La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mardi 28 Février
Mercredi 1er mars
Jeudi 2 mars
Vendredi 3 mars
Samedi 4 mars
Dimanche 5 mars
Lundi 6 mars
Mardi 7 mars
Mercredi 8 mars
Jeudi 9 mars
Vendredi 10 mars
Samedi 11 mars
Dimanche 12 mars
Lundi 13 mars
Mardi 14 mars
Mercredi 15 mars
Jeudi 16 mars
Vendredi 17 mars
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Dimanche 19 mars
Lundi 20 mars
Mardi 21 mars
Mercredi 22 mars
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Vendredi 24 mars
Samedi 25 mars
Dimanche 26 mars
Lundi 27 mars
Mardi 28 mars
Mercredi 29 mars
Jeudi 30 mars
Vendredi 31 mars

Mardi 28 Février

Le 13 juin, après avoir dit à Lucie  : «  “ Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu ”, Notre-Dame ouvrit les mains et nous communiqua pour la deuxième fois le reflet de cette lumière immense. Dans cette lumière, nous nous voyions comme submergés en Dieu.  » Évidemment, ce ne sont pas des paroles d’enfants, ce sont des paroles de saints. Quand la vision eut disparu, Jacinthe avait tout compris  : «  Notre-Dame a dit que son Cœur Immaculé serait ton refuge et le chemin qui te conduirait à Dieu, n’aimes-tu pas cela beaucoup  ? Moi, j’aime tant son Cœur. Il est si bon  !  », dit Jacinthe à Lucie pour l’encourager.

C’est ainsi que les enfants voient ce Cœur de la Vierge Marie, brûlant d’amour. Ce Cœur les touche, les émeut. C’est une première chose qui va nous contrister, parce que je ne sais pas si nous autres, nous sommes tellement émus par la vue du Sacré-Cœur de Jésus et de Marie. Évidemment, on pourrait en faire un dessin, mais nous n’avons pas la vertu, le charisme de ces enfants. Laissons-nous instruire, et en écoutant ce que ces enfants ont appris, il faudra que nous essayions de les imiter.

Notre Père, 6 janvier 2001

Mercredi 1er mars

Mercredi des Cendres

Maintenant que commence le Carême, méditez sur la Passion et ne refusez pas de vous assimiler à Jésus immolé pour notre amour. Ce dont Il a besoin, Lui, ce sont de victimes généreuses, qui ne savent rien refuser, et cela, nous pouvons l’être en quelque lieu que nous nous trouvions. Toute la terre est bonne, elle produit ce que l’agriculteur veut en extraire. Ne vous laissez pas abattre. Haut les cœurs  !… Plus que nous, Jésus a souffert. Nous marchons sur ses traces et nous arriverons un jour au terme du voyage, et nous nous retrouverons là-bas, chantant en chœur l’éternel hosanna à l’unisson, sans plus de séparations. Nous formerons toutes le cortège de l’Agneau immaculé.

Sœur Lucie, à mère Maria Martins, 19 février 1950

Jeudi 2 mars

Comme je me sens heureuse de m’être consacrée à Jésus dès mes jeunes années et, savez-vous, bien des fois, j’ai du regret des jours que j’ai passés dans le monde  ! Oh  ! si les âmes qui s’adonnent aux maximes du siècle savouraient un jour les délices de l’âme qui souffre aux pieds de Jésus crucifié  ! Là, les jours où l’on ne souffre pas pour l’amour de Jésus deviennent insipides et presque insupportables. Ce divin Sauveur est si bon  ! Il est toujours si attentif aux besoins des âmes  : ah  ! si nous pouvions correspondre dignement à l’attente de l’Hostie Immaculée  ! En ces jours de Carême, nous Le voyons tant souffrir pour notre amour. Qui ne serait jamais capable d’un tel excès  ? Au moins que nous, nous tâchions de Lui ressembler, nous tâchions de L’aider à boire le calice jusqu’à la dernière goutte en souffrant avec générosité tous les sacrifices que sa divine Miséricorde daignera nous demander. Ah  ! que Jésus fasse de nous des martyres de son amour  !

