La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
Print Friendly, PDF & Email

Méditations quotidiennes

Jeudi 30 novembre
Vendredi 1er Décembre
Samedi 2 Décembre
Dimanche 3 Décembre
Lundi 4 Décembre
Mardi 5 Décembre
Mercredi 6 Décembre
Jeudi 7 Décembre
Vendredi 8 décembre
Samedi 9 Décembre
Dimanche 10 Décembre
Lundi 11 Décembre
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Vendredi 15 Décembre
Samedi 16 Décembre
Dimanche 17 Décembre
Lundi 18 Décembre
Mardi 19 Décembre
Mercredi 20 Décembre
Jeudi 21 Décembre
Vendredi 22 Décembre
Samedi 23 Décembre
Dimanche 24 Décembre
Lundi 25 Décembre
Mardi 26 Décembre
Mercredi 27 Décembre
Jeudi 28 Décembre
Vendredi 29 Décembre
Samedi 30 Décembre
Dimanche 31 Décembre

 

Jeudi 30 novembre

Saint André

Saint Georges, c’est le combat. Saint André, c’est la Croix, la Croix de saint André  ! Il nous faut méditer ce mystère pour obéir à Notre-Dame de Fatima qui l’a demandé avec insistance au siècle dernier, et qui est si peu écoutée. Saint Georges, et saint André avant lui, sont morts dans l’union la plus parfaite qui soit à Jésus crucifié, en martyrs. L’Église primitive honorait suprêmement les martyrs. Nous, beaucoup moins. C’est pourquoi la Sainte Vierge a voulu nous rappeler que leur sang est une semence de chrétiens, par cette vision extraordinaire sur laquelle s’achève le grand “  secret  ” du 13 juillet 1917  : «  Sous les deux bras de la croix, il y avait deux anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s’approchaient de Dieu.  »

L’office de saint André nous montre cet Apôtre, frère de saint Pierre, pour ainsi dire amoureux de la Croix.

Vendredi 1er Décembre

Bx Charles de Foucauld

Le martyre du Père de Foucauld, c’est l’ultime témoignage à la fois humain et divin de sa mission pour le monde de demain. Il est mort pour la France. Il a été tué par des ennemis de la France, soudoyés par les Turcs, eux-mêmes alliés des Allemands. Dans cette guerre de 1914-1918, le Père de Foucauld a pris parti très ardemment pour la France, comme étant LE pays, la fille aînée de l’Église, contre l’Allemagne protestante. Il n’y a pas de doute, il n’y a qu’à lire ses lettres. Il est mort pour la France parce qu’il voulait sauver la colonisation française à travers ces temps de guerre.

Il est mort pour la défense de l’Empire. Cela ne s’appelait pas l’Empire français à ce moment-là, mais dans sa pensée, cela l’était. C’était la réplique moderne de l’Empire romain. Il est mort pour garder le Sahara à la France.

Et enfin, il est mort par amour de Jésus. Enfin et surtout  ! Il n’y a pas de dichotomie, il n’y a pas d’opposition entre l’une et l’autre  : il est mort pour la France, donc il n’est pas mort pour le Christ  ! Pour lui, cela faisait tout un. Il est mort parce qu’il était l’homme de la prière, l’homme de la religion, le marabout chrétien. Il est mort en haine de Jésus, il n’y a pas de doute. En cela, je suis persuadé que, un jour, on lui reconnaîtra vraiment le titre de martyre.

Notre Père, le Père de Foucauld, notre modèle, décembre 1972

Samedi 2 Décembre

Premier Samedi du mois, Sainte Bibiane

L’ange de Fatima a dit aux enfants  : Consolez votre Dieu. Il faut consoler Jésus, consoler Marie. C’est une chose merveilleuse. Comme on console sa maman, quand elle pleure sans qu’on sache pourquoi et l’on a une douceur au cœur de pouvoir la consoler. Là, il faut consoler la Sainte Vierge qui est notre Maman du Ciel. Alors, il est évident que celui qui a fait cela, qui chaque premier samedi, va se confesser, communie et ensuite, dit son chapelet, regarde la statue ou une image de la Sainte Vierge et quelque larme lui vient aux yeux en pensant que cette Sainte Vierge est si méprisée, cet enfant évidemment quand il se présentera devant la Sainte Vierge, il lui mettra les bras autour du cou. Il la reconnaîtra, c’est la même. «  O ma pauvre petite maman, comme vous avez été maltraitée par les pécheurs, mais ayez pitié d’eux  ». Si la Sainte Vierge pleure devant son Père céleste et demande pardon pour les pécheurs, ils sont sûrs d’aller au Ciel.

