La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 171 – Janvier 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

FATIMA, MYSTÈRE D’ÉPIPHANIE

IL a suffi qu’une seule étoile apparaisse dans le ciel d’Orient pour que des païens, des mages, partent à sa guide et risquent un long voyage afin de «  rendre hommage au roi des juifs qui venait de naître  » (Mt 2, 2) en l’an 1 de notre ère. C’est ce mystère qui se revit dans l’Église aujourd’hui, à cette différence près que ce n’est plus sur le Divin Fils que Dieu le Père veut attirer l’attention, l’adoration, mais sur sa Mère. C’est Elle, l’Immaculée Conception, le sanctuaire de leur Esprit-Saint dès avant la création du monde, qu’Il veut glorifier.

C’est son Cœur Immaculé qui doit, en un ultime renouvellement de l’Alliance, triompher de Satan et faire régner le Sacré-Cœur de Jésus. Ce sera par Elle, la sainte Colombe du Saint-Esprit, qu’adviendra dans le monde entier la paix de Dieu et la civilisation de l’amour chrétien. Cette volonté de Bon Plaisir est entrée dans sa phase finale depuis 1830 par les apparitions de la Vierge Immaculée à la rue du Bac. Elles furent suivies par celles de La Salette (1846), de Lourdes (1858), de Pontmain (1871) pour connaître enfin une apothéose à Fatima en 1917, sans oublier les prolongements surnaturels de cette intervention divine sans égale dans l’histoire de l’Église  : les apparitions et les messages de Pontevedra (1925) et de Tuy (1929).

Notre Bon Dieu avait pourtant bien pris soin de multiplier les signes lors de ces différentes “ épiphanies mariales ” afin de dissiper toute équivoque  ; tous devaient comprendre que l’Immaculée Conception, la Vierge Marie mère de Dieu, était «  la Femme  » annoncée dans le livre de la Genèse (Gn 3, 15) – première bonne nouvelle – la même qui dans le livre de l’Apocalypse (Ap 12) – ultime bonne nouvelle – est encore en grand labeur de corédemption et de libération. «  Plus forte qu’une armée rangée en bataille  », c’est Elle qui doit et qui va vaincre le démon en un «  ultime combat  » dans les derniers temps que nous vivons.

Mais que faire lorsque ni les étoiles, ni la lune, ni le soleil, ni les miracles, ni la tradition des saints Pères, ni la révélation biblique elle-même n’arrivent à mouvoir l’esprit et le cœur des chefs de l’Église  ? Que faire lorsqu’à Rome depuis le concile Vatican II, comme hier dans la Jérusalem du roi Hérode, la paix et le règne de Dieu suscitent un trouble qui se mue en une fin de non-recevoir, puis finalement en une opposition farouche, homicide, déicide  ?

NOTRE-DAME DE FATIMA, NOTRE UNIQUE ESPÉRANCE.

Frère Bruno nous donne la réponse dans son éditorial (Supplique à Notre-Dame, supra). Elle est extrêmement vraie, magnanime, et doit encourager le «  petit reste  », «  les fils de l’Alliance  », que nous sommes à redoubler de prières et sacrifices pour le pape François, alors même qu’il ne semble pas faire cas des avertissements et supplications de notre frère Prieur (cf. Il est ressuscité, n° 169, novembre 2016). Sans attendre que la dévotion au Cœur Immaculé soit diffusée par le pape François, frère Bruno nous exhorte dès maintenant à répandre la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois, et à soutenir tous ceux qui œuvrent en ce sens.

C’est pour assurer ce soutien que toute sa prédication de Noël (Contre-Révolution mariale, supra) fut un exposé des faits de Fatima ou de la vie de sœur Lucie  ; un approfondissement de ce mystère marial, qui pour être d’ “ alliance ” est par conséquent contre-révolutionnaire, à contre-courant de cette «  mondanité du diable  » qui infeste l’Église depuis Vatican II. Par tout une part de lui-même et sur des dossiers précis, le Saint-Père mène cette lutte, mais faute d’avoir identifié les principaux acteurs de ce grand mouvement d’apostasie qui ravage l’Église, il se fait piéger par les modes, les slogans, les équivoques et les illusions de la désorientation conciliaire. Frère Bruno lui vient en aide et l’en prévient avec une filiale fermeté en faisant plus appel à la foi et à la dévotion du pape François qu’à des raisons démonstratives de sagesse politique ou ecclésiale absente de son univers mental depuis la rupture de Vatican II. C’est pourquoi il lui montre cette Madone qu’il aime et à qui il craindrait de déplaire davantage  : Notre-Dame de Fatima. Il met devant ses yeux le bel exemple de l’archevêque d’Alep, qui a compris, lui (Le Pape et la Paix, supra), ou bien celui du président polonais qui consacre son pays au Christ-Roi (cf. conférence d’Actualités de janvier par frère Bruno).

