La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 174 – Avril 2017

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LA LIGUE

La Ligue

« PHALANGE AU COMBAT… »

DEPUIS le péché originel, sous la gouverne du diable, les conservateurs du “ désordre établi ” ne savent faire qu’une chose  : se maintenir au pouvoir. Tous ennemis les uns des autres, pires que des hyènes, ils sont cependant capables de s’unir en toute «  Liberté, Égalité, Fraternité  » pour faire «  front  », même «  national  », et tous se mettre «  en marche  » contre «  le juste de la droite du Seigneur  » qui menace le “ désordre établi ” dont ils profitent.

JÉSUS, MARIE, FRANÇOIS DANS LA TOURMENTE.

Prodigieuse convergence de l’actualité liturgique, politique et ecclésiale ce mois-ci, dont seule la Phalange de l’Immaculée peut goûter la sagesse, la beauté, en raison des enseignements que frère Bruno ne cesse de lui communiquer, pour penser clair, comme aussi de la vigoureuse direction qu’il lui indique, au plus vif et au plus chaud de l’actualité, pour marcher droit (Angor Patriæ, supra). Réalisons ce qu’est la grâce de ce catholicisme de doctrine et d’action, d’un christocentrisme intégral, marial par conséquent, non seulement à contre-courant de ses contrefaçons religieuses et politiques, mais qui démasque chaque mois leur hypocrisie, leur nocivité, leur crime. N’est-ce pas cela que l’Esprit-Saint voulait suggérer aux Pères du concile Vatican II, lorsqu’il leur demandait de sortir de leur conservatisme tranquille et moralisant pour être «  attentifs aux signes des temps  » et «  servir le monde et les hommes de ce temps  ?  »

Si la liturgie nous engage à suivre le Christ dans les jours de sa Passion, s’il est juste et bon de communier d’esprit et de cœur aux controverses qu’il soutint face à la haine déicide des autorités de Jérusalem, ce n’est pas pour fuir et se taire quand aujourd’hui on porte atteinte à la réputation d’un de ses frères  ? D’autant plus que celui-ci, François Fillon, subit les outrages d’ennemis aussi pervers, et qu’apparemment insensible à leurs coups, il est tout absorbé par sa mission providentielle de salut national (supra).

Entre le Sauveur du monde et celui qui semble être le plus à même de gouverner la nation “ fille aînée ” de son Église, il existe une troisième petite personne, «  juste  », par excellence et par voie de conséquence, c’est la Vierge Marie, l’Immaculée Conception, leur Mère et Reine à tous deux. C’est finalement Elle qui est le plus à plaindre, car c’est Elle qui est le plus méprisée, tellement méchamment, comme ne cesse de nous le faire comprendre frère Bruno tout au long d’une prédication, qui est un véritable cœur à cœur avec sœur Lucie, la messagère de Notre-Dame de Fatima (Contre-Révolution mariale, IV, supra).

OÙ EST LE PAPE FRANÇOIS DANS CETTE PASSION  ?

Dans sa quatrième supplique au Saint-Père, (supra) frère Bruno démontre que ce sont deux hérésies, deux désorientations conciliaires, dénoncées à trois reprises par l’abbé de Nantes, qui rendent le pape François étrangement insensible aux demandes de la Vierge Marie. Notre-Dame de Fatima gémit et pleure sur le sort de son Souverain Pontife, comme jadis Jésus sur Jérusalem. Dieu veut qu’il consacre la Russie au Cœur Immaculé de Marie et qu’il répande la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois  ; mais lui, François, «  ne veut ou ne peut pas  », toujours est-il qu’il tarde à entrer dans l’Alliance que lui propose l’Immaculée…

Alors, la vision du troisième secret se réalise  : souffrances et mort du Saint-Père  ; mort des martyrs et mort apparente de l’Église qui se vide de sa substance  ; mort des guerres dans le monde, éternité de souffrances pour les âmes des pauvres pécheurs. Si la justice de Dieu outragée par la folie des hommes n’anéantit pas le monde dans un déluge de feu, c’est grâce à la Divine Marie, qui s’interpose, Dieu ayant déposé dans son Cœur Immaculé tout l’ordre de la Miséricorde.

Elle n’a donc rien à voir avec cette «  Madone superstar  » (supra) qui infeste le Ciel de Medjugorge et de l’Église sans que personne, pas même le pape François  ! n’ose la chasser. Non  ! Notre-Dame de Fatima est plus que jamais «  la Femme  » de l’Apocalypse (cf. Ap 12), notre Mère à tous qui prie, milite et souffre pour nous sauver.