Nous prierons la Sainte Vierge pour achever cette journée en la louant de ses beautés, ses vertus, ses privilèges, puisqu’elle est l’Immaculée, puisqu’elle est la Toujours Vierge, puisqu’elle est la Mère du Christ, Mère de Dieu. C’est merveilleux  ! On a confiance en elle, on lui demande le salut des pauvres pécheurs. Moi, je lui dis  : «  Regardez tous ces pauvres pécheurs  », je les pousse dans ses bras et quand elle en a plein les bras, plouf  ! je passe au milieu d’eux. Alors, perdu dans la masse, je la rejoins facilement. C’est un secret, vous ferez comme moi  !

Notre Père, 1er mars 1997

Dimanche 3 Décembre

Saint François-Xavier

Ce premier dimanche de l’Avent est comme un recommencement qui nous est offert et, à mesure que notre vie s’avance, nous prenons un goût plus fort, une résolution plus vive à chacun de ces recommencements, sachant que c’est le quarantième, le soixantième ou le soixante-dixième… Pour certains d’entre nous, il n’y aura pas tant d’années liturgiques à vivre  !

C’est donc l’occasion de se faire un cœur neuf, d’autant plus que la liturgie nous invite à considérer toute la geste divine, depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Déjà l’Évangile nous parle de l’Apocalypse, de la fin du monde qui se laissera voir. Nous savons que nous sommes dans ces derniers temps, si nous sommes encore capables de croire au message de Fatima, si piétiné, négligé. En effet, certains veulent absolument effacer jusqu’au souvenir des apparitions à la Cova da Iria, ainsi que des prophéties dictées par la Vierge Marie à sœur Lucie. Ils veulent résolument nous éloigner de cela  : c’est diabo­lique. Au contraire, nous autres, nous gardons les yeux fixés sur cette révélation parce qu’elle nous promet pour bientôt la restauration du Règne du Christ, et son extension jusqu’aux extrémités de la terre, après un châtiment terrible que nous aurons justement mérité.

Notre Père, 29 novembre 1992

Lundi 4 Décembre

Saint Jean de Damas, Saint Pierre Chrysologue

Nous sommes pour ainsi dire l’avant-garde de cette Église qui va renaître à travers ces combats apocalyp­tiques et, après cela, comme l’a dit la très Sainte Vierge Marie, «  la Russie se convertira, et il y aura un temps de paix  ». Il faudra des masses de missionnaires et autres, pour convertir le monde. Sœur Lucie a expliqué que cela ne se fera pas facilement quand même  ; ce ne sera pas un miracle qui changera la face du monde d’un instant à l’autre. Il faudra des missionnaires  ; il faudra y aller et fournir un immense travail qui sera béni par Dieu et facilité par des miracles évidents. Il faut que nous nous y préparions dans la joie.

Voilà donc ce qu’est le grand souffle de ce temps de l’Avent, de telle manière qu’à Noël, en fêtant l’Enfant-Jésus dans la crèche, nous tournions nos sentiments vers l’avenir, des sentiments plus profonds  : ne pas seulement nous attendrir de voir le Fils de Dieu fait homme dans cette crèche, mais penser à cette image radieuse du Fils de Dieu revenant sur les nuées du Ciel pour juger les vivants et les morts  !

Notre Père, 3 décembre 1989

Mardi 5 Décembre

Saint Sabbas

La pénitence de l’Avent est plus douce et annonce la joie de Noël. Elle nous rappelle de ne pas nous perdre dans les félicités de la terre, car celui qui est trop heureux sur la terre ne ressent plus le besoin des consolations du Ciel. Nos âmes sont faibles et nous nous laissons emporter par les joies de la vie. Si nous allons de plaisir en plaisir, nous n’aurons pas le cœur tourné vers Jésus qui doit venir.

Très volontairement, les Anges se sont adressés à de pauvres bergers. C’est pourquoi il est bon que nos cœurs fassent un peu le vide en eux. Notre-Seigneur va venir pour satisfaire nos aspirations les plus hautes, celles d’aimer et d’être aimés. Jésus va venir pour nous communiquer l’esprit du Ciel.

Participons à cette attente douloureuse qui fut celle d’Israël tout au long des siècles, et à cette attente du salut de tant d’êtres qui souffrent encore près de nous. Le Seigneur est proche  ! Jésus va renaître dans la crèche pour nous conduire à son Père  : préparons-nous dans la pénitence et dans la joie à ce grand jour de fête.

Si l’on peut se réjouir à Noël, c’est par la foi, car on sait que Jésus est là, même si la vie est rude, et qu’il conduira ses enfants au Ciel pour être heureux, heureux, heureux dans les siècles et pour l’éternité. Cette joie de Noël est déjà celle du Ciel.