Mais quand des cardinaux critiquent le Pape et remettent en cause ses miséricordieuses décisions pastorales, frère Bruno dénonce l’hypocrisie de ces nouveaux pharisiens. Car enfin, après avoir sapé les fondements mystiques et dogmatiques de la morale chrétienne, au nom de Vatican II, après avoir ordonné au peuple de Dieu de s’ouvrir au monde et à ses modes adultères, toujours sur ordre de Vatican II, ces pharisiens ne se contentent pas d’être indifférents au sort des pauvres gens mortellement blessés par la désorientation conciliaire, ils persécutent le miséricordieux Samaritain qui veut les soigner  ! (ibid.)

L’ÉPIPHANIE A LA MAISON SAINT-JOSEPH

Les 7 et 8 janvier furent, sous le regard maternel de Notre-Dame de Fatima, des journées plus du Ciel que de la terre  ; consolantes pour son Cœur Immaculé, car c’est pour Lui que nos amis sont venus très nombreux afin de le prier en esprit de réparation  ; consolantes pour eux, car que de grâces, que de beautés, que de charités, que de vérités s’échangèrent fraternellement tout au long de ces deux jours. Bonheur émouvant de toutes les générations au spectacle des premiers communiants, des jeunes fiancés, du jeune postulant et de la jeune postulante, sans oublier notre vénérable Bon Pasteur si digne et heureux de célébrer les Saints Mystères et offices religieux avec nous. Nos sœurs et nos frères, tout à la fois Marthe et Marie, assurèrent l’intendance et l’organisation, s’occupèrent aussi des enfants, et c’est ainsi que nos amis purent bien profiter des enseignements de la retraite sur Les Psaumes, et de la prédication de frère Bruno.

SAMEDI 7 JANVIER 2017.

La session commença de la plus aimable manière, car au sermon de la messe, frère Bruno donna à deux fiancés, Un modèle de vie chrétienne, celui des parents de sœur Lucie, les époux dos Santos. Évocation charmante des coutumes, petites habitudes pieuses de la famille, et de l’amour mutuel des parents. La maman faisant l’éloge de son «  très brave homme  » de mari  ; et lui, bien obligé de reconnaître qu’il avait épousé «  la meilleure femme du monde…  »

Après le chapelet, l’après-midi fut occupée par la retraite  : L’Évangile éclairé par les Psaumes, deux conférences consacrées au règne de Dieu  : Adveniat regnum tuum. Notre Père nous expliqua que le Christ était venu accomplir une transformation, une mue de la Révélation, en tout ce qui concernait le peuple d’Israël, Jérusalem, le Royaume et son Roi. Cette transformation s’est inscrite d’abord dans la continuité de l’espérance du peuple élu que chantent le Magnificat et le Benedictus en termes d’Ancien Testament. Mais Jésus a tout de suite voulu se dégager de la “ certaine idée ”, par trop raciale, que les juifs se faisaient du Messie. Il a donc écarté certains psaumes ou il en a infléchi l’interprétation dans un sens plus cordial et spirituel que justicier et politique. Ainsi le psaume 44 qui découvre ce que Jésus sera en vérité, l’Époux de son peuple.

Comme cette transformation, cette rupture est très délicate Jésus va parler en paraboles pour initier ses disciples à la réalité nouvelle, et imposer sa légitimité à ses ennemis. Au fur et à mesure de son commentaire des Psaumes et de l’Évangile, notre Père nous fait admirer la sûreté de Jésus, mais en même temps sa prudence et son humilité. C’est ainsi qu’au bout de trois ans, et malgré ses ennemis, il aura effectué la plus grande transformation de toute l’histoire sainte. On est passé du royaume charnel, temporel, politique de l’Israël ancien, à ce royaume spirituel, universel, fraternel, mystique dont nous vivons encore aujourd’hui  : l’Église catholique.

