La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 164 – Juin 2016

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


« DIEU VEUT ! »

Pontevedra, cellule de soeur Lucie

La cellule de Lucie à Pontevedra où elle vit et entendit l’Enfant-Jésus lui dire, le 10 décembre 1925   : «   Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer.   » Ensuite, la très Sainte Vierge lui dit   : «    Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.   »

IL y aurait de quoi désespérer à la vue de l’apostasie générale que nous vivons si nous n’avions les paroles de Notre-Dame de Fatima qui nous promettent que l’épreuve s’achèvera, non pas sur un jugement dernier de colère et de vengeance de Dieu, mais sur une épiphanie de la miséricorde divine du Cœur Sacré de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie. Si nous savons que ce doit être dur, tournons les yeux, avec une immense allégresse, vers l’avenir du genre humain sur la terre et dans le Ciel.

Je considère ces promesses de Notre-Dame de Fatima comme l’offre d’une nouvelle Alliance. ­L’Alliance du Christ est la nouvelle et éternelle Alliance  ; il ne s’agit pas de dire qu’il y a maintenant, après la première et la deuxième alliance, une troisième alliance. Mais nous sommes véritablement à la dernière étape de cette nouvelle Alliance que le Christ a voulu faire avec l’humanité, préparatoire à son règne éternel. C’est véritablement une nouvelle Alliance avec un nouveau contrat passé entre le Ciel et la terre, un contrat inégal où le Ciel demande peu en contrepartie de promesses immenses. Cette nouvelle Alliance me paraît être notre chemin obligé à la fin de ce vingtième siècle [début du vingt et unième], encombré et désertique tout à la fois, pour chacun selon la voie où il marche.

Ce «  chemin  », c’est le mot même que la Vierge Marie de Fatima employait parlant à Lucie de la longue carrière qu’elle aurait à courir sur la terre pour répandre le message dont elle serait témoin. «  Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et ton chemin.  »

Il est absolument blasphématoire d’avoir répété, comme l’a fait Jean-Paul II tout au long de son pontificat, que «  le chemin de l’Église, c’est l’homme  ». Puisque la Vierge a dit que son Cœur Immaculé serait notre chemin, dire maintenant que c’est «  l’homme  », c’est vraiment envoyer l’Église dans la direction opposée à son véritable «  chemin  »; c’est même un chemin de damnation pour l’homme.

On en a assez de l’homme  ; il serait peut-être temps de nous dire que le chemin de l’Église, c’est le Cœur Immaculé de Marie  !

Le chemin qui nous est ouvert, c’est le Cœur Immaculé de Marie. En 1917, la Vierge Marie dit  : «  Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.  » Puis, s’adressant à cette enfant, elle lui dit  : «  Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.  » L’autre parole du 13 juillet dicte déjà à l’humanité la conduite à tenir jusqu’à la fin de ce siècle  : «  Pour sauver les pauvres âmes qui vont en enfer, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.  »

La parole qui m’a hanté, qui a été comme un coup de matraque, c’est ce «  Dieu veut  ». Le 13 juin  : Jésus veut et Jésus est Dieu. Or, il veut quelque chose que l’homme n’apprécie pas  ; il veut quelque chose qui n’enchante pas l’humanité d’aujourd’hui et il y a longtemps que cette humanité se prépare à ne pas comprendre un tel langage.

Ce damné théologien qu’est le Père Dhanis, jésuite, a passé sa vie à détruire le message de Fatima dans l’esprit des évêques, des cardinaux, des théologiens et même des Papes. Le Père Dhanis n’a que dédain pour cette volonté de Dieu. Il la considère comme une invention de petite fille, une affabulation inconsciente de Lucie de Fatima, la voyante.

