La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Cosmologie : matière – énergie… et esprit ?

Pour en finir avec Einstein

EinsteinIl n’y avait pas jusqu’à l’orée du XXe siècle, de conflit vraiment sérieux entre le mécanisme matérialiste qui faisait l’avancée des sciences et des techniques en tous les domaines de la physique et de la chimie, et le substantialisme aristotélicien qui enracinait toutes les formes de structures et d’énergies dans les substances corporelles comme en leurs supports et leurs génératrices. (…) Certes, la découverte de la loi d’inertie, celle de la loi d’accélération, plus encore celle de la gravitation avaient beaucoup déconcerté les aristotéliciens du XVIIe siècle. Mais les mécanistes qui les avaient découvertes ne savaient guère mieux de quoi ils parlaient. L’électricité, le magnétisme seront au XIXe siècle de nouvelles énigmes. Pourtant la science, si présomptueuse qu’elle soit, ne heurtait en rien le bon sens et n’insultait pas délibérément la raison. (…)

C’est à l’occasion de la découverte par Becquerel, en 1896, de la radioactivité naturelle que beaucoup de savants perdirent la tête ou témoignèrent alors par leurs extravagances qu’ils l’avaient perdue depuis longtemps.

On crut en effet qu’une telle découverte pulvérisait tous les principes de la philosophie naturelle et de la science classique. Parce que des quantités infimes de matière recelaient et pouvaient libérer spontanément d’énormes énergies  ? Parce que la masse d’un corps pouvait se transformer en rayonnement, et ce corps changer alors de structure, par exemple d’uranium devenir plomb  ? Qu’y avait-il de tellement révolutionnaire dans ces nouveautés  ? En fait, la découverte de la radioactivité fut plutôt le prétexte que la cause de la déraison universelle à laquelle on allait assister. Confondant la masse d’un corps avec sa substance, dont elle n’est qu’une propriété, on commença à enseigner que tout était énergie, que la «  matière  » se créait ou s’annihilait. On entrait dans un monde nouveau. Le microscopique nous révélait le caractère illusoire de tous les phénomènes macroscopiques. Notre siècle serait celui de l’atome, auquel nos imaginations et nos principes rationnels n’étaient absolument pas adaptés.

C’est, depuis 1900, un matraquage continuel. Les physiciens réclament pour le microscopique, et pour le mégascopique, sans doute par symétrie  ! un statut logique hors du sens commun qui ne vaudrait plus que dans l’étroite parenthèse du macroscopique humain. En descendant au fond des choses comme en escaladant le ciel, la science devrait renoncer à Aristote et à ses substances douées de propriétés dimensives et de qualités, à Euclide et à son espace tridimensionnel, à Galilée et à Newton, avec leur mécanique universelle et leur déterminisme objectif. (…)

Avec sa théorie de la Relativité qu’il invente en 1905, Albert Einstein fut sans conteste le plus célèbre propagandiste de cette science qui se veut résolument révolutionnaire. (…)

LA RELATIVITÉ DU TEMPS ET DE L’ESPACE
LA DÉFORMATION DU RÉEL

ALBERT EINSTEIN, LE PICASSO DE LA SCIENCE

Notre siècle s’est reconnu dans le génie d’Einstein. Parce qu’il l’a libéré des contraintes du réel en le convainquant qu’elles ne sont qu’apparences, vérités approchées, à notre échelle. Relatives. Donc fausses. Il a persuadé le monde qu’il fallait «  se défaire de préjugés très enracinés   » (Einstein et Infeld, L’évolution des idées en Physique, p. 175), essentiellement de l’objectivité de l’espace et du temps. Tous les savants de la science officielle y applaudissent, avec Costa de Beauregard  : «  C’est l’une des plus grandes révolutions de l’histoire de la pensée.   » Notre siècle s’est reconnu en lui, comme en son ami intime Charlie Chaplin, le Charlot du cinéma, comme en Picasso, ces artistes de génie qui s’appliquèrent à donner de l’homme une image grotesque ou monstrueuse. Einstein voulut que le monde physique aussi nous soit présenté dans le miroir déformant de sa Relativité. (…) Résolument kantiste, il soutient que «  les événements ne sont que des constructions mentales  ». (…)

