La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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95. Les relations internationales

En même temps que l’autorité souveraine entreprendra les grandes réformes que nous venons d’évoquer pour la nation, elle devra entreprendre une difficile reconquête de sa souveraineté sur le plan international.

Difficile, parce que le capitalisme international a entraîné depuis des décennies un mouvement contraire, comme autant d’étapes vers le mondialisme. Les institutions internationales telles l’ONU, l’OTAN, l’OMC d’une part, les instances européennes d’autre part s’immiscent dans tous les domaines des relations internationales, de la politique commerciale et de la politique de défense. Les liens tissés sont tels qu’il est désormais impossible de les briser effectivement d’un jour à l’autre sans entraîner le pays dans une situation aventureuse où son économie, aussi bien que ses intérêts et ses ressortissants à l’étranger seraient gravement menacés.

En fonction de l’état des relations internationales et de l’économie européenne et mondiale au moment où nous pourrons retrouver une autorité souveraine et légitime, le chef de l’État devra donc à la fois affirmer sa souveraineté, donc dénoncer les traités qui la lient à certaines de ces organisations internationales, tout en les remplaçant aussitôt par des traités bilatéraux qui pourront préserver le statu quo avec les États partenaires lorsque celui-ci ne nuit pas aux intérêts nationaux.

Ce sont surtout les liens de l’Union européenne et ceux de l’Organisation mondiale du Commerce qui sont les plus contraignants et les plus dommageables à la souveraineté et au redressement national. Tandis que la présence au sein de l’ONU et, surtout de son Conseil de sécurité, pourrait n’être encore considérée que comme une participation à des rencontres diplomatiques, et ainsi être maintenue.

Cependant, par exemple, on préférera à la participation financière aux fonds internationaux d’assistance aux réfugiés, aux victimes de la faim, à l’alphabétisation, à la défense du patrimoine mondial, etc., une aide directe à certains pays que nous prendrions à notre charge.

Plutôt qu’une participation restreinte dans des organismes à vocation mondiale, le chef de l’État privilégiera les liens d’amitié avec certaines nations et leurs dirigeants. Il veillera à constituer à sa nation une zone d’influence auprès de pays plus démunis qui réclameront son aide pour vivre enfin en paix, protégés des multinationales. Les liens historiques, la religion catholique, les intérêts économiques communs, mais aussi la défense comme la promotion de nos intérêts nationaux guideront cette politique étrangère à long terme.

Sa sagesse et sa mesure étonneront, et assureront son rayonnement après des décennies d’activités diplomatiques désordonnées au nom des droits de l’homme et de la démocratie qui n’aboutirent qu’à la montée en puissance de l’Islam et de la Chine, à la disparition des principes séculaires du droit international, donc à l’anarchie propice aux intérêts dévastateurs des puissances financières.

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