La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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L’ÉVANGILE DE PAUL

III. Le Mystère divin révélé

«  Que votre Nom soit sanctifié  !  »

QU’EST-CE que ce mystère divin révélé à saint Paul, annoncé par lui comme son Évangile  ? Ce sera l’illustration du mot si mystérieux lui-même  : «  Que votre Nom soit sanctifié  !  »

Les hommes n’ont pas apprécié la première révélation que Dieu leur faisait de sa Sagesse et de sa puissance, ni les païens ni les juifs. Alors Dieu, plutôt que de les abandonner à la colère qu’ils méritent (Rm 1 à 3), va ouvrir son Cœur et manifester une autre Sagesse «  demeurée cachée, celle que, dès avant les siècles, Dieu a par avance destinée pour notre gloire.   » (I Cor, 2, 7) et qui, paradoxalement, sera folie aux yeux des uns, scandale aux yeux des autres. (…)

Dieu a donc préparé pour les hommes de bonne volonté, pour les humbles, quelque chose que ni les philosophes, ni les grands sages, ni les grands illuminés des temps passés n’avaient compris, et que Paul, lui, a charge d’annoncer  ! (I Cor, 2, 1-2) (…)

C’est cela qu’il nous importe maintenant de comprendre.

Reprenons notre présentation habituelle  :

Dans les psaumes, et dans l’Ancien Testament, Dieu nous paraît tout occupé de son peuple, pour le créer, le conserver, le commander, le châtier s’il pèche, le sanctifier. Il a élu Israël, il a une inclination d’amour pour ce peuple, et c’est déjà une sorte de mystère caché aux païens. Dans les psaumes, Il se manifeste comme le Pasteur d’Israël, tel est le secret de son Cœur. (…)

Un autre penchant que nous dévoilent les psaumes est La prédilection de Dieu pour les pauvres, les humbles, pour ceux qui ne méritent pas son Amour. Il préfère traditionnellement le cadet à l’aîné. À la femme féconde, Il préfère la femme stérile, et il lui donne des enfants. Il préfère ce qui est petit, le dernier de la famille, David… C’est déjà un mystère de Dieu. Pourquoi est-Il comme ça  ? (…)

Dans l’Évangile, Jésus se manifeste plein d’amour pour tous les hommes, y compris pour les païens  : la Cananéenne, le centurion romain etc… C’est lui le Bon Pasteur, et Il aime tous les hommes au point de vouloir donner sa vie pour eux  : «  Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis.  » (…)

Entre le Dieu Très-Haut, pasteur d’Israël, qui s’occupe de son petit peuple élu, préféré à tous les autres peuples qu’Il semble ne pas aimer, et ce Jésus que les autres hommes ont vu plein d’amour pour eux, quelle est la relation, quel est le rapport  ? Il semble qu’il y ait rupture.

Conversion de saint PaulSaint Paul va opérer une synthèse qui dépasse les limites de notre intelligence. Sur le Chemin de Damas, il voit la miséricorde comme un grand dessein universel de salut, qui jaillit du Cœur même de Dieu, du Buisson Ardent. Donc, dans le Pasteur d’Israël qu’est Dieu, Yahweh, le Dieu Très-Haut, Paul voit paraître la Face du Christ qui lui parle  : «  Je suis Jésus que tu persécutes.  » La Sagesse de Dieu, c’est Jésus et Jésus Crucifié, et elle atteint toute l’humanité. (…)

Ce qui nous apparaît normal aujourd’hui était absolument étranger à la pensée de l’Ancien Testament, et même tout à fait en-dehors de la pensée des Juifs contemporains de Jésus. Les Apôtres eux-mêmes ignoraient l’ampleur de ce dessein de Dieu, Paul va le voir et recevoir comme son Évangile particulier  : non seulement les juifs, mais toute l’humanité, tous les païens sont saisis, englobés par ce mystère. (…) Paul dépasse donc l’Ancien Testament et l’Évangile même, mais dans un embrassement, un enveloppement qui les saisit dans l’unité d’une même Sagesse du Père qui se révèle. (…)

Tâchons d’énumérer les thèmes de ce mystère avant d’y rentrer davantage. Nous allons employer des mots que nous comprenons davantage, mais il ne faudra pas oublier que, par sa largeur, sa longueur, sa hauteur, sa profondeur, le mystère de Dieu est incompréhensible. Notre esprit et encore plus notre imagination sont totalement dépassés. Nous pourrons y pénétrer cependant, mais dans la mesure où nous serons initiés, purifiés et élevés, transfigurés nous-mêmes par cette Révélation.

1. Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ sont inséparables.

Toutes les adresses des épîtres commencent par une salutation où Dieu le Père et Jésus-Christ, le Seigneur, sont toujours intimement associés l’un à l’autre  : (…) Dieu est le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de Jésus-Christ qui est Seigneur et qui est avec Lui, près de Lui, comme la Sagesse dans les livres de la Sagesse, des Proverbes, de l’Ecclésiastique. (…) (Ga 1, 16; 9, 20); (Cf. Rm 1, 1; Ph 1, 2; Ga 1, 1 et 5)

Dieu, Père du Seigneur Jésus-Christ, et Jésus-Christ, Fils de Dieu  ? Cela, jamais Paul n’aurait voulu l’accepter sans crier au blasphème avant sa vision de Damas et sa conversion. (…) À présent, le mot même de «  Fils de Dieu  », il en est convaincu, fait partie de la Révélation dont il a été le voyant. Il a vu Jésus comme Fils de Dieu. C’est ce mot qui lui apparaît traduire son expérience, au même moment où saint Pierre et les autres apôtres hésitent à prendre un mot si fort. (…)

2. Ce mystère est si grand que nul ne peut le comprendre sans l’aide de l’Esprit  :

Selon le mot de l’épitre aux Corinthiens  : «  Nul ne peut dire “ Jésus est Seigneur ”s’il n’est avec l’Esprit-Saint.  » (I Co 12, 3) (…)

Pour que je puisse comprendre que Dieu a un Fils, que Jésus est le Fils de Dieu, il faut que moi-même, je sois devenu, par l’Esprit-Saint, fils de Dieu. Les références sont nombreuses, mais en particulier cet admirable passage de l’épître aux Galates  :

«  Mais quand vint la plénitudedu temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.  »

«  Et la preuve que vous êtes desfils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie  : Abba, Père  ! Aussi n’es-tu plus esclave, mais fils  ; fils, et donc héritier de par Dieu.  » (Ga. 4, 4-7) (…)

3. La Sainte Trinité est donc présente à la vision de saint Paul.

Vision de TuySaint Paul affirme l’existence des trois Personnes divines, comme l’attestent de nombreuses formules trinitaires, dont la plus claire est celle-ci  : «  La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soit avec vous tous  !  » (2 Co 13, 13)

Cela nous fait penser dans sa clarté à la formule de Notre-Seigneur rapportée dans saint Matthieu  : «  Allez, enseignez toutes lesnations, baptisez-les au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit  !  » (Mt 28)

Parole tellement stupéfiante que beaucoup d’exégètes n’arrivent pas à admettre que Jésus ait pu parler ainsi aux Apôtres. Comment pouvaient-ils comprendre  ? De fait, il ne semble pas qu’ils aient compris, mais que saint Matthieu a voulu répéter fidèlement les paroles de Jésus.

Quelques années plus tard, saint Paul voit ces trois Personnes, non d’une manière statique, mais dans le mouvement du mystère de Dieu. C’est la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’Amour de Dieu, la communion du Saint-Esprit. Paul voit ces trois Personnes dans leur œuvre commune, mais où, cependant, chacune a son action propre, si l’on peut dire, malgré la philosophie scolastique. Paul voit cela dans ce torrent émané du Cœur de Dieu qu’il appelle «  le mystère  ».

Dans l’Ancien Testament, le mystère de Yahweh était contenu au Ciel, mais inconnu des hommes.

Dans le Nouveau Testament, le mystère s’ouvre, mais pour Jésus seulement, qui le révèle  : «  Nul ne connaît le Père que le Fils et nul ne connaît le Fils que le Père et celui à qui il plaît au Fils de le révéler.  »

Avec saint Paul ce mystère coule, pour ainsi dire – je ne trouve pas d’autre mot – dans tous les hommes qui s’y ouvrent par la foi. La vision de saint Paul, c’est l’écoulement du torrent de la Sagesse divine qui se répand dans le monde. Cette Sagesse divine a une figure humaine  : Jésus-Christ. Mystère de mystère  !

