La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Mardi 31 octobre
Mercredi 1er novembre
Jeudi 2 novembre
Vendredi 3 novembre
Samedi 4 novembre

Dimanche 5 novembre
Lundi 6 novembre
Mardi 7 novembre
Mercredi 8 novembre
Jeudi 9 novembre
Vendredi 10 novembre
Samedi 11 novembre
Dimanche 12 novembre
Lundi 13 novembre
Mardi 14 novembre
Mercredi 15 novembre
Jeudi 16 novembre
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Samedi 18 novembre
Dimanche 19 novembre
Lundi 20 novembre
Mardi 21 novembre
Mercredi 22 novembre
Jeudi 23 novembre
Vendredi 24 novembre
Samedi 25 novembre
Dimanche 26 novembre
Lundi 27 novembre
Mardi 28 novembre
Mercredi 29 novembre
Jeudi 30 novembre

Mardi 31 octobre

Saint Quentin, Vigile de la Toussaint

Je me fais une peinture du Ciel avec ma pauvre imagination  ; j’essaie de me représenter les myriades d’anges, les saints dont les visages sont radieux de joie et de bonheur. Cette joie, cette perfection, cet amour, cette beauté, toute cette allégresse définitivement empreints sur tout leur visage, dans leur comportement, leur être glorifié, me frappent.

Toutes les fois que, aujourd’hui, je reviendrai aux saints par la pensée, par le cœur, je penserai que ces saints, même si je les imagine très loin de nous, perdus dans le bonheur du Ciel, s’occupent de nous  : saint Michel archange, non pas perdu dans l’extase de son Dieu, très loin de mes petites affaires politiques et temporelles, mais protecteur de la France. Quelle révélation  ! Celui qui a vaincu le démon, chef des armées angéliques, est protecteur de la France  ! Je ne l’aurais pas cru, jamais imaginé. Il fallait être sainte Jeanne d’Arc pour prier les saints de sa paroisse comme des personnes vivantes, protectrices, comme des cœurs sensibles.

Aucune entrée ne leur est interdite, je leur ouvre les portes de ma demeure et je suis heureux qu’ils viennent m’aider, me conseiller. Je serai plein d’affections, mon cœur se lèvera sans cesse vers ces personnes glorieuses.

Notre Père, 1er novembre 1977

Mercredi 1er novembre

Nous venons de chanter cette magnifique antienne du Magnificat de la Toussaint  : «  O quam gloriosum est regnum cælorum – Oh  ! comme il est glorieux, ce règne du Ciel  !  » Tous les élus seront avec le Christ, revêtus de robes blanches, et ils le suivront partout où Il ira. Quelle magnifique perspective, bien faite pour fortifier nos âmes, pour réjouir nos cœurs  ! Nous sommes faits pour le Ciel. Et, par cette foi qui est une docilité de notre intelligence, qui est une ardeur de notre cœur, qui est cette fidélité à la Vérité, rigoureuse, et aussi cette vérité de notre fidélité, bien humble, modeste, qui doit durer de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, jusqu’à la fin de notre existence, grâce à cela qui n’est pas grand-chose somme toute, nous mériterons par la grâce de Dieu, d’entrer dans le séjour des élus, d’être auprès du Christ et de sa Sainte Mère pendant l’éternité et l’éternité des éternités.

Plus on y pense, plus on est bouleversé par la vérité de ce mot de saint Paul dans l’Épître aux Romains  : «  Non sum con dignæ passiones hujus mundi  », «  Elles sont sans proportion les souffrances du monde présent  » avec cette masse de gloire qui nous a été préparée dans le Ciel. Comme nous serions mal avisés, lâches et perdants de toute manière, de sacrifier les biens éternels pour les choses passagères.

Notre Père, 1er novembre 1984

Jeudi 2 novembre

Commémoraison de tous les fidèles défunts

Après avoir contemplé les splendeurs de l’Église triomphante du Ciel, nous allons porter nos yeux sur l’Église souffrante du Purgatoire. Nous allons évoquer dans ces tristes vêpres des morts et dans ces complies, pleins d’espérance cependant, nos amis, nos parents, nos bien-aimés disparus. Où sont-ils  ? Comment sont-ils  ? Ils ont passé ce mur, infranchissable aux vivants, de la mort. Nous les avons vus sur leur lit funèbre, les yeux clos, un léger sourire illuminant leur visage, leurs oreilles fermées aux bruits de la terre, leur bouche muette pour toujours. Quelle muraille  ! Ils sont passés. Ils sont allés là où nous ne pouvons pas les suivre.

