La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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LA LIGUE

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NOËL, NOËL, ENTENDS-TU CET APPEL ?

LES articles de ce numéro et les activités du mois qui vient de s’écouler sont une fois de plus d’une prodigieuse actualité mystique et politique  ; à lire deux fois plutôt qu’une, pour passer des fêtes de Noël «  actuel  », et beaucoup prier pour que le Sacré-Cœur sauve une fois encore, Rome et la France.

Dans son éditorial  : Le pape François et le Masdu, frère Bruno nous met en garde contre une vilaine bête d’Apocalypse acharnée à la perte, non seulement du plus grand, mais aussi des petits que nous sommes. Cette année encore ce sera si facile de suivre une fausse lumière et de se tromper de porte  ; si facile de franchir le seuil de la grande “ hôtellerie ” (cf. Lc 2, 7) du Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle, si séduisant d’y demeurer, puisque l’on vous assurera que Jésus, Marie et Joseph sont là chez eux. Non pas en personne, bien sûr, mais en celles de leurs icônes actuelles  : Jean-Paul II, mère Teresa, et tous les évêques “ gardiens ” du troupeau, dont le cardinal Marx qui a évacué la Croix du Christ (cf. supra).

La nouveauté de ce Noël 2016, frère Bruno la signale dans sa conférence d’Actualités  : en religion comme en politique, le “ Masdu ” et ceux qui en vivent lassent le “ pays réel ”. Celui-ci, d’un pôle du monde à l’autre, est en attente d’un homme providentiel, d’un sage, d’un courageux, d’un vrai. Le pape François et monsieur Fillon le sont déjà un peu, mais l’un et l’autre sont affiliés à des réseaux d’influence, conciliaires ou républicains, qui ne lâchent pas leurs proies facilement. Ah  ! si ces deux François pouvaient, d’une manière ou d’une autre venir un peu “ crécher à la maison Saint-Joseph ”, chez le théologien de la Contre-Réforme et de la Contre-Révolution catholiques… Que de lumières et de principes ils puiseraient afin de devenir de bons instruments du Règne de Dieu, en France et dans l’Église…

SOUS L’ÉGIDE DU SACRÉ-CŒUR

Chaque mois des pans de doctrine ou de pratique pastorale sortent des presses de la maison Saint- Joseph, en prolongement des enseignements personnels et très catholiques du Saint-Père, ou bien en contradiction avec les désorientations conciliaires qu’il pense devoir suivre par fidélité à ses prédécesseurs.

L’Église est devenue une pieuse ONG. Le pape François le déplore, mais sans comprendre ni pourquoi ni par la faute de qui elle n’évangélise plus. Frère Scubilion (cf. supra), fort de la doctrine de notre bienheureux Père démonte le mécanisme de cette «  désorientation diabolique  » qui paralyse l’Église  ; il lui fait ainsi retrouver le sentier lumineux de sa Tradition et lui ouvre des perspectives d’avenir prodigieuses.

Le témoin de la sagesse multiséculaire de l’Église, le précurseur de l’ultime élan missionnaire par lequel elle va embraser le monde  ? C’est le bienheureux Père de Foucauld. Frère Bruno en fournit la démonstration complète dans son dernier livre  : Charles de Foucauld, 1858-1916  : fondateur de Chrétienté, moine-missionnaire et martyr.

LES ACTIVITÉS DE LA PERMANENCE

PÈLERINAGE AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE.

Samedi 12 novembre, plus de cent quarante personnes se retrouvèrent dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre pour une journée de prières et d’instructions passionnantes. Au cours de sa conférence, frère François choisit une citation du Père Ramière, qui caractérise bien l’esprit de notre dévotion au Sacré-Cœur  : «  Le Cœur de Jésus-Christ régnera à condition que ses serviteurs restent fidèles à l’enseignement de Pie IX dans le Syllabus (1864)  : c’est-à-dire qu’ils refusent toute compromission avec l’esprit révolutionnaire, avec les principes de 1789, qui sont la négation de sa royauté sur la société. Tant que les hommes d’État ne renieront pas les erreurs du Contrat social, ils n’aboutiront qu’à légitimer une tyrannie des parlements ou des foules.  » La journée s’acheva par un beau spectacle  : l’abbé de Nantes prêchant le Sacré-Cœur dans la basilique Montmartre. Deux magnifiques sermons sur Le Sacré-Cœur de Jésus, source de sacrifice  ; source de miséricorde. Les abonnés aux Logia pourront les écouter au plus tard début janvier.

Mercredi 16 novembre au soir, dernière distribution de tracts avant la réunion du 20 novembre. Camille, Laure et Blandine nous racontent la grâce d’une sainte rencontre avec une Algérienne.