4. C’est la révélation du mystère du Christ.

Saint Paul nous dit ce qu’il a vu sur le chemin de Damas. (…) Il ne tient son Évangile de personne, il n’a pas connu Jésus selon la chair  ; il a reçu révélation de ce secret, encore incompris et inédit de Dieu même, de telle manière que son Évangile est autre que l’Évangile des autres apôtres. (…)

Saint Paul dit avoir entendu des paroles divines. Il n’a pas eu une seule vision, il a eu des visions et des révélations du Christ, mais du Christ tout à fait autre que le Christ terrestre  ; du Christ, non seulement ressuscité, mais du Christ glorieux. Ce furent des contacts intuitifs, ineffables, débordant toute conception, toute figure. Cette vision du chemin de Damas, et les autres qui ont suivi, sont des sources vivifiantes de connaissance continuelle et croissante. C’est-à-dire que ce qu’il a vu – ne serait-ce qu’un fois, cela suffirait – va alimenter sa réflexion. Il va puiser dans ce trésor, qui est la vie de Dieu, des vérités, qu’il appellera toujours «  le mystère  », «  la révélation  », il dira  : «  mon Évangile  ».

Les savants modernes ne veulent absolument pas comprendre cela. (…) Feuillet a fait tout un livre pour expliquer que la révélation de saint Paul se trouve déjà annoncée et d’une certaine manière pré-contenue dans les livres de la Sagesse de l’Ancien Testament, mais la différence saute aux yeux. Ces livres sont une explication didactique, de professeur, une explication peu assurée qui décrit longuement cette Sagesse auprès de Dieu. Saint Paul, lui est sous le charme dans l’enthousiasme de la vision d’une Sagesse de Dieu vivante et dont il dit  : «  Je l’ai vue  !  » Chaque fois qu’il reprend sa vision, il trouve toujours des vérités nouvelles. Il est vrai que ces vérités sont en accord avec les pâles démonstrations des livres de la Sagesse, mais il y a beaucoup plus dans saint Paul que dans le Livre de la Sagesse et les autres livres sapientiaux.

C’est le mystère global de la Sainte Trinité en état d’incarnation et de rédemption pour le salut des saints. La Trinité des Personnes correspond comme à trois états du dessein de miséricorde. C’est à la fois l’être et l’agir de Dieu.

Saint Paul est seul à bénéficier d’une pareille révélation, et il en a conscience. Toute sa doctrine, c’est une parole divine intégrale qu’il ne cesse d’inventorier. En revoyant cette Parole qui est une vision, en se retrouvant devant son Buisson Ardent, il trouve toujours des vérités nouvelles, des aspects nouveaux, et c’est toujours ce mystère de Dieu et du Christ en Dieu qu’il nous révèle. (Cf. Ga 1, 11-12. et surtout, Ep); (I Th 2, 13); (Col 1, 9 et 25; 2, 2.)…

Nous trouvons dans les épîtres pastorales quelques textes qui nous montrent comment Paul est toujours dans l’ivresse de sa vision, que cette vision, c’est le dessein de miséricorde, c’est la sagesse inconnue aux hommes et aux anges, mais que lui a vue et qu’il est chargé de prêcher.

Par exemple ce passage de l’épître à Tite, qui devrait maintenant vous flamber aux yeux comme un buisson ardent  :

«  Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée, nous enseignant à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde pour vivre en ce siècle présent dans la réserve, la justice et la piété, attendant la bienheureuse espérance et l’Apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus qui s’est livré pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour le bien.  » (Tt 2, 11-14) (…)

Relisez  : c’est d’autant plus notable que saint Paul est est en train de nous donner des bons conseils pour pratiquer les vertus. Ce n’est pas du moralisme. Cette pratique des vertus vient comme farcir une vision d’une étendue infinie. (…) Pour lui, la grâce de Dieu s’est manifestée  : c’est du fond de la gloire de Dieu, de la flamme de feu de la gloire de Dieu, du Buisson Ardent, que s’est manifestée la grâce de Dieu, ce torrent qui coule du Cœur de Dieu et qui a pour contour, pour visage, Jésus-Christ.