En guise de méditation du premier samedi du mois, frère Bruno fit d’une pierre deux coups, il accueillit deux postulants en ces termes  : «  Vous demandez à entrer dans notre communauté au moment où elle se retranche dans un couvent fortifié représenté dans notre crèche sous la forme du bordj que construisit notre Bienheureux Fondateur, le Père de Foucauld, il y a cent ans à Tamanrasset, mais qui figure parfaitement notre situation «  tactique  » présente, dans la “ bataille décisive ” que le démon est en train de livrer à la Vierge Marie.  » Puis frère Bruno nous fit visiter la crèche et les chemins qui y mènent surtout  : une très suggestive évocation de la vie du Père de Foucauld, fondateur de Chrétienté, et notre montée vers Fatima en mai prochain. Magnifique prédication, qui sera bien mise en valeur par un beau montage vidéo.

DIMANCHE 8 JANVIER 2017.

L’oraison porta sur l’Église, royaume de Dieu, dernière partie de la conférence précédente, puis après le chapelet, il fut question de la Béatitude du disciple, dernière conférence de retraite  : Fiat voluntas tua. À Royaume nouveau, loi nouvelle  ! Jésus est venu renouveler la loi en lui insufflant un esprit nouveau. Les fruits attendus ne sont plus la richesse et la prospérité, mais les bonnes œuvres. Sur un nouveau petit “ Sinaï ”, le Christ enseigne des béatitudes, mais aussi des malédictions nouvelles. Pour la première fois, il tire le voile de la vie éternelle  : les justes se trouvent à la droite de Dieu et les méchants au feu éternel. Au final, la béatitude est d’être avec Jésus, de vivre comme Lui en étant pur, pacifique, pauvre, persécuté, et en ayant faim et soif de justice. C’est alors que Jésus nous considérera comme sa Mère et ses frères  : béatitude du disciple.

C’est notre Père qui prêcha le sermon de la Messe  : “ Pourquoi le Bon Dieu nous fait-il attendre si longtemps le retour du Christ  ? ” Belle exhortation à la persévérance et à la patience dont nous avons plus que jamais besoin. Elle date du 22 novembre 1998, mais vous la retrouverez dans les Logia.

LES ACTUALITÉS  : «  1917-2017  : L’ULTIME AFFRONTEMENT  ».

Frère Bruno commença sa conférence en situant cette lutte finale des «  derniers temps  » dans son contexte historique  : la révolte de Luther (1517); la fondation d’une secte secrète, la franc-maçonnerie (1717) vouée à l’expansion de l’esprit protestant et donc à la destruction de la Chrétienté  ; la Révolution bolchevique russe (1917) ultime avatar de la révolte protestante. Alors que ce grand mouvement d’apostasie suscité par Satan semblait triompher, voici que Dieu intervient et propose aux chefs de son Église un renouvellement de l’Alliance pour sauver l’humanité. Ce sont les apparitions et le message de Fatima. Le salut, la paix sont chose certaine, assurée  ; il suffit, mais il faut que le Saint-Père consente à obéir à deux petites demandes, deux volontés de Dieu qui visent de surcroît à la glorification du Cœur Immaculé de Marie. Les Papes successifs n’y consentiront pas  : mystère d’iniquité qui se déploie tout au long du vingtième siècle.

En 2017, force est de constater que sœur Lucie semble avoir échoué dans sa mission de faire connaître et aimer le Cœur Immaculé de Marie  ; Georges de Nantes, le théologien de la Contre-Réforme catholique, le seul à s’être canoniquement opposé à l’apostasie qui ravage l’Église, a été réduit au silence par forfaiture des autorités romaines, ses disciples le sont encore aujourd’hui  ; le seul «  Saint-Père  » qui était résolu à obéir aux demandes de Notre-Dame, Jean-Paul Ier, a été assassiné. Il en va de cette mort comme celle de tant et tant de martyrs  : c’est un accomplissement de la vision du troisième secret. Ce sont certainement ces sacrifices qui ont en partie satisfait la justice divine et mérité des grâces de salut au monde. L’avènement du pape François en est une de choix  ; mais tandis qu’il tarde à donner aux hommes la paix promise par le Cœur Immaculé de Marie, un homme semble avoir été mis à part pour exercer une certaine suppléance  : Vladimir Poutine.

