La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle

IL EST RESSUSCITÉ !

N° 194 – Janvier 2019

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


LE PAPE FRANÇOIS, « RÔLE PRINCIPAL »

CE Pontife de quatre-vingt-deux ans déploie une activité qui décourage le commentaire. Pour n’être qu’un tout petit peu plus jeune que lui, j’admire cette énergie, cette alacrité qui a marqué une activité prodigieuse tout au long de cette année 2018 et qui annonce un programme particulièrement chargé pour 2019.

Jean-Marie Guénois en trace le calendrier pour le Figaro  :

Contrairement à l’année 2018, lors de laquelle le Pape a relativement peu voyagé, le programme des déplacements pontificaux est dense pour 2019. François commence fin janvier par un voyage au Panama, où il présidera les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Suivra, en février, un court déplacement aux Émirats arabes unis. Puis ce sera le tour du Maroc, en mars, de la Bulgarie et de la Macédoine en mai. «  Non encore confirmés, mais souvent cités pour 2019, des pays comme le Japon, Madagascar et un pays d’Afrique, la Roumanie, la Grèce pourraient être aussi visités par le Pape cette année.

«  L’épineux dossier de la pédophilie s’ouvrira demain, lundi 7 janvier à Lyon, pour juger de la responsabilité du cardinal Barbarin dans sa gestion de prêtres pédophiles  ; le cas du cardinal Pell s’ouvrira le 4 février, en Australie. Le pape François met tout son espoir dans le Sommet mondial des conférences épiscopales qu’il a convoqué du 21 au 24 février, à Rome, pour statuer “ synodalement ” sur toutes ces affaires pédophiles et prendre de nouvelles mesures.  »

Jean-Marie Guénois écrit  : «  La crédibilité personnelle du Pape a été mise à mal en 2018 dans sa défense publique de l’indéfendable au Chili, sur laquelle il est ensuite revenu, mais qui lui a valu la démission quasi collective de cet épiscopat. Crédibilité également écornée par la confiance qu’il avait accordée au cardinal McCarrick, archevêque de Washington, pourtant convaincu d’avoir notamment abusé de séminaristes… François veut donc marquer un grand coup par cette réunion de février pour inverser la tendance, y compris dans l’opinion publique.  » C’est-à-dire… quoi  ? Encore une fois “ défendre l’indéfendable ” McCarrick  ? Assurément  !

Jean-Marie Guénois continue, en effet, «  c’est pour cette raison qu’il a interdit en novembre dernier aux évêques américains, pourtant réunis en assemblée épiscopale nationale, de voter l’adoption d’une nouvelle série de mesures antipédophiles. Le Pape veut mener une action conjuguée et spectaculaire à l’échelle de l’Église universelle depuis Rome.  » Quelle action  ? Une action sans aucun doute désapprouvée par l’Américain Greg Burke, porte-parole du Vatican, et de son adjointe l’Espagnole Garcia Ovejero. Leur «  démission surprise  », annoncée le lundi 31 décembre, sans explication, a surpris tout le monde tant par sa nature que par le jour où elle a été annoncée.

Greg Burke, cinquante-neuf ans, était en poste comme directeur de la Salle de presse du Saint-Siège depuis août 2016, succédant au Père jésuite Federico Lombardi, qui prenait sa retraite. Paloma Garcia Ovejero, avait pris ses fonctions de directrice adjointe en même temps que Greg Burke.

«  Paloma et moi avons démissionné avec effet au 1er janvier, écrit Greg Burke dans un message sur le réseau social Twitter. En cette période de transition dans les canaux de communication du Vatican, nous pensons qu’il est mieux pour le Saint-Père qu’il se sente complètement libre pour constituer une nouvelle équipe.  »

La Croix du mercredi 2 janvier explique  :

«  En 2018 la pression s’est accentuée sur le Vatican dans la gestion des abus sexuels commis par des clercs, la communication semble n’avoir jamais revêtu un aspect aussi stratégique. Or Greg Burke, ancien correspondant à Rome de la chaîne conservatrice américaine Fox News et membre de l’Opus Dei, n’était pas particulièrement proche du pape François.

«  Il a, en revanche, de nombreuses connexions au sein de l’épiscopat américain, plongé dans la tourmente après les révélations de plusieurs rapports incriminant la hiérarchie de l’Église dans la dissimulation d’abus sexuels à caractère pédophile durant près de soixante-dix ans aux États-Unis.

«  La tension s’est accrue avec l’affaire Vigano, du nom de Mgr Carlo Maria Vigano, ancien nonce aux États-Unis, qui a accusé le pape François, en août 2018, d’avoir couvert le cardinal américain Theodore McCarrick, visé par des enquêtes d’abus sexuels. Cet épisode n’a fait qu’aggraver la méfiance du Vatican envers une frange dure du catholicisme américain.  »

Non pas envers la frange favorable à l’homosexualité, mais envers la “ frange dure ” qui réagit  !