Notre Père, 16 décembre 1984

Mercredi 6 Décembre

Saint Nicolas

L’Avent, c’est l’attente du Messie. Nous attendons le Sauveur et la tonalité de ces quelques semaines qui nous séparent de la fête de Noël est une tonalité de pénitence. C’est le moment de méditer les grands prophètes, Jérémie et Ézéchiel, pour tout ce qui concerne l’aspect douloureux de l’expérience du peuple juif, ou bien Isaïe et Daniel, pour ce qui concerne déjà la lumière messianique, l’annonce du Royaume de Dieu, méditer l’Épître de saint Paul aux Galates ou plus encore l’épître aux Romains, c’est la leçon que nous devons admettre de l’Église pendant ce temps de l’Avent  : leçon d’ignorance, d’impuissance humaine.

C’est tout le sens de cet Avent, de nous remettre nous-mêmes, chacun d’entre nous, dans ce sentiment de l’impuissance générale de l’humanité, de notre impuissance personnelle à plaire à Dieu, afin de soupirer après la venue du Messie. Nous voyons des idéologies d’orgueil prétendre que l’homme se suffit à lui-même, que l’homme peut s’égaler à Dieu par ses propres forces et sa propre vertu. Ce n’est pas vrai  ! Voilà ce premier message, cette première leçon que nous devons entendre, dont nous devons nous pénétrer durant ce temps de l’Avent.

Notre Père, 2 décembre 1979

Jeudi 7 Décembre

Saint Ambroise

Si nous regardions la Très Sainte Vierge, créature parfaite, si nous nous serrions contre elle, comme aimait à dire le Père de Foucauld, avec cette même admiration, ce même amour qu’il eut pour la Sainte Vierge, cela nous serait une exigence irrépressible, comme une obligation intime de perfection.

Ainsi, en nous serrant contre la Vierge, nous aurons une exigence de charité parfaite, de piété et de pureté, et cela nous sera une bonne préparation à Noël.

En pensant à cette bonne influence qu’eut madame de Bondy sur le Père de Foucauld, disons-nous  : «  Et moi, si j’allais dans la maison de la Sainte Vierge pour la regarder et en être tout transformé  ?  » Cela produira en nous de grands fruits de sainteté, avec la grâce de la fête de l’Immaculée Conception.

Notre Père, 5 décembre 1976

Vendredi 8 décembre

L’Immaculée Conception de la Vierge Marie

Qu’est-ce que ce Nom donné à la Sainte Vierge  ? L’Immaculée Conception  ! Cela veut dire qu’elle est immaculée, ça, c’est sûr. Immaculée, c’est l’adjectif d’un substantif  : conception. Je sais bien que, à la suite de cela, dans les pays espagnols, on appelle des filles  : Conception. Mais ne leur demandez pas ce que cela veut dire. Conception, c’est vraiment mystérieux. Mais enfin, s’arrêter là et dire  : c’est mystérieux et cela n’a pas de sens, c’est tout de même dommage. Il faut penser que cela a un sens, cela a un sens mais normalement, si la Vierge nous l’avait expliqué, on le saurait. Elle a gardé son secret pour Elle, Elle a gardé le secret du bon Dieu sur Elle. Elle a seulement donné ce renseignement. Comme Jésus s’appelle Jésus, c’est-à-dire Dieu sauve, ou Emmanuel, ce qui veut dire “ Dieu avec nous ”, la Vierge Marie s’appelle conception Immaculée parce que c’est Elle.

C’est certain qu’il y a encore quelque chose à trouver et qu’un jour ou l’autre, la Vierge Marie ou l’Esprit-Saint nous ouvrira la compréhension, ouvrira à son Église la compréhension de ce terme que nous n’expliquons pas et alors, nous serons probablement très bouleversés et ce sera vraiment dans la fin du monde. Ce sera la manifestation, la découverte pour l’Église de ce qui est le plus fantastique dans la Vierge Marie, ce à quoi nous ne sommes pas encore arrivés. Cela suffit à nous réjouir parce que cela doit être très beau.

Notre Père, 11 février 1999

Samedi 9 Décembre

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin

À la Sainte Communion, je vis intérieurement mon Seigneur dans mon âme, portant sur ses épaules le manteau de l’Immaculée Conception. C’était un vêtement d’une blancheur éblouissante, couvert de dessins que je ne distinguais point d’abord  ; mais je vis ensuite que c’étaient des fleurs de lys comme en argent. Jésus me donna à entendre par cette vue, que la gloire du privilège de sa Mère Immaculée rejaillit sur son divin Fils et lui est très chère  ; et mon âme leur demeura unie.