 Les églises sont des lieux reposants, on y sent la paix, on y est bien. Quoique je sois musulmane, j’y entre assez souvent pour me redonner du courage, m’écarter un peu de l’agitation du dehors...

Nous lui demandons si, à Alger, elle connaît Notre-Dame d’Afrique. Son visage s’illumine  :

 Ah oui, Madame l’Afrique  ! Oui, oui, je connais bien, j’y suis allée souvent, je l’aime beaucoup. Vous savez, beaucoup de musulmans vont voir Madame l’Afrique  ! Et ils la respectent. Les chrétiens l’appellent Notre-Dame, je crois, les musulmans l’appellent Madame l’Afrique. Mais vous savez, si des musulmans entrent dans l’église de Madame l’Afriqueon leur crache dessus  ! En Algérie il y a des yeux partout, qui regardent tout ce que vous faites

Une question nous brûle la langue. Blandine la pose  :

 Pensez-vous à vous convertir  ?

 Vous savez, j’ai déjà essayé. Mais les prêtres ont peur. Ils ne veulent pas trop s’exposer en parlant avec des musulmans, c’est dangereux pour eux, et aussi pour ceux qui leur parlent. On n’est pas en sécurité, on reçoit des menaces.

 Nous prierons pour vous R…, et vous, vous pouvez prier Madame l’Afrique, elle vous aidera  !

 Ah oui, oui… c’est très gentil à vous. Oui, vraiment.  »

GRANDE RÉUNION PUBLIQUE À PARIS.

Le dimanche 20 novembre, aux salons Vianey, conférence très attendue de frère Bruno sur notre bienheureux Père Charles de Foucauld. Les amis de Paris et de province s’étaient mobilisés  ; il y avait aussi beaucoup de visages inconnus attirés par le tract que nos jeunes gens distribuaient depuis si longtemps. Plus de six cents personnes au total…

Première étape de cette journée parisienne, l’église Saint-Augustin, lieu béni de la conversion de Charles de Foucauld. Une messe était célébrée, mais nous pûmes faire tout de même nos dévotions devant le confessionnal où Charles se convertit, puis dans la petite salle qui expose quelques souvenirs de lui. Frère Bruno nous conduisit ensuite devant l’autel de la Sainte Vierge où Charles communia après s’être confessé, et d’où il s’élança pour parcourir avec Jésus et pour lui, une course de géant.

Après la messe de 11 heures, nous regagnâmes vite le jardin des Plantes pour y pique-niquer. En se rendant tranquillement aux salons Vianey à 14 h 30 pour le chapelet, nos amis ne se doutaient pas du travail considérable que nos frères techniciens réalisaient depuis le matin pour transformer cet espace en salles de conférence  : une pour adultes avec un plateau TV, une autre pour enfants avec un diaporama, plus une garderie pour les tout-petits.

La conférence (cf. supra) fut comme une méditation à haute voix, très posée, émouvante  ; des photos apparaissaient sur les grands écrans, avec des légendes simples. Les paroles du Père de Foucauld, que frère Bruno avait sélectionnées, nous faisaient prendre toute la mesure du «  frère universel  », qui fut et demeure plus que jamais «  fondateur de Chrétienté  ». Suivi avec une attention soutenue, frère Bruno fut vivement applaudi.

L’IMMACULÉE CONCEPTION

C’est pour Elle que nos amis et leurs enfants vinrent en grande foule à la maison Saint-Joseph en cette fin de semaine des 3 et 4 décembre.

ENTHOUSIASMANTE PRÉDICATION MARIALE.

Frère Bruno fit porter le quart d’heure de méditation du samedi sur le sens précis de la dévotion réparatrice  : «  Ce que Jésus demande à Lucie, à Pontevedra, c’est de consoler le Cœur Immaculé de Marie des offenses qui la blessent actuellement  : l’ingratitude de ses enfants dans l’Église, et les blasphèmes des impies au-dehors (…). En n’attribuant à l’Immaculée qu’un «  rôle subordonné  » (Lumen gentium n° 62) dans l’Église, par souci d’œcuménisme avec les confessions chrétiennes qui nient ses prérogatives divines, en réduisant la fête du Cœur Immaculé de Marie à une simple mémoire facultative le samedi après le deuxième dimanche après la Pentecôte, on ne peut pas aller davantage à l’encontre de la volonté de Dieu  : “ établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ”  ».