VŒUX PERPÉTUELS

Le samedi 18 mars, notre frère Pierre-Julien de la Divine Marie prononçait ses vœux perpétuels à la maison Saint-Joseph, entouré de sa proche famille, et en présence de tous les frères réunis pour la circonstance. Ceux des différents ermitages de France étaient présents de corps, tandis que ceux du Canada l’étaient d’une manière sui generis, sous le mode de la plus pointue technologie informatique. Une performance de “ l’équipe de Seb ”, qui permit aux frères et sœurs canadiens de diriger eux-mêmes les caméras robotisées de la chapelle. Ils ne perdirent donc rien des beautés et bontés de la cérémonie.

Elle débuta par une procession intra-­muros; «  l’éclat du soleil  » du dehors n’étant pas au rendez-vous, celui de «  la gloire de Dieu  » (cf. Ap 21, 23), que les frères proclamaient en chantant le Vexilla Regis illuminait amplement les esprits et les cœurs. Après le Veni creator, commença un admirable dialogue entre le profès et le Prieur. Il s’acheva par le con­sentement – corde magno et animo volenti – de tous les frères et sœurs  :

«  Oui, nous recevons avec joie et reconnaissance à Dieu dans notre communion fraternelle, et pour toujours notre frère Pierre-Julien de la Divine Marie, à la louange de la gloire de Dieu, pour l’amour de Jésus et le service de l’Église parmi les humains les plus délaissés.  »

L’imploration des grandes Litanies des saints est toujours aussi impressionnante. Notre frère s’allongea sur le sol, les bras en croix. Les yeux clos, le visage figé dans l’immobilité de la mort. Il semblait vraiment mort, et lorsque le linceul noir le découvrit, on crut pendant quelques secondes que le mystère s’était accompli. Mais oui, il s’était bien accompli, et notre frère se releva donc, “ mort ” mais “ ressuscité ”, pour prononcer ses vœux et signer sa Charte de profession. Ensuite se déroula la fraternelle cérémonie du baiser de paix à chaque frère, suivi du salut liturgique de l’assistance. Frère Bruno fit une homélie (supra) où les trésors de la Bible et des apparitions de Fatima se prêtent un mutuel appui, à contre-courant des écolâtres intégristes ou progressistes, pour chanter les gloires de la Divine Marie, et compatir à la «  tristesse de Dieu  ». À la fin de la messe, Te Deum d’action de grâces et procession de sortie au chant de “ Mère de l’Espérance ”.

Nos sœurs avaient préparé pour la famille et l’ensemble des frères un festin, beau et bon, très convivial et fraternel surtout. En l’honneur du spécialiste de la Russie nos frères avaient composé un chant de circonstance où tout, paroles, rythmes, clochettes et percussions, chantaient les louanges de la “ Divine Marie de Russie ”. Chant d’un vigoureux et marial nationalisme russe.

Après le repas, nous sommes allés à la chapelle pour réciter le chapelet, entendre le sermon (supra) de frère Bruno, véritable thérapie de choc sur l’enfer  ; la même que la Vierge Marie donna à son petit voyant François, et à travers lui à un autre François, ainsi qu’à toute l’Église, afin de nous rejoindre tous…

Cette journée d’une charité fraternelle sans nuages s’acheva en beauté par une bénédiction donnée con­jointement par Jésus-Hostie et le prêtre “ que son cœur aime ”…

PRISE D’HABIT.

Le lendemain dimanche 19 mars, mêmes joies spirituelles, même charité fraternelle et familiale, mêmes délicieuses agapes chez nos sœurs, le tout cette fois sous l’égide de saint Joseph au jour de sa fête, et pour la prise d’habit d’Henri-Bénigne de Fleurian. Le “ H B ” bien connu de nos camps est désormais parmi nous «  en témoignage des liens mystiques qui l’unissent à son doux Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, et en signe de sa vocation nouvelle et éternelle  », frère Henri-Bénigne de la Sainte Trinité. Deux sermons de frère Bruno (supra) composent un petit traité sur la Trinité, fort abordable et des plus aimable, où une fois de plus la révélation de Fatima jointe à la doctrine mystique de notre bienheureux Père nous font goûter qui est Dieu, combien Il nous aime, et comment aussi son mystère intime a été chéri, notamment par sainte Élisabeth de la Trinité.