POUR ÉVITER LA GUERRE MONDIALE  : UN MÉDIATEUR DE PAIX.

Frère Bruno nous montrera le président de la Sainte Russie sur tous les théâtres d’opérations, prudent, fort, sage, alors qu’il est sans cesse aux prises avec l’impérialisme va-t’en-guerre des yankees et de leurs sanguinaires supplétifs islamistes. En Syrie, prodigieuse évocation de la victoire russe à Alep. Barak Obama s’en vengera pitoyablement par des accusations mensongères, connues de tous désormais, en expulsant des fonctionnaires russes des États-Unis. Poutine répondit à cet outrage de la plus évangélique manière en invitant les enfants de l’ambassade américaine à fêter Noël au Kremlin.

Israël est en émoi. Le 23 décembre 2016, l’Onu vient de condamner la colonisation des territoires occupés par sa résolution 2334. C’est finalement sur décision d’Obama, car c’est la première fois qu’il n’y met pas son veto. Pourquoi  ? Uniquement pour nuire à son successeur, Donald Trump. Du coup le président israélien se tourne vers Poutine. C’est lui, l’arbitre sage des situations les plus difficiles, les plus explosives. Que ce soit en Ukraine, en Turquie, en Iran.

«  Dans son discours du jeudi 1er décembre 2016 prononcé dans la salle des fêtes du Kremlin, le président a déclaré  :

“ Nous ne voulons nous opposer à personne, nous n’en avons pas besoin, ni nous, ni nos partenaires et la société mondiale. À la différence de certains de nos collègues internationaux qui voient dans la Russie un adversaire, nous ne cherchons pas et n’avons jamais cherché d’ennemis. Nous avons besoin d’amis ”, a déclaré le chef du Kremlin qui a tendu un rameau d’olivier à toutes les grandes puissances  : la Chine, son “ parte­naire stratégique de la stabilité mondiale ”, l’Inde, son premier client militaire, le Japon, où le président russe s’est rendu le 15 décembre pour aplanir des différends territoriaux liés aux îles Kouriles, et développer les relations économiques. Dans le même temps, ce dernier s’est dit “ prêt ” à coopérer avec Donald Trump, jugeant “ important de normaliser et de commencer à développer ” les relations russo-américaines.  » (Le Figaro du 2 décembre 2016)

Mais sur chacun des théâtres d’opérations où se dépense le médiateur de paix de la Sainte Russie, frère Bruno fait remarquer combien cet homme providentiel serait confirmé dans la grâce de cette vocation, si le Saint-Père consacrait la Russie au Cœur Immaculé de Marie.

D’autres hommes politiques, d’autres nations se signalent par leur esprit religieux et national. Poutine fait école. Après la Hongrie, le Pérou, déjà mentionnés, frère Bruno citera longuement ce mois-ci le remarquable acte de consécration de la Pologne au Christ-Roi réalisé le 19 novembre 2016 par les évêques, le chef de l’État et son Premier ministre, les présidents de la Diète et du Sénat et quelque cent mille fidèles, représentant le peuple polonais tout entier. En voici un extrait  :

«  Ô Roi immortel des âges, Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur  ! En cette année jubilaire du mille cinquantième anni­versaire du baptême de la Pologne, en ce jubilé extraordinaire de la Miséricorde, nous, les Polonais, nous nous tenons devant Vous, avec nos autorités, le clergé et le laïcat, pour reconnaître votre règne, nous soumettre à votre loi, vous consacrer notre patrie et tout notre peuple.  »

Suit un appel de ce peuple au règne du Christ-Roi «  Dans nos cœurs, dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos écoles et nos universités, dans les communications sociales, dans nos bureaux, lieux de travail, de service et de repos, dans nos villes et nos villages, partout dans la nation et dans l’État polonais  !  »

LE PAPE FRANÇOIS A LA CROISÉE DES CHEMINS.