Toute la célébrité de Galilée tient à l’opposition factice de ses découvertes à la philosophie d’Aristote et à la religion de la Bible. Tout le renom d’Einstein tient à l’opposition du Principe de la Relativité au Principe d’objectivité de la science classique. Parce qu’il contredit la connaissance empirique et les principes de la raison naturelle, on le porta aux nues. (…)

LA CARRIÈRE SCIENTIFIQUE D’ALBERT EINSTEIN

Né en 1879, Einstein n’est ni précoce ni appliqué. Jusqu’en 1903. «  C’est alors qu’il décide d’entamer sérieusement une carrière de recherche.   » 1Lévy-Leblond, Plurisciences 1979, p. 415. Il n’est pourtant pas physicien; il répugne au patient travail du laboratoire, à l’expérimentation… «  Sa négligence pour les résultats expérimentaux censés confirmer ou infirmer ses théories, fait l’objet de plusieurs anecdotes légendaires, très certainement exagérées.  » Et pourtant, à peine deux ans plus tard, il publie coup sur coup trois articles qui vont bouleverser la physique de son siècle. «  L’année 1905 voit éclater le génie dEinstein.  » On reste un peu surpris.

Le cas est fascinant et me rappelle en plus d’un point Galilée. L’un comme l’autre avancent de stupéfiantes découvertes qui, en partie reprennent les inventions et les formules de leurs devanciers, en partie y ajoutent un je ne sais quoi de nouveau, d’audacieux, de provocant… qui suscite de vives controverses et concentre sur eux l’attention du monde et la gloire.

1905, c’est la reprise pure et simple de la théorie des quanta, de Max Planck, étendue à la lumière, pour expliquer l’effet photo-électrique découvert par Hertz en 1887. Mais avec l’invraisemblable audace d’affirmer que ces grains de lumière ou d’énergie se propagent dans le vide. Suppression de l’éther. Einstein «  ne rencontra que stupeur et scepticisme profond  » (Lochack); plus tard, tous se rallieront. Pourquoi  ?

1905, c’est la reprise pure et simple des calculs de la mécanique statistique de Gibbs, dans son étude sur La diffusion moléculaire et le mouvement brownien. Mais Einstein en accroît le caractère abstrait et imprécis. Aucun succès. Or, vingt ans après, l’indéterminisme quantique se réclamera de lui.

LA CONSTRUCTION D’UN MONDE IMAGINAIRE

1905, c’est enfin et surtout la théorie de la Relativité restreinte. C’est la reprise des formules de Lorentz, jusqu’alors considérées comme un «  simple artifice de calcul  », de «  simples variables fictives  », qui ne collaient pas avec le réel 1Cuny, Einstein et la relativité, p. 44. Mais Lorentz tenait pour l’immobilité absolue de l’éther, ce qui le contraignait à des suppositions invraisemblables pour accorder ses formules avec l’expérience de Michelson, dont nous parlerons plus loin.

Einstein n’invente rien, mais il tranche le nœud gordien. De la plus surprenante manière  : La vitesse de la lumière est constante, sa mesure est invariablement de 300 000 km/s, pour tout observateur, quelle que soit sa vitesse relative par rapport à la source lumineuse et à tout autre système de référence… Écoutons Lévy-Leblond  :

«  Le génie d’Einstein fut de mettre en cause les notions de base d’espace et de temps elles-mêmes (bigre  !). Il inversa la démarche  : au lieu d’expliquer la constance apparente de la vitesse de la lumière (par quelque cause physique particulière), il la prit comme point de départ et bâtit sur cette hypothèse une nouvelle théorie de l’espace et du temps.  » (Lévy-Leblond, p. 419)