Lettre de sœur Lucie à Filomena Miranda, 16 avril 1927

 Vendredi 3 mars

Premier Vendredi du mois, Sainte Couronne d’épines de Notre-Seigneur

Nous sommes très conscients des périls que court l’humanité mais ce dont nous devons être persuadés, c’est que cette humanité au même moment où elle jouit encore de la paix, des choses de la paix, produit dans son âme rebelle à Dieu, des crimes beaucoup plus effroyables par leurs conséquences parce qu’ils blessent le Cœur du Christ, de la Vierge Marie. Nous devons nous engager dans la voie de la réparation et de l’expiation. Comme nous ne sommes pas des victimes consacrées, ni des héros, comme nous ne sommes pas des fortes âmes, nous écoutons le message de Fatima comme le message de Paray-le-Monial. Dieu nous demande des choses bien simples  :

1) Pour réparer les injures subies par ces saints Cœurs.

2) Pour sauver nos âmes dans des moments si difficiles.

Nous allons faire cette dévotion d’une manière convenable. Convenable, c’est-à-dire souffrir dans notre cœur compassion pour le Cœur de Jésus qui récolte des hommes qu’il a aimés tant d’ingratitude.

Notre Père, 4 janvier 1991

Samedi 4 mars

Premier samedi du mois, Saint Casimir

Nous sommes des enfants, Dieu ne nous demande pas d’être des géants ni intellectuels ou d’être des flambeaux de vie mystique, mais puisque je ne l’ai pas, cette dévotion, je veux l’avoir et vouloir aimer, c’est aimer, ou plus exactement l’amour est à la racine du vouloir et ensuite, le savoir et le sentir, cela vient si Dieu le donne ou non. Je veux être dévot au Cœur Immaculé et il n’y a qu’une manière, c’est d’aimer son chapelet, d’aimer les litanies, d’aimer toutes les prières de Fatima, de les aimer au long de la journée  ; voilà ce que nous devons faire.

On voit la déliquescence du monde et de l’Église à tous les degrés, partout. Depuis le Concile, tout est ébranlé, tout est mis en question et dans toutes les parties du monde. Cette généralité dans l’Antéchrist, dans la doctrine antéchrist, cette diffusion égale dans toutes les parties du monde, est évidente. Tous les articles de la foi sont niés, tous  ; ce n’est même pas Luther, c’est tout. Et en même temps, cela s’étend à tout l’univers. Nous en arrivons vraiment à ces moments pour lesquels la Vierge Marie a parlé  : les bons seront martyrisés, le Pape aura beaucoup à souffrir et les nations seront anéanties.

Notre Père, 13 février 1992

Dimanche 5 mars

1er dimanche de Carême

Ici-bas, si nous cherchons à lutter avec le diable, nous serons vaincus. Ni raisonner, ni lutter… Que faut-il faire  ? Opposer au démon ce qu’il craint le plus  : l’infinie Sainteté de Dieu. C’est ce qu’a fait Notre-Seigneur en opposant au diable par trois fois des paroles de l’Écriture sainte. Il faut donc mettre notre confiance filiale en Dieu à tout moment de notre existence, si nous ne voulons pas être pris par cet abîme qui nous attire, mais au contraire, avoir la grâce d’être attirés de plus en plus par l’abîme infini de la gloire de Dieu.

