La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Samedi 1er décembre
Dimanche 2 décembre
Lundi 3 décembre
Mardi 4 décembre
Mercredi 5 décembre
Jeudi 6 décembre
Vendredi 7 décembre
Samedi 8 décembre
Dimanche 9 décembre
Lundi 10 décembre
Mardi 11 décembre
Mercredi 12 décembre
Jeudi 13 décembre
Vendredi 14 décembre
Samedi 15 décembre
Dimanche 16 décembre
Lundi 17 décembre
Mardi 18 décembre
Mercredi 19 décembre
Jeudi 20 décembre
Vendredi 21 décembre
Samedi 22 décembre
Dimanche 23 décembre
Lundi 24 décembre
Mardi 25 Décembre – Messe de la nuit de Noël
Messe du jour de Noël
Mercredi 26 Décembre
Jeudi 27 Décembre
Vendredi 28 Décembre
Samedi 29 Décembre
Dimanche 30 décembre
Lundi 31 décembre

Vendredi 30 novembre

Saint André

Jésus est un trésor que peu d’âmes savent trouver, car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah  ! si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute, il n’en est pas une seule qui l’aurait dédaigné. Mais il ne veut pas que nous l’aimions pour ses dons, c’est lui-même qui doit être notre récompense  ! Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même. Notre vie doit donc être un mystère  ! Il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché… «  Voulez-vous apprendre quelque chose qui vous serve, dit l’Imitation, aimez à être ignoré et compté pour rien.  » Et ailleurs  : «  (…) pour vous ne mettez votre joie que dans le mépris de vous-même.  »

Lettre à Céline, 2 août 1893

Samedi 1er décembre

Premier samedi du mois, Bx Charles de Foucauld

«  Je suis fixé à Nazareth… Le Bon Dieu m’a fait trouver ici ce que je cherchais  : l’imitation de la vie de Notre-Seigneur Jésus…  » (lettre à Marie de Bondy, 22 mars 1897) Ce sont les phrases de notre vocation, à nous, les Petits frères et Petites sœurs  ! C’est très sobre, humble, intime  : «  J’ai embrassé ici l’existence humble et obscure de Dieu, ouvrier de Nazareth.  » Cette expression, c’est comme un coup de poignard, c’est extraordinaire  ! C’est un raccourci fulgurant  ! C’est Dieu fait homme, on récite notre Credo, mais homme ouvrier de Nazareth  ! Si c’est vrai, c’est incroyable, mais c’est vrai  !

Alors, ça change toute la vie quand on a compris cette réalité de l’Incarnation. Et ce n’est pas fini  ! Non seulement ouvrier de Nazareth, mais un jour il sera crucifié, et maintenant il est sur nos autels, il règne sur nous, sur nos autels, sur nos sociétés, du haut de sa Croix. C’est prodigieux  ! Le Père de Foucauld est le premier au vingtième siècle à nous remettre ça dans l’esprit, il en est l’esprit lui-même, il refait cette descente, cette grande courbe, comme disait le Père dans son esthétique dramatique  : la courbe du Fils de Dieu qui descend sur la terre, jusqu’à la condition d’ouvrier de Nazareth et finalement, mourant comme nous, et mort sur la Croix pour nous  !

Frère Bruno de Jésus-Marie, 20 août 2017

Dimanche 2 décembre

Sainte Bibiane

Nous allons recommencer une année, ayant rechargé nos accus et nous souvenant de toutes les belles choses que nous avons vues pendant cette retraite, toutes les douceurs qui nous sont venues de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Nous avons fait ce pèlerinage à Lisieux avec émerveillement, nous sommes charmés de cette enfance merveilleuse, de cette sainteté si accessible, de cette voie d’enfance, de cette confiance, de cette oblation à 1’amour miséricordieux.

Nous allons regarder sainte Thérèse pendant cet Avent, sous un aspect un peu particulier, celui de sa force de caractère, de sa virilité. Elle ne se permettait aucune faiblesse, elle n’en permettait pas davantage à ses novices qui la trouvaient dure. Qu’elle nous pousse gentiment pendant ce mois à faire de véritables efforts pour nous réjouir vraiment d’une âme rénovée, pour la fête du 8 décembre et la fête de Noël. Vous aurez le bénéfice de tous ces sacrifices, ces pénitences, ce perfectionnement de vos âmes que vous aurez à cœur de réaliser à force de volonté et de courage.