En Chine le pape François veut réconcilier les catholiques schismatiques de l’Église patriotique et les fidèles de l’Église clandestine. Mais qui sera la dupe de ce processus de réconciliation-trahison commencé sous Jean-Paul II et poursuivit par Benoît XVI  ?

«  Ça n’est pas simple. Reconnaître les huit évêques “ patriotiques ” nommés sans le consentement du Pape, dont trois ont été excommuniés  ? Alors, lever l’excommunication purement et simplement  ? Autant désavouer le clergé “ clandestin ” qui a payé cher sa fidélité à Rome depuis la création de la République populaire de Chine en 1949 et la rupture des relations diplomatiques en 1951.

«  Et les quelque trente évêques “ clandestins ” devront-ils faire allégeance au régime communiste  ? Au risque de perdre la foi  ? C’est précisément pour éviter de faire allégeance au régime que les fidèles de l’Église catholique “ clandestine ” ont fait tant de sacrifices depuis des dizaines d’années.

«  Nous avons vu comment le pacte scellé au Concile avec les envoyés de Moscou a abouti à une véritable apostasie, comme il était prévisible. N’est-ce pas cette apostasie que le Pape va renouveler avec la Chine  ? Ainsi s’accomplit sous nos yeux la prophétie de Lucie annonçant que si le Pape ne consacre pas la Russie au Cœur Immaculé de Marie, le monde entier sera gagné par les «  erreurs de la Russie  »… jusque dans l’Église par le ministère du Pape lui-même  ! Toujours au nom de Vatican II…  »

LA FRANCE ENTRE PAYS LÉGAL ET PAYS RÉEL.

Notre épiscopat conduit la France au communisme en raison du même pacte conciliaire. Le quotidien catholique La Croix est très impliqué dans cette désorientation. Pas étonnant  : «  Manuel Valls et Vincent Peillon sont tous deux empreints d’un républicanisme issu des Lumières.  » Précisément recommandées par nos évêques pour «  refonder la politique  ». La Croix expose leur programme avec sympathie. Les semaines qui viennent, conclut frère Bruno, promettent d’être accaparées par la primaire de la gauche, les débats entre les sept candidats et les deux tours du scrutin prévus les 22 et 29 janvier. Et la France, au milieu de tout cela  ? La France réelle, qui a voté Fillon, la France chrétienne, la France catholique  ?

Note encourageante tout de même, et “ signe des temps ”. «  Même les très bourgeoises et républicaines “ Valeurs actuelles ” reconnaissent pour Noël 2016 que, “ contrairement à ce que l’on entend trop souvent – ou que l’on lit trop souvent dans “ Valeurs actuelles ” – les valeurs qui structurent la société française jusque dans son quotidien doivent davantage à la puissance spirituelle du christianisme qu’à un quelconque esprit des Lumières. ” (Valeurs actuelles du 22 décembre 2016)

«  À la bonne heure  ! Magnifique photo à l’appui, d’une procession aux flambeaux sortant de Notre-Dame de Paris, “ démonstration tranquille d’une espérance bimillénaire ”. Réquisitoire contre “ les Lumières ” de Voltaire partisan de l’esclavage, à Rousseau jugeant que le citoyen doit à la cité “ une aliénation totale… avec tous ses droits ”. “ Il inspira l’esprit de la Terreur, celle qui allait interdire la messe de Minuit, guillotiner les opposants, massacrer les Vendéens ”  ».

Conclusion pour prendre acte du déclin des États-Unis, sur la terre comme au Ciel. «  Exit le “ nouvel ordre mondial ” décrété au début des années 1990 par George W. Bush  ! et retour à une nouvelle dynamique, raisonnable, car nationale, «  vérité désormais valable de Washington à Moscou en passant par Jérusalem qui n’a pas encore dit où elle nous mènera.  » (Valeurs actuelles du 5 janvier)

Dernières paroles de frère Bruno  : Tout dépend de Rome. Si le pape François obéit à la Sainte Vierge, il y aura encore de beaux jours pour chacun à l’ombre de sa vigne ou de son figuier.