La prédication du dimanche fut une apothéose  : L’Immaculée Conception, la préexistence de Marie, circumincessante charité. Notre bienheureux Père et frère Bruno s’en donnèrent à cœur joie pour exalter l’Immaculée, fille du Père, épouse du Verbe, temple du Saint-Esprit  ; frère Bruno ancrant toujours davantage les intuitions mystiques du Père ou de saint Jean de la Croix, dans la vérité absolue de la parole de Dieu. Là, que voulez-vous, on ne peut que dire  : «  Bienheureux les abonnés aux Logia  ». Ce sont des textes sacrés que faute de place, on ne peut citer, mais ce n’est que partie remise, on y reviendra sans cesse…

L’ÉVANGILE ÉCLAIRÉ PAR LES PSAUMES (S 54).

Les trois premières conférences de retraite ont passionné nos amis, car c’est le Cœur de Jésus que l’on discerne et comprend mieux dans une telle lumière, et surtout lorsque c’est notre Père qui en dirige le faisceau lumineux, antimoderniste, en atteignant le Jésus historique, et dont les Évangélistes sont les témoins. Jésus fils de David  : «  De David à Jésus, c’est l’eau changée en vin.  » Admirables enseignements tirés de la comparaison de leurs deux vies. Pater noster qui es in cælis  : Si Jésus «  parle avec autorité et non pas comme les scribes  », c’est qu’il est le Fils de Dieu. Sa mission est de sauver tous les hommes, il fera donc silence sur les psaumes qui exaltent Israël, car ce peuple ne s’enorgueillit que trop. Sanctificetur Nomen tuum  : Notre-Seigneur va privilégier une certaine révélation de Dieu miséricordieux en faveur des petits et des pauvres pécheurs, et lent à la colère contre les méchants. De nombreux psaumes annonçaient cette «  année de grâce  ».

LES ACTUALITÉS.

Le pape François et le Masdu. En pointant du doigt le Masdu, frère Bruno attire notre attention sur une bête d’Apocalypse, une désorientation diabolique  : “ la démocratie universelle ”. Le président russe, Vladimir Poutine tout en jouant franc-jeu avec elle, mène une politique chrétienne, nationale et internationale, ferme et sage, qui fait école. Le pape François, lui, lié par le “ pacte conciliaire ”, vient de se faire prendre au piège en allant célébrer Luther, pour «  suivre le Concile  ».

Cependant, frère Bruno souligne que ce n’est chez lui qu’hétéropraxie et non pas hérésie, car au cœur du Saint-Père couve toujours la braise de la foi catholique et de la charité apostolique. Une lecture de la Lettre apostolique “ Misericordia et Misera ” le prouve amplement. Le Saint-Père a le zèle de l’Amour miséricordieux du Bon Dieu en homme d’Église qui médite la Bible, et aussi en disciple de sainte Thérèse, qui aime vraiment les pécheurs. ­François fait tout pour leur faciliter l’accès aux sacrements afin de leur redonner la vie de la grâce. Il chemine sur une route parallèle à celle de Notre-Dame de Fatima, dans la même direction peut-être, mais sur une autre voie, celle de Vatican II où la Sainte Vierge est à la dernière place  : Problème. Il faut beaucoup prier pour le Saint-Père, mais quelle différence avec ses prédécesseurs, quel progrès, quelle espérance  !…

En France, un homme politique d’une simplicité et d’une fermeté très «  pape François  » s’est imposé. Voici ce qu’en pense frère Bruno  : «  Le plébiscite en faveur de Fillon est quand même une bonne nouvelle. Qui peut devenir une “ divine surprise ” si nous persévérons dans la prière. Car la “ surprise ” a été totale et a fait mentir tous les sondages. Or, elle est catholique.  »

Les catholiques qui ont fui l’Église à la suite des désordres conciliaires – deux tiers des fidèles – se réveillent  ; ils se sont sentis compris par François Fillon et l’ont fait savoir. C’est un homme d’État intègre qui ose dire la vérité, même aux évêques lorsque ceux-ci confondent Jésus-Christ et Jean-Jacques Rousseau. Sur le dossier chaud de l’islam, la manière d’y faire face (l’opération “ Sentinelle ”), parfait accord entre Fillon, l’abbé de Nantes et le Père de Foucauld.

Frère Bruno a bien renouvelé l’Espérance de nos amis, en leur faisant réaliser que les jours de la corruption conciliaire et démocratique sont comptés. Pour hâter l’heure de notre délivrance, «  il faut réapprendre à aimer et faire aimer notre tradition catholique et française en nous montrant nous-mêmes disciples  ». Disciples de frère Bruno, de notre Père, de notre bienheureux Père de Foucauld, c’est tout UN.

frère Philippe de la Face de Dieu.