Lucie-Christine, 13 décembre 1885

Dimanche 10 Décembre

Notre-Dame de Lorette, Apparition de Pontevedra

Un personnage sollicite notre attention  : c’est saint Jean-Baptiste, le Précurseur. Créé par Dieu, il s’est éloigné du monde corrompu et s’est retiré au désert. De là, il a préparé la venue de Celui qui allait sauver le monde. Pendant cet Avent, j’ai envie de me mettre à la suite de Jean-Baptiste. Chacun de nous pourrait aller un peu au “ désert ”, se nourrir de “ miel sauvage et de sauterelles ”  : c’est allégorique  ! Chacun pourrait se nourrir seulement du nécessaire, et n’avoir de pensée que pour ce Messie qui va venir et tout rénover. Il faut que nous retrouvions une âme toute fraîche, une âme sincère et forte pour suivre Jean-Baptiste, nous livrer un peu à la pénitence, mais dans la joie. Alors que le désespoir habite le genre humain, et que les gens n’ont plus de ressort, les vrais catholiques sont dans la joie parce que le Christ est né, parce que la Vierge Marie nous a promis qu’Il reviendrait en gloire pour sauver les hommes. C’est véritablement le signe des chrétiens. Nous sommes invulnérables dans notre espérance, dans notre allégresse pour l’Église d’autrefois, et pour la joie qu’elle nous apportera encore en ce Noël, dans l’attente du triomphe du Christ.

Notre Père, 29 novembre 1992

Lundi 11 Décembre

Saint Damase Ier

Oui, elle est vraiment l’Immaculée Conception, la Mère du Sauveur, la grande Conception de Dieu, éternelle dans l’esprit et le cœur du Créateur, toujours et en tout Immaculée, devant porter le Saint des saints. Elle est la Femme montrée à l’homme le jour de sa chute, Celle qui doit écraser la tête du serpent. Attendue par les patriarches, annoncée par les prophètes, figurée par les saintes femmes, elle est conçue sans tache dans le sein de la bienheureuse Anne, sa mère. Corédemptrice du genre humain, elle intervient aux jours des grands combats pour secourir l’Église, qui exalte successivement ses principales gloires.

Père Marie-Antoine, 1886

Mardi 12 Décembre

Notre-Dame de Guadalupe

Les fleurs dans la tilma de Juan Diego étaient “ un signe ” pour que l’évêque croie. Et l’Image, plus encore. Car lorsque Juan Diego ouvrit sa tilma, les fleurs en tombèrent, et apparut l’Image que les Mexicains vénèrent aujourd’hui encore  : cette Image miraculeuse, c’est, au fond, l’équivalent du Nom que la Sainte Vierge déclinera à Lourdes trois cents ans plus tard  : «  Je suis l’Immaculée Conception.  »

L’Immaculée est, en effet, bien reconnaissable  : avec son pied virginal sur le croissant de lune, Elle éclipse le soleil dont les rayons l’entourent comme s’ils jaillissaient de son propre corps, les uns grands et droits comme des épées  ; les autres en forme de flamme.

Quelle qu’en soit l’origine controversée, cette Image ravissante n’a cependant rien à voir avec ce que voyait Juan Diego  : une jeune fille éblouissante de lumière.

C’est ici que l’expression de sainte Louise de Marillac prend tout son sens lorsqu’elle décrit ce qu’elle vit en songe comme «  une figure de celle qui nous représente la Transfiguration, qui me semblait être figure de femme  ».

Sœur Lucie, elle, n’a qu’un mot  : c’est le mot de «  LUMIÈRE  ».

Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 décembre 2001

Mercredi 13 Décembre

Sainte Lucie

Nous devons admirer sainte Lucie dans sa pureté lorsqu’elle est condamnée à mort. Elle va être martyre, martyre de sa pureté, martyre de sa chasteté. Comme elle prétend que la présence de Dieu la protège, le païen veut la conduire dans un lieu où sa pureté sera souillée. On la prend, on la tire, elle est inébranlable comme une tour. Magnifique affirmation de cet amour que Jésus a des âmes chastes, des âmes vierges, des âmes pures. Il leur donne une force pour résister à toutes les forces humaines qui les déstabiliseraient.

Cela nous fait beaucoup penser à Sœur Lucie de Fatima. Sœur Lucie de Fatima, dans sa parfaite virginité, sa parfaite pureté indiscutable, est là dans son Carmel. Elle a atteint ce qu’elle voulait, Ce que Dieu et la Sainte Vierge voulaient pour elle, elle est dans ce colombier mystique, elle est fixée dans sa pureté, dans sa pauvreté, dans son obéissance. Attention, il y a des préfets païens, il y a des hommes mauvais qui cherchent à la déstabiliser. On cherche par tous les moyens à l’éloigner de la Vierge, à lui faire modifier son message, trahir sa vocation, trahir sa mission. Il faudrait qu’elle dise le contraire de la vérité pour plaire au monde et aux puissances de ce monde. Nous prions pour elle, mais nous sommes déjà sûrs du succès. Nous prions pour qu’elle ne soit pas déstabilisée et qu’elle reste ainsi fixée.

Notre Père, 13 décembre 1990

Jeudi 14 Décembre

Saint Jean de la Croix

Dieu nous demande, à nous qui sommes ses fils, d’obéir à sa loi. Dieu l’a faite, cette loi, parfaite, de telle manière que ce soit notre joie, notre paix, notre allégresse de nous y soumettre.