Cette magnifique journée s’acheva par un sermon bien de circonstance après la conférence d’actualité. Frère Bruno fit prêcher sœur Lucie pour ainsi dire, afin de nous persuader de cette vérité et nécessité  : «  Nous devons réciter le chapelet tous les jours. C’est la prière que Notre-Dame a le plus recommandée, comme pour nous prémunir, en prévision de ces jours de campagne diabolique  ! Le démon sait que nous nous sauverons par la prière.  »

DÉCOUVERTE DU PÈRE DE FOUCAULD

Ma chère sœur,

Ah  ! Mais je comprends tout  ! J’avais lu une biographie du Père de Foucauld, à laquelle je n’avais rien compris, que j’avais d’ailleurs abandonnée avant la fin, et qui ne m’avait pas du tout du tout fait aimer le Père. Je ne comprenais pas pourquoi le Père de Nantes en était tellement “ entiché ”… et j’ai cherché dans ma bibliothèque  : elle est de Jean-François Six  ! Je vais donc la jeter  !

Car le livre de Frère Bruno est un trésor. Sa doctrine de la colonisation, d’après le Père de Foucauld, est tellement claire qu’enfin je peux l’accepter. Car dans ma tradition familiale, la colonisation est une abomination. Mais personne n’y connaît le Père de Foucauld, et son amour du Cœur de Jésus Eucharistie. C’est l’explication de tout. De la vraie charité. Tout s’éclaire  !

Vraiment, j’admire comment votre Père de Nantes a fondé vos communautés et votre famille spirituelle avec une extrême prudence tout en suivant fidèlement la spiritualité du Père de Foucauld. Tout se tient. Tout se comprend. Tout s’admire.

Et enfin je comprends combien il serait orgueilleux et présomptueux de désespérer  ; ce serait rester à vues humaines et nier la Toute-Puissance de Jésus, Maître du monde, à qui tout a été donné au Ciel et sur la terre, et qui a vaincu le démon par son sacrifice. Donc Jésus va gagner, c’est “ mathématique ”  ! obligatoire  ! Comment pourrais-je me placer au-dessus de Lui en désespérant  ?

Ce livre me fait enfin comprendre l’ “ inconfusible espérance ” de frère Bruno, que j’avais tendance, dans ma bêtise et mon péché, de taxer de “ Bisounours ”… Remerciez Frère Bruno pour son livre, c’est une merveille.  »

Y. V.

DÉVOTION RÉPARATRICE POUR TOUS

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, progresse, des curés commencent à instaurer dans leur paroisse les exercices des cinq premiers samedis du mois, ou bien laissent les dames catéchistes organiser des pratiques de dévotion mariale, comme celle-ci.

«  Tout au long de cette année, et en union avec le pape François qui ira à Fatima les 12 et 13 mai prochains nous proposons, tout d’abord aux familles des enfants catéchisés, puis aux personnes qui le demanderont, d’accueillir dans leur maison, pendant une semaine, une statue de Notre-Dame de Fatima.

«  De dimanche en dimanche, la Vierge Pèlerine cheminera dans notre ensemble paroissial, pour être honorée, consolée en réparation des outrages faits à son Cœur Immaculé et pour répandre ses grâces pour nous, nos familles et notre pays.

«  L’accueillir chez soi, c’est revivre ce mystère de la Visitation  : Élisabeth disant à sa cousine  : “ Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi  ? ” Tout le monde peut la recevoir, des grands-parents avec leurs petits-enfants pendant les vacances ou encore une personne seule et qui invitera son groupe de prière par exemple chez elle une ou deux soirées. Préparez-lui une place dans votre maison avec des fleurs, une bougie… etc.

«  Mais si nous ne savons pas prier  ? La prière est une élévation de l’âme vers Dieu, une disposition du cœur. Pour vous aider, un livret d’accompagnement avec des textes courts, prières, chants ainsi qu’un DVD et un petit livre sur Fatima, et d’autres articles nécessaires seront à votre disposition pour vous guider quand vous accueillerez Marie chez vous…  »

Plusieurs d’entre vous sont engagés dans des activités paroissiales. Frère Bruno pense que cette heureuse initiative pourrait se renouveler. Si vous le pouvez, il vous y encourage.

frère Philippe de la Face de Dieu.