La mort  ! Énigme redoutable que seul le Christ a éclairée d’une lumière sans ombre, d’une certitude triomphale. Elle n’est qu’un passage. Lui-même est passé par la mort et Il est revenu nous en parler et nous affirmer que, au-delà de la mort, les chrétiens, ses fidèles, étaient toujours avec Lui. Ce qui compte, c’est la foi au sens de la fidélité. J’ai répondu à la fidélité de Dieu par la fidélité de tout mon cœur. J’ai avancé dans ma carrière, je me suis jeté dans la mort pour tomber dans les bras de Dieu, sur son Cœur. (à suivre)

Vendredi 3 novembre

Saint Martin de Porrès, saint Hubert

Chacun de nos êtres, avec la grâce de Dieu, peut méditer sur ce mystère de la mort, avec ce calme, cette bravoure surnaturelle, cette simplicité d’enfant, cette exaltation de l’amour. Regardant la mort en face, sachant que la mort est le plus bel acte de la vie. Une mort, acte d’amour de Dieu et du prochain, c’est le rassemblement de toutes les forces, de toutes les énergies spirituelles de cet autre Christ qu’est l’homme baptisé, il produit le fruit le plus savoureux de toute sa carrière, pour l’offrir à Dieu  : «  Seigneur, je m’offre moi-même à Vous en sacrifice d’agréable odeur, uni au sacrifice du Christ et de la Sainte Vierge, au sacrifice quotidien de l’Église, pour votre règne et le règne du Cœur Immaculé de Marie par toute la terre  !  » Il faut que nous vivions dans cette pensée. Alors, notre vie sera facile, belle, méritoire, salutaire, pour nous, pour ceux que nous aimons le plus, et pour l’Église et la Patrie.

Notre Père, 1er novembre 1984

Samedi 4 novembre

Saint Charles Borromée

Dieu a donné au Père de Foucauld la mort qu’il a voulue  : une mort par amour de Jésus. Une mort d’amour, dans une parfaite conformité à son Divin Maître. Puisque son amour se voulait tout d’imitation, Jésus lui a donné la grâce de cette configuration suprême. Un peu comme saint François d’Assise recevant les stigmates de la Passion. C’est le Christus factus est obediens usque ad mortem, mortem autem crucis, qu’il faudrait chanter là  : le Christ, lui qui était Dieu, s’est fait obéissant. Non seulement il s’est fait homme, mais serviteur et esclave. Et il est descendu davantage, jusqu’à cette ignominie de la mort de la Croix (Ph 2, 5-11).

Pour le Père de Foucauld, l’humilité n’est pas une médiocre vertu bourgeoise  : c’est descendre, descendre, descendre, jusqu’à l’abjection. Or, la plus complète abjection n’est-elle pas la mort de la Croix  ? C’est pourquoi il a désiré descendre jusque-là  : «  Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué, et désire que ce soit aujourd’hui.  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, Charles de foucauld, p. 266

Dimanche 5 novembre

Sainte Sylvie, Saintes Reliques

Nous sommes dans le rayonnement de la fête de la Toussaint et notre pensée va vers le Ciel. Nous imaginons bien quels en sont les membres, les trois Personnes de la Sainte Trinité, saint Joseph, saint Jean-Baptiste, les Apôtres, les Archanges, les Anges, tous les saints et toute la foule innombrable dont parle l’Apocalypse. C’est une immense famille. C’est la récompense céleste de ces êtres qui sont tous humbles, ce sont tous des enfants, tous des doux et ainsi de chacune des béatitudes de l’Évangile, mais surtout ces vertus de petitesse, d’humilité, de la voie d’enfance. C’est la société de Marie car la Vierge Marie est au centre dans le sein de Dieu et tous ces êtres sont pleins, pour elle, de respect, d’admiration, un immense respect, un amour d’une parfaite pureté, parfaite humilité. Elle est bien avec les êtres qui lui sont, par-là, semblables. Souvenons-nous des rapports que la Vierge Marie, déjà sur la terre, a eus avec tous ces saints qui sont au Ciel pour comprendre les relations de la Vierge avec ces êtres personnels, très différents les uns des autres et toujours courtois avec elle et elle ayant tellement de gentillesse à leur égard.

Notre Père, 7 novembre 1992

Lundi 6 novembre

Bx Martyrs d’Espagne (1936-1939)

Que le bon Dieu nous demande tout ce qu’Il veut, mais qu’Il convertisse les pauvres pécheurs. Nous serons heureuses au Ciel d’avoir souffert pour Lui sur la terre. Ne vous attristez pas de la croix que Notre-Seigneur vous envoie. C’est pour que votre récompense soit plus grande dans l’éternité. Alors, nous jouirons de la félicité de notre bon Dieu, dans la mesure où, ici-bas, nous aurons souffert, unis à Ses douleurs et à Ses amertumes, et nous sommes bien heureuses d’avoir la grâce de pouvoir L’aimer en souffrant.