Notre Père, 29 novembre 1992

Lundi 3 décembre

Saint François-Xavier

Saint François-Xavier, le plus grand missionnaire de tous les temps, a toujours été considéré ainsi par l’Église et c’est pourquoi elle fait de sa fête une fête majeure. Il a été porter l’Évangile avec une humilité, une modestie personnelle, une obéissance à son supérieur saint Ignace, un courage, un héroïsme, une abondance de miracles, de prophéties tels qu’il est véritablement l’exemple majeur de ce que les missionnaires doivent faire. «  Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé.  » Il n’est pas dit  : celui qui croira sera sauvé. Il est dit  : celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Il faut joindre le geste à la parole, très exactement le sacrement au don de la foi. Le problème du salut des infidèles est un problème difficile. Dans quelques années, nous verrons l’Église ressusciter, les âmes se sauver par millions, nous ne pourrons être que dans la joie. Cet Avent qui nous mène à la grande fête du 8 décembre doit nous trouver ancrés dans notre espérance d’avance pleine de joie, non pas pour notre salut personnel, ce ne serait déjà pas mal, mais pour le retour du monde à la Chrétienté et la gloire de Dieu sauvant les âmes de ses créatures au lieu de les voir tomber en enfer.

Notre Père, 3 décembre 1993

Mardi 4 décembre

Saint Jean Damascène, Saint Pierre Chrysologue

Nous sommes trompés quand nous lisons à la hâte sainte Thérèse parce qu’elle dit que c’est très simple, qu’il n’y a qu’à être humble comme un petit enfant, devenir comme un petit enfant, puis aimer Jésus et avec cela, c’est résolu. Il faut que chacun se retrouve en face de Dieu, en face de la vérité comme une créature qui n’a pas les clefs pour verrouiller les portes à sa disposition, mais qui doit donner les clefs à Jésus pour la diriger. Il faut être humble. Elle a découvert que c’était l’enfance spirituelle, que c’était l’Évangile. Quand elle l’a découvert elle-même, elle s’est aperçue qu’il fallait qu’elle rende les clefs à Jésus et Dieu sait si elle les lui avait données et si cela lui était facile à elle. Cependant, elle avait des scrupules, des retenues, des réticences et c’est un certain jour de Noël 1886, ayant reçu Jésus dans la communion, qu’elle a rendu les clefs à Jésus. Les ayant rendues à Jésus, mettant sa petite main dans la main de Jésus, Lui faisant confiance, elle a fait des progrès, une course de géant.

Notre Père, 20 septembre 1992

Mercredi 5 décembre

Saint Sabbas

J’entre doucement, humblement dans la chambre de la Vierge Marie, pour voir cette sainte Enfant prier pour le salut d’Israël et la délivrance de toutes les nations. Je la vois en prière très humble et cependant très fervente. J’entends le silence à peine peuplé par des chants d’oiseaux. Je goûte la tranquillité de cette heure qui fait un tel contraste avec les cris du monde méchant… Très respectueusement je baise le sol de cette sainte maison, n’osant m’approcher pour baiser les pieds de cette sainte Mère. Je m’emplis le cœur et l’esprit des perfections de cette Vierge très pure. Je suis ravi d’admiration et d’amour pour elle. C’est elle qui attire sur la terre la miséricorde de Dieu, c’est elle qui hâte déjà, pour ainsi dire, l’heure du salut du monde. (à suivre)

Notre Père, 25 mars 1982

Jeudi 6 décembre

Saint Nicolas

«  Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous.  » Je vois, j’entends, je savoure cette présence immédiate et déjà parfaite de la Personne du Fils de Dieu devenu fils de Marie, dans son sein. Ainsi Dieu habite en Elle et rayonne son Esprit-Saint dans tout cet être exceptionnel, embrasant son Cœur, illuminant son intelligence, et réjouissant ses membres d’une jouissance toute pure. La voici couronnée de gloire, d’honneur et de majesté. La voici ravie dans cette union, ce colloque intime avec son Fils qui est aussi le Fils de Dieu. Et parce qu’il m’est donné d’assister à un si grand mystère, moi aussi je participe à cette joie toute pure et pourtant corporelle, à cet embrasement du cœur qui m’attache à Jésus et à Marie dans cette Incarnation. Jésus veut recevoir d’Elle son humanité, lui donnant en échange participation à sa divinité.

À la fin, je quitte cette sainte maison après avoir fait ma révérence à cette Reine, ma Mère, Vierge très sainte, et je repars pour mener ma vie avec plus de pureté, plus d’humilité, plus de charité afin de me rendre moins indigne de vivre en la présence de Jésus et de Marie.

Notre Père, 25 mars 1982

Vendredi 7 décembre

Premier Vendredi du mois, Saint Ambroise

Lorsque nous contemplons la Sainte Vierge, ce n’est pas tellement à son intelligence que nous devons porter notre attention et notre vénération, ce n’est pas à son corps. À quoi donc  ? Au cœur. Il a voulu un cœur. Quand Il a fait cette proposition à son Fils  : «  Une épouse qui t’aime, mon Fils, j’aimerais te donner  », c’est le cœur de la femme, c’est le Cœur Immaculé de Marie. Ce qui va la caractériser, ce qui va être toute son œuvre, toute son application, c’est d’aimer. Certes, Il lui a donné un contour humain et une chair, un corps très saint, très virginal, mais cette chair n’est que, pour ainsi dire, la substance de ce Cœur, le coffret dans lequel Dieu poserait ce Cœur Immaculé. Ce Cœur lui-même va devenir le sanctuaire de l’Amour et l’Amour dans la très Sainte Trinité, c’est l’Esprit-Saint. C’est, pour ainsi dire, de la part du Père donnant cette épouse à son Fils, donner au Saint-Esprit comme un Temple, un Sanctuaire, une Amphore translucide. Dans la Vierge Marie devenue l’épouse de son Fils, ce Cœur bat d’un rythme divin et le langage de ce Cœur, c’est l’amour qu’est le Saint-Esprit.