Notre Père, 11 mars 1984

Lundi 6 mars

Sainte Colette, Saintes Perpétue et Félicité

Pensons à tout ceci, quand Dieu nous demande dans le Message de Fatima  : «  Sacrifiez-vous  »; et avec ce que vous avez de superflu et que vous dépensez mal, aidez vos frères qui sont dans le besoin et qui sont en train de mourir de faim et de froid. C’est la renonciation et le sacrifice que Dieu demande et exige de nous  ; si nous ne nous sacrifions pas dans cette vie, nous serons sacrifiés dans la vie éternelle, et non seulement parce que nous avons fait le mal, mais aussi parce que nous n’avons pas fait le bien  : «  “ J’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger, J’étais nu et vous ne m’avez pas vêtu… Dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à Moi non plus vous ne l’avez pas fait. ” Et, ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à la vie éternelle.  »

Pour être sauvés, il ne suffit pas d’éviter le mal, mais nous avons tous l’obligation de nous exercer à la pratique de la vertu.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mardi 7 mars

Saintes Perpétue et Félicité, Saint Thomas d’Aquin

Songeons que la mesure du pardon que Dieu nous concédera dépend exactement de celle avec laquelle nous avons pardonné à ceux qui nous ont offensés  : «  Oui, si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous pardonnera aussi  ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos manquements.  » (Mt 6, 14-15) Nous sommes donc dans l’obligation de pardonner à notre prochain  ; cette exigence nous oblige à vaincre les tentations de l’orgueil, qui nous porte à la vengeance. C’est une loi, déjà dictée par Dieu dans l’Ancien Testament. Il faut opposer à la tentation de la vengeance, du mépris ou de la froideur, l’apostolat de la charité qui nous mène à pardonner, à rendre le bien pour le mal et à prier pour ceux qui nous persécutent. Nous devons imiter Jésus-Christ qui, sur la croix, demanda à son Père de pardonner à ceux qui L’avaient outragé, maltraité et crucifié  : «  Mon Père, pardonne-leur  : ils ne savent pas ce qu’ils font.  »

Sœur Lucie, Les Appels du Message de Fatima

Mercredi 8 mars

Saint Jean de Dieu

Il faut que nous soyons humblement conscients d’avoir raison et que nous nous convertissions afin d’être l’objet de la miséricorde de Dieu, et, si l’on nous persécute, si l’on nous traite de faux prophètes, avoir le courage encore de nous sentir protégés par Dieu dans les châtiments qui viennent et de trouver dans cette protection la raison de remercier Dieu, d’être pleins d’action de grâces et, même si nous sommes persécutés, de prier pour nos persécuteurs afin que tous soient sauvés, sachant bien qu’une grande récompense attend ceux qui seront fidèles jusqu’au dernier moment.

Notre Père, 25 mai 1988

Jeudi 9 mars

Sainte Françoise Romaine, Saint Dominique Savio

La prière est la base de toute vie spirituelle  : si nous abandonnons la prière, notre âme sera privée de cette vie surnaturelle qu’elle puise dans sa rencontre avec Dieu, car c’est dans la prière que cette rencontre se réalise. Voyez ce que Jésus-Christ nous a recommandé  : «  Demandez et l’on vous donnera  ; cherchez et vous trouverez  ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit  ; qui cherche trouve  ; et à qui frappe, on ouvrira.  » (Mt 7, 7-8) La prière est la recherche et la rencontre avec Dieu. Il nous est nécessaire de chercher Dieu pour Le trouver, et cela nous a été promis  : «  Qui cherche trouve.  » Ce n’est pas que Dieu soit loin de nous  ; c’est nous qui nous éloignons de Lui et perdons l’attention à sa présence. C’est pourquoi le Message nous demande de persévérer dans la prière, c’est-à-dire de continuer à prier, pour obtenir la fin de la guerre.

Sœur Lucie, Les Appels du Message de Fatima

Vendredi 10 mars

Ste Marie-Eugénie Milleret, La Sainte Lance et les Saints Clous de Notre-Seigneur, Quarante Martyrs de Sébaste

Je désire beaucoup et demande à notre bon Dieu et au Cœur Immaculé que ces jours de retraite soient le point de départ d’un véritable progrès spirituel et d’une offrande de moi-même toujours plus totale et complète à notre bon Dieu. Je veux me donner aux Cœurs de Jésus et de Marie et Les aimer, non seulement pour moi, mais aussi pour tous ceux qui demeurent dans les rangs des persécuteurs de ces Sacrés Cœurs et de leurs lois. Pour ceux qui, en même temps que la vie temporelle, veulent obstinément perdre l’éternelle. Qu’ils sont beaux ces jours de fervente retraite pour nous préparer à ce que le Seigneur veut de nous. Ah  ! que je voudrais le martyre  ! Je ne mérite pas cette grâce mais je la désire et l’espère de la divine Miséricorde.