Mais c’est absurde  ! «  Qu’on le tourne et retourne comme on voudra, il faut avouer que c’est là un pur non-sens.  » (Maritain, Réflexions sur l’intelligence, p. 215) Ce n’est plus la vitesse du mobile qui résulte de l’espace et du temps, ce sont l’espace et le temps qui se contractent ou se dilatent, pour laisser à l’objet sa vitesse constante, invariable, insurpassable, absolue  ! «  On pourrait dire que la théorie de la Relativité est un déplacement d’absolu… On frappe ainsi de relativité certains éléments réels (temps, dimensions) pour rendre absolues et invariantes certaines relations (exprimant les lois de la nature)  », observe encore Jacques Maritain (p. 228).

Autant se fixer sur le passage du facteur pour mettre sa montre à l’heure, et corriger d’après lui l’avance ou le retard du clocher de l’Église et de l’horloge parlante  !

Or, «  bien que surprenantes au premier abord, de telles idées ont été largement vérifiées par l’expérience et leur cohérence théorique longuement approfondie  ». En particulier, elles se trouvent vérifiées encore chaque jour «  dans les grands accélérateurs de particules   ». Là, c’est la science officielle qui parle. Nous montrerons qu’alors elle n’exprime que son option unanime pour le délire einsteinien contre l’objectivité évidente, absolue, inaccessible, indéformable de l’espace et du temps réels dont nos mesures sont relatives.

En 1907, encore une invention que Lévy-Leblond nous présente comme «  une conséquence majeure de la nouvelle théorie   », mais à tort. C’est «  l’équivalence qu’il établit entre l’énergie et la masse (on devrait dire plutôt entre l’énergie et l’inertie), suivant la fameuse formule E=mc2, toute variation de masse d’un corps équivaut à une variation d’énergie et vice versa.   » (ibid.) On admire l’imprécision dans laquelle se cantonne Lévy-Leblond, sur cette mirifique équation.

Cette équivalence entre une infime masse d’inertie et une prodigieuse énergie rayonnante et calorifique avait été énoncée par Gustave Le Bon en 1897, publiée en 1905. Ici encore, le plagiat est évident (cf. Nahon, L‘imposture de la Relativité, p. 538-541). Einstein s’est contenté d’y introduire sa constante c (chacun sa marotte  ! à chacun sa constante  !), la vitesse de la lumière.

Ensuite, la gloire survenant, on a attribué à Einstein et lié à sa théorie de la Relativité la découverte de la radioactivité et les formules de la désintégration atomique. «  Ajoutons, pour faire cesser tout de suite un malentendu fréquent mais trompeur que l’énergie libérée par l’explosion d’une bombe atomique n’a aucun rapport de grandeur avec l’énergie de masse définie par Einstein  », observe M. Ollivier (Physique moderne et réalité, p. 39). Et pourtant nombre d’ingénieurs du commissariat à l’Énergie atomique le croient encore, tout en reconnaissant que, pratiquement, il n’existe qu’un rapport de 1 à 100 entre leurs équivalences réelles et celles que laisserait prévoir la formule magique d’Einstein  : E = mc2  !

Problème  : Comment le monde savant dans sa totalité a-t-il pu se rallier à une théorie physico-mathématique délirante  ?

LA DÉRAISON DES SCIENTIFIQUES ATHÉES

Réponse partielle  : À partir de 1911, les Congrès Solvay ont été les bouillons de culture, de diffusion et d’incubation de la nouvelle physique. Se retrouvaient là, pour déraisonner mathématiquement, Planck, Poincaré, Lorentz, Einstein, Marie Curie, Paul Langevin qui sera avec Couderc, tous deux athées farouches et militants, le grand propagandiste d’Einstein en France. (…)

1917, Einstein pousse au plus loin une théorie qui lui vaut cet enivrant succès. Dans ses Considérations cosmologiques sur la théorie de la Relativité générale, il fait de cet espace-temps,par lui rendu indéfiniment déformable, le support même de toutes les énergies, y compris celles, si mystérieuses, de la gravitation. La structure géométrique du «  continuum espace – temps  » est «  courbée, déformée par la matière  » et, dès lors, c’est elle qui explique la chute des corps, la course des astres, et non plus l’action à distance de la force de gravitation.

