La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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EXPLICATION DU CREDO
Dieu, Créateur des anges et des hommes

LES ANGES ET LES DÉMONS

AngeSi notre raison nous fait entrevoir combien la création d’esprits purs est souverainement convenable à l’ordre du monde, seule la foi nous révèle avec certitude l’existence de myriades d’anges. Et l’Église, interprétant infailliblement les Écritures où ils sont sans cesse mentionnés, de la Genèse aux Évangiles et à l’Apocalypse, nous enseigne quelle est leur nature, quelles furent leur condition primitive et leur épreuve, quel est maintenant leur rôle dans notre histoire.

Les Anges sont les plus nobles des créatures. Esprits purs, personnes individuelles d’une beauté étincelante, bons par nature et saints par grâce, ils furent créés pour la louange de la gloire de Dieu et le service de ses desseins providentiels dans la création et le salut universel. Cependant ils durent passer par une mystérieuse épreuve avant de se voir confirmés en grâce.

Les Pères de l’Église ont pensé, non sans raisons solides, qu’il leur fut demandé d’adorer en vision le Verbe Incarné, Jésus humilié et souffrant, et d’honorer conjointement à lui Marie, sa très sainte Mère. Les bons anges s’y soumirent avec amour et louanges, tandis que les mauvais, par orgueil, se révoltèrent avec haine contre leur Créateur et furent justement précipités en enfer.

Combat des anges

Le terrible combat qui oppose les anges et les démons se poursuit désormais tout au long de l’histoire  ; son enjeu est le salut ou la perte des hommes. Les démons s’acharnent à notre perte par leurs tentations. Ils peuvent troubler nos sens et notre imagination, mais ils n’ont aucun pouvoir sur notre volonté toujours capable de leur résister et de les vaincre, avec la grâce de Dieu. Les bons Anges, au contraire, coopèrent à l’œuvre de notre salut. Serviteurs de Jésus, protecteurs de l’Église et de nos patries, Anges gardiens chargés de chacun de nous, ils sont souvent apparus aux saints. Ils intercèdent pour nous avec un pouvoir d’autant plus grand que nous les prions dévotement. Ils nous aiment et nous attirent dans la béatitude du Ciel pour nous associer à leurs louanges incessantes du Dieu trois fois saint.

LES HOMMES ET LEUR DESTINÉE

Sur la nature de l’homme, la Révélation divine confirme les données claires et précises de la philosophie  : Créature raisonnable composée d’une âme spirituelle et d’un corps, l’homme est à la jonction du monde matériel et du monde des esprits. Très supérieur à la bête, il est inférieur aux anges. Toutefois, en cela réside sa «  dignité  », son âme individuelle est le terme d’une création spéciale de Dieu qui la proportionne au corps hérité de ses parents. Cette situation au sein de la famille humaine… par une volonté particulière de Dieu, lui fixe une vocation personnelle, tandis que sa nature spirituelle lui confère une destinée immortelle. «  Dieu nous a créés pour le connaître, l’aimer et le servir comme un Père et obtenir ainsi le bonheur éternel du ciel   », dit le catéchisme. (q. 46)

À l’école de saint Paul et du Concile de Trente, l’Église nous enseigne le sens authentique de l’histoire de nos origines racontée au Livre de la Genèse. Ce sont les dogmes fondamentaux de la justice originelle, de la chute de nos Premiers parents et de ses funestes conséquences, en lesquels se révèle le sens tragique de notre destinée.

Adam et Ève, premiers parents de tout l’humain lignage, furent créés par Dieu «  saints et heureux  ». Placés par lui dans un paradis de délices, ils ne devaient connaître, par privilèges préternaturels, ni la concupiscence, ni la maladie, ni la mort. Mais le don le plus précieux que Dieu leur avait fait, était celui de la grâce sanctifiante qui les faisait vivre en société avec Lui. Ainsi Adam était-il «  fils de Dieu  » (Lc 3, 38), image créée du Verbe éternel, lieutenant de Dieu dans l’univers, chef de toute la race humaine… Il lui suffisait d’être fidèle à Dieu dans l’amour pour transmettre tous ses privilèges à ses descendants.

Adam et ÈveLe IIIe chapitre de la Genèse, que saint Paul d’abord et le magistère de l’Église à sa suite nous font un devoir de prendre pour un récit historique inspiré, d’une importance dogmatique capitale, nous enseigne la tentation d’Ève par le diable, «  Vous serez comme des dieux  », sa chute et par elle celle d’Adam, tombés tous deux dans la même désobéissance orgueilleuse, infiniment injurieuse à leur Père très bon et qui leur attira sa juste Colère. Ils perdirent tout  : la Vie surnaturelle et les privilèges dont ils jouissaient. Chassés du Paradis terrestre, ils tombèrent dans l’esclavage du démon  ; voués à l’ignorance, aux concupiscences, à la maladie et à la mort, ils vivraient dans une nature hostile, en un perpétuel combat (Rm 7, 15).

Adam, Chef de la race humaine, tête de ce grand corps, allait transmettre son péché et ses tares avec la vie à toute sa descendance. Désormais, les fils d’Adam naîtraient dans le péché, marqués par la révolte et l’injustice originelles devenues «  propres à chacun  », selon le Concile de Trente. «  Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé en tous les hommes du fait que tous ont péché.  » (Rm 5, 12)

Si le péché de nos premiers parents leur valut «  la Colère et l’indignation de Dieu  » (Concile de Trente), ce bon Père manifesta aussitôt sa miséricorde en leur promettant un Sauveur (Gn 3, 15). C’est le «  Protévangile  », la première annonce de la «  Bonne nouvelle  »  ! Ainsi s’ouvre l’Histoire sainte, qui est celle de la grâce de Dieu et du péché de l’homme, de la Justice de Dieu qui châtie durement l’homme rebelle, mais pour le préparer aux élévations et aux splendeurs de son Amour miséricordieux. «  Heureuse faute qui nous valut un tel et un si grand Rédempteur  !  » (Liturgie de la Veillée pascale)

Extraits de Toute notre religion, p. 20-22

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