Sœur Lucie, lettre au Père Aparicio, 15 août 1936

Samedi 11 mars

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, mon Seigneur et mon Dieu  ! Humblement prosternée en votre Divine Présence, en union avec Jésus-Christ, présent dans mon pauvre cœur par la Sainte Communion, me confiant en sa grâce et en la protection du Cœur Immaculé de Marie, ma Mère, je fais le vœu perpétuel d’observer pour votre amour, avec la plus grande perfection qu’il me sera possible, toutes et chacune des règles qui m’indiquent votre Divine Volonté dans l’institut auquel j’appartiens. Je supplie humblement votre Majesté divine de daigner accepter ce vœu et de m’accorder la grâce de l’accomplir fidèlement.

Vœu de perfection de sœur Lucie, prononcé le 26 août 1941

Dimanche 12 mars

2e dimanche de Carême, Saint Pol de Léon, Saint Grégoire Ier

Au 20e siècle, ce n’est pas Jésus qui nous est apparu transfiguré, mais c’est la Très Sainte Vierge. À Fatima, elle est venue sur une nuée qui a toujours symbolisé la présence de Dieu. Elle est apparue à trois petits enfants qui ont été éblouis, trois comme les Apôtres. Cela suffit pour faire des témoins véridiques. Un, c’est nul  ; deux, c’est plausible  ; trois, c’est certain. Comme Lucie a parlé du ravissement de ces enfants  ! C’est cela, le Ciel, c’est cela qui nous est promis. Cela nous donne du courage pendant le Carême, la Semaine Sainte, afin de savoir que, le jour de la Résurrection, nous sommes lavés de nos péchés, sanctifiés, pris en charge par le Cœur Eucharistique de Jésus et de Marie, promis à aller les voir au Ciel. Pour une telle récompense, comment pourrions-nous renâcler devant un sacrifice  ?

Notre Père, 12 mars 1995

Lundi 13 mars

Sœur Lucie insiste  : «  Il faut que notre pardon soit généreux, sincère, vienne du plus profond de notre cœur et que nous en donnions des preuves pour que Dieu, de la même manière, nous pardonne à nous aussi.  » Afin que nous ne ressemblions pas «  aux juifs, qui se contentaient de paraître bons aux yeux des autres, sans se préoccuper de l’être réellement aux yeux de Dieu qui ne cessait de les appeler au repentir, au changement de vie, par la voix de ses Apôtres  ».

Nous sommes aujourd’hui dans le même cas que cette génération incrédule, nous qui refusons d’entendre le triple appel à la “ pénitence ” de l’Ange au glaive fulgurant. Sœur Lucie n’a pas le droit d’en parler au moment où elle écrit, mais il est déjà contenu dans cette première prière de “ l’Ange gardien ”.

Il est Ressuscité n° 13, août 2003

Mardi 14 mars

Sainte Mathilde

Dans les temps actuels, beaucoup voudraient paraître pour prêcher et peu voudraient s’enterrer dans le silence et la vie pauvre et obscure, dans l’humilité, dans l’oubli de soi-même et des créatures, pour ne vivre que pour Dieu, dans la prière et le renoncement à soi-même  ; et cependant, c’est ce dont nous avons le plus besoin pour arriver au Ciel.

Sœur Lucie, lettre à mère Cunha Matos, 8 mai 1954

Mercredi 15 mars

Sainte Louise de Marillac

Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône.