Quitte à paraître acharné contre lui, je me permets de faire remarquer qu’ici encore nous retrouvons le plagiat pur et simple, mais accompagné d’une insolente audace. C’est la reprise exacte de la formule de Newton. Mais, au lieu d’attribuer ses forces d’attraction mutuelle à des masses réelles, Einstein les transforme en nervures ou ornières les «  géodésiques  » de son «  espacetemps  » de pure imagination mathématique, censé constituer un «  champ  »dans le vide absolu de l’univers… Voilà l’espace abstrait devenu cause et substrat de la mécanique et de la dynamique universelles  !

1919. Une expédition d’astronomes aux tropiques, à l’occasion d’une éclipse totale de Soleil permet à Eddington de vérifier la déflexion de la lumière des étoiles aux abords du Soleil, prédite par les calculs d’Einstein à partir de sa théorie de la Relativité générale. Le ciel lui-même proclamait la gloire du mathématicien  ! On oubliait qu’à travers l’invraisemblable théorie d’Einstein, c’était à Newton qu’aurait dû aboutir la louange. Mais le monde de cet après-guerre était fou de «  surréalisme  »…

1921, Einstein reçoit le prix Nobel de physique, pour son explication déjà ancienne de l’effet photoélectrique (et sa découverte, juste et féconde, des émissions induites, d’où viendront les lasers et masers). Cette distinction «  consacre l’accession d’Einstein au rang de mythe  » (Lévy-Leblond, p. 417). Paradoxalement, «  sur le plan scientifique, sa créativité se tarit, comme il le pressentait d’ailleurs depuis longtemps (sic  !).  » Que se passe-t-il donc  ?

1927. Au Ve Congrès Solvay, Einstein s’oppose aux absurdités de l’École de Copenhague qui pourtant ne fit que poursuivre et pousser à fond ses propres audaces. «  La source désapprouve presque toujours le cours du fleuve  », observe mélancoliquement Louis de Broglie. Mais la statue de l’idole est dressée, elle ne subira nulle atteinte jusqu’au jour de sa mort le 15 avril 1955, ni depuis.

LE SAVANT DÉSORIENTÉ EN QUÊTE DE VÉRITÉ MÉTAPHYSIQUE

EinsteinComment a-t-il meublé ces trente années de travaux inutiles, à Princeton  ? Il cherchait une explication simple et unitaire des énergies diverses et de la matière même du monde. Il poursuivait le rêve insensé (est-il insensé  ?) d’enfermer dans une pure expression mathématique toute la mécanique et la dynamique universelles. Le «  champ  » qu’il aurait ainsi défini aurait été ce que jadis Aristote appelait la «  forme  » et ce que les modernes appellent la «  structure générale  », ou le «  modèle  »… Du vide  ? du «  continuum espace-temps  »  ? du «  réel profond  »  ? Là était pour lui l’insoluble problème.