Il nous faut, d’ici les quinze jours qui nous séparent de Noël, raviver dans notre cœur l’amour de la loi divine et la décision, la volonté, l’énergie de nous y soumettre en perfection, car tant est notre culte de la loi, tant sera grande notre joie  ! Si nous n’avons pas ce culte de la loi, si nous ne la mettons pas en pratique, la venue du Christ nous surprendra. Si, au contraire, nous pratiquons cette loi à la perfection, jusque dans le détail, minutieusement, amoureusement, dans la mesure même nous pratiquerons parfaitement cette loi, nous accueillerons le Christ de tout notre cœur.

Notre Père, 9 décembre 1979

Vendredi 15 Décembre

Octave de l’Immaculée Conception

L’Église connaîtra une résurrection inouïe sous l’égide du Cœur Immaculé de Marie. Nous le croyons, nous l’espérons, il faut donc que l’enthousiasme et la piété ne le cèdent pas au moment de désespoir, de désagrément, de peur pour ce qui peut arriver. Tenir bon, chacun à notre place, aux situations, avec foi et courage, mais aussi prudence et alacrité. Il n’empêche que ces temps sont éprouvants, comme serait, j’imagine, l’assistance à un tournoi de chevaliers au treizième siècle où se combattraient des êtres aimés contre d’autres, haïs et détestés pour de justes motifs.

Notre Père, 4 décembre 1999

Samedi 16 Décembre

Saint Eusèbe de Verceil

Alors que Noël se rapproche, il ne faut pas cesser notre pénitence. Au contraire, il nous faut continuer à porter les ennuis, les épreuves de la vie, il faut les accepter avec joie et sérénité, car le Seigneur est proche. Merveilleux enseignement  ! Saint Jean-Baptiste a préparé et vécu la venue de Notre-Seigneur dans la même exultation. Lui aussi a connu une vie de chien, mais sa joie était grande, parce qu’il annonçait la venue du Sauveur d’Israël. Il était rempli de cette joie qui lui venait de la certitude que, bientôt, le Messie allait se faire connaître et sauver le monde. Nous devrions être perpétuellement gonflés de joie, exploser de joie et d’allégresse. Voilà de quoi secouer votre morosité et rendre grâces à Dieu de tous les bienfaits qu’il a multipliés avec surabondance dans notre vie.

Notre Père, 15 décembre 1985

Dimanche 17 Décembre

Au troisième dimanche de l’Avent, dimanche de Gaudete, l’épître de saint Paul aux Philippiens, nous dit  : «  Réjouissez-vous, mes frères, je vous le dis encore, à nouveau, réjouissez-vous  !  » Pourquoi  ? Parce que Jésus va venir. En effet, l’Apôtre ajoute  : «  Le Seigneur est proche.  » Donc, c’est une réjouissance remplie d’espérance, qui anticipe la joie de Noël  ; et l’on se prépare à cette grande fête dans l’allégresse. Nous allons bientôt être dans la paix que le Christ va nous apporter. Dès l’annonce de cette paix, que la bienveillance, la modération, l’aménité, la douceur, la tendresse les uns vis-à-vis des autres réjouissent notre communauté et l’unissent. C’est le grand fruit de ce troisième dimanche de l’Avent. Le Seigneur est proche, alors, tout est bien, tout est beau, le salut est proche  !

Que notre joie découle de notre espérance, qu’elle achève de préparer nos cœurs à cette grande fête qui vient. “ Emmanuel, Dieu parmi nous ”, un Enfant nous sera donné, bientôt  !

Notre Père, 16 décembre 1979

Lundi 18 Décembre

L’attente de l’enfantement de la Bse Vierge Marie

Ô saint Joseph, homme juste et bon, notre père et notre protecteur, qui voudra se faire le héraut de vos intimes grandeurs  ? Permettez-moi d’ouvrir votre cœur pour en révéler les secrets jalousement gardés. Nul ne doute que vous ayez immensément aimé, dès le premier jour où vous la connûtes, cette Vierge encore enfant que ses parents vous donnaient pour fiancée. Dans votre émerveillement, vous vous demandiez quels seraient les desseins du Très-Haut sur cette Vierge Immaculée dont vous ne songeâtes pas un instant que son destin terrestre fut d’être seulement vôtre et tout enclos dans l’humble service de votre pauvre ménage.

C’est alors que vous la vîtes, à n’en pas douter, enceinte. Elle demeurait cependant paisible, sereine, admirablement recueillie, plus qu’avant. Elle vous aimait et vous entourait davantage, de tendresse et de sollicitude empreintes de la même retenue virginale… Radieux, vous entendiez carillonner en vous la Bonne Nouvelle, l’Évangile où s’illuminent les anciennes prophéties hier encore incomprises  : «  Voici que la Vierge concevra et qu’elle enfantera un Fils. Et son Nom sera Emmanuel.  » La almâh, la jeune vierge innocente, immaculée, votre cœur intuitif le proclamait avant que votre oreille l’entende de Dieu  : c’était Elle  !