Maintenant que cette grâce a paru aux yeux de Paul, il n’est plus qu’en attente de la retrouver, de retrouver sa vision  : «  attendant la bienheureuse espérance de l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus.  » (…)

Sans sa vision du chemin de Damas, tout l’Évangile de Paul est absolument incompréhensible. C’est tout à fait différent de la Transfiguration, dont les apôtres Pierre, Jacques et Jean, ont été témoins. Paul a vu le mystère de la Trinité, mais vivant, débordant du mystère de l’Incarnation et du mystère de la Rédemption  ! (cf. aussi Tite 3, 4-7) (…)

Dans l’épître aux Éphésiens, saint Paul va aborder dans sa grande dimension, et d’une manière ordonnée, le mystère qu’il doit annoncer. (…)

«  Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus. À vous grâce et paix, de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ.  » (Ep 1, 1) (…)

«  Béni soit le Dieu et Père denotre Seigneur… [Seigneur, « Kyrios », c’est Dieu.]Jésus Christ…  »

Ce Jésus-Christ que les autres nous racontent, marchant sur les bords du lac de Tibériade, prêchant dans les rues de Jérusalem, etc., lui le voit – quel mystère  ! – jaillissant de la gloire du Père. Mais jaillissant de la gloire du Père comme gloire, à la ressemblance du Père et cependant, c’est Jésus  ! Comment a-t-il su que c’était Jésus  ? «  Qui êtes-vous, Seigneur  ?  » a-t-il demandé.

«  qui nous a bénis par toutessortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.  »

Donc, ce Buisson Ardent lui apparaît comme un torrent de bénédictions. Telle est la Sagesse de Dieu cachée depuis des siècles et enfin révélée à lui, pour qu’il la prêche comme un évangile personnel.

«  C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour, déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus-Christ.

Tel fut le bon plaisirde sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont il nous a gratifiés dans le Bien-Aimé…  » (…)

Vous méditerez sur ce texte, parce qu’il faudrait y rester longtemps, pour voir tout ce qu’il implique, à savoir  :

«  C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui…  » Nous ne le savions pas, mais chacun d’entre nous est l’objet d’une prédilection. La gloire de Dieu nous porte en lui, Notre Seigneur Jésus-Christ. Donc, Dieu nous aimait, nous connaissait, nous choisissait, nous élisait, nous prédestinait en Jésus-Christ, dès avant la fondation du monde. (…) «  … pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour  »  : c’est qu’il y avait déjà en Dieu, non seulement un projet, qu’un jour nous serions saints, mais une force de sanctification donnée à chacun d’entre nous.

Le Christ «  … déterminant d’avance que nous serions pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ  : Tel est le mystère éternel de Dieu dont saint Paul a le spectacle.

«  Tel fut le bon plaisir de sa volonté à la louange de gloire de sa grâce dont Il nous a gratifiés dans son Bien-aimé.  »

Le Bien-aimé qui est le Bien-aimé de Dieu et notre Bien-aimé. Rien que ça  !

«  En lui [dans ce Verbe éternel, ce Fils éternel qui est Jésus-Christ]
nous trouvons la rédemption, par son sang,
la
rémissiondes fautes,
selon la
richessede sa grâce,
qu’Il nous a
prodiguée,
en toute
sagesseet intelligence  :
Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté…
  »

Qu’est-ce que ce mystère caché jusqu’à maintenant  ?

«  … ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en lui [dans le Christ]par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis  :
ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ,
les êtres célestes comme les terrestres.
C’est en lui encore que nous avons été mis à part, désignés d’avance, selon le plan préétabli de Celui qui mène toutes choses au gré de sa volonté, pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui ont par avance espéré dans le Christ.
  »

Si la cascade débordante de ce mystère atteint d’abord les juifs, c’est qu’ils ont été choisis, eux seuls parmi les nations, pour préparer et prolonger l’espérance de la venue du mystère total, afin que cette cascade de charité divine atteigne tous les peuples.

«  C’est en lui que vous aussi, après avoir entendu la Parole de vérité, l’Évangile de votre salut, et y avoir cru, vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse, cet Esprit Saint qui constitue les arrhes de notre héritage, et prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis, pour la louange de sa gloire.  »

«  La louange de sa gloire  » est le refrain de ce texte. C’est le débordement de cette volonté de salut qui est le dessein caché de Dieu dans le Christ, qui est son Fils de toute éternité. (…)

Comment ces païens vont-ils entrer dans ce mystère  ? Par le don de l’Esprit Saint, l’Esprit de la Promesse, que Jésus avait promis en s’en allant. Et c’est le don de l’Esprit Saint qui va donner à tous ces peuples d’accéder à ce mystère qui leur est maintenant révélé. (…)

Abbé Georges de Nantes
Extraits de S 63  :L’Évangile de Paul
Conférence du lundi après-midi, 12 septembre 1983

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