Notre-Dame de Fatima, 13 juin 1917

Jeudi 16 mars

Bse Bénédicte

Tout ce monde va aller en enfer  ? Chut  ! Il y a un secret. Ça, c’est pour tâter le mauvais riche. Jésus lui dit en énigme  : il y a tout de même une porte de sortie. Vous savez ce que c’est  ? Si vous étiez un peu mystiques, que vous compreniez un peu l’évangile, vous diriez  : la porte de sortie, je sais qui c’est  : c’est la Sainte Vierge. Heureusement que je lui ai dit quelques chapelets dans ma vie. Cela va me faire pardonner. Oui, Elle est à la porte de sortie, mais comment sortir de là  ? C’est le Cœur Sacré de Jésus blessé à mort. Cela veut dire  : moi, Jésus, je les sauverai en les délivrant de l’enfer. Là où les autres ne peuvent pas aller, moi, j’irai et la Vierge Marie me regardera faire. Je prendrai tous ces gens-là et je suis sûr que je leur tirerai des larmes des yeux, que je les ferai pleurer non sur leurs malheurs mais sur le péché.

Notre Père, 8 avril 2000

Vendredi 17 mars

Saint Patrice, Saint Suaire de Notre-Seigneur

La Sainte Face brille d’une bonté qui ruisselle de la plissure des paupières. Le front très noble et très lumineux, très ouvert, l’emporte sur la défaillance du bas du visage et l’éclatement des lèvres. Il resplendit de la gloire de Dieu. La douceur d’un appel à l’amour tombe de ces lèvres qui s’offrent au baiser. «  Voici l’Époux.  » Ainsi, Dieu a aimé.

Jésus nous dit  : “ Regarde-moi bien, vois ce que j’ai souffert pour toi afin de t’arracher à l’enfer éternel, regarde mon Visage, vois comme je suis bon… ” Sa bouche est pleine de douceur, elle est prête à embrasser l’enfant qui viendra, en pleurant, lui demander pardon.  »

Déjà, le psalmiste chantait à Dieu, dans le psaume 118  : «  J’ai caressé votre Visage.  » Comme un enfant caresse la joue de sa maman pour la consoler  ! C’est ce que recommandera aussi l’Ange de Fatima aux trois enfants  : «  Consolez votre Dieu  !  » Frère Bruno de Jésus-Marie nous invite fraternellement à la tendresse et à la dévotion  : «  Cette Face nous l’avons sous les yeux avec le Saint Suaire  ! Aussi, nous caressons le visage du Fils de Dieu par nos prières et nos sacrifices.  »

Mère Lucie du Précieux Sang, carnet du Carême 2015

Samedi 18 mars

Saint Cyrille de Jérusalem

Saint Joseph est un maître de vie spirituelle, c’est un maître de vie temporelle et c’est un grand patron, un grand intercesseur. Alors, les yeux fixés sur saint Joseph, nous voyons bien les résolutions qu’il nous faut prendre. Saint Joseph va nous aider à les réaliser parce que c’est un maître puissant, c’est le patron de l’Église et il ne tient qu’à nous qu’il devienne le patron de nos familles avec la Sainte Vierge. Alors, fuyons les distractions, les divertissements, les épanouissements de la personne, comme on dit maintenant, les inutilités, pour retrouver dans la création, dans l’œuvre de la Rédemption, dans les Sacrements de l’Église, dans les fêtes de l’Église, tout notre bien, toute la beauté possible et imaginable, toute la bonté divine et que des larmes de joie, d’action de grâces coulent de nos yeux si nous avons le don des larmes.

Voilà la leçon de saint Joseph, voilà notre secret du vrai bonheur chrétien, ce que nous appelons la mystique chrétienne. Ce n’est pas autre chose. Ce ne sont pas des grâces extraordinaires, c’est la grâce de trouver dans toutes ces merveilles que Dieu répand à profusion dans toute notre vie, notre bonheur dès ici-bas, comme nous le trouverons au Ciel  !