Einstein payait ses aberrations de jeunesse. Il n’avait jamais reconnu l’être, le réel, la «  matière  » corporelle au sens aristotélicien du terme. Il se perdait dans ses formules mathématiques sans admettre qu’elles aient leur principe, leur fondement, leur substrat dans un monde physique antérieur aux calculs, indéformable, un donné objectif, non relatif. Il avoua son échec et mourut ayant fait de son champ une sorte de dieu ou, peut-être, ayant trouvé Dieu dans son champ…

L’idée était d’«  inventer une réalité plus subtile (que celle des substances corporelles anciennes)… Il fallait une imagination scientifique hardie pour réaliser que ce n’était pas le comportement des corps, mais le comportement de quelque chose (remarquez bien le mot  : quelque chose  !)qui se trouve entre eux, c’est-à-dire le champ, qui pourrait être essentiel pour ordonner et comprendre les événements.  » (Einstein et Infeld, p. 275)

GRANDEUR D’ALBERT EINSTEIN

Et voici l’aveu de l’échec  : «  Mais nous n’avons pas encore réussi à formuler une physique basée uniquement sur le champ. Pour le moment nous sommes toujours obligés de supposer l’existence de deux réalités, le champ et la matière.  » (ibid., p. 232) Il aurait voulu pouvoir définir la matière comme de l’ «  énergie concentrée  », et le champ comme de l’ «  énergie diffuse  » (p. 229).

Or c’est en cela, dont nul ne lui fait gloire, que moi je le trouve grand. S’il survit, ce sera par cette tentative vraiment géniale, et non par une théorie de la relativité qui ne lui fait pas honneur. Parce que, sous cette notion de champ, c’est tout simplement le continu, le réel d’un univers plein, qui reprend la première place dans la physique moderne. Je ne doute pas que cette théorie du champ énergétique universel sera le principe majeur, unificateur et inlassablement fécond, de la Physique de l’avenir.

L’IMPOSTURE DE LA RELATIVITÉ

En quoi consiste cette théorie de la Relativité, dont il ne restera bientôt plus rien que le souvenir humiliant de l’absurdité universelle de ce siècle si persuadé de son intelligence  ?

Essentiellement en ceci  : L’expérience prouve seule et unique et douteuse expérience de Michelson en 1881 que la vitesse de la lumière est constante dans toutes les directions, qu’elle se propage dans le vide à (près de) 300 000 km/s, et jamais pour aucun observateur à une autre vitesse, ni plus petite ni plus grande. Donc  : indépendamment de la vitesse propre des observateurs. «  Postulat fondamental   » (Maritain, p. 213), «  vice logique  »… Mais si sa source bouge  ? mais si je m’en éloigne, ou si je m’en approche  ? Rien n’importe  ! Vous mesurerez toujours exactement les invariables 300 000 km/s.

Comment expliquer ce fait (  !) démontré (  ?). C’est facile  : Vos horloges changent de rythme et votre temps se dilate en fonction de votre vitesse. Votre bâton, avec lequel vous mesurez votre espace, change de longueur et se contracte en fonction de votre vitesse. D’ailleurs, la force à développer pour accélérer un corps est d’autant plus grande que sa vitesse (par rapport à qui, à quoi  ?) est grande, et tend vers l’infini quand sa vitesse se rapproche de la vitesse de la lumière. De même, la masse des corps croît avec leur vitesse (par rapport à qui et à quoi  ?), et tend vers l’infini, comme l’énergie qu’il faut leur communiquer pour les accélérer… C’est pourquoi la vitesse de la lumière est une limite infranchissable, insurpassable. Un mur. Telle est leur théorie.

Sur tout cela, lire n’importe quel exposé, tous se répètent, tous stéréotypés (cf. Einstein et Infeld, L’Évolution des idées en physique, p. 159-185). Quant à la formule E = mc2, selon laquelle «  l’énergie a une masse et la masse représente de l’énergie   » (ibid. p.186), dont Cuny nous dit qu’Einstein l’a trouvée d’abord par la logique seule (  ?  !) et ensuite seulement par l’expérience (op. cit., p. 69-70), nous savons qu’il n’a eu qu’à la lire dans Gustave Le Bon et qu’elle n’a rien à voir avec la théorie de l’isotropie de la lumière dans le vide et de la relativité de l’espace et du temps en fonction de la vitesse des corps en mouvement. Elle n’a d’ailleurs rien de remarquable.