Voilà comment la première création est faite. Et la Vierge Marie, conçue dans la pensée éternelle du Père et donnée en cadeau à son Fils, commencera dès cette époque à vivre dans la pensée de Dieu. À quoi s’occupera-t-Elle durant le temps et l’éternité  ? Ah  ! Quelle révélation mystique qui nous est presque difficile à aborder  ! (à suivre)

Notre Père, 8 décembre 1984

Samedi 8 décembre

L’Immaculée Conception de la Vierge Marie

La Vierge, tout amour, va se nourrir de la présence en Elle de l’Enfant Jésus. Il va y avoir une sorte d’habitation mutuelle du Fils de Dieu en son épouse et de son épouse dans le Fils de Dieu. Voilà ce que Dieu a voulu, ce que Dieu a conçu. Et lorsque nous disons “  la Conception Immaculée  ”, la Conception sans tache, mais aussi la Conception très sainte, la Conception infiniment parfaite, la Conception digne de Dieu nous disons “  conception  ” pour éviter deux mots  : L’un, propre aux théologiens, qui s’appelle “  la procession  ” et pour ce qui est du Verbe, “  la génération  ”. Le Verbe a été engendré. Nous ne pouvons pas dire que Dieu ait engendré la Vierge, Elle serait Dieu elle-même. La sainte Église, divinement inspirée, le Père Kolbe l’ont bien compris. La sainte Église a trouvé que “  création  ” était insuffisant, parce que nous sommes tous créés, la matière universelle aussi est créée, fabriquée, tirée du néant. C’est trop différent.

Dans la Vierge Marie, cette conception est sans égale. Certes, Dieu n’a pas donné sa Divinité à la Vierge. C’est une créature tirée du néant, mais Il a résumé en Elle son plan de grâce. Nous sommes tous contenus dans cette Mère. L’épouse du Verbe, dès la conception que le Père en a exprimée, résume toute la création. Quand il a été question de créer l’univers, dans ce mystère absolument enivrant, vertigineux de notre création, du fait que nous existions, que nous puissions être à côté de Dieu, nous qui sommes du néant, dans ce projet incompréhensible aux anges et aux hommes, quelqu’un a ouvert le chemin, c’est la Vierge Marie. C’est prodigieux  !

Notre Père, 8 décembre 1984

Dimanche 9 décembre

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin

C’est de ce Cœur de la Vierge, ce torrent d’amour de la Vierge que nos âmes, nos cœurs, nos corps eux-mêmes doivent être transfigurés  ! L’Immaculée Conception  ! C’est la Conception de Dieu au commencement des temps. C’est une conception immaculée, c’est une conception inaltérable. Cette Immaculée veut dire que dans cette conception, il y a une force qui sera capable à travers la vie, la vie personnelle de la Vierge Marie jusqu’au sommet de la Croix, et la vie de l’humanité tout entière à sa suite, de l’Église qui lui est fidèle, une force qui sera capable d’écarter toutes les attaques du vice et du démon  ; et que cette vie croisse, qu’elle grandisse et qu’elle coule en abondance et que, finalement, elle emporte notre humanité de la terre vers le Ciel, nouveau Paradis  ! Nouveau Paradis où l’Adam et l’Ève de la nouvelle création sont déjà établis, où le Christ couronne perpétuellement sa Mère et lui donne toutes les énergies, toutes les fécondités nécessaires pour sauver l’humanité.

S’il y a un salut aujourd’hui, tant spirituel que physique, c’est-à-dire la paix des âmes qui conduit au Ciel et la paix du monde qui nous épargne les malheurs de la guerre et de l’anarchie universelle, c’est dans ce Cœur Immaculé que nous devons en trouver les énergies. L’Immaculée Conception est le grand secret de Dieu qui achève de se révéler maintenant que nous sommes à la fin des temps.

Notre Père, 9 décembre 1984

Lundi 10 décembre

Apparition de Pontevedra, Notre-Dame de Lorette

À l’Occident de la Chrétienté romaine, se dresse l’humble maison de la Vierge au Cœur Immaculé, la Capelinha, pas plus grande, pas plus riche en ses débuts que la Santa Casa de Lorette. Sans doute, à Nazareth puis en son nouveau lieu, la Sainte Vierge ne nous est point apparue ni n’a parlé à quiconque, au contraire de Fatima. Mais elle n’avait aucune raison de parler, quand les pierres parlent pour elle  ! (…) «  Admirez cette immense simplicité, cette infinie pauvreté, cette absolue beauté de la première petite chapelle construite au printemps 1919 dans le lieu même des Apparitions. Dynamitée en 1922 par “  les bandits  ”, elle fut reconstruite et presque à l’identique, elle est le centre de l’attention céleste et terrestre “  dans la nuit qui s’épaissit  ”. Ainsi, nous devinons avec émotion et émerveillement les préférences de Marie Immaculée pour la petitesse, si petite  ! la pauvreté, si grande  ! la simplicité, si noble  ! dans la manière de vivre, telle que fut la sienne à Nazareth, à Bethléem, derechef à Nazareth, à Jérusalem, partout et toujours. (Notre Père, 1996)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 1er février 2003