Le pape François avait prévenu  : «  Je ne répondrai rien  » à Vigano. Je le sais  : il ne répond jamais. Il n’a pas répondu à mes suppliques. Et il a interdit aux évêques américains de prendre les mesures décidées en assemblée épiscopale, en novembre dernier. Il continue donc à couvrir McCarrick… Errare humanum est, sed perseverare diabolicum  ! Bien plus  ! Il a répondu à Vigano sans le nommer en laissant entendre que c’est «  l’accusateur  » qui fait œuvre «  diabolique  » en nous «  divisant  » les uns contre les autres  !… Tout cela prouve surabondamment que les “ Livres d’accusation ” de l’abbé de Nantes disent vrai, que Vigano dit vrai et tout le reste est littérature. Par exemple, la fine, mais transparente allusion de l’Angélus de dimanche dernier, 30 décembre 2018  : les parents de Jésus sont «  stupéfaits  » de découvrir, après trois jours de recherche, l’Enfant «  dans le Temple, assis parmi les docteurs, désireux de discuter avec eux  ».

Le Pape explique ce qu’est la «  stupéfaction  ». «  C’est s’ouvrir aux autres, comprendre les raisons des autres  : cette attitude est importante pour la guérison des relations compromises entre les personnes et c’est indispensable aussi pour la guérison des blessures ouvertes au sein de la famille  »… en particulier de la grande famille qu’est l’Église.

Application  : «  Quand il y a des problèmes dans les familles, on considère pour acquis que nous avons raison et nous fermons la porte aux autres. Au contraire, il faut penser  : “ Mais qu’est-ce que cette personne a de bon  ? ” et s’émerveiller de ce “ bon ”. Et cela aide l’unité de la famille. Si vous avez des problèmes en famille, pensez aux choses bonnes qu’a ce parent avec lequel vous avez des difficultés, et émerveillez-vous de cela. Et cela aidera à guérir les blessures de famille.  »

On reconnaît le langage de Paul VI qui, dans son premier message pour la paix, le 1er janvier 1968, lançait  : «  La paix est possible, parce que les hommes, au fond, sont bons.  »

Par exemple McCarrick… au fond, est «  bon  ».

Le langage de saint Paul Apôtre est tout autre, et il est d’une brûlante actualité, vingt siècles après  : «  On n’entend parler que d’inconduite parmi vous, et d’une inconduite telle qu’il n’en existe pas même chez les païens  ; c’est à ce point que l’un de vous vit avec la femme de son père  ! Et vous êtes gonflés d’orgueil  ! Et vous n’avez pas plutôt pris le deuil, pour qu’on enlevât du milieu de vous celui qui a commis cet acte  ! Eh bien  ! moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a perpétré une telle action. Il faut qu’au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit nous étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, nous livrions cet individu à Satan pour la perte de sa chair, afin que l’esprit soit sauvé au Jour du Seigneur.  » (1 Co 5, 5, datée de l’an 55 après Jésus-Christ)

Dans une lettre adressée aux évêques américains en date du 3 janvier 2019, le pape François considère, non pas l’offense faite à Dieu, qu’il ne mentionne même pas, mais «  la perte de crédibilité  » que les scandales ont infligée à l’Église  ; il ne pense pas que la «  crédibilité  » puisse être retrouvée «  en publiant des décrets sévères  ». Alors, quoi  ?

«  Soyons clairs.  » Voici  :

«  Il est clair qu’un tissu vivant a été défait et que, comme des tisserands, nous sommes appelés à le réparer. Cela implique notre habileté, ou manque d’habileté, en tant que communauté, à forger des liens et à créer des espaces qui soient sains, mûrs et respectueux de l’intégrité et de l’intimité de chaque personne (sic  !). Cela implique notre habileté à réunir les gens, à leur donner confiance et les enthousiasmer pour un projet vaste et commun qui est à la fois modeste, solide et transparent.  »

Eh bien, soit  ! Tel est précisément l’Acte de Consécration à l’Immaculée Conception que le Père Kolbe adressait à la Vierge Marie  :

«  Qu’en vos mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de votre amour capable de ranimer et d’enthousiasmer tant d’âmes tièdes ou égarées.  »

MARIE, «  ROLE PRINCIPAL  »

Mais selon le pape François, «  Marie n’a jamais le rôle principal  ». Cela dit au fil d’une conversation avec don Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue, dans le neuvième épisode de “ Ave Maria ”, émission de la télévision catholique italienne. Le Pape insiste  : l’Église «  n’enracine jamais la foi dans les apparitions. La foi s’enracine dans l’Évangile, dans la Révélation, dans la tradition de la Révélation.  »