Lettre de sœur Lucie à sa mère, 14 février 1939

Mardi 7 novembre

Mon Seigneur m’a donné, dans une intime union, une lumière très douce sur la Communion des saints. Il me dit seulement  : «  Croyez-vous que je sois moins délicat dans ma tendresse que vous dans les vôtres  ?  » Et il me fit entendre que si nous nous rendons aimables aux parents de ceux que nous aimons pour ne pas blesser nos amis au cœur, Lui, ce bon Maître, accorde son regard de sollicitude aux âmes justement chéris à ses amis, et leur fait divers dons que leur souhaite la bienveillance de ses amis, mais qu’ils ne peuvent faire eux-mêmes. Il me montra une âme chérie de Lui, comme étant le sommet d’une montagne, et la pluie du ciel arrosant abondamment ce sommet, et découlant sur les versants de la montagne, c’est-à-dire sur les âmes qui tenaient à cette âme. Cette image me pénétra d’une grande paix et confiance. Combien sont heureuses les familles chrétiennes qui ont ainsi un prêtre au milieu d’elles et reçoivent de la plénitude des grâces dont il est enrichi.

Lucie-Christine, 11 septembre 1883

Mercredi 8 novembre

Ste Élisabeth de la Trinité, Bx Jean Duns Scot

Une louange de gloire, c’est une âme qui demeure en Dieu, qui l’aime d’un amour pur et désintéressé, sans se rechercher dans la douceur de cet amour  ; qui l’aime par-dessus tous ses dons et quand même elle n’aurait rien reçu de Lui, et qui désire du bien à l’Objet ainsi aimé. Or, comment désirer et vouloir effectivement du bien à Dieu si ce n’est en accomplissant sa volonté, puisque cette volonté ordonne toutes choses pour sa plus grande gloire  ? Donc cette âme doit s’y livrer pleinement, éperdument, jusqu’à ne plus vouloir autre chose que ce que Dieu veut.

Sainte Élisabeth de la Trinité

Jeudi 9 novembre

Dédicace de la basilique du Saint-Sauveur

De 1917 à 2007, Notre-Dame domine les événements en souveraine. Elle voulait qu’on divulguât son Secret en 1960, et on a attendu l’an 2000  ! Maintenant que nous en connaissons tous les termes, nous comprenons que, par la vision de l’Ange au glaive fulgurant criant à côté d’elle  : «  Pénitence, Pénitence, Pénitence  !  » la Reine du Ciel voulait avertir le monde de l’incendie qui le menaçait s’il ne faisait pas pénitence. Et parce qu’on n’a pas fait «  pénitence  », chacun peut constater que l’Église et la Chrétienté sont devenues, à partir de 1960, comme «  une grande ville à moitié en ruine  », plus que jamais menacée d’une ruine complète.

Mais le cœur du «  Secret  » est une promesse de résurrection  : «  À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix.  » Cette certitude est la source d’une joie intime que nul ne pourra nous ravir si, toutefois, nous cherchons refuge dans ce Cœur Immaculé. Il n’est pas d’autre chemin pour s’approcher de Dieu.

Frère Bruno de Jésus-Marie,
Fatima Salut du monde (préface)

Vendredi 10 novembre

Saint Léon le Grand, Saint André Avellin

La leçon est claire  : les gens du monde, les fils de ce monde, sont bien avisés pour faire des affaires au mieux de leurs intérêts temporels, qui sont les seuls qui comptent pour eux. Si nous avions la foi, que Jésus cherche à nous inculquer, si nous pensions à gagner le Ciel, le seul trésor qui compte, nous ferions comme cet intendant qui sacrifie, pour se tirer de là, tout, tous ses intérêts. Puisque les fils de ce siècle n’hésitent pas à étouffer la voix de leur conscience pour gagner de l’argent, pourquoi n’oserions-nous pas perdre un peu d’argent pour gagner plus sûrement le Ciel  ? C’est limpide, c’est évident. Comment se fait-il que nous résistions à cette leçon avec tant d’acharnement  ? Serions-nous moins préoccupés du Jugement de Dieu que cet intendant l’est du jugement de son maître  ? Jugement de Dieu qui sera aussi irrévocable  ; nous serons indéfendables. Il ne faudra pas essayer de se défendre auprès de Dieu. Si nous sommes mis à la porte du Ciel, comme ce sera plus terrible que d’être mis à la porte d’une gérance d’un domaine  ! Alors, il faut choisir. Allons-nous sacrifier la vie éternelle pour les biens temporels  ? Ou bien sommes-nous décidés à perdre les uns pour gagner le bonheur éternel  ?