Mardi 11 décembre

Saint Damase Ier

Deviner les grandeurs de Marie, les recevoir dans l’enseignement de l’Église, dans l’inspiration de la liturgie, afin que cette grande et très belle colombe qu’est la Vierge Marie nous prenne en elle et qu’elle s’en aille reposer dans le Cœur de Jésus, nous donnant ainsi accès à cet amour miséricordieux et très tendre, très fidèle, très bon de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, que nous puissions y répondre par notre amour à nous-mêmes donnant tout notre être et pour toujours.

Notre Père, 8 novembre 1992

Mercredi 12 décembre

Notre-Dame de Guadalupe

Le clergé du sanctuaire de la Via de Guadalupe veut évangéliser les dévots de la Sainte Vierge pour leur apprendre à ne pas être trop dévots  ! En fait, c’est un combat qui dure depuis 400 ans, qui dure encore aujourd’hui derrière cette sourde polémique, combat qui est déjà représenté sur l’image et qui va nous ramener à nos enseignements, révélations modernes de Notre-Dame. La Vierge, Notre-Dame de Guadalupe, sur cette image que vous connaissez bien, est soutenue par un ange cariatide qui porte son précieux fardeau avec une grâce souveraine. Il n’a pas du tout l’air écrasé. On le voit jusqu’à la ceinture, porté par des ailes d’aigle, à demi déployées. Ses pieds semblent se perdre dans la nuée qui nimbe toute la vision. Cet ange nous est familier  ! Nous le retrouvons au fond comme une sorte de garde du corps, tout au long de l’histoire de l’Immaculée, depuis le début, du moins depuis le début qui nous est connu, c’est-à-dire depuis le Paradis terrestre, depuis la porte du jardin d’Eden où Dieu le posta pour garder le chemin de l’arbre de vie avec la flamme du glaive fulgurant (Gn. 3, 24), jusqu’à Fatima où il précède Notre-Dame en 1916, pour préparer les enfants aux visions de Notre-Dame, et surtout, on le retrouve dans le dernier tableau du troisième Secret où il se tient à gauche de Notre-Dame, un peu plus haut, avec une épée de feu à la main gauche.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 14 décembre 2001

Jeudi 13 décembre

Sainte Lucie

Nous arrivons au bout de ces deux millénaires et on fait des jubilés pour chanter et danser autour de l’arche parce qu’on a vécu si bien comme cela depuis 2000 ans, et on n’écoute pas Notre-Seigneur, on tourne le dos à la Sainte Vierge. Mais le millénaire, c’est fini. Déjà, à Bethléem, ils sont en train de s’en aller parce que cela ne rapporte plus rien. C’est un échec, c’est l’échec du monde moderne. Depuis 100 ans qu’on nous rebat les oreilles avec ce monde moderne et cette Église moderne et ce Concile  ! Tout cela va disparaître.

Cela ressemble à sainte Lucie au milieu des tortionnaires siciliens. Ils pouvaient toujours la torturer, c’est elle qui était la plus forte, c’est elle qui, au milieu de tous ces gars-là, vit encore dans les cœurs des Siciliens et de tous les chrétiens. Je crois que nous arrivons à ce moment-là. Déjà, la Sainte Vierge s’y prépare et notre Luciani se prépare à ressusciter de son tombeau. Cela peut vous paraître chimérique, mais je crois que vous pouvez aspirer à des temps meilleurs qui vont venir.

Notre Père, 13 décembre 2000

Vendredi 14 décembre

Saint Jean de la Croix

Si on veut comprendre ce qu’a été la vie de la Sainte Vierge, il me semble que la vie de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a été voulue par Dieu pour nous révéler ce qu’a été la perfection quotidienne de la Vierge Marie, à la fois d’une manière très réaliste, prosaïque et d’une manière très idéale, très mystique. Il y a une toute petite chose que j’ai trouvée pour vous prouver la vérité de ce mot de «  miniature de la Sainte Vierge  », je fais tout de suite état d’un événement qui s’est passé en 1889  : Mère Agnès de Jésus avait monté une pièce qui s’appelait Premier rêve de l’Enfant Jésus. C’est sainte Thérèse, notre Thérèse, qui jouait le rôle de la Sainte Vierge. «  Or, elle le joua si bien que la communauté en resta profondément émue et des larmes coulèrent de tous les yeux. Les sœurs disaient ensuite  : “  Est-ce que la Sainte Vierge pouvait être plus belle et plus céleste  ?  ”