L’EXPÉRIENCE DE MICHELSON EST INSIGNIFIANTE

À l’aide d’un interféromètre, Michelson et Morlay crurent mettre en évidence le mouvement de la Terre en observant la différence de vitesses d’un rayon lumineux envoyé au rebours de sa translation, ou dans son sens, ou en travers. La composition des vitesses devait faire apparaître la vitesse propre de la Terre, seulement dans les deux premiers cas, en addition ou en soustraction de celle de la lumière. Or l’expérience ne permit de rien conclure, car la vitesse du rayon lumineux fut toujours (un peu moins de) 300 000 km/s.

Mais en 1921, l’Américain Miller reprit le même type d’expérience, au Mont-Wilson, à 1800 m d’altitude, sous la tente ou dans un espace clos de mur,… et releva deux cent mille mesures qui lui permirent de conclure que la vitesse de la lumière est variable, et selon certaines périodicités qui ne peuvent passer pour des anomalies. «  Allais reconnaît que ces expériences mettent en cause le fondement même de la théorie de la Relativité.   », note M. Ollivier (p. 160, n.1) qui n’en est pas enchanté lui-même parce que cela contrarie son regrettable géocentrisme  : «  Un point d’interrogation demeure.   » De fait, un énorme  ! (…) Les expériences de Miller seront systématiquement ignorées par la science officielle.

UNE INTERPRÉTATION SENSÉE EXISTE

Comment expliquer cependant l’isotropie constatée par Michelson et Morlay dans les conditions précises, mais étroites, de leur expérience  ? Avant d’inventer des absurdités, on pourrait examiner les interprétations plausibles. (…)

L’explication traditionnelle, celle de Michelson lui-même et avant lui de Fresnel, fait tout simplement appel à la réalité de l’éther, milieu vibrant, porteur de l’onde (ou du photon), totalement entraîné au niveau du sol par le mouvement de la Terre. La lumière, naviguant dans ce milieu dont le mouvement est solidaire de celui de la Terre, n’aurait, en quelque orientation que ce soit, d’autre mouvement relatif par rapport à la Terre que le sien propre (cf. Maritain, p. 230).

Charles Nahon a poussé très loin cette explication, en systématisant la théorie de l’entraînement du milieu vibrant ou éther par toute masse en mouvement, par la Terre comme aussi par le Soleil, en raison directe de leur distance. Il propose pour cela une interprétation entièrement nouvelle de l’aberration des étoiles fixes, découverte par Bradley, en 1727, et faussement considérée comme une preuve du non entraînement de l’éther. Cela est à étudier de près. Je dois dire que les échanges de correspondance de Charles Nahon avec les grands pontes de la science officielle ne sont nullement à l’avantage de celle-ci. Par exemple, Olivier Costa de Beauregard le prend certes de haut, mais ne trouve rien à répondre (Nahon, p. 198-204).

Enfin, Charles Nahon a réalisé une «  expérience statique spectaculaire  », le 26 janvier 1977 (p. 391-403) et en propose cinq autres aisément réalisables, pour preuves de l’entraînement de l’éther par la Terre et par le Soleil, et donc de l’inanité de l’interprétation donnée par Einstein à l’expérience de Michelson. Le CNRS ne pourrait-il pas s’en charger  ? (…)

L’EXPLICATION RELATIVISTE EST SANS VALEUR

Einstein a-t-il le droit d’inférer de la seule et unique expérience insignifiante de Michelson, que «  la vitesse de la lumière est un invariant pour les référentiels et le même invariant pour tous animés les uns par rapport aux autres d’un mouvement de translation uniforme   », plus tard il généralisera à tout mouvement relatif quelconque, et «  quel que soit le mouvement de la source lumineuse   » (Ollivier, p. 22)  ? Non, puisque c’est manifestement absurde  !