Demandons au Cœur Immaculé de Marie la grâce de faire ce bon choix afin de gagner le Ciel, non seulement pour nous-mêmes, mais pour tous ceux dont nous avons la charge, et s’il était possible, pour tous nos frères humains.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 29 juillet 2001

Samedi 11 novembre

Saint Martin

S’il n’y avait pas eu la forte influence de grands saints, comme saint Hilaire, et dans les campagnes de saint Martin, la France se serait faite arienne  ! Il faudra attendre cent ans pour que Clovis, le franc, le francilien païen, ni arien ni catholique, se convertisse et que, à ce moment-là il fasse régner le catholicisme. Il trouve une population gallo-romaine intacte, grâce à saint Martin  ! Qu’en tirons-nous  ? Cette simple réflexion que, en 356, il semblait que, dans l’Église, la lumière de la vraie foi s’était comme éteinte. Il n’y avait plus que quelques athlètes de la foi. C’est avec ces saints que la foi catholique subsista. Un changement politique, un changement de disposition chez l’empereur, et voilà que le catholicisme va refleurir  ! Tous ces gens qui étaient tombés dans l’hérésie et qui n’en savaient même rien, ne s’en rendaient pas compte, étaient des lâches, reviennent tout d’un coup au catholicisme, et c’est une époque des plus brillantes de la Chrétienté.

Qu’est-ce que cela veut dire pour nous  ? Ne nous désespérons pas  ! Les choses changent très vite. La foi catholique est capable de refleurir très vite  ; ce qu’il faut, ce sont des saints qui maintiennent les traditions dans les mauvais jours pour que, aux beaux jours, ils puissent produire au centuple et reconquérir ce qui a été perdu.

Notre Père, 11 novembre 1984

Dimanche 12 novembre

Saint Josaphat, Saint Martin Ier

Vous m’avez dit de faire de toutes choses, depuis maintenant jusqu’à l’heureux moment de la mort, un seul acte de confiance et d’amour.

Lucie-Christine, 12 novembre 1882

Lundi 13 novembre

Saint Brice, Saint Didace

L’important est en ceci que, pour une bonne moitié de notre ouvrage de Croisés, il ne nous est demandé que de prier. Non de bâtir, non de courir ni de conquérir, non de polémiquer ni de se battre, ni même de prêcher dans les rues, non de faire des miracles ni de nous épuiser en mortifications  ; non d’entreprendre de grands travaux ni même de réussir dans notre devoir d’état. Mais de prier. S’il était possible, longuement et avec un ardent amour  ; sinon, par petites doses, de moments en moments, parfois dans le silence de la nuit. Ce n’est pas rien. Ce ne sont, surtout pas  ! des paroles que nul n’écoute et qui ne produisent rien. Car voici l’explication de ce premier devoir de notre Croisade  : Prier, c’est demander à notre très chéri Père céleste et obtenir, que l’énorme machine de sa création se mette en marche ou accélère son mouvement pour que s’accomplissent les trois merveilles que nous exprimons par de simples paroles  : «  Que votre Nom soit sanctifié  ! que votre Règne arrive  ! que votre Volonté soit faite  !  » À ces mots s’opère un changement cosmique et les forces des armées humaines, ou infernales, reculent sous la poussée des toutes-puissances célestielles.

Notre Père, Lettre à la phalange no 53, décembre 1995
Saint Didace, modèle de phalangiste

Mardi 14 novembre

Saint Josaphat, Toussaint du Carmel, Saint Montan (Vivarais)

Comment ne pas me souvenir aujourd’hui d’une «  lumière  » reçue à la tribune de l’Église des Carmes, le soir du Jeudi Saint 1948, deux jours avant mon ordination  ? Je lisais le chapitre de Saint Jean sur la vigne qui porte du fruit et L’Esprit-Saint me l’a donné à entendre. Sans effort, comme les mots se gravent sur la rétine, la pensée que ces paroles expriment s’imprimait vivement en mon esprit. Impression ineffable. J’étais saisi d’étonnement en lisant là toute la destinée du prêtre, enté sur la Vigne mystique, constamment émondé par l’épreuve de sorte qu’il porte du fruit en abondance. Ce dernier mot surtout résonnait à l’oreille de mon âme avec la force de la Voix de Dieu même. En lui se résumait tout le reste, il en était la preuve, la pointe, la flamme  : certitude fondée sur la Volonté affirmée du Père de voir venir au Sacerdoce un fruit abondant. Cela devait être, si misérable que soit l’instrument humain, cela serait  ! La sève coulerait en lui, jaillirait de son sein en fleuves d’eau vive, réanimerait des âmes exténuées, des régions désertes. Celui qui a entendu de telles paroles ne s’étonnera pas de l’extrême fécondité de ses œuvres, il ne se découragera pas de leur continuel échec. Il est un «  serviteur inutile  » et pourtant le canal d’une grâce qui, de la Tête, se répand et se répandra toujours en tous les membres du Corps. Ici caché, là découvert, le fleuve d’eau vive abonde, intarissable.

