La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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LA LIGUE

La Ligue

PESEZ QUE C’EST QUE D’ÊTRE CRC !

LA lettre de Mgr Pontier reçue par frère Bruno, si menaçante, nous rappelle que notre vocation de Contre-Réforme catholique est dramatique. Cependant, frère Bruno nous a montré le caractère providentiel de cette mise en demeure par nos évêques d’adhérer au Concile. En effet, le cri poussé par notre Père pour la défense de la sainte Église risquait d’être étouffé par une conspiration du silence universelle  : la voici brisée, et de l’initiative de nos évêques eux-mêmes  !

Le questionnaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi a le mérite de cerner le cœur de notre opposition à la réforme actuelle de l’Église  : les enseignements novateurs contenus dans les Actes du concile Vatican II et le magistère des derniers papes. Frère Bruno a donc saisi cette occasion pour rappeler à la hiérarchie de l’Église les accusations portées par notre Père et demeurées sans réponse. Ce travail a mobilisé l’attention de toutes nos communautés durant le temps pascal. Le résultat est une éblouissante synthèse de la “ grande affaire ” de la vie de notre Père qui nous fait prendre la mesure de son combat héroïque pour l’Église. Quel honneur pour nous, ses disciples, de pouvoir lui témoigner publiquement notre fidélité  !

OUVERTURE DU MOIS DU SACRÉ-CŒUR

Si nos évêques avaient assisté à notre réunion du dimanche 2 juin dans notre maison Saint-Joseph, ils auraient découvert ce qu’est cette communion phalangiste qu’ils ont résolu de détruire  : une famille.

Dans sa prédication, s’adressant aux nombreux enfants de l’auditoire et aux jeunes, frère Bruno leur désigna le terme de la route parfois périlleuse où les engage l’Alliance contractée avec Jésus en ce jour  :

«  Il y aura des épreuves dans nos vies. Au monastère comme dans nos familles chrétiennes, puisque notre Père disait qu’une bonne communauté de frères et de sœurs ressemblait à une famille, et qu’une bonne famille CRC ressemblait à notre ­communauté.

«  Toutes les épreuves d’un bon ménage chrétien, ou d’une bonne communauté de frères et de sœurs du Sacré-Cœur, nous conduiront à nous réunir au Ciel après avoir lutté courageusement en ce monde, pour la grande réunion de la Phalange de l’Immaculée que Jésus et Marie offriront au Père, à la louange de sa Gloire et pour une grande réunion de famille qui ne finira jamais...  »

Dès aujourd’hui, l’affection paternelle de frère Bruno pour les enfants que lui a laissés notre Père, la joie des familles à se retrouver à la maison Saint- Joseph nous en sont déjà de merveilleux présages  !

PÈLERINAGE A COTIGNAC

Le même jour, les communautés de Fons entraînèrent quelque quatre-vingts amis du Midi à Cotignac, pour un pèlerinage de supplication à Notre-Dame-de-Grâces et à saint Joseph, patron de l’Église universelle  : pour le Saint-Père et pour notre frère Bruno. C’est précisément la multiplication de nos ermitages et l’extension du rayonnement de notre CRC dans de nouveaux diocèses qui inquiètent nos évêques et ont motivé leur intervention.

Frère Michel lut la lettre de Mgr Pontier et présenta la réponse de notre frère Bruno. Très attentifs, les amis furent indignés par la première et enthousiastes de la seconde. Le premier fruit de leur pèlerinage fut donc de les impliquer davantage dans le combat CRC réactivé par les menaces épiscopales.

SESSION DE PENTECÔTE

Présenter aux jeunes phalangistes sa réponse à la Conférence des évêques de France  : quel sujet en or pour notre frère Bruno  !

Ce samedi 8 juin, au moment de prononcer le sermon d’ouverture de la session, frère Bruno sortit de sa poche la simple “ lettre verte ” par laquelle nos évêques nous ont fait parvenir le questionnaire si important dont doit dépendre notre avenir dans l’Église. D’emblée, les cent soixante-quinze participants furent saisis. La plupart n’ont pas connu les fureurs sectaires de Mgr Daucourt, il y a plus de vingt ans. Tout à coup, ils se rendirent compte que l’appartenance à la Contre-Réforme catholique n’est pas un “ bonus ” pour mieux vivre sa foi, mais une vocation exigeante  : c’est un combat au service de l’Église et de la vérité, combat mortel qui nous vaut l’ostracisme et les persécutions d’une hiérarchie gagnée à la réforme conciliaire. Et parce que notre CRC est aussi une œuvre religieuse, surnaturelle, nous avons imploré la grâce et les lumières du Saint-Esprit durant les messes et les offices liturgiques de ces trois jours de session de la Pentecôte.

C’est donc avec une attention décuplée par la perspective de possibles sanctions que les jeunes gens écoutèrent frère Bruno leur lire et leur commenter son mémoire de réponse aux évêques. Si véritablement nous devons être frappés demain pour notre adhésion au combat de notre Père, il est urgent d’étudier ses accusations contre la réforme de Vatican II afin de pouvoir en répondre  !