Cela dit, on se demande quelle connaissance a François de «  l’Évangile  », de «  la Révélation  », de la «  tradition de la Révélation  »  ! Jésus y joue «  le rôle principal  », certes  ! Par exemple, saint Marc ignore les récits de l’enfance de Jésus, et se contente de mentionner deux fois sa mère. En deux circonstances (Mc 3, 31-35 et en Mc 6, 3)  :

«  “ Celui-là n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie [et non « le fils du charpentier » (Mt 13, 55)], le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon  ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous  ? ” Et ils étaient choqués à son sujet.  » (Mc 6, 3)

Matthieu pouvait écrire  : «  le fils du charpentier  », ce que disaient vraiment les gens, parce que son lecteur savait à quoi s’en tenir puisque les chapitres 1 et 2 de son Évangile racontaient la naissance virginale de l’Enfant Jésus. Tandis que saint Marc transcrivait le témoignage de Pierre sur des faits publics auxquels il avait pris part, au cours du ministère de Jésus, depuis son baptême jusqu’à Pâques, comme Pierre le dira au moment de remplacer Judas  :

«  “ Il faut donc que, de ces hommes qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu au milieu de nous, en commençant au baptême de Jean jusqu’au jour où il nous fut enlevé, il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection. ”  » (Ac 1, 21-22)

Dans le discours de Pierre chez Corneille, le centurion, l’on voit que la naissance miraculeuse, virginale, de Jésus n’est pas au programme, dans un texte de saint Luc pourtant (Ac 10, 37-43)  !

Marie est absente de la prédication de Paul devant les juifs d’Antioche de Pisidie (Ac 13, 24-31).

Matthieu connaît les récits de l’enfance de Jésus, qu’il tient peut-être de Notre-Dame elle-même  ; c’est pourquoi Joseph, son époux, le descendant de David y tient «  le rôle principal  »; il reçoit les messages célestes (Mt 1, 20 sv.; 2, 13. 20-22) et donne le nom de Jésus à l’enfant de son épouse (1, 18-25). C’est par saint Joseph que Jésus est «  fils de David  »  :

«  Alors qu’il avait formé ce dessein [de répudier Marie], voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit  : “ Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme  : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit-Saint  ; elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus [prérogative du père de famille]  : car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. ”  » (Mt 1, 20-21)

«  Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit  : il prit chez lui sa femme  ; et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus.  » (Mt 1, 24-25)

C’est donc Joseph qui joue «  le rôle principal  », non pas «  après Marie  », mais avec Elle, car ils ne font qu’un, pour faire de Jésus un «  Fils de David  ».

1° Après le départ des mages, «  voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit  : “ Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte  ; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. ” Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte.  » (Mt 2, 13-14)

2° «  Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte, et lui dit  : “ Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël  ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. ” Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et rentra dans la terre d’Israël. Mais, apprenant qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode son père, il craignit de s’y rendre  ; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint s’établir dans une ville appelée Nazareth  ; pour que s’accomplît l’oracle des prophètes. Il sera appelé Nazôréen.  » (Mt 2, 19-23)

Mais avec saint Luc, qui a fait son enquête auprès de «  ceux qui furent dès le début les témoins oculaires et serviteurs de la Parole  » (Lc 1, 2), Marie entre en pleine lumière  ; c’est elle qui, aux origines de l’Évangile, tient «  le rôle principal  », n’en déplaise au pape François, par son «  Oui  » à l’ange Gabriel  : sans Elle nous serions encore dans notre péché. C’est encore Elle qui joue le rôle principal dans la naissance de l’Église, au milieu des Apôtres au moment où ils reçoivent le Saint-Esprit dont elle a déjà reçu la plénitude au jour de l’Annonciation (Ac 1, 14), même si «  le rôle principal  » est dévolu à saint Pierre dont François est le successeur, c’est vrai… jusqu’aujourd’hui, puisqu’elle est descendue du Ciel pour lui demander de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé pour le salut du monde. Et elle attend que sa Sainteté le pape François, à qui Dieu donne en effet «  le rôle principal  », «  daigne  » répondre à sa demande…

Ainsi toute l’histoire de l’Église est encadrée, du Cénacle de Jérusalem à Fatima, par la prière de Marie, comme dans le quatrième Évangile où la vie publique de Jésus commence et s’achève par deux scènes mariales (Jn 2, 1-12; 19-27)  : à Cana comme au Calvaire, Jésus définit avec autorité le rôle de Marie comme modèle de “ disciple ”, puis comme mère de tous ses disciples formés à l’école de ses “ disciples ”.