Notre Père, Sainte Thérèse Nouvelle, 1992

Samedi 15 décembre

“  Un grand signe, c’est en ces termes que l’apôtre saint Jean décrit une vision divine, un grand signe est apparu dans le ciel  : une femme, revêtue du soleil, ayant sous ses pieds la lune et, autour de sa tête, une couronne de douze étoiles.  ” (Ap 12, 1) Or, nul n’ignore que cette femme signifie la Vierge Marie, qui, sans atteinte pour son intégrité, engendra notre Chef. Et l’Apôtre de poursuivre  : “  Ayant un fruit en son sein, l’enfantement lui arrachait de grands cris et lui causait de cruelles douleurs.  ” (Ap 12, 2) Saint Jean vit donc la très Sainte Mère de Dieu au sein de l’éternelle béatitude et toutefois en travail d’un mystérieux enfantement. Quel enfantement  ? Le nôtre assurément, à nous qui, retenus encore dans cet exil, avons besoin d’être engendrés au parfait amour de Dieu et à l’éternelle félicité. Quant aux douleurs de l’enfantement, elles marquent l’ardeur et l’amour avec lesquels Marie veille sur nous du haut du Ciel, et travaille, par d’infatigables prières, à porter à sa plénitude le nombre des élus.

C’est notre désir que tous les fidèles s’appliquent à acquérir cette vertu de charité, et profitent surtout pour cela des fêtes extraordinaires qui vont se célébrer en l’honneur de la Conception immaculée de Marie.

Saint Pie X, Ad Diem illum, 2 février 1904

Dimanche 16 décembre

Gaudete, Saint Eusèbe de Verceil

Noël est tout proche. Nous devons donc être joyeux, mais aussi avoir un peu de compassion, de tristesse pour ceux qui ne croient pas et ne connaîtront pas la joie de Noël et faire réparation pour eux, pour que Dieu les rattrape. Pendant ces huit jours, prendre la résolution de vivre dans la joie de Noël  : bientôt, nous allons voir Jésus, mais nous avons de la peine de voir Jésus si mal reçu et nous avons pitié pour les pécheurs, nous réparons pour eux et nous avons du courage dans notre devoir d’état.

«  Mon Dieu, je crois…  » Moi, j’ai de la chance, je suis heureux sur terre, car je crois, j’adore… Je sais pourquoi je suis sur la terre. «  Et je vous demande pardon…  » je suis dans la peine et je fais réparation pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas (en rébellion contre l’autorité), qui n’espèrent pas (les malheureux  !), qui n’aiment pas (comment peut-on être si méchant, amer, égoïste pour avoir le cœur si dur  !) C’est une gradation un peu terrible. Ceux qui n’aiment pas, comment ne rien avoir dans le cœur  ! ne pas aimer Jésus  ! ne pas aimer la Sainte Vierge  !

Nous allons demander pardon pour eux pour que «  s’il est possible, tous les hommes soient sauvés  », disait le Père de Foucauld. Que cela soit notre prière à la Crèche, Jésus sera touché et leur enverra la grâce de la conversion  !

Notre Père, 17 décembre 1989

Lundi 17 décembre

En saint Matthieu, la postérité de David aboutit à Jésus non pas par un engendrement charnel, biologique, mais spirituel  : par la paternité spirituelle de Joseph, le “  juste  ” […]. Mais il n’en reste pas moins vrai, mystérieusement, que Jésus, lui, est d’ailleurs  : né de la Vierge Marie, de l’Esprit-Saint, c’est de même, c’est tout comme, car Elle est elle-même tout irradiée du Saint-Esprit, toute divinisée par cette inhabitation de l’Esprit-Saint en Elle […] C’est pourquoi on peut dire d’Elle aussi, comme de son Fils, qu’Elle est “  d’ailleurs  ”. Ni saint Matthieu ni saint Luc ne nous disent d’où Elle est  ; ni l’un ni l’autre ne donnent sa généalogie. Toute la généalogie aboutit à Joseph. Et Marie  ? On dirait qu’Elle est là depuis toujours. En tout cas, dans la pensée de Dieu qui inspire saint Matthieu.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 2 janvier 2003

Mardi 18 décembre

L’attente de l’enfantement de la Bse Vierge Marie

Sœur Thérèse était indifférente à ce qu’on pensait d’elle. Ainsi, elle était obligée quelques minutes avant les repas d’aller prendre des remèdes. Une sœur ancienne, entre autres, s’en mal édifiait beaucoup et s’en plaignait autour d’elle, la trouvant irrégulière. Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus n’aurait eu qu’un mot à dire pour s’excuser et rendre le calme à cette sœur, elle se garda bien de le faire, prenant en cela exemple sur la conduite de la Sainte Vierge qui préférait se laisser diffamer plutôt que de s’excuser auprès de saint Joseph, exemple qui la ravissait.