Précisément  : au cratère du soir, frère Sébastien présenta le formidable outil de travail et de diffusion élaboré par les frères des maisons Saint-Joseph et Sainte-Thérèse  : la “ VOD ” (vod. catalogue-crc.org). Désormais, chez lui ou même au fond de sa poche, le phalangiste dispose de l’ensemble de la doctrine totale de Contre-Réforme, de contre-révolution et de renaissance catholique de notre Père Georges de Nantes  ! 1 100 heures d’enregistrements audiovisuels, 4 500 sujets traités… Et cela s’accroît chaque jour  ! Beaucoup de nos amis ont déjà compris quel trésor ils avaient là et sont très assidus. Par ce moyen, la doctrine de notre Père commence même à toucher des personnes extérieures au cercle de notre CRC.

Pour l’oraison du lendemain, dimanche de la Pentecôte, frère Bruno avait annoncé qu’il répondrait à la cinquième question de Mgr Pontier  : «  Quels sont les statuts ou les textes régulateurs de la vie de communauté  ?  » Aussi notre chapelle fut-elle bien remplie dès sept heures du matin.

Frère Bruno inaugura une série d’oraisons pour commenter la Règle “ provisoire ” des Petits frères du Sacré-Cœur de Villemaur sous laquelle ils vivent depuis le 15 septembre 1958. Dans ces cent vingt articles, notre Père a providentiellement concentré l’héritage de la sagesse monastique millénaire de l’Église, non sans y introduire quelques nouveautés, quelques années seulement avant que la tourmente conciliaire vienne renverser les édifices des grands Ordres religieux qui semblaient pourtant inébranlables. Cette Règle définit notre vocation de moines-missionnaires et, au-delà de nos communautés, celle des membres de notre tiers ordre, la Phalange de l’Immaculée. Le commentaire est commencé, nous en attendons la suite, à retrouver dans les Logia  !

Le soir de cette deuxième journée de session, frère Bruno répondit aux questions des phalangistes  : liberté religieuse, nécessité d’un jugement infaillible, différence entre le combat doctrinal de notre Père et la lutte pour la messe des intégristes… À en juger par toutes ces questions bien ciblées, notre frère avait réussi à faire partager son souci de l’Église à son auditoire.

Tenez, voici une question que vous vous êtes sans doute vous-mêmes déjà posée  : «  Pourquoi l’abbé de Nantes fut-il si peu suivi malgré la clarté de ses démonstrations  ?  »

Frère Bruno répondit en citant l’abbé Vimal qui déclarait à notre Père, avec toute son expérience de professeur de séminaire  : «  De Nantes, il n’y a que vous qui vous intéressez à la vérité.  » Notre Père a prononcé pendant vingt ans à la Mutualité des conférences remarquables, sans jamais se tromper dans ses analyses. Il fut très applaudi, mais personne ne l’a suivi. C’est la maladie de la France où tous, même les meilleurs, sont démocrates, jaloux de leurs opinions et de leur autonomie. Finalement, nous ne sommes qu’un tout petit nombre de disciples, mais unis comme les doigts de la main, ce qui est notre force. Quelle grâce que la nôtre, d’avoir suivi un tel maître  ! Mais il faut encore persévérer…

Et encore  : «  La lettre de Mgr Pontier ne serait-elle pas l’occasion de contre-attaquer en déposant un Liber IV à Rome  ?  »

Cette question, frère Bruno se l’était déjà posée, et n’en avait que mieux mesuré le courage de notre Père se rendant par trois fois à Rome pour accuser le Pape  : quel fardeau écrasant  ! Notre force est de nous appuyer sur ses démarches à lui, restées sans réponse, tandis qu’une initiative de notre part à nous qui ne sommes rien n’aurait aucun poids. Plutôt que d’entreprendre un quatrième livre d’accusation contre François, répétiteur sans génie des hérésies de ses prédécesseurs, il nous importe de prolonger les accusations de notre Père.

Le jeudi 27 juin, pour la clôture de la Permanence parisienne, frère Bruno alla présenter sa réponse à Mgr Pontier à des amis avides d’en connaître la teneur. Les anciens en furent aussi enthousiastes que les jeunes gens de la Session  : c’est l’instruction du procès du Pape “ Réformateur ” Paul VI qui continue  ! Et mieux on connaît son réquisitoire, plus on en saisit la vérité.

Deux semaines plus tôt, le 13 juin, notre frère avait déposé son mémoire à l’évêché de Troyes. Quelle sera la réaction de nos évêques  ? De toute manière, le procès intenté par notre Père à la réforme conciliaire ne relève pas de leur autorité, mais intéresse l’Église tout entière qui en récolte aujourd’hui les fruits pourris. Il est urgent que le Pape rende un jugement infaillible  !

Peut-être Rome espérait-elle se débarrasser à bon compte de l’encombrant dossier de l’abbé de Nantes sur une Conférence épiscopale française collégialement irresponsable  ? Eh bien  ! sans attendre la riposte de nos évêques, frère Bruno a écrit au cardinal Ladaria Ferrer, préfet de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi, afin de lui transmettre son mémoire à Mgr Pontier et de lui rappeler l’appel que fit notre Père à l’autorité du Pape qui tient en ses mains le salut de l’Église. Prions beaucoup le Cœur Immaculé de Marie pour le Saint-Père  !

frère Guy de la Miséricorde.