Notre Père, page mystique n° 21, mars 1970

Mardi 19 Décembre

Aujourd’hui, je dirai  : «  Levons la tête parce que notre délivrance approche.  » Entendons les pas de l’Époux qui vient, courant sur les collines, bondissant sur les montagnes, chercher sa bien-aimée, prisonnière du malin, pour l’en délivrer. Alors cet Avent sera rempli de la joie de l’espérance du salut proche. Reprenons confiance et disons à Notre-Seigneur  : «  Si le châtiment nous tombe dessus, nous savons, Seigneur, que vous nous donnerez la grâce  ; donc nous voulons vivre dans la joie, l’allégresse et l’action de grâces.  »

Si nous sommes fidèles au Cœur-Sacré de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, nous serons remplis de bénédictions. Si nous sommes fidèles au message de la très Sainte Vierge Marie, si nous sommes fidèles au culte de la Sainte Face, Dieu nous montrera qu’il n’abandonne pas son peuple et que rien ne pourra nous arriver de mauvais.

Notre Père, 3 décembre 1989

Mercredi 20 Décembre

Bx Frère Scubilion

J’entre doucement, humblement dans la chambre de la Vierge Marie, pour voir cette sainte Enfant prier pour le salut d’Israël et la délivrance de toutes les nations. Je la vois en prière très humble et cependant très fervente. J’entends le silence à peine peuplé par des chants d’oiseaux. Je goûte la tranquillité de cette heure qui fait un tel contraste avec les cris du monde méchant… Très respectueusement je baise le sol de cette sainte maison, n’osant m’approcher pour baiser les pieds de cette sainte Mère. Je m’emplis le cœur et l’esprit des perfections de cette Vierge très pure. Je suis ravi d’admiration et d’amour pour elle. C’est elle qui attire sur la terre la miséricorde de Dieu, c’est elle qui hâte déjà, pour ainsi dire, l’heure du salut du monde.

«  Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous.  » Je vois, j’entends, je savoure cette présence immédiate et déjà parfaite de la Personne du Fils de Dieu devenu fils de Marie, dans son sein. Ainsi Dieu habite en Elle et rayonne son Esprit-Saint dans tout cet être exceptionnel, embrasant son Cœur, illuminant son intelligence, et réjouissant ses membres d’une jouissance toute pure.

Notre Père, 25 mars 1982

Jeudi 21 Décembre

Saint Pierre Canisius, Saint Thomas

Ô Bien Aimé  ! C’est inutile d’essayer de décrire votre amabilité infinie  ; et mon cœur est dévoré du désir de la faire connaître. Vous m’avez dit que je pouvais le faire, en laissant transparaître en moi cette divine Amabilité… il faut bien que Vous me le disiez, ô mon Maître  ! car pourrais-je croire qu’elle parut jamais à travers un voile si opaque  ! de plus, je suis si positivement imparfaite que je ne sais pas comment m’y prendre pour bien faire, et il faut que ce soit Vous, ô Ami  ! qui veniez m’épeler ce que mon âme maladroite ne voit pas  ; mais je veux bien retenir et appliquer chacun de vos divins conseils  : faire les petites choses du dévouement journalier avec amour, un amour qui paraisse, qui se fasse sentir. N’avoir jamais l’air ennuyé des autres. Que de fois je manque à ceci avec les pauvres enfants  : «  Vous êtes ennuyeux  !  » C’est bien vite dit  ! est-ce une amabilité divine  ? Cette douceur prédominante qui subsiste après le sentiment évanoui de la grâce et qui monte de l’âme aux lèvres, enveloppant le prochain qui en témoigne, ce n’est point une vertu requise par la pauvre âme incapable et misérable  ; c’est Dieu en elle, Dieu habitant en nous et se rendant présent entre nous tous. Ô cher Emmanuel  !

Lucie-Christine, 19 août 1896

Vendredi 22 Décembre

Quand la Très Sainte Vierge chanta  : «  Mon esprit a tressailli de joie en Dieu mon Sauveur  », qu’y avait-il dans ce tressaillement de l’esprit, sinon, avec l’esprit, tout cet admirable Cœur virginal  ?

Lucie-Christine, 7 avril 1889

Samedi 23 Décembre

Avant-veille de Noël

Noël nous dit qu’il est bon d’être pieux, d’être ravi devant ce spectacle de l’Incarnation. La piété, la Pietas latine, c’est la tendresse du cœur dans le cadre de nos affections et de nos relations naturelles. Le fondement de ces relations est précisément notre relation à Jésus, Marie, Joseph. Ayons de la piété, c’est-à-dire une inclination tendre, une dévotion, un désir de penser à eux, de méditer sur leur mystère, d’avoir le cœur attaché à eux, de le leur exprimer par des prières, par des cantiques, dans des cérémonies avec de l’encens, des fleurs, de la lumière. Alors, la piété religieuse se communique, parce que nous ne montons jamais seuls vers le Ciel, chacun de son côté.