Témoignage de sœur Geneviève, 1908

Mercredi 19 décembre

Nous sommes dans le temps de l’Avent et nous n’attendons strictement rien. Jamais les prêtres d’aujourd’hui ne vous parlent de la fin du monde, pas plus que de cette grande crise qui doit préparer la fin du monde. Fatima qui en parle est même déformé. On entre dans une autre dimension de l’espérance et l’Ancien Testament nous le montre. Avant le Christ, il y a eu un fléchissement épouvantable. Nous savons, nous, par les discours eschatologiques et par saint Jean et saint Paul et l’Apocalypse que précisément, il y aura un même fléchissement à la fin des temps. Comme dit Jésus, quand vous verrez toutes ces choses épouvantables se produire, relevez la tête et reprenez courage car c’est le Royaume de Dieu qui est proche. Tout doit aller très mal, mais après un tel abîme, nous savons que le Ciel aura pitié de nous.

Ce sera après des châtiments terribles un rétablissement tellement merveilleux qu’on se convertira pour mille ans peut-être et vraiment tous les peuples du monde enfin seront évangélisés par nous, comme Dieu le veut. Magnifique perspective. Nos intentions seront donc non seulement de garder la Foi pendant ce moment terrible, mais que ceux que nous aimons, la gardent aussi et que le monde entier ait enfin le salut promis et qu’on puisse chanter Noël, Noël  !

Notre Père, 16 décembre 1990

Jeudi 20 décembre

Bx Frère Scubilion

Saint Scubilion s’est dévoué pour sa Reine des Cieux en enseignant le catéchisme aux nègres de La Réunion qui étaient dans un sinistre état d’esclavage et plus encore, d’ignorance religieuse. Il s’est penché sur eux avec un cœur maternel, la Vierge Marie lui ouvrait le cœur. Nous nous préparons à recevoir Jésus dans la joie de Noël avec une joie dilatée. Chaque fois que nous fêtons l’Immaculée Conception, elle nous révèle quelque chose de plus de son être, et c’est pour nous préparer à la joie de Noël. Quand nous aurons bien sondé le Cœur de la Mère, et que nous verrons cet Enfant dans la crèche, sa Mère qui l’adore et saint Joseph, leur confident, nous saisirons un mystère  : ces deux Cœurs se connaissent. Le Cœur de la Vierge Marie est un abîme, mais c’est un abîme rempli de l’amour divin, du don de soi qu’un époux fait faire à son épouse, qu’un enfant fait à sa mère. C’est ainsi que nous allons passer notre journée auprès de saint Scubilion qui a commencé sa vie tout près d’ici à Vézelay.

Notre Père, 20 décembre 1994

Vendredi 21 décembre

Saint Pierre Canisius, Saint Thomas

Cette salutation est une louange à Dieu  : Tu es bénie entre les femmes, parce que le fruit de tes entrailles est béni  ; et parce que tu es la Mère de Dieu fait homme, – en toi nous adorons Dieu, comme dans le premier Tabernacle, dans lequel le Père enferma son Verbe  ; comme premier autel, ton Sein  ; premier ostensoir, tes bras, devant lesquels les Anges, les bergers, les rois s’agenouillèrent pour adorer le Fils de Dieu fait Homme  ! Et parce que Toi, ô Marie, Tu es le premier Temple vivant de la Très Sainte Trinité où habite le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. “  L’Esprit viendra sur toi et la force du Très Haut étendra sur toi son ombre. C’est pour cela même que le Saint qui va naître doit s’appeler Fils de Dieu.  ” (Lc 1, 35) Et maintenant que tu es un Tabernacle, un Ostensoir, un Temple vivant, la demeure permanente de la Très Sainte Trinité, Mère de Dieu et notre Mère, “  prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.  ”

«  Qui pourra nier qu’il s’agit d’une prière et d’une louange adressées à Dieu  ? Ne sera-t-elle pas plus efficace pour adresser à Dieu nos louanges, nos adorations, nos suppliques, que si nous nous agenouillons devant des autels de bois, de pierre ou de métal, ou des ostensoirs dorés, insensibles, incapables de prier pour nous  ?  !

Sœur Lucie, lettre du 12 avril 1970

Samedi 22 décembre

«  Eh bien, c’est moi qui suis cette enfant, objet de l’amour prévoyant d’un Père qui n’a pas envoyé son Verbe pour racheter les justes mais les pécheurs. Il veut que je l’aime parce qu’il m’a remis, non pas beaucoup, mais TOUT.  »

Par quoi sainte Thérèse s’assimile à la Vierge Marie. Elle ne s’égale pas à la Vierge Marie, elle en est la miniature, mais elle est dans une situation analogue et elle s’en rend compte et parce qu’elle s’en rend compte avec une ardeur d’amour incroyable, elle aime Dieu avec une reconnaissance telle que le Magnificat lui convient parfaitement.

