La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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85. Les trois fonctions du souverain

L’autorité souveraine, qu’elle ne soit encore que restauratrice de la nation ou, idéalement, chef sacré de celle-ci, doit exercer trois fonctions.

1- La fonction religieuse. Dire que la politique n’a rien à voir avec la religion est un mensonge, car même lorsqu’elle prétend ne pas s’en occuper, elle le fait  : si ce n’est pas pour favoriser telle religion, c’est pour la combattre, ou encore pour se faire soi-même une religion. La vérité est que l’État doit se faire le défenseur séculier de l’Église, avec la prudence requise, sans contraindre les consciences. Tout pouvoir sacré doit avoir le souci, comme d’un père pour ses enfants, non pas de respecter leur liberté, mais de les aider au bien.

L’autorité souveraine devra donc poursuivre toute idéologie contraire au bien commun. Elle pourra tolérer une fausse religion, pour le bien de la paix. Mais elle la laissera dans une position de moindre avantage que la vraie. En tout cas, elle doit proscrire les sociétés secrètes, athées, révolutionnaires, qui prônent la liberté de pensée et qui laissent n’importe quelle idéologie se développer, et dont l’histoire nous montre à quel totalitarisme elles ont conduit.

Elle devra aussi consacrer le pays au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré Cœur pour y attirer les bénédictions divines, reconnaissant ainsi en Jésus-Christ et en la Vierge Marie, le vrai Roi de France et sa Reine immaculée.

2. La fonction politique. Elle garantit deux choses  : la protection contre l’ennemi extérieur par la diplomatie et la guerre, et l’ordre intérieur de la nation par la justice et la police. À cette fonction politique traditionnelle, la religion catholique, et singulièrement la dévotion à la Sainte Vierge, apporte l’adoucissement des mœurs, elle tempère la justice et canalise la force.

3. La fonction écologique. Le bienfait de l’autorité souveraine ne se cantonne pas au domaine strictement politique, elle doit s’étendre à l’écologie. Le chef de l’État doit protéger la libre vie commune des familles et leurs associations spontanées, en vue de faciliter indirectement le salut personnel de chaque individu et du prochain, et favoriser l’harmonie entre elles pour aider au bien de la communauté nationale, ce que nous verrons plus en détail dans la troisième partie de ces 150 Points consacrée à l’écologie communautaire.

Mais il faut ajouter dès maintenant combien l’action du souverain est nécessaire pour endiguer la puissance de l’argent, reprenant l’action des rois de France qui, comme chefs de la nation, ont su soumettre la vie matérielle au service du bien commun juste et charitable. Ils ont su inventer des valeurs supérieures à l’argent qui engageaient chacun à servir un autre idéal que celui du profit.

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