligations de service. Il ne conservera que les activités dont le caractère public est incontestable, ne créant qu’exceptionnellement des banques, industries ou sociétés commerciales, à titre d’incitation au développement dans des secteurs économiques inertes ou défavorisés.

Un tel budget, considérablement allégé, ne sera plus une charge injuste et écrasante pour la nation, suffisant pourtant à satisfaire à toutes les exigences du bien commun.

2. Fonction législative, justicière et tutélaire.

L’autorité souveraine fait la loi et la promulgue mais, dans tout le domaine économique et écologique, elle en partage l’initiative et l’élaboration avec les représentants de la nation organisée  ; ainsi les besoins généraux de la nation, une fois reconnus et étudiés de concert, prendront forme législative, les administrations publiques, d’une part, et les associations de gré à gré reconnues, d’autre part, possédant un pouvoir réglementaire dans les limites de leur compétence.

L’État assurera la justice en haut de l’appareil économique, protégeant les droits et les libertés légitimes contre les rapines et les dominations oppressives. Il surveillera très rigoureusement les manœuvres de la finance internationale et n’hésitera pas à prendre des mesures dictatoriales pour enrayer et contrecarrer toute menace de dépossession, par «  la fortune anonyme et vagabonde  », des patrimoines des familles, des communes et des corporations, des grands ordres religieux et institutions françaises, bases de la vie profonde et de la continuité nationales, et garanties inviolables du travail des Français.

3. Fonction écologique générale. L’État étudie les exigences à long terme de l’équilibre écologique français et il s’applique à le protéger. L’immigration, l’implantation diversifiée de la population dans l’espace français, la conservation des sites naturels, la création et l’utilisation des énergies nouvelles, mais aussi l’établissement de rapports économiques privilégiés avec des pays amis d’économie complémentaire, la protection douanière du marché intérieur, l’aide aux pays pauvres relèvent d’une politique à long terme périodiquement révisée et adaptée aux résultats et aux besoins.

Seule, la Monarchie «  qui ne meurt pas   » possède ce regard universel et séculaire qui autorise des vues si longues et des plans si vastes que l’avenir réalise.

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