Dieu veut et les hommes ne veulent pas. Pour tout théologien, pour tout homme qui connaît la Bible, Ancien et Nouveau Testament, ce «  Dieu veut  », avec cette conclusion «  et les hommes n’ont pas voulu  », parle  ! Dieu a voulu sauver son peuple pendant deux mille ans. Finalement, il a envoyé son Fils comme ultime Prophète  : «   Je vais leur envoyer mon Fils, lui, ils l’écouteront.  » Pas du tout  ! Ils ne l’écouteront pas. Ils le tuent. Parole de Notre-­Seigneur  : «  Jérusalem, Jérusalem, j’ai voulu te rassembler comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes et tu n’as pas voulu.  » Vous n’avez pas voulu ce que je voulais, d’où viendra votre châtiment et dans l’espace d’une génération, tout sera accompli. De Jérusalem, il ne restera plus pierre sur pierre.

Quand Jésus veut quelque chose, ce n’est pas humain, ce n’est pas un caprice passager, ce n’est pas une volonté instable et sans raison, c’est véritablement la racine de l’explication de l’histoire  : Dieu veut. Il fait tourner le soleil dans le ciel, il le décroche même du ciel pour nous montrer que lorsqu’il veut quelque chose, Il prouve que c’est bien lui qui a parlé et s’il n’obtient pas ce qu’il veut, le châtiment sera terrible.

Voilà ce qui s’est passé une première fois. Jésus voulait sauver Jérusalem, tout simplement, par l’amour, la miséricorde, en l’émouvant par le spectacle de son Sang répandu sur la Croix. Parce que c’était la race élue, parce qu’ils avaient la Loi de Moïse, parce qu’ils avaient le Temple de Yahweh, ils n’avaient pas besoin de Jésus et ils n’ont pas voulu. Jésus a été évidemment le plus fort. Jérusalem allait-elle dicter sa loi à Dieu, à Dieu le Père contre son Fils  ? Cela ne tient pas  !

Grande découverte un peu effrayante pour nous, royalistes, élevés dans le culte des rois de France, sacrés à Reims, quand il a fallu rouvrir cette histoire à la lumière de la théologie. Le Sacré-Cœur, Dieu le Fils, est revenu en 1689 et il voulait refaire ce contrat entre l’humanité et particulièrement la France, sa fille aînée, et particulièrement le roi de France, son ami, son bien-aimé. Il voulait refaire cette connivence, cette communauté de cœur et de pensée, il fallait que ce roi accepte de reconnaître cette suprématie sur lui, le Roi-Soleil, qu’il s’incline, s’agenouille devant le Sacré-Cœur de Jésus. Le roi de France, son confesseur le jésuite, et la Visitation ne l’ont pas compris, n’ont pas fait ce que Jésus voulait. Cela a été la décadence de cette monarchie. Malgré le sacre, malgré tout, elle a été emportée. Le roi guillotiné, son fils mourant au Temple, en victime expiatoire. Elle ne s’est toujours pas relevée. Chaque prétendant a beau dire, depuis, que quand il y sera, il fera la consécration au Sacré-Cœur, on n’a toujours rien vu et Jésus est toujours là à dire  : «  Moi, j’ai voulu, Moi, je veux toujours et eux ne veulent toujours pas.  » La France connaît une décadence comme elle n’a jamais connu, avec une rapidité foudroyante et comme irrésistible, implacable.

Il n’y a pas de solution, parce que chacun croit qu’on va sauver la France sans regarder le Christ. Jésus avait ses desseins de justice, de correction et il fallait que les rois de France si fiers d’eux-mêmes et de leur pays – et ils avaient bien des raisons d’être fiers – s’agenouillent devant Lui, que la piété l’emporte sur 1’orgueil, grande tentation de l’âme humaine. Ils n’ont pas voulu. Alors, la justice s’est abattue et pourtant c’était un plan merveilleux, un plan de miséricorde. Si le roi 1’avait fait, et la cour autour du roi et sa famille autour de lui, Jésus se rendait maître de leurs cœurs, Jésus résolvait tous les problèmes d’une France qui était en train de s’éparpiller dans toutes sortes d’hérésies, de se dessécher le cœur. Il se faisait fort de rendre le Roi victorieux de tous ses ennemis et par là, amener ses ennemis eux-mêmes à se convertir.

