La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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EXPLICATION DU CREDO
La rémission des péchés par les sacrements

Jean Bosco confessantJean Bosco confessant les enfants

Oui, pour entrer dans la Communion des saints, il faut être rentré en grâce auprès du Dieu trois fois Saint  ! Et comment cela peut-il se faire  ? Que Jésus ait vu son Sacrifice agréé, qu’il ait obtenu sa résurrection et sa glorification en signe de la rédemption obtenue par lui pour tout le monde, c’est certain. En droit, tous les péchés sont pardonnés, tous nous sommes sauvés. Encore faut-il, en fait, que nous recevions ce salut, que nous nous l’approprions, que nos péchés d’hier, pardonnables, soient aujourd’hui pardonnés…

Ce n’est pas ici le lieu de rappeler ce qu’est le péché, sinon brièvement, suivant le petit catéchisme  : «  Une désobéissance, consciente et voulue, à un commandement de Dieu ou de l’Église  », une souillure, une blessure pour nous-mêmes, une injustice, un désordre envers la famille humaine et surtout envers la communauté chrétienne, enfin et plus que tout une injure à Dieu (q. 399).

Il faut ajouter ceci qui est très important et très touchant  : Nos péchés ayant été rachetés au prix du Sang de Jésus, toute faute est une ingratitude, un mépris, une insultante insolence à Jésus crucifié, à son Cœur transpercé, son Sang répandu, sa Face outragée, tant qu’elle n’est pas regrettée, confessée et absoute.

LA RÉMISSION DES PÉCHÉS CONFIÉE À L’ÉGLISE

Pour tout homme droit que travaille la grâce divine, son état natif de pécheur, et tout ce que sa propre volonté y a rajouté, ne peuvent le laisser en repos. «  Il tend les bras au Libérateur   » (Pascal, Pensées, 422). Cette attente angoissée, cette espérance de plus en plus ardente s’expriment dans les religions païennes, de plus en plus magnifiquement dans les écrits des Sages inspirés et les prières des psalmistes de l’Ancien Testament. Elles précipitent les foules au baptême de pénitence prêché par Jean dans le désert. Enfin, elles soulèvent le peuple juif et le jettent sur les pas de Jésus pour en obtenir «  la rémission  », le «  pardon de leurs péchés  ».

Or, Jésus manifestant sa propre et personnelle autorité et initiative divine, remet les péchés, pardonne au pécheur. À sa parole, l’injure faite à Dieu est oubliée, la dette est remise, la grâce est donnée ou rendue et sans doute toute peine est ôtée. Comme lorsque Jésus dit au bon larron  : «  Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis.  » (Lc 23, 43)

C’est ce même pouvoir divin de remettre les péchés, de les absoudre, c’est-à-dire de les «  nettoyer, abolir, anéantir par la sainte Pénitence  » (Saint François de Sales), que Notre-Seigneur Jésus-Christ accorde à saint Pierre et à tous les Apôtres le soir de sa Résurrection, après le leur avoir promis durant sa vie publique (Mt 16, 17-20; 18, 18; Jn 20, 23; cf. Lc 24, 47). À leur suite, ce pouvoir qui leur a été donné transmissible, est conféré à tous les évêques et à tous les prêtres par l’ordination sacerdotale, quoique ces derniers ne puissent l’exercer validement qu’en dépendance de l’évêque, en chaque diocèse, comme des instruments efficaces de la Miséricorde divine (q. 142).

L’Église exerce ce divin pouvoir par les Sacrements et sacramentaux, mais premièrement et principalement par les sacrements de Baptême et de Pénitence (q. 143). Car Dieu-Père veut que le pardon et la grâce du salut, obtenus douloureusement par son Fils Jésus-Christ sur la croix, nous soient distribués, du moins ordinairement, par leur Sagesse et Vouloir divin, la Troisième personne de la Sainte-Trinité agissant en l’Église par ses gestes et ses paroles sacramentels. Même par le moyen extraordinaire du pardon immédiatement accordé par Dieu à la «  contrition parfaite  », le recours au Christ et à son Esprit-Saint s’impose et la réception des sacrements ordinaires de l’Église doit être le signe de la foi et de l’obéissance chrétiennes.

Extraits de Toute notre religion, p. 44-46

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