Notre Père, 1er mai 1979

Dimanche 19 mars

3e dimanche de Carême, Saint Joseph

Rappelons-nous l’apparition de saint Joseph avec la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus à Fatima, le 13 octobre  ; car Fatima est le rappel du catéchisme, surtout dans les points les plus contestés. Mais c’est davantage aussi. En effet la présence de saint Joseph à Fatima est non seulement un rappel à la dévotion qu’on doit avoir pour lui, mais aussi une marque que le ciel nous donne de la puissance de ce saint pour les temps que nous allons vivre. C’est une apparition de la Sainte Famille. Saint Joseph bénit le monde avec le geste du prêtre, faisant de la main un geste en forme de Croix. Cela doit nous donner une forte impression et nous faire nous demander s’il n’y a pas encore un secret à révéler à la fin des temps. Jésus nous a offert son Cœur, puis le Cœur Immaculé de sa Mère, peut-être va-t-il nous offrir la puissance de saint Joseph comme patron dans les temps apocalyptiques qui vont venir. Jésus aime qu’on prie la Vierge Marie, et ces deux saints Cœurs aiment qu’on prie saint Joseph, car leurs Cœurs brûlent d’amour pour lui.

Donc tout ce que nous demanderons par saint Joseph, nous l’obtiendrons. Il me semble que cette maxime est bonne dans les temps que nous allons vivre. La dévotion à saint Joseph est une dévotion que nous devons réveiller dans nos cœurs.

Notre Père, 19 mars 1988

Lundi 20 mars

Saint Joseph

Saint Joseph est notre père nourricier, il a la disposition de tous les trésors de la grâce céleste comme le Joseph de l’Ancien Testament. À saint Joseph Dieu a donné tout pouvoir pour la distribution de ses trésors. Pour ainsi dire, lui aussi, avec la Vierge Marie, Médiatrice de toutes grâces, il est l’intercesseur suprême, il est le médiateur de toutes grâces, je le crois, non seulement des grâces temporelles, mais spirituelles. Restaurateur des vertus, autant pour nous-mêmes, personnellement, si nous sommes en difficulté – qui ne l’est pas  ! ou qui ne doit pas craindre prudemment de l’être un jour – et restaurateur pour l’Église entière dans cette difficulté effroyable, dans cette décadence où elle est.

Notre Père, 19 mars 1981

Mardi 21 mars

Saint Benoît

Nous avons envers Dieu une dette d’amour éternel, et ce n’est que dans la suite des siècles à venir que nous pourrons, peu à peu, nous acquitter de cette dette, sans jamais cependant l’acquitter complètement parce que l’amour de Dieu a devancé notre amour, et il se prolongera toujours avec une plus grande intensité. C’est pourquoi il n’y a ni créature ni chose au monde qui mérite que nous correspondions à son amour  ; c’est à Dieu que nous le devons plus qu’à tout autre.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mercredi 22 mars

Bx Clément Auguste von Galen

La parole du Christ est la parole du Père  : “ Le Père qui m’a envoyé m’a, lui-même, prescrit ce que je devais dire et faire entendre. ” Ainsi, le Christ est venu au monde non pour détruire la loi de Dieu mais pour la compléter, la perfectionner et nous éclairer sur son véritable sens et sur le moyen de la comprendre et de la pratiquer. Ce sont ses paroles  : “ N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes  : Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. ” (Mt 5, 17).

Le but de sœur Lucie est de montrer qu’il n’en va pas autrement du “ Message de Fatima ”. Or, ce qui est extraordinaire, c’est de constater que nous pouvons mettre ces paroles de Notre-Seigneur dans la bouche de sœur Lucie, tellement il est vrai que le “ Message de Fatima ” est, à lui seul, une réactualisation de la Loi et des Prophètes par lesquels «  nous serons sauvés ou condamnés.  »

Il est Ressuscité n° 13, août 2003

Jeudi 23 mars

Tous ces passages de l’Écriture Sainte, et beaucoup d’autres qu’il serait trop long de citer ici, nous prouvent l’existence des démons. Nous ne pouvons pas douter de cette vérité révélée par Dieu. Le Message est venu nous rappeler et nous confirmer cette vérité, pour que nous ne nous laissions ni tromper ni égarer par de fausses affirmations  ; le Message nous demande de continuer à prier et de rester sur nos gardes, pour ne pas nous laisser abuser par les suggestions de cet ennemi qui cherche, par tous les moyens à sa portée, à nous précipiter dans la damnation éternelle.