«  Il n’a pas attendu que je l’aime beaucoup comme sainte Madeleine [pour me pardonner], mais il a voulu que JE SACHE comment il m’avait aimée d’un amour d’ineffable prévoyance, afin que maintenant je l’aime à la folie  !…  »

Folie de penser qu’Il a eu tant de sollicitude pour moi. La voilà vraiment théologienne et cette théologie si juste, qui correspond tellement avec la théologie de l’Immaculée Conception, que c’en est important, déchaîne en elle un désir d’aimer Jésus et son désir d’aimer Jésus se fait intuitif et dans ce désir, elle découvre combien Jésus désire l’aimer avant même qu’elle réponde à ce désir.

Notre Père, sainte Thérèse Nouvelle

Dimanche 23 décembre

«  Rorate, cæli desuper, et nubes pluant justum  !  »

Les psaumes ne sont qu’un développement de cette longue supplication qu’il nous appartient de réciter et chanter inlassablement afin d’obtenir la grâce de rester fidèles aux demandes, lois, décrets, justifications, promesses et «  petites demandes  » de Notre-Dame de Fatima. La transposition se fait parfaitement. C’est toute la question, comme pour le psalmiste.

Le Verbe s’est fait chair dans le sein béni de cette Vierge Immaculée. Qu’est-ce que le “  Verbe  ”  ? C’est la Parole de Dieu, Verbum Domini  ! Depuis le premier jour de la Création où Dieu «  parle  » et les choses sont, jusqu’à l’avènement de cette Parole en chair et en os, en la Personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, Dieu a «  parlé  » aux patriarches, à Moïse et aux prophètes. Mais, lorsque cette «  Parole  » se fait chair et naît de la Vierge Marie, ce petit Enfant dans sa crèche ne parle plus. Verbum silens.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 19 avril 2015

Lundi 24 décembre

Vigile de Noël

Dans cette fête de Noël qui se rapproche, vous voyez très bien à quel point l’amour de Jésus est lié à la paix avec les autres, à l’amour des autres. C’est un bien surnaturel, parce qu’il nous vient de la grâce de Dieu. C’est un bien naturel, c’est-à-dire une joie que l’on expérimente, qui est moins sensuelle, aguichante, attirante que les joies défendues, les joies charnelles, mais qui est une joie de l’âme et du corps, une joie totale, en famille, en communauté. C’est pour cette joie que Dieu nous a créés ici-bas, en vue de nous préparer à la joie éternelle du Ciel. C’est donc un bonheur incarné, senti. Notre-Seigneur était Dieu, Il s’est fait homme pour se faire sentir à nous. Je dirais que sa joie divine dans le Ciel, Il l’a apportée comme un flambeau ici-bas dans la crèche à Noël, afin que dès ici-bas, nous goûtions des joies pures.

Notre Père, 24 décembre 1978

Mardi 25 Décembre – Messe de la nuit de Noël

La nuit de Noël 1886 fut, il est vrai, décisive, pour ma vocation, mais pour la nommer plus clairement, je dois l’appeler  : la nuit de ma conversion. En cette nuit lumineuse qui éclaire les délices de la Trinité Sainte, Jésus, le doux petit Enfant d’une heure, changea la nuit de mon âme en torrent de lumière… En cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de ses armes et depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai pour ainsi dire “  une course de géant  ”  !… La source de mes larmes fut tarie (…) En un instant, l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors, je fus heureuse  !…

Histoire d’une âme

Messe du jour de Noël

C’est la Sainte Vierge qui nous donnera la paix. C’est Elle, tellement simple qu’Elle sait envelopper son enfant et le coucher dans une crèche, qui commandera aux puissances mauvaises, les vaincra, écrasera la tête du serpent.

Notre Père, 25 décembre 1997

Mercredi 26 Décembre

Saint Étienne

Jésus est né pour tellement vous éprendre de Lui, et tellement vous rassasier l’esprit, les yeux et la chair de sa Sagesse, de son divin Visage, et du Pain, du Vin de sa chair et de son sang, que vous n’ayez plus besoin d’autre nourriture, d’autre passion, d’autre engagement, d’autre rêve. Voici Noël, rompez vos liens injustes, ou abjects, venez donc à la crèche adorer, aimer, servir votre seul Roi Jésus, et vous attacher à Lui pour toujours.

La Phalange, c’est Noël chez nous, c’est l’inverse de 1789  : c’est dans les cœurs, pour être un jour dans les institutions, l’intronisation de notre Roi, de notre Reine, de Jésus et Marie, pour le règne libérateur et le triomphe universel de leur très unique et sacré Cœur  !

Notre Père, lettre à la phalange, 15 décembre 1984

Jeudi 27 Décembre

Saint Jean

Noël nous commande l’amour mutuel parce que nous sommes dans l’amour de Jésus. Jésus est dans la crèche et il est la manifestation tout à fait touchante de l’amour de Dieu pour nous. Ce n’est pas un petit enfant caressant seulement que nous aimerions avec romantisme, mais c’est le Fils de Dieu, c’est Dieu qui se manifeste homme, qui se manifeste le petit Enfant de la Vierge Marie. On aime la Mère dans l’Enfant, on aime l’Enfant dans la Mère. L’un et l’autre forcent la porte de notre cœur. Nous allons, dans cette joie de Noël, bien penser les uns aux autres, et bien au-delà des limites de notre communauté.

