La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Les Psaumes, prière inspirée

David en prièreNOTRE Père s’est appliqué à expliquer les psaumes en plusieurs retraites de communauté, et en d’innombrables circonstances. En octobre 1973, il écrivait dans la chronique de la Ligue  : «  L’étude des psaumes nous a donné une joie extraordinaire, durant huit jours de retraite. Comme tout religieux, nous “ psalmodions ” nuit et jour l’Office divin dont ils forment toute la substance. Leur familiarité est de toujours à toujours. Ils seront jusqu’à notre mort le langage inspiré de notre prière continuelle.  »

Notre Père me demande aujourd’hui de récapituler nos richesses, en commençant par établir une bonne traduction, non pas sur le latin mais sur l’hébreu ou sur le grec. Quelquefois, en effet, l’hébreu est incompréhensible, comme si quelqu’un avait tout embrouillé. Si on se reporte au grec, on s’aperçoit que tout est clair… et prophétique, “ messianique ”, c’est-à-dire  : annonçant le Messie, et donc Notre-Seigneur Jésus-Christ  ! Or, le grec des “ Septante ” est une traduction antérieure aux événements évangéliques, effectuée sur des textes originaux dont témoignent les manuscrits de la mer Morte, eux-mêmes antérieurs à la période apostolique, tandis que le texte hébreu massorétique, “ officiel ”, dont les manuscrits les plus anciens ne remontent pas plus haut que le Moyen Âge, a été fixé par les rabbins à la fin du premier siècle de notre ère, en pleine polémique de la Synagogue contre l’Église. Si on le compare au texte dont témoignent les manuscrits de la mer Morte, on découvre ce que le Père Barthélemy appelle «  des modifications théologiques intentionnelles  ». Il nous faut donc nous efforcer de rétablir le texte inspiré, savoureux parce qu’il contient déjà toute la foi et l’espérance messianiques, et brûle d’un très pur amour de Dieu auquel se réchauffe celui de l’Église, sept fois le jour, au rythme de l’Office divin.

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