Notre Père, Lettre à mes Amis no 31

Mercredi 15 novembre

Saint Albert le Grand, Bse Marie de la Passion

Les ingrats sont innombrables. Nous sommes un peu comme ça, donc rendons-nous compte de cela et, pour ce qui est de chacun d’entre nous, sachons rendre gloire à Dieu d’abord de tous les biens qu’il nous a donnés, puis sachons remercier Jésus, rendre grâces – c’est l’Eucharistie – de tout ce que nous sommes, de tout ce qui nous a été donné, de tout ce dont nous avons profité, de tant d’absolutions par exemple, tant de pardons, tant de dévouement de l’Église pour nous, par les moyens des sacrements, des sacramentaux, de telle manière que notre âme soit telle que l’âme de ce malheureux Samaritain que nous ne le valons peut-être même pas, mais étant comme lui, reconnaissants, Jésus nous dira  : «  Allez, lève-toi, va et que ta foi te soit profitable pour la vie éternelle  !  »

Notre Père, 26 août 1996

Jeudi 16 novembre

Sainte Gertrude, Sainte Marguerite d’Écosse

Sainte Gertrude éprouva de la peine, nous est-il raconté en passant après le sermon devant l’autel de la Mère de Dieu, elle ne ressentit pas, en la saluant, la même tendresse douce et profonde, mais son amour se porta par contre avec plus de force vers Jésus, le fruit béni du sein de la Vierge.  » «  Comme elle craignait d’avoir encouru la disgrâce d’une si puissante Reine [en portant son amour vers Jésus plutôt que vers Elle !], le Consolateur plein de bonté dissipa doucement son inquiétude  :

– Ne crains rien, ô ma bien-aimée, dit-il, car il est très agréable à la Mère, qu’en chantant ses louanges et sa gloire, tu diriges vers moi ton attention. Cependant, puisque ta conscience te le reproche, aie soin, lorsque tu passeras devant l’autel, de saluer dévotement l’image de ma Mère Immaculée et de ne pas saluer mon image.

– Ô mon Seigneur et unique Bien, s’écria-t-elle, jamais mon âme ne pourra consentir à délaisser celui qui est son salut et sa vie pour diriger ailleurs ses affections et son respect  !

Sainte Gertrude parle ici, véritablement, en précurseur de Vatican II  !

Or, «  le Seigneur lui dit avec tendresse  : – Ô ma bien-aimée, suis mon conseil  ; et chaque fois que tu auras paru me délaisser pour saluer ma Mère, je te récompenserai comme si tu avais accompli un acte de cette haute perfection par laquelle un cœur fidèle n’hésite pas à m’abandonner, moi qui suis le centuple des centuples, afin de me glorifier davantage.  »

Disons donc le chapelet sans crainte de paraître délaisser le Fils pour saluer sa Mère, sachant que c’est ainsi que nous le glorifions davantage.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 16 novembre 2002

Vendredi 17 novembre

Ste Élisabeth de Hongrie, St Grégoire le thaumaturge

Cela dépasse de beaucoup l’horizon de Jérusalem. Maintenant, il s’agit du monde entier qui va se livrer à l’apostasie, à l’idolâtrie, aux plaisirs, comme aux jours de Noé. Les vautours, d’après ce que l’on peut savoir en comparant avec Ézéchiel, ce sont les démons aux derniers temps. Les démons, les vautours fonceront sur leurs proies, comme on voit les bêtes sauvages, dans la prophétie d’Ézéchiel, qui foncent sur les maudits de Dieu tués sur les champs de bataille. Les démons viendront, ils prendront leurs proies. Et tout cela se fera en un instant et le Fils de l’homme apparaîtra dans les airs. Dans ces moments tellement mauvais, qui seront d’apostasie générale, on voudrait bien voir un peu la lumière du Christ, du Fils de l’homme, un jour et on n’en verra point. Au lieu de vous désoler et de vous désespérer comme les non-chrétiens, gardez votre espérance  ; au contraire, redressez-vous, car voici qu’approche votre délivrance, c’est-à-dire la venue en gloire du Christ pour condamner les méchants, pour sauver les bons.

Notre Père, 24 novembre 1985

Samedi 18 novembre

Dédicace des basiliques des Saints Pierre et Paul, Bses Visitandines de Madrid, Sainte Rose-Philippine Duchesne

Je voudrais tomber amoureuse de Jésus et je ne peux pas. Il me semble que plus je voudrais l’aimer, moins je l’aime… Je vois ici beaucoup de sœurs ou presque toutes qui montent à grande vitesse, et il n’est pas facile de les rejoindre  ; et c’est pour cette raison que je commence moi aussi à courir de toutes mes forces. Lorsqu’il me semble avoir monté quelques marches, je butte contre un petit caillou qui me fait tomber sur le nez et je me retrouve sur la première marche… Entre mes courses et mes chutes, je me sens de plus en plus heureuse, car tant que les chutes ne sont pas volontaires, nous ne devons pas nous préoccuper et plus grande sera notre petitesse et notre fragilité, plus grande doit être notre confiance en Jésus, qui, nous prenant par la main, nous mènera à sa gloire lorsque nous y penserons le moins.