Pour se protéger de tout démenti rationnel, il postule qu’à l’intérieur d’un Système référentiel, les lois de l’électro-magnétisme pas plus que les lois de la mécanique ne permettraient de déceler son mouvement rectiligne uniforme (p. 23). Ainsi, comme la lumière, les ondes électromagnétiques, ondes réelles, auraient le privilège d’être un absolu rigoureux dans le «  vide  » universel. Il ne risque pas d’être contredit là-dessus… parce qu’il n’existe pas de système véritablement isolé dans la nature.

N’oublions ni l’un ni l’autre de ces postulats et venons-en au fabuleux «  voyageur de Langevin  ». Son histoire fantastique, donnée moitié pour parabole, moitié pour preuve (  !) de la relativité einsteinienne, est racontée dans tous les livres. «  Voyageant à très haute vitesse, un astronaute ne ressent aucune modification. Son jumeau, resté sur la terre, constate au contraire les effets de la relativité  : le temps à bord du vaisseau a ralenti par rapport au temps terrestre, et l’astronome a vieilli plus lentement  ». (…)

Telle est la «  fabuleuse expérience imaginaire  » à laquelle toute notre élite scientifique et culturelle croit dur comme fer. Or Jacques Maritain, après Bergson, en a démontré la pleine absurdité, il y a quelque soixante ans. C’est simple comme bonjour. Mathématisons, relativisons la fable. Les deux jumeaux sont A et B  ; leur vitesse relative est de 280 000 km/s. Il se passe, en termes de relativité, que chacun, ignorant son propre mouvement, continue à vivre sa petite vie tranquille, âge, taille, tour de poitrine et poids (en long et en large) inchangés. Mais chacun calcule que l’autre, étant donné sa vitesse de fuite, se trouve fort malmené selon les équations d’Einstein  !

Maritain  : Ce que A dit de B, réciproquement B se le dit de A (p. 244). A et B sont des «  observateurs interchangeables  » (p. 245). La vie de A et B, observateurs réels, ne change en rien. Les horribles conditions de vie du voyageur ne valent que pour A imaginé par B, «  observateur fantasmatique  », pur «  mannequin  », figure de calcul irréelle (p. 347), ou pour B vu par A car ils sont, selon le premier postulat d’Einstein, ignorants chacun de leur propre mouvement. Non seulement Einstein, dans l’exemple irréel «  de la voie, du train et des deux éclairs   », ou Langevin dans son histoire des jumeaux cosmonautes nous prennent pour des imbéciles, mais eux-mêmes inventent leurs petites histoires avec stupidité. Car ils prêtent à leurs cosmonautes le mouvement réel d’un bolide B s’éloignant de notre plancher des vaches A tenu pour système référentiel absolu  ! Toute la relativité est fondée sur un cercle vicieux fondamental  ! La contradiction est à la base du système, et Einstein, informé de la critique de Bergson et de Maritain, n’a su que la «  repousser avec violence  » (p. 246). Donc l’absurdité demeure. Mais le monde, et le Vatican qui était plus circonspect et beaucoup plus savant du temps de Bellarmin et d’Urbain VIII de célébrer le centenaire d’Einstein avec magnificence. Pauvre, lamentable XXe siècle  ! (…)

AUCUN FAIT NE PROUVE LA RELATIVITÉ

On le dit, mais rien n’est moins certain.

1. – L’avance du périhélie de Mercure  ? Pour être un astrophysicien sérieux, il faudrait lui trouver une cause générale, qui explique aussi celle du périhélie de Saturne  ! ce que la courbure de l’espace ne saurait faire, vu la trop grande distance du Soleil à Saturne.

2. – La déflexion des rayons lumineux par le champ de gravitation solaire  ? Mais l’effet de réfraction cosmique de Courvoisier l’explique suffisamment, de l’aveu même d’Einstein (Maritain, p.365).