Mais comment se fait-il que le démon soit devenu un si grand ennemi de Dieu et des hommes  ? Il est devenu l’ennemi de Dieu parce qu’il a été vaincu par Lui – son orgueil n’a pas accepté cette humiliation – et, furieux, il cherche à se venger de toutes les façons.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Vendredi 24 mars

Saint Gabriel, Saintes Plaies de Notre-Seigneur

Notre-Seigneur continue constamment à s’offrir en victime pour nous au Père, dans la solitude de nos églises où Il demeure silencieux et priant, enfermé dans la prison de nos tabernacles, oublié, méprisé, maltraité, humilié et pauvre. Et le Message continue à nous demander d’offrir la Victime de nos autels à la Très Sainte Trinité, en réparation de tous les péchés par lesquels Jésus-Christ est offensé.

Que pouvons-nous faire  ? C’est notre humble prière, ce sont nos pauvres sacrifices que nous devons unir à la prière et au sacrifice de Jésus-Christ et du Cœur Immaculé de Marie, en réparation et pour le salut de nos frères qui se trouvent éloignés de la voie unique, du véritable chemin qui conduit à la Vie.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Samedi 25 mars

Annonciation de la Bse Vierge Marie

Comme les aspirations du Cœur de Marie s’identifiaient absolument aux aspirations du Cœur du Christ, l’idéal de Marie devint le même que celui du Christ, et l’amour du Cœur de Marie fut l’amour du Cœur du Christ pour le Père et pour les hommes  ; toute l’œuvre rédemptrice, dans son principe, passe par le Cœur Immaculé de Marie, grâce aux liens de son union si intime et si étroite avec le Verbe divin. (…) C’est le corps reçu de Marie qui, dans le Christ, est devenu la victime immolée pour le salut des hommes, et c’est le sang reçu de Marie qui a circulé dans les veines du Christ et a jailli de son Divin Cœur  ; sous les espèces du pain et du vin consacrés, ce sont ce même Corps et ce même Sang, reçus de Marie, qui nous sont donnés en aliment quotidien pour ranimer en nous la vie de la grâce et ainsi continuer, en nous qui sommes les membres du Corps Mystique du Christ, son œuvre rédemptrice pour le salut de tous et de chacun, dans la mesure où nous adhérons au Christ et dans la mesure où nous voulons coopérer à son œuvre.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Dimanche 26 mars

4e dimanche de Carême  : Lætare

Aujourd’hui, la Sainte Vierge, Albino Luciani, son apôtre, son élu, sa messagère, sœur Marie-Lucie de Jésus sont rejetés pour ne pas dire détestés. Mais cela ne les met pas à mort pour autant. Ils sont bien vivants et agissants aux yeux de notre foi. C’est cela, notre foi en la résurrection, que la Vierge Marie était la seule à conserver entre le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques. Il ne faut pas l’oublier. Nous sommes dans une période analogue aujourd’hui et nous puisons dans ce Cœur Immaculé la foi en la Résurrection et surtout l’Espérance. C’est surtout l’espérance qui est malade. Nous aurions encore la foi, beaucoup de gens ont encore la foi, récitent le Credo, savent le catéchisme de toujours et vont à la messe de toujours. Ils ont la foi, mais ils n’ont pas l’espérance qui attend l’intervention de la Sainte Vierge, qui la demande au Cœur Immaculé de Marie, cette charité qui embrase nos cœurs.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 25 mars 2001

Lundi 27 mars

Saint Jean Damascène

On court là où cela réussit. On va au succès. Jésus n’aime pas cela. Vous voulez toujours avoir des signes et des prodiges, Jésus veut nous mener à croire en lui, même si son affaire ne marche pas, périclite et finalement disparaît. Jésus est mort et il a fallu le suivre jusqu’au pied de la Croix. Il y avait très peu de personnes. Ensuite, il leur a donné le Saint-Esprit et une grande foule s’est convertie. Il faut le Saint-Esprit. Nous sommes un peuple léger, superficiel, lâche et qui aime bien être de l’avis de tout le monde. Nous savons que cela déplaît à Notre-Seigneur. Il faut que nous recevions le Saint-Esprit.