Ainsi, irai-je, moi tout seul, rendre hommage à cette Famille divine  ? Il y a quelque chose qui choque  ! Non, j’irai avec ceux que j’aime, comme les bergers sont venus en troupe.

Cette piété est un amour plein de dévotion pour la Sainte Famille, et pour Dieu se manifestant en elle. Elle sanctifie ensuite tout naturellement nos autres relations humaines, ces liens très tendres voulus par Dieu pour notre réconfort et, quelquefois aussi, pour notre épreuve.

Notre Père, 23 décembre 1990

Dimanche 24 Décembre

Vigile de Noël

La piété engendre la pureté. C’est la deuxième vertu qui rayonne de la Crèche, à Noël. Quelle pudeur, quelle magnifique chasteté, quelle virginité admirable dans ces trois personnes qui sont là  ! Pourtant, ils ne condamnent pas les amours humaines, sauf celles qui sont passionnées. Voilà pourquoi, dans notre monde chrétien paganisé, il est infiniment désastreux que Noël soit l’occasion de toutes sortes de désordres  ! S’il n’y a point de piété, il n’y a pas de pureté.

En revanche, quand on est venu à la Messe de Minuit, quand on est tout émerveillé des cantiques de Noël, de ce qu’on a vu à la Crèche, puis de cette Communion où l’on a véritablement reçu Jésus Enfant dans son cœur, ce règne de la piété doit se prolonger par une tendresse renouvelée envers les êtres humains qui nous ont été confiés, ou auxquels nous sommes confiés par la Bonne Providence. Tendresse parfaitement chaste, parfaitement pure, inspirant beaucoup de bonté et de générosité.

Notre Père, 23 décembre 1990

Lundi 25 Décembre

MESSE DE LA NUIT DE NOËL

Rien n’arrivera qui ne soit permis par Dieu et qui ne soit pour le bien final de l’humanité tout entière et de chacune de nos personnes. Rien n’arrivera que ce que Dieu veut  ! Donc, l’Église sera gardée, la France sera protégée et nos familles, se réunissant aux pieds de la Vierge pour prier, dire leur chapelet, seront sauvées. Ce sera peut-être terrible, mais la protection du Ciel ne nous manquera pas. Alors, dans la nuit de Noël, nous avons le droit et le devoir d’oublier tout cela, de ne plus craindre, de nous abandonner à cette joie.

Notre Père, 23 décembre 1990

MESSE DU JOUR

Dans la sainte communion, Jésus se montra comme couronné par trois sphères angéliques. Elles étaient distinguées d’après leur vertu spéciale  ; il me parut que c’étaient les anges de la bonté, de la charité, de la pureté qui avaient spécialement formé la cour de Jésus Enfant. Ces trois cercles angéliques rayonnaient au-dessus de mon Bien-Aimé et formaient comme une couronne au-dessus de sa tête divine. Mais la gloire que lui rendaient ces Anges était peu en comparaison de la vertu délicieuse qui rayonnait et sortait de Lui-même, enveloppant aussi mon âme qui était dans un atmosphère d’infinie douceur et Jésus mit à la garde mon âme les anges du silence.

Lucie-Christine, 7 mars 1896

Mardi 26 Décembre

Saint Étienne

Une parole extraordinaire de la liturgie d’aujourd’hui  : «  Adhæsit anima mea post te, quia caro mea lapidata est pro te.  » Magnifique  ! C’est saint Étienne qui est censé parler  : «  Mon âme adhère après toi, mon âme est collée à toi, ô Jésus  !  » Pourquoi  ? On s’attendrait, pour un chrétien normal, un chrétien de la base, à  : «  Mon âme vous est attachée, ô Jésus, parce que votre Chair s’est livrée pour moi sur la Croix.  » Oui, ça, c’est bon pour les bergers de la crèche, c’est le premier stade du chrétien  : «  Je vous suis attaché, ô Jésus, parce que vous m’avez donné votre Chair et votre Sang sur la Croix pour le rachat de mes péchés, et, deuxièmement, en nourriture quotidienne, autant que je le veuille  ! Oui, c’est vrai, je vous aime, parce que vous avez donné votre corps pour moi.  » Mais pour saint Joseph, pour tous les disciples, pour les vrais fidèles, les vrais disciples du Christ, il y a une autre manière de connaître l’amour de Jésus, c’est quand notre chair elle-même est sacrifiée, est rompue, est crucifiée à cause de Jésus-Christ, «  parce que ma chair a été lapidée par les juifs, pour vous, à cause de vous.  »