3. – L’accroissement de la masse des particules accélérées  ? Calculée par la formule E= ½ mv2  ? Il suffit de limiter arbitrairement la vitesse à celle de la lumière c, selon le postulat d’Einstein, pour obtenir une valeur fallacieusement exagérée de m  ! Truquage dénoncé par Nahon, sans réponse valable de son contradicteur, Louis Kervran (p. 205-213).

4. –Le décalage des horloges atomiques lors du vol d’avions américains supersoniques d’octobre 1971  : 125 milliardièmes de seconde par rapport à la terre  ? Ne prouverait pas pour Einstein où les systèmes de référentiels sont rigoureusement interchangeables. Le temps de l’avion retarde par rapport à la Terre. Mais le temps de la Terre devrait également et au même moment retarder sur l’avion  ! Non  ? Alors, nous voici ramenés sur notre plancher des vaches, et obligés de douter d’une horloge qui ne supporte pas les voyages en avion.

C’est tout  ? C’est tout. Alors, la cause est entendue. (…)

L’OMERTA SUR L’IMPOSTURE DE LA RELATIVITÉ

Je lis dans le glossaire de l’ouvrage de Steven Weinberg, qui est de 1978  :

«  Constante cosmologique. Terme ajouté en 1917 par Einstein à ses équations du champ de gravitation. Un tel terme produit une répulsion aux très grandes distances (notez bien  : un terme ajouté à des équations tracées sur un tableau noir produit une force, à des milliards d’années-lumière, entraînant les galaxies  ! Einstein créait donc le monde par ses équations  ?) et est rendu nécessaire dans un univers stationnaire pour compenser l’attraction gravitationnelle. Il n’y a plus aujourd’hui de raison d’introduire ce terme.   » (p. 184)

Ah  ! bon, mais que s’est-il passé  ? Silence embarrassé. Surtout ne pas faire remarquer les gigantesques impostures imposées par Einstein et son école, au nom de LA science  ! On invente, ou abandonne des paramètres, c’est une méthode. Mais qu’on ne nous les présente pas comme des faits, comme des forces, des champs, des structures de l’espace  !

Enfin, voici que s’écroulent les fondements théoriques de cette courbure de l’espace qui a tant contribué à jeter sur l’astronomie moderne un voile opaque d’inintelligibilité. Il était question d’un univers tout ensemble fini et infini, et autres balivernes résolvant par l’absurde les questions métaphysiques les plus claires. Or cette théorie absconse posait en principe que la vitesse de la lumière est insurpassable par quelque rayonnement ou mouvement matériel que ce soit.

Les quasars 3 C 273, 279 et 245 ayant éclaté, les astronomes ont pu mesurer la vitesse d’éloignement des éclats. Elle paraît dix fois supérieure à la vitesse de la lumière. De leur côté, quatre radio-astronomes américains ont constaté que «  certaines zones de la galaxie 3 C 120 s’étaient déplacées en huit mois d’une distance si grande qu’il leur avait fallu être animées d’une vitesse qui semble supérieure de 2 à 3 fois à celle de la lumière  !  » (Le Monde, 21 fév. 73)

EinsteinVoilà de quoi ruiner l’axiome fondamental de la Relativité. Sans même invoquer les expériences faites sur les particules infra-atomiques, dont certaines comme les mésons µ atteindraient des vitesses superluminiques, de l’ordre de 4, 54 millions de km/s  ! Fini donc de croire à l’espace à quatre, cinq, dix, n dimensions. D’ailleurs, tous les calculs astronomiques pourraient fort bien se faire sans ces paramètres un peu trop abondamment créés, et attribués au réel astrophysique sans preuves et sans nécessité. (…)

Si la Science se purgeait définitivement de ce tabou maléfique de la Relativité, elle retrouverait sa liberté, ses hypothèses seraient plus vraisemblables, ses observations plus libres. La scolastique einsteinienne est stérile et maléfique plus qu’aucune autre en aucun temps. (…)

Abbé Georges de Nantes
Extraits de la CRC n° 161, janvier 1981, p. 3-14

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