Ces merveilles promises n’ont pas eu lieu, et l’histoire de France a sombré dans l’horreur. Nous voilà à la troisième sommation et c’est la dernière de Notre-Seigneur. Il envoie sa Mère. C’est l’ultime tentative pour sauver le monde.

Je suis très frappé de ce «  Je veux.  » C’était en 1917, les nations s’étaient déjà tellement éloignées de Dieu que le laïcisme, le sécularisme régnaient partout. On a fait cette guerre sans implorer la grâce de Dieu et l’Église elle-même a connu son ralliement au monde, malgré l’effort de saints Papes, Grégoire XVI, Pie IX, Pie X, qui ne voulaient pas laisser l’Église reconnaître l’autonomie des choses humaines en se cantonnant dans sa sacristie, dans son sanctuaire.

Les âmes vont en enfer, les nations se font la guerre, les chefs d’État, les chefs politiques sont des têtes orgueilleuses et rebelles  ; les pays catholiques se livrent la guerre les uns aux autres, ils subissent la domination des protestants qui écrasent les catholiques et la victoire de 1918 sera une prépondérance du protestantisme contre l’Église catholique.

Dieu veut. Le Bon Dieu, notre Père Céleste, veut sauver les âmes qui vont en enfer. Il voit dans ce laïcisme, dans cet athéisme et ce matérialisme grandissants, une multitude qui va en enfer. Il a fait voir aux enfants tous ces gens qui étaient déjà en enfer en compagnie des démons, chose tellement horrible que les enfants seraient morts d’épouvante s’ils n’avaient entendu de la bouche de la Vierge qu’eux-mêmes iraient au Ciel. Insupportable vision. Dieu voit cela et il invente quelque chose, quelque chose de nouveau. Il le tient en réserve depuis des siècles, depuis le commencement de 1’univers, c’est d’offrir au monde cette dévotion  : Je veux. Dieu veut pour sauver toutes ces âmes qui vont en enfer, Dieu veut que soit établie dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

C’est sa volonté de bon plaisir, unique, décisive, souveraine. Puisque Dieu le veut, que nous sommes véritablement sous le poids de sa colère et de son châtiment, il faut que nous-mêmes nous marchions dans cette volonté de Dieu.

Comment allons-nous avoir cette dévotion, comment être sûrs que nous 1’avons  ? Dieu le précise  : vous direz votre chapelet, tous les jours. Vous rendrez un culte au Cœur Immaculé de Marie en faisant une communion réparatrice pour toutes les offenses qui lui sont faites, les premiers samedis du mois. Cinq premiers samedis du mois de suite, mais la pensée de la Vierge est que tous les premiers samedis du mois doivent être consacrés à cela.

Pendant longtemps, je n’ai pas compris pourquoi cette communion d’expiation pour les offenses au Cœur Immaculé de Marie. Mais la raison, la voici  : les offenses au Cœur Immaculé de Marie allaient se déchaîner dans le monde par le communisme athée en Russie, profanant toutes les icônes, puis dans l’Église même où on ne sait qu’inventer pour abaisser davantage la Sainte Vierge. Il faut réparer cela, sans quoi le Cœur du Christ s’enflammera d’une colère sans rémission contre l’humanité.

Par la consécration de la Russie à ce Cœur Immaculé, Dieu confie cette nation à la Vierge Marie. Le mot de «  Russie  » arrive là, en 1917, alors que la Russie n’était rien qu’un pays en guerre comme les autres. Pourtant, de la Russie devait venir tout le mal. Notre-Seigneur annonçait qu’en consacrant la Russie au Cœur Immaculé de Marie, on aurait la paix. En 1917, et ce n’est toujours pas fait.

