La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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94. La politique économique

La fonction économique du gouvernement sera une part importante de son activité. Elle aura pour but de soutenir et d’orienter le développement économique du pays, et donc sa prospérité.

Il lui faudra d’abord retrouver la souveraineté sur la monnaie, moyen indispensable pour maintenir l’ordre et l’honnêteté dans les finances de la nation. Il est en effet nécessaire d’avoir la haute main sur l’organisme central créateur de la monnaie afin de surveiller de haut tous les moyens de paiement, leurs émissions, particulièrement les crédits bancaires, tous les éléments qui influent sur le volume et la valeur de la monnaie.

Il se fera un devoir moral de garantir sa stabilité, son cours, de la défendre contre toute entreprise de spéculation, contre les facilités et abus bancaires intérieurs ou étrangers, enfin contre les dangereux coulages de l’État lui-même en lui imposant une forte discipline budgétaire et financière.

Pour contrôler les comptes de l’État et de la nation, le chef de l’État aura à sa disposition la Cour des comptes, antique juridiction royale, qui poursuivra avec efficacité et sans rémission politique prévarications et dilapidations, en particulier auprès des serviteurs de l’État dont la corruption sera criminalisée et punie sévèrement.

Comme nous le verrons dans l’étude de la doctrine communautaire, l’État doit jouer un rôle fondamental dans l’aménagement du territoire, dans la gestion des ressources naturelles qu’il ne saurait laisser à la libre disposition des intérêts particuliers, dans la politique énergétique dont l’importance implique une rude concurrence entre pays et suppose donc une aide diplomatique, voire militaire.

L’État peut aussi initier ou faciliter des stratégies de développement économique en accord avec les entrepreneurs du pays, mettre à leur disposition des instruments des études de marché, une aide à l’exportation et une politique fiscale.

En ce domaine tout particulièrement, l’action de l’autorité souveraine sera complémentaire des initiatives privées. Elle les incitera, les encouragera, éventuellement leur donnera des exemples en soutenant des entreprises dans des domaines nouveaux.

Tout au long de notre troisième partie, celle de la doctrine écologique communautaire, nous verrons l’État devoir intervenir souvent, par exemple dans les organismes associatifs. Ce sera toujours avec comme seul principe celui de soutenir les libertés des entreprises et des associations, encourager, garantir la prospérité du pays ou la défendre.

Il faut aussi y inclure les relations avec les pays en voie de développement.

Ce sera donc une politique réaliste, à long terme parce que libérée des contraintes électorales, sans bureaucratie inutile et surtout très adaptée aux besoins réels du pays à cause des pouvoirs importants conférés aux gouverneurs des provinces.

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