Jésus fait comprendre à tous ces gens-là que quelque chose, quelqu’un leur manque. Cela ne deviendra sérieux que plus tard, quand il leur aura donné le Saint-Esprit. Il faut que nous demandions le Saint-Esprit. L’espérance de le recevoir est dans la Vierge Marie. Nous avons besoin de prier la Sainte Vierge avec l’espérance d’être entendus.

Notre Père, 21 octobre 1990

Mardi 28 mars

Saint Jean de Capistran

En le retrouvant plus tard dans le Temple, Jésus dit aussi au paralytique qu’Il avait guéri près de la piscine de Béthesda  : «  Te voilà guéri  ; ne pèche plus désormais  : il t’arriverait pis encore.  » Et aujourd’hui, c’est la même chose avec nous  : Il nous pardonne nos péchés à condition que nous soyons disposés à ne plus recommencer à pécher. C’est une des exigences pour qu’une confession soit bien faite  : avoir le ferme propos de s’amender.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Mercredi 29 mars

Si Dieu ne nous avait créés seulement que pour vivre sur la terre, le peu de jours ou d’années que nous y passons entre le travail, les douleurs et les afflictions que tous, plus ou moins, nous devons supporter, alors nous pourrions dire que notre vie n’a pas de raison d’être, puisqu’elle finira en poussière dans la terre d’où nous avons été tirés. Dieu dans sa grandeur devait avoir des intentions plus élevées, et son amour ne pouvait pas se contenter de cela. Nous sommes le chef-d’œuvre de son amour puisqu’Il nous a créés pour faire de nous les participants de l’immensité de sa vie.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima

Jeudi 30 mars

Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. Jamais il ne sera trop tard pour recourir à Jésus et à Marie.

Plus tard, par le moyen d’une communication intime, Notre-Seigneur me dit en se plaignant  : “ Ils n’ont pas voulu écouter ma demande  !… Comme le Roi de France, ils s’en repentiront, et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. ”

Ainsi, la révélation de Rianjo nous enseigne qu’à cause de leur indocilité à la voix du Ciel, les Souverains Pontifes aujourd’hui, comme il y a deux siècles les Rois pour la France, attirent «  le malheur  » sur eux-mêmes, ainsi que sur l’Église et la Chrétienté assaillies de partout par les forces de l’Adversaire déchaîné.

Vendredi 31 mars

Précieux Sang de Notre-Seigneur

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, que Dieu veut répandre dans le monde par la voix du Pape et des évêques en communion avec lui, fera ce miracle d’éveiller à la vraie Vie, grâce à un miracle plus étonnant que la victoire de Lépante, toutes les âmes qui gisent aujourd’hui à l’ombre de la mort, «  du Maroc à l’Indonésie  ». Alors, il nous sera donné de reconquérir toute l’aire des empires perdus, français et portugais, car, disait le Père de Foucauld, «  toutes les âmes sont faites pour Jésus, toutes sont son héritage, et aucune, si elle a de la bonne volonté, n’est incapable de le connaître et de l’aimer  ». Et la soif du Cœur eucharistique de Jésus et de Marie est de leur donner sa Chair à manger, son Sang à boire, afin de leur communiquer la Vie éternelle. Et si le Précieux Sang de notre doux Sauveur venait à manquer pour arroser la terre, comme le Secret de Fatima nous le laisse pressentir, du fait de la disparition, «  les uns après les autres  », des «  Évêques, Prêtres, religieux  », il resterait encore «  le sang des Martyrs  », recueillis par les Anges «  sous les deux bras de la Croix  », pour féconder la terre.

Frère Bruno de Jésus-Marie, Il est Ressuscité, mai 2003

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