Notre Père, 26 décembre 1983

Mercredi 27 Décembre

Saint Jean

Saint Jean nous dit qu’il faut aller à l’esprit par les sens. Puisque Jésus est le Fils de Dieu qui s’est incarné  ; s’il s’est incarné, ce n’est pas simplement pour verser son Sang, mais c’est aussi parce qu’il a voulu être vu, être entendu, être touché. C’est par tout ce message sensible qu’il nous a dit son Verbe de vie. Il nous parle non seulement par sa voix, par le ton de sa voix, par la chaleur de sa voix, mais il nous parle aussi par tout son maintien, par sa Sainte Face, par son regard, et c’est tout cela qui a porté directement dans le cœur de saint Jean le mystère de la Divinité de Notre-Seigneur.

Notre Père, 27 décembre 1983

Jeudi 28 Décembre

Saints Innocents

La fête de Noël continue, seulement le grand avantage c’est que, en fêtant saint Étienne, saint Jean, puis les saints Innocents et tous les saints du Paradis, nous comprenons que Jésus est venu sur terre, les liens sont bien établis et que, d’une génération à l’autre, à travers tous les saints jusqu’à nous, c’est une même famille, c’est un même corps, et Noël ainsi, c’est une vraie vie qui passe de génération en génération. Par le culte des saints, nous comprenons très bien que cette vie coule encore, que Noël continue tous les jours, que Jésus est là dans les saints que nous connaissons bien pour les célébrer, dans les saints que nous avons connus, qui sont morts, qui sont maintenant auprès de Dieu, et dans les saints vivants que constituent précisément tous les fidèles de l’Église, que saint Paul appelait les saints, ceux qui étaient baptisés, fidèles à leur foi, dans l’espérance de la résurrection, dans la charité mutuelle, la communion de l’Église. Donc, Noël, c’est au milieu de nous.

Notre Père, 26 décembre 1983

Vendredi 29 Décembre

Saint Thomas Becket

J’ai passé Noël avec la grippe et si enrouée qu’on comprenait mal ce que je disais. En ce Noël, l’Enfant-Jésus n’a pas voulu entendre ma voix. Il a préféré le langage du silence. J’ai aimé cela aussi, car dans le silence on sent mieux la réalité du mystère  : Dieu fait homme, Dieu parmi nous et Dieu en nous par la grâce, dans une présence réelle d’amour miséricordieux qui transforme notre vie en la sienne, comme de membres choisis pour Son Service, Sa louange et Sa gloire, afin d’être une louange de gloire à la Trinité, comme disait sœur Élisabeth de la Trinité.

Lettre de sœur Lucie à mère Martins, 1959

Samedi 30 Décembre

Je désire encore comme l’enfant que j’étais Vous rejoindre au plus vite, Jésus, et vous voir, vous tenir embrassé et vous servir mieux au Ciel. Je suis plus fatigué que jamais des bruits vains du monde, horrifié de sa malice, de sa méchanceté, de sa nullité et de la mienne. Les temps actuels ne sont pas faits pour me réconcilier avec lui, ah  ! non. Mais justement, aujourd’hui la vie est si pesante, l’avenir si sombre, le découragement et la peur nous guettent tellement, que je ne voudrais pas les laisser, eux tous, en ce moment, dans ce passage. Ô mon Dieu, Bien-Aimé de tous mes désirs et de mes caprices, laissez-moi encore avec eux jusqu’à ce que brille l’Étoile du matin, Notre-Dame de Sainte Espérance, et que blanchisse à l’Orient de nouveau votre Jour.

Notre Père, page mystique n° 85, Nunc dimittis, janvier 1976

Dimanche 31 Décembre

Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph, Saint Sylvestre

Je ne pourrai pas fêter votre Sainte Famille sans mettre mes sentiments à l’unisson des vôtres, vivant comme vous avez vécu, ô Jésus, Marie, Joseph, dans votre Sainte Famille. Donnez-moi un amour de ma communauté fondé sur la vocation commune, sur le sentiment plus profond de la vie que je reçois dans cette communauté. Ô Jésus, la plus grande partie de votre vie vous n’avez montré que soumission, respect, dévouement, obéissance à vos parents dont vous étiez le Créateur, source de vie  ; et vous, Vierge Marie, vous fîtes de même. La perfection divine de Jésus allait avec sa parfaite humilité et la mettait au dernier rang de cette petite Trinité. La grande humilité et perfection de saint Joseph lui faisaient occuper la première place avec confusion. La grande humilité et perfection de la Vierge la rendaient soumise à saint Joseph.

Ô bon Enfant-Jésus, ô Marie, ô saint Joseph, bénissez notre famille, multipliez-y les joies, les œuvres de concorde et de paix, l’obéissance et la douceur, le service pour notre salut et votre plus grande gloire.

Notre Père, 11 janvier 1976