Comment peut-on aimer de telle manière que cet amour que nous portons à notre prochain soit une preuve de l’amour de Dieu  ? J’ai pensé à ces trois paroles qui définissent la présence de Jésus dans l’Hostie  : vraiment, réellement, substantiellement. Cela m’a fait une bonne disposition pour éveiller mon expérience de cet amour du prochain. L’aimer vraiment, réellement, profondément.

Notre Père, 27 décembre 1992

Vendredi 28 Décembre

Saints Innocents

Laissez-moi admirer cette petite enfant [sainte Thérèse] qui va mourir dans d’effroyables douleurs et qui trouve des paroles si touchantes, si belles et profondément justes pour honorer les Saints Innocents.

Dans les bras de Marie, après toutes vos fêtes,
Vous accourez  ;
Sous son voile étoilé cachant vos blondes têtes,
Vous sommeillez…
Charmants petits lutins, votre enfantine audace
Plaît au Seigneur  ;
Vous osez caresser son adorable face,
Quelle faveur  !

Ce dernier vers, par exemple, a attiré mon attention et la note qui y est jointe m’a beaucoup étonné  :

«  À la fin de la strophe 8, Thérèse se manifeste. C’est elle qui voudrait caresser la Face de Jésus et finalement, la baiser Ce que sa tendresse d’épouse ne lui a jamais permis car dans les écrits, c’est toujours l’Époux qui donne le baiser. L’enfantine audace des petits auxquels elle s’assimile par une ruse d’amour l’y autorise enfin.  » Jamais dans ses poèmes elle n’a dit qu’elle baisait Jésus  ? Pourtant elle dit qu’elle en mourait d’envie, de ce baiser. Oui, mais quant à s’y autoriser elle-même, jamais.

Notre Père, 5 février 2000

Samedi 29 Décembre

Saint Thomas Becket

Rien n’empêche la sainte joie chrétienne de Noël  ! Les peines, les craintes, les tourments au contraire s’y accordent bien, nous rendant plus intimes compagnons de chemin et d’infortune de la Sainte Famille, admis à partager ses misères humaines, temporelles, mais alors davantage aussi ses divines actions de grâces, allégresses et tendresses surnaturelles.

Notre père, lettre à la Phalange, Noël 1981

Dimanche 30 décembre

Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph

Que ce sera gentil de connaître au Ciel tout ce qui s’est passé dans la Sainte Famille  ! quand le petit Jésus commença à grandir, peut-être qu’en voyant jeûner la Sainte Vierge, il lui disait  : «  Moi, je voudrais bien jeûner aussi  !  » Et la Sainte Vierge répondait  : «  Non, mon petit Jésus, tu es trop petit encore, tu n’as pas la force.  » Ou bien peut-être n’osait-elle pas l’en empêcher. Et le bon saint Joseph  ! oh  ! que je l’aime  ! lui ne pouvait pas jeûner à cause de ses travaux. Je le vois raboter, puis s’essuyer le front de temps en temps. Oh  ! qu’il me fait pitié  ! Comme il me semble que leur vie était simple  ! (…) Ce qui me fait du bien quand je pense à la Sainte Famille, c’est de m’imaginer une vie toute ordinaire. (…) Et combien de peines, de déceptions  ! Combien de fois a-t-on fait des reproches au bon saint Joseph  ! Combien de fois a-t-on refusé de payer son travail  ! Oh  ! comme on serait étonné si on savait tout ce qu’ils ont souffert  !

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Novissima Verba, 20 août 1897

Lundi 31 décembre

Saint Sylvestre

En voyant Jésus dans sa crèche, en le voyant parmi nous chaque jour de sa vie jusqu’à son Ascension et comme nous le verrons dans les siècles des siècles sur son visage, nous voyons le visage de Dieu parce que c’est son Fils et qu’un Fils unique peut bien parler de son Père, Il le connaît. Lui seul le connaît, Lui seul nous le fait connaître.

Soyons tous comme saint Jean mettant sa tête sur le Cœur de Jésus. Écoutant les battements de ce Cœur du Fils, saint Jean était admis à contempler le mystère de l’amour et de Dieu qui est Amour. Au pied de la Crèche, reprenons le Prologue de saint Jean et passons de la foi de l’Ancien Testament à la foi évangélique, ne nous contentons plus d’adorer dans le Ciel un Dieu et même si nous mettons auprès de ce Dieu je ne sais quelle Sagesse mystérieuse, quelle Parole, quel mystère d’un artisan qui crée le monde avec Dieu, non  ! Passons au Nouveau Testament et voyons Jésus-Christ, Notre-Seigneur, Enfant de la Bienheureuse Vierge Marie, engendré de toute éternité par Dieu. Suivant saint Jean de la Croix dans cette Romance que nous aimons tant, si Dieu engendre ce Fils de toute éternité, c’est pour le donner à Marie comme son Fils et comme son Époux éternel.

Notre Père, 25 décembre 1984

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