Dieu ne transigera pas. Il ne changera pas d’idée. Il ne laissera pas cela pour inventer une dévotion quelconque. C’est la dernière, c’est l’ultime chance de salut pour l’humanité, pour l’humanité dans son total, pour l’humanité dans chacune de ses nations, pour chacun d’entre nous, chacune de nos familles. Il faut absolument que nous prenions cette résolution, que nous prenions au sérieux ces demandes instantes du Christ en faveur de sa Sainte Mère pour échapper à tous les tourments qui commencent à nous obséder d’une manière catastrophique.

Les Papes n’ont pas voulu. Les Papes, les cardinaux, les évêques, trompés par ce Père Dhanis. Il n’y avait qu’à aller à Fatima et consulter des documents pour savoir que le Père Dhanis était un menteur. Ils ont préféré le Père Dhanis au pèlerinage à Fatima. Voilà comment 1’humanité se perd. Ils ont jugé que le remède était sans proportion avec les maux.

Quel est l’homme au chômage qui pense que la dévotion au Cœur Immaculé de Marie est le salut de sa famille  ? C’était trop disproportionné  : les cinq premiers samedis du mois, une communion le premier samedi du mois, qu’est-ce par rapport aux problèmes de cinq milliards d’habitants de la terre  ? D’où le dédain. C’est bénin, cela ne suscite que le dédain, de la part du Père Dhanis et des autres. Cela rappelle l’histoire de Naaman le Syrien (2 R 5, 1-14, cf. Lc 4, 27).

Religion d’abord, d’amour tendre et marial, voilà ce que Notre-Seigneur voulait et il s’adressait à des âmes sèches, revêches, orgueilleuses. Pie XI l’a su le premier, mais Pie XI était féru de son Action catholique spécialisée. Pendant quarante ans, on s’est occupé de faire de l’Action catholique spécialisée. Bilan entièrement négatif. Il a fait périr toutes les œuvres religieuses de laïcs qui existaient avant, et son Action catholique n’a jamais produit que des apostats et des communistes.

Paul VI avec Jean XXIII  : on va faire un Concile, on va réformer l’Église. Avec nos méthodes d’apostolat, nos inventions pastorales, on va réveiller l’allégresse, etc. Cette terre fertile s’est transformée en désert.

Jean-Paul II, la nouvelle évangélisation  : on va faire prier tous les hommes de toutes les religions, chacun leur Dieu, tous ensemble, etc.

C’est le contraire de la volonté de Dieu exprimée à Fatima. Ils méprisent Fatima et ils inventent, dans leur orgueil et leur fatuité, des choses qui sont contre la religion, qui sont contre le Christ et ils pensent réussir, avant l’an 2 000  ! Toutes les religions rassemblées, chacune priant son Dieu, vont établir la démocratie universelle et la liberté, donc la joie, donc, la paix. C’est tellement grotesque  !

Le remède est cultuel, la Sainte Vierge veut que ce remède soit un remède religieux, mais le monde entier est féru de politique. Les politiques sont sûrs de leur autonomie, si absolue qu’elle exclut 1’intervention de Dieu. Absence de Dieu dans la “ télé ”, dans les journaux, même les journaux de droite. L’absence de Dieu dans la politique est totale. Toute la politique est une remise de l’État entre les mains des citoyens, dans la plus grande licence, et la démocratie règne partout.

Au lieu de cette conversion promise, c’est le châtiment. Voyez la Russie  ! Quand les hommes se sont débarrassés de leurs tyrans pour faire régner la démocratie, on dit que c’est une conversion, on dit que c’est une libération, c’est-à-dire un salut. Ce NON que l’Église adresse à la Vierge Marie est d’une parfaite ignominie parce qu’il est menteur.

Il se divise en deux NON particuliers.