Sœur Marie-Engracia, martyre visitandine de Madrid.

Dimanche 19 novembre

Sainte Mechtilde, Saint Tanguy, Sainte Élisabeth de Hongrie

Croire au faits et aux dits de Fatima est un gage de prédestination  ; tandis que repousser Fatima est un épouvantable signe de réprobation. Celui qui croit est l’objet d’une grâce qui le met en bonne place pour plaire à la Vierge Marie et connaître les joies du Ciel […]. Notre sort éternel tient donc dans ces quatre petites pages du Secret. Du point de vue de la raison, et des grands mouvements de la pensée à travers les siècles, c’est peu de chose. Ou, pour mieux dire  : c’est très simple. Et pourtant  : très mystérieux. Du point de vue du cœur, il y va de notre confiance en Dieu, de toute notre dévotion, de notre amour de la Vierge Marie. Après l’appel du Christ  : “ J’ai soif  ! ” voici celui de sa divine Mère, nous priant avec insistance d’aimer son Cœur parce que Dieu le veut.  »

En découvrant et en méditant les richesses insondables du Secret du Cœur de Marie, chacun sera donc sollicité à l’intime de répondre à l’appel de notre divine Mère. Telle est la grâce incomparable qui nous est offerte par notre très miséricordieux Père Céleste.

Notre Père, CRC no 369, août 2000, p. 1

Lundi 20 novembre

Saint Edmond, Saint Félix de Valois

Je pensais devant Dieu à mes misères, lorsque Notre-Seigneur me dit avec une grande tendresse  : «  Tu es ma toute belle  ; tu es toute pure, ma bien-aimée  ! – Comment, ô mon Seigneur  ! Vous me parlez comme à la Sainte Vierge  !  » Et Jésus m’avait dit  : «  Tu es pure aussi  ; et il y a des degrés différents dans la pureté.  » Mon âme fut si fortement saisie par l’effet que produisent les paroles divines que je demeurai cette fois quelque temps sans pouvoir répondre. Enfin je dis  : «  mais, Seigneur, où voyez-vous donc cette pureté  ?  » et j’avais le souvenir des misères de ma vie, autant qu’un souvenir peut-être présent lorsque l’âme est dans ce degré moyen d’union à Dieu. Mon Sauveur me répondit alors  : «  J’aime mieux toutes tes folies et tes erreurs qu’un seul péché voulu et délibéré, si petit qu’il puisse paraître.  »

Lucie-Christine, 22 mai 1883

Mardi 21 novembre

Présentation de la Très Sainte Vierge Marie

Je vous dirai que je ne cherche pas tellement à ressembler la Sainte Vierge, à imiter ses vertus, mais à avoir recours à sa puissance, à son mérite, à sa maternelle protection. Nous allons, comme un pauvre enfant, un pauvre pécheur, nous jeter dans les bras de la Vierge Marie, nous jeter sur son Cœur, afin qu’elle nous reçoive, qu’elle nous accueille, qu’elle nous soutienne et qu’elle soit notre propre vertu, puisque nous n’en avons pas par nous-mêmes. Nous allons nous abandonner avec confiance à la Sainte Vierge qui est la Reine de ce Temple nouveau, de ce Sanctuaire nouveau qu’est le Corps mystique du Christ, qui est l’Église.

Ainsi, nous serons bien protégés, comme nous l’avons été depuis tant de temps, pour ma part, depuis quarante et un, quarante-deux ans dans l’Église, pour chacun d’entre vous depuis votre entrée dans la communauté, d’une manière très efficace. Nous sommes donc portés dans le sein de l’Église comme un enfant dans le sein de sa mère. L’enfant dans le sein de sa mère ne cherche pas à imiter ses vertus, mais tout simplement, à se laisser former, éduquer, à grandir et croître grâce à son don continuel d’être, de vie, de mouvement et de joie.

Notre Père, 21 novembre 1985

Mercredi 22 novembre

Sainte Cécile

Aujourd’hui, fête de sainte Cécile, tout est à sa gloire et de manière telle qu’elle embrase nos cœurs, comme martyre mais comme vierge d’abord. Vierge aimée d’un ange, quelle merveille  ! Je voudrais insister sur cet amour de la virginité, amour d’une pureté angélique puisque cet ange était là, près d’elle, plein d’amour pour elle, son ange gardien qui la défendait contre toutes les attaques, les assauts de l’ennemi. Il était prêt à la défendre contre toute menace. Comme c’est beau de rayonner une telle perfection, une telle vertu, une telle charité que les âmes au contact de telles âmes, se convertissent.

La chasteté et la foi vont d’accord, la pureté des mœurs et la clarté de l’esprit et la solidité de la conviction vont ensemble. Que de leçons  ! Que de nos cœurs toujours s’élève une musique semblable  !