RETRAITES DES ENFANTS

Le samedi 12 et dimanche 13 mars, la retraite des enfants dirigée par frère Gérard se déroula dans un de ces cadres enchanteurs dont la Bretagne a le secret  : une très belle église romane sur son promontoire, une vaste “ salle d’exercices ”, et quatre bons prêtres qui s’annonçaient pour confesser les enfants au début de ce samedi après-midi…

En ce centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, notre communion phalangiste bretonne allait renouer avec l’esprit pénitent des premiers pèlerins portugais, et la proverbiale sollicitude de nos hôtes être mise à l’épreuve de mille manières. Frère Guy assistait heureusement frère Gérard, il a tout vu, tout entendu  :

«  La retraite commença dans des conditions extrêmes  : un prédicateur aphone et une maîtresse de maison qui se cassa la jambe deux heures avant l’arrivée des enfants. Mais c’est à ce prix que le Ciel répandit ses grâces en abondance  ! Finalement, notre hôtesse sut diriger depuis sa chambre d’hôpital une équipe de mères de famille dévouées. Frère Gérard quant à lui, força son peu de voix, et réussit à enseigner sa soixantaine d’enfants de sept à quinze ans venus de toute la Bretagne et au-delà.

«  Afin de bien préparer les enfants à notre prochain pèlerinage à Fatima, frère Gérard leur fit une rétrospective des apparitions de la Sainte Vierge depuis 1830. Chaque enfant avait devant lui une pile d’images illustrant les différentes apparitions de la Vierge Marie, à charge pour lui de les coller sur son carnet au fur et à mesure que notre frère racontait les apparitions, et de se constituer ainsi son “ Album de la Sainte Vierge ”. Tous comprirent que depuis 1830, l’Immaculée avait engagé ici-bas un combat décisif contre Satan. Et de la rue du Bac à l’Île-Bouchard, en passant par Notre-Dame-des-Victoires, Lourdes, Loigny, Pontmain, Lisieux, le Cap-de-la-Madeleine et surtout Fatima, Elle vient au secours de ses enfants, contre la race des suppôts du démon  : athées, francs-maçons, libéraux, modernistes, démocrates-chrétiens et autres sectateurs des “ erreurs de la Russie ”. Frère Gérard se plut à nous montrer les liens multiples qui unissent tous ces événements, comment ils se préparent, se répondent, se complètent les uns les autres, constituant ce que notre Père appelait “ l’orthodromie mariale ”. Le message et les apparitions de Fatima en constituent le sommet, car ils nous assurent du triomphe final de Notre-Dame, par la dévotion à son Cœur Immaculé.

«  Avant de renvoyer ses enfants dans le monde, frère Gérard devait leur faire prendre de bonnes résolutions, en leur proposant notamment celle-ci  : demander à leurs parents quel effort il leur fallait accomplir afin de se bien préparer au pèlerinage de Fatima.

«  Départ à pied pour la messe de 11 heures  ; notre arrivée dans les petites rues de la ville en récitant le chapelet fit grande impression et réconforta beaucoup les paroissiens habituels, ainsi que le prédicateur qui nous remercia chaleureusement au début de son homélie.

«  Un dernier chapelet à l’église du village puis, après un goûter très convivial, les amis se séparèrent. Ils dirent au revoir à frère Gérard dans un assaut de reconnaissance, tandis que notre frère leur rendait la pareille par-devers lui tant ils avaient été si aimablement et, pour certains, si héroïquement dévoués.

«  La retraite à la maison Saint-Joseph pour le reste des enfants de la Phalange sera prêchée de nouveau lors de la fin de semaine des 8 et 9 avril.  »

COURRIER DES LECTEURS

REDÉCOUVERTE DE FATIMA.

«  Mon bien cher frère Pierre,

«  Je voulais vous écrire depuis quelque temps, pour remercier frère François de ses articles (Il est ressuscité d’octobre et de novembre 2016) qui expliquent Fatima en réfutant l’esprit moderniste anti-Fatima. Ce contraste m’a fait comprendre pour la première fois, je crois, les apparitions de Fatima. Fatima, comme le chapelet, au premier abord cela paraît trop simple. Il faut des ennemis acharnés comme ces horribles du prétendu Congrès marial sur Fatima pour mettre en relief la force de ces vérités. Voir à quel point ils les détestent (les vérités) ça me les fait aimer. En particulier de voir qu’ils ne supportent pas l’idée que les enfants ont rapporté des faits historiques  ; d’un seul coup ça me fait aimer le récit alors que j’étais tanné de l’entendre et que je n’y trouvais plus aucun intérêt. Pas seulement par goût de la contradiction, ça c’est le premier mouvement, mais parce que d’un coup, comme pour l’Évangile, on se rend compte que dans cette simplicité accessible à tous il y a toute la révélation du cœur du Bon Dieu et de la Sainte Vierge, et qu’on passait à côté.

«  Même choc, lorsque frère Bruno réfute à la suite de sœur Lucie ceux qui s’opposent à la réci­tation du chapelet comme prière liturgique.

«  Un remerciement donc et un encouragement à vous les frères qui faites cette controverse épuisante. Ne faiblissez pas…  » A. T.

frère Philippe de la Face de Dieu.