Un NON que nous entendons depuis soixante-dix ans. On a fait fi des paroles de la Sainte Vierge. Jusqu’en 1989, on nous disait qu’il n’y avait nul besoin de conversion de la Russie. On a flatté la Russie, on a flatté 1’Urss, on a flatté Staline, ce bourreau épouvantable. On nous a persuadés perpétuellement qu’il était en train de s’améliorer, que les choses iraient bien, qu’il fallait les aider, être plein de sympathie pour eux. C’était le contraire de ce que disait Fatima. On ne voulait pas obéir à la Vierge, alors on fonçait dans le sens contraire. 1989 est arrivé et les mêmes qui ne voulaient pas entendre parler de Fatima nous ont dit  : Voyez, c’est Fatima, c’est la Sainte Vierge, c’est la conversion parce que le Pape a consacré la Russie. C’était encore une manière d’être complice de la révolution athée, diabolique, qui se maintenait en Russie, mais cette fois, en invoquant Notre-Dame  ! Comme si on pouvait la faire passer d’un camp à un autre  ! Mentir toujours pour ne pas se soumettre à ses demandes. Cette fois, c’est la dernière chance. Le monde rebelle sera anéanti.

Si nous n’avions pas l’espérance que la Vierge nous fera miséricorde, ce serait effrayant, on en perdrait le goût de vivre, car le monde va à son anéantissement. L’Église va à sa désertification complète, si nous ne savions qu’elle a les promesses de la vie éternelle. Les prêtres, les évêques, et un jour le Pape se sentiront acculés à se dire  : Si je n’obéis pas, nous serons anéantis. Viendra le moment où ils sauront qu’ils seront anéantis, eux, leurs peuples, et leurs familles s’ils ne font pas ce que Dieu veut. C’est Dieu qui les tient et c’est Dieu qui les amènera à se convertir ou à périr. Le Portugal sera préservé, la Sainte Vierge le dit, le Pape sera touché par la grâce. Ce sera le triomphe de Marie de venir à bout de son cœur rebelle, dans les dernières convulsions du monde. Dès lors, tout ira merveilleusement bien.

Je ne vous aurais jamais commencé ce discours si, précisément, la mansuétude de Jésus et de Marie ne l’accompagnait. Comme ils ont montré l’enfer aux enfants, mais précisément parce qu’ils allaient leur dire  : Pour que les hommes n’y aillent plus, il faut introduire mon culte. Ce culte du Cœur Immaculé de Marie, finalement, triomphera, même des cœurs les plus rebelles qui se convertiront.

Maintenant, nous remontons de cet abîme de détresses et nous savons, par cette même voix divine que l’avenir sera merveilleux. Tout ira merveilleusement  : le Pape consacrera la Russie, elle se convertira.

La dernière ruse du démon pour essayer de ravir à la Sainte Vierge cette Russie qui lui est promise et qui ira jusqu’à sa conversion, est de faire une fausse conversion pour égarer encore une fois le monde. Malgré cela, elle se convertira pour de vrai. Le Pape l’ayant consacrée, elle se convertira et on aura la paix et à ce moment-là, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie brillera dans le monde entier. Les hommes sauront que c’est à elle, à cette dévotion, à cette obéissance à Dieu qu’ils doivent la vie merveilleuse qui leur sera donnée après des moments terribles. Alors le monde sera guéri de son orgueil, nous n’aurons plus de dédain pour le Cœur Immaculé de Marie, nous serons enflammés d’amour et de reconnaissance. Le monde, guéri de son orgueil, sera un monde de douceur, un monde d’humilité pour des générations et des générations.

Le Pape se convertira, le Pape consacrera la Russie, pourquoi  ? Pour que le Cœur Immaculé de Marie triomphe à la fin des fins.

«   À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera du Pape qui consacrera la Russie et elle se convertira.  »

Abbé Georges de Nantes
sermon du 12 janvier 1992.