La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 167 – Septembre 2016

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


« LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE »

DANS un entretien exclusif au journal “ La Croix ”, le ministre de l’Intérieur détaille les mesures qu’il entend promouvoir pour «  faire émerger un islam de France ancré dans les valeurs de la République  » (29 août 2016). Vous avez dit «  les valeurs de la République  »  ? Mais les djihadistes connaissent très bien  ! Et ils les mettent en pratique  ! C’est nous qui les leur avons enseignées, depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, jusqu’à la Semaine sanglante de la Commune de Paris, du 22 au 28 mai 1871, en passant par le massacre des Suisses, le 10 août 1792, au château des Tuileries, le massacre des martyrs des Carmes, du 2 au 4 septembre 1792. Sans oublier «  le régime d’abattoir  », ainsi dénommé par le Père Panici, instauré par la révolution de 1944. La liste n’est pas exhaustive, loin de là  !

  • 14 juillet 1789  : prise de la bastille, lynchage du marquis de Launay, gouverneur de la place forte, sa tête est sciée par un boucher et promenée dans tout Paris au bout d’une pique.
  • 10 août 1792  : massacre des Gardes suisses aux Tuileries.
  • 2-4 septembre 1792  : les martyrs des Carmes.
  • 3 septembre 1792  : Massacre de la princesse de Lamballe, confidente de la Reine. Sa tête est promenée sous les fenêtres du palais royal, et on
    ne peut raconter les outrages commis sur sa dépouille.
  • 9 septembre 1792  : massacre du duc de Brissac, gouverneur de Paris. Emmené dans une cage de fer «  pour être jugé à Versailles  », il fut sauvagement mis à mort en cours de route. Sa tête fut plantée à la pointe d’une pique de la grille du château.
  • 21 janvier 1793  : Louis XVI est guillotiné.
  • 3 juillet 1793 – 19 janvier 1794  : Louis XVII arraché à sa mère, dévoyé, détruit psychiquement et moralement par les Simon dans le but qu’il salisse lui-même sa mère.
  • 16 octobre 1793  : Marie-Antoinette est guillotinée, après un procès inique, dont un des chefs d’accusation est l’inceste.
  • Novembre 1793 – février 1794  : noyades des carrières de Gigant (Nantes). Plusieurs de ces noyades appelées baptêmes républicains, et réservées aux enfants.
  • janvier – mai 1794  : les colonnes infernales en Vendée.
  • 28 février 1794  : le massacre des Lucs-sur-­Boulogne. 564 martyrs, dont 110 enfants de moins de sept ans.
  • 23 – 24 décembre 1793, 25 mars 1794  : martyrs du Marillais, environ 2 000 fusillés.
  • du 12 janvier au 16 avril 1794  : martyrs d’Avrillé, environ 2 480 fusillés.
  • 10 mai 1794  : Madame Élisabeth est guillotinée.
  • 17 juillet 1794  : les carmélites de Compiègne guillotinées.
  • 1794 – 1795  : pontons de Rochefort, détention de prêtres dans des conditions inhumaines, déportation en Guyane pour certains (invention des camps de concentration), mort sur place pour beaucoup dans d’horribles souffrances.
  • 8 juin 1795  : mort de Louis XVII au Temple.
  • 1812  : Napoléon massacre la fleur de la jeunesse française pour des rêves chimériques (défaite de la Bérézina, retraite de la campagne de Russie).
  • 1871  : La commune de Paris, Lyon, Marseille, Narbonne, Toulouse, Saint-Étienne. Exécution de Mgr Darbois archevêque de Paris, et de religieux et religieuses par les communards.
  • 1880  : expulsion des religieux et religieuses, condamnation à l’exil, confiscation de tous leurs biens, au nom de la laïcité républicaine.
  • 31 août 1898  : assassinat du colonel Henry.
  • 8 décembre 1904  : assassinat de Syveton.
  • décembre 1905  : la république vole les biens meubles et immeubles de l’Église de France, sur simple décret.
  • 1914  : la république déclare la guerre en pleine incurie  : 500 000 jeunes Français couchés froids et sanglants sur leur terre mal défendue, en seulement trois mois.
  • 6 février 1934  : fusillade de la place de la Concorde, pour défendre le régime “ des voleurs ” (affaire Stavisky).
  • 20 février 1934  : assassinat du conseiller Prince.
  • 1944  : «  Régime d’abattoir   », instauré par la prétendue “ Libération ”, selon l’expression du Père Panici, qui en fut sanctionné. Henri Teitgen garde des Sceaux et ministre de la Justice de l’Épuration déclarait  : «  Les cours de Justice ont rendu à ce jour 44 737 arrêts de condamnation  ; et les Chambres civiques 57 852. On sourit de ces chiffres, en disant qu’après tout, 100 000 condamnations ou à peu près, c’est bien peu. Je voudrais, pour permettre à l’Assemblée de mesurer l’énormité de la tâche, comparer ces résultats à ceux d’une autre épuration qu’a faite la France, au temps de la grande Révolution, à l’époque où la République bénéficiait de gardes des Sceaux qui étaient de vrais patriotes, et des hommes énergiques dont l’histoire célèbre à la fois l’audace et le courage. Vous pensez sans doute que, par rapport à Robespierre, Danton et d’autres, le garde des Sceaux qui est devant vous est un enfant. Eh bien  ! ce sont eux qui sont des enfants, si l’on en juge par les chiffres. Car, de 1789 à 1793, 17 000 condamnations seulement ont été prononcées pour toute la France.  »
  • 24 janvier 1960  : fusillade à Alger, au plateau des Glières, lors de la “ journée des Barricades ”.
  • 26 mars 1962  : fusillade de la rue d’Isly, déclenchée par le lieutenant Ouchène Daoud, sur l’ordre du préfet de police Vitalis Cros, contre une foule pacifique d’Algérois, qui fit quatre-vingt-cinq morts et plus de deux cents blessés.
  • 17 janvier 1975  : “ Loi Veil ” autorisant l’extermination massive des enfants à naître. Etc.
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