Notre Père, 22 novembre 1993

Jeudi 23 novembre

Saint Clément Ier, Saint Colomban

«  Et nous, avons-nous cette capacité de “  pleurer  ”  ? Demandons-en la grâce  », a dit le Pape François, marchant ainsi sur les traces du bienheureux François de Fatima que son père, Ti Marto, découvrit une nuit, en larmes, le visage enfoui dans son traversin pour étouffer ses pleurs  : «  Je pensais à Jésus qui est si triste à cause des péchés que l’on commet contre lui.  » Donc, les pleurs de Jésus il y a deux mille continuent encore aujourd’hui dans la béatitude du Ciel. François en avait eu l’intuition très vive, c’est le message de Notre-Dame de Fatima  !

Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 décembre 2015

Vendredi 24 novembre

Saint André Dung-Lac et ses compagnons, Saint Jean de la Croix, Saint Théophane Vénard

«  Le mystère de la mort de Jean-Paul Ier peut être tiré au clair à condition de ne pas imposer le silence sur cette affaire et de n’en rien dissimuler, mais d’essayer de la comprendre avec sincérité. En agissant de cette manière, il faut le dire, on n’attaque pas l’Église, mais on la défend, selon qu’il est écrit  : “  Le zèle de ta Maison me dévore.  ” (cf. Jn 2, 16-17; Mt 21, 13; Mc 11, 17 et Lc 19, 45-46)  » Rappelant que Notre-Seigneur a manifesté ce zèle dévorant en purifiant le Temple, «  qui est “  une maison de prière  ” et ne doit pas devenir “  une maison de commerce  ” ou “  une caverne de voleurs  ”  », le courageux auteur demande  : «  Où a-t-on fait le plus d’affaires  ? Dans Vatican entreprises ou dans l’ancien Temple dénoncé par Jésus  ? Trop de meurtres n’ont-ils pas accompagné ces affaires  ? N’a-t-on pas caché à l’Église et au monde la cause de la mort de Jean-Paul Ier  ? N’a-t-on pas défiguré sa personne  ?  »

Le procès de béatification, s’il est mené loyalement, obligera à répondre à ces questions.

«  Aujourd’hui, si on veut connaître la vérité, il existe suffisamment de données qu’aucun juge au monde ne mépriserait, et qui, de surcroît, sont du domaine public. Elles révèlent un Jean-Paul Ier martyr de la purification et de la rénovation de l’Église.

abbé Jesus Lopez Saez, On vous en demandera compte,
cité par frère François dans Jean-Paul Ier le Pape du Secret

Samedi 25 novembre

Sainte Catherine d’Alexandrie

Notre vie est dans le ciel  ! Le chrétien sait par expérience personnelle, ou bien l’Église le lui apprend, que rien ne pourra satisfaire ici-bas son désir infini de parfait bonheur  ; la foi lui démontre de mille manières que cette béatitude se trouve désormais au ciel, dans la fusion de notre être glorieux en la Trinité Sainte. Le chemin vers ce rassasiement de l’espérance, c’est Jésus, c’est l’entrée en Son Corps Ressuscité. Celui qui l’aime, baptisé en l’Eau de Son Côté, purifié en Son Sang, nourri de Sa Chair, celui-là est déjà entré dans le monde futur et le monde présent n’a plus d’attrait pour lui. Ce dont il est tout occupé, c’est du Salut éternel, et tout son élan l’emporte dès lors en plein ciel.

L’Église enseignait ce Dogme et nombre de ceux qui écoutaient en étaient à ce point charmés que de fait ils entraient eux-mêmes dans ce «  monde de la résurrection  » où la chair ne sert de rien, ni l’argent ni les autres biens de la terre. Alors, distraits par le goût des choses de Dieu, ils passaient le cap de la virginité et se consacraient entièrement à l’Amour divin, sans regret. La plénitude du don, les douceurs que Dieu réserve à ses élus, les grandeurs des fécondités spirituelles les charmaient trop pour que leurs regards s’attardent aux symboles charnels de cette plénitude surnaturelle. Et si l’imagination ou la chair venait troubler cette paix, l’enseignement clair et constant de l’Église dénonçait l’imposture du démon et invitait l’âme consacrée à réduire fortement les rébellions d’une nature qui ne veut pas mourir. Pour être fils de Dieu, il fallait consentir à être fils de la résurrection  !

notre Père, Lettre à mes Amis n° 97, novembre 1961

Dimanche 26 novembre

Le Christ Roi de l’univers, Bse Delphine, Saint Sylvestre

Nous sommes attachés au Christ, nous en sommes ravis. Nous ne pouvons pas garder ça pour nous seuls. Et donc, il faut que nous soyons bons chrétiens, le plus possible unis au Christ, mais pleins de zèle aussi pour l’annoncer, pour rien actuellement, les gens sont sourds. Nous savons bien qu’il y aura des guerres, des famines, des tremblements de terre, toutes sortes de choses épouvantables, le sida et le reste, contre lesquels tous les gouvernants, tous les pasteurs de l’Église seront désarmés, jusqu’à ce qu’enfin, le peuple se convertisse. Il se convertira par la grâce de Dieu et tout renaîtra, parce que Dieu est bon, parce que le Cœur de Jésus est d’une infinie miséricorde.