Mais ce n’est pas assez dire. Car le mot «  Femme  » employé par Jésus pour s’adresser à sa Mère est le mot par lequel Adam désignait Ève, son épouse  ; saisi d’admiration, il s’écriait  : «  Celle-ci sera appelée “ Femme ”  !  » (Gn 2, 23) La Vierge Marie est donc la Nouvelle Ève. Les meilleurs auteurs l’enseignent à l’école des Pères de l’Église. Mais l’abbé de Nantes, notre Père, va au-delà et il atteint au sublime, malheureusement inaccessible au pape François. Concile Vatican II oblige où on peut lire  : «  Ce rôle subordonné de Marie, l’Église le professe sans hésitation  ; elle ne cesse d’en faire l’expérience  ; elle le recommande au cœur des fidèles  », etc. (Lumen gentium 8, 62). Dans son commentaire, notre Père s’indignait de cette goujaterie  ! et vouait au feu les Actes du concile Vatican II (Autodafé, p. 128).

MÈRE DE DIEU

Jésus s’adresse à sa Mère dans des termes qui sont sans équivalent humain, explique-t-il. «  Je veux dire qu’il y a entre Jésus et sa Mère une relation semblable à celle que Jésus entretient avec son Père. Bien sûr, Jésus est le Fils du Père  ; mais il est la Parole qui est auprès de Dieu, et cela dépasse tous les langages. De même, Jésus est le Fils de Marie  ; mais il entretient avec sa Mère une relation infinie, illimitée, totale, mystérieuse, ineffable.

«  Si Jésus avait dit  : “ Mère ”, il aurait réduit la Vierge Marie à cette fonction providentielle qu’elle a eue en ce monde de l’enfanter et de l’élever. Mais cette fonction même, cette relation si noble et si merveilleuse, si unique et incomparable qu’elle fût, ne dit qu’une partie, je ne dis pas de l’affection, mais de l’échange de sagesse qui régnait entre Lui et Elle.

«  Puisque Jésus se tenait là sur la Croix, comme le Sauveur du monde, il était comme le Père de tous les hommes. Et si on ne dit pas qu’il est le père de tous ceux qu’il sauve sur la Croix par son Sang, c’est parce qu’il est tellement le Fils de son Père qu’il ramène toute paternité à son Père qui est dans le Ciel. Mais c’est Lui qui les enfante à la grâce du haut de la Croix. Il est le tout de la Révélation.

«  Et Elle  ? Que fait-elle  ? Elle est sa coopératrice, elle est corédemptrice, elle est médiatrice avec lui. Elle est comme l’épouse  : épouse spirituelle qui connaît avec lui une union d’esprit totale. Le même Esprit est en Elle et en Lui  : c’est ­l’Esprit-Saint. Parce qu’elle exerce avec Lui cette fonction indi­visible de paternité – maternité, cette fonction d’illumination mystique et de salut, il lui appartient d’adopter tous ceux que Jésus est en train d’illu­miner et de sauver.  »

Elle a donc «  le rôle principal  », non pas après Jésus, mais avec Lui  : Corédemptrice.

«  Jésus ne crée donc pas une situation d’exception, il ne crée pas un privilège pour Elle. Il ne fait, pour ainsi dire, que consacrer une relation qui est de droit, qui doit exister, quand il dit à la Vierge Marie  : “ Voici votre fils ”, en désignant saint Jean. Le disciple est le symbole de cette nouvelle humanité sans divisions, dont la tunique sans couture est la figure. Et saint Jean personnifie le troupeau rassemblé par le Bon Pasteur au pied de la Croix, constitué par tous ceux qui sont véritablement “ disciples ” comme lui. La relation est mutuelle  : le “ fils ” est maintenant tout tourné vers sa “ Mère ”, et Elle est toute tournée vers lui.  » (Bible, Archéologie, Histoire, t. 3, p. 37-38)

La consécration de la Russie demandée par Notre-Dame de Fatima à son Cœur Immaculé est absente du programme du Saint-Père. Il est donc voué à l’échec. Prions pour le Saint-Père  !

frère Bruno de Jésus-Marie.

Vladimir Poutine et le Patriarche de Moscou Cyrille devant l’Icône Notre-Dame Souveraine, lors de l’inauguration de l’exposition “  Russie orthodoxe, mon histoire  ”, le 4 novembre 2015. Le Président s’est exprimé ainsi   : «    Lorsque la Patrie a été en danger, on s’est souvenu de l’essentiel. On est revenu aux valeurs éternelles et intangibles, aux idéaux moraux les plus élevés. Les clichés idéologiques ont pâli devant la vraie Russie, la Russie historique.   »