Il faudra que nous soyons là, pour ce peuple à convertir, afin de lui donner tous ces trésors que nous avons reçus de nos aïeux, de nos parents, de nos maîtres et que nous voulons donner au monde entier, afin que le monde entier, à la fin de ce siècle, pour que ce troisième millénaire appartienne au Cœur divin de Jésus, au Cœur Immaculé et glorieux de la Vierge Marie, et que nous le voyions de nos yeux, que nous y ayons aidé par notre fidélité, notre zèle, afin que le monde entier, d’un pôle du monde à l’autre, loue, glorifie le Père, le Fils et le Saint-Esprit, en attendant d’y aller en masse à la fin des temps pour les glorifier éternellement  !

Notre Père, 29 octobre 1989

Lundi 27 novembre

Médaille Miraculeuse

Comme je priai mon Jésus avec une grande angoisse pour les âmes de la France, il m’assura qu’Il ne pouvait permettre qu’une seule de ces âmes se perdit, faute de secours, puisqu’il ne permet pas non plus que les âmes des infidèles, si elles cherchent sincèrement la vérité, perdent Dieu, faute d’avoir eu les moyens de le connaître. Mais, mon Dieu, lui dis-je alors, voyez donc les périls et les mauvaises influences de nos temps troublés  ? est-ce qu’ils ne nuiront point à la vertu, sinon au salut des âmes  ? – Je demanderai moins à celles qui auront vécu dans ces temps, me répondit Jésus  ; mais sais-tu à quel point je puis faire sortir le bien du mal  ?

Lucie-Christine, 26 mai 1883

Mardi 28 novembre

Sainte Catherine Labouré

C’est dans la mort d’une société impie que s’annonce la résurrection et la vie des autres, en tout premier lieu de la Vierge Marie comme il y a 2000 ans, car Elle est bien vivante. Les tremblements de terre ne peuvent l’atteindre, aucune épizootie, aucune contagion. Elle est puissante, Elle est agissante, Elle n’attend qu’un signe de repentir pour protéger les troupeaux, pour protéger les enfants, pour protéger les populations, pour arrêter les tremblements de terre. Elle n’attend qu’un appel au secours. Il suffit de l’implorer pour qu’Elle accoure et multiplie les miracles et le malheur de ce temps, ce n’est pas le silence de Dieu, c’est la mauvaise volonté des hommes qui rejettent cette bonne volonté de la Vierge Marie annoncée au début de notre siècle.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 25 mars 2001

Mercredi 29 novembre

Saint Sernin

Notre conversion, c’est bien notable, est toujours à faire, à refaire, à parfaire, comme le navigateur à voile est obligé de donner un coup de barre pour redresser sa barque à chaque vague qui la dévie. Notre vie, c’est cela. Nous sommes dans une tempête, une mer agitée, il faut sans cesse que nous redressions le cap, parce que nous sommes imparfaits, que nous nous laissons détourner bien souvent de notre ligne. C’est une longue patience, une longue endurance, une longue persévérance. Voilà pourquoi nous invoquons Notre-Dame sous ce titre  : Notre-Dame de la Sainte-Espérance. La sainte Espérance, ce n’est pas l’espoir de la joie ici-bas, ce n’est pas l’espoir d’en avoir bientôt fini avec les autres et avec nous-mêmes. C’est la sainte Espérance que, à travers ce long combat, cette longue vie aride et dure, nous arriverons enfin au repos et à la joie du Ciel.

Notre Père, 19 octobre 1980

Jeudi 30 novembre

Saint André

Saint Georges, c’est le combat. Saint André, c’est la Croix, la Croix de saint André  ! Il nous faut méditer ce mystère pour obéir à Notre-Dame de Fatima qui l’a demandé avec insistance au siècle dernier, et qui est si peu écoutée. Saint Georges, et saint André avant lui, sont morts dans l’union la plus parfaite qui soit à Jésus crucifié, en martyrs. L’Église primitive honorait suprêmement les martyrs. Nous, beaucoup moins. C’est pourquoi la Sainte Vierge a voulu nous rappeler que leur sang est une semence de chrétiens, par cette vision extraordinaire sur laquelle s’achève le grand “  secret  ” du 13 juillet 1917  : «  Sous les deux bras de la croix, il y avait deux anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s’approchaient de Dieu.  »

L’office de saint André nous montre cet Apôtre, frère de saint Pierre, pour ainsi dire amoureux de la Croix.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 3 janvier 2009