La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Méditations quotidiennes

Jeudi 1er novembre
Vendredi 2 novembre
Samedi 3 novembre
Dimanche 4 novembre
Lundi 5 novembre
Mardi 6 novembre
Mercredi 7 novembre
Jeudi 8 novembre
Vendredi 9 novembre
10 Samedi 10 novembre
Dimanche 11 novembre
Lundi 12 novembre
Mardi 13 novembre
Mercredi 14 novembre
Jeudi 15 novembre
Vendredi 16 novembre
Samedi 17 novembre
Dimanche 18 novembre
Lundi 19 novembre
Mardi 20 novembre
Mercredi 21 novembre
Jeudi 22 novembre
Vendredi 23 novembre
Samedi 24 novembre
Dimanche 25 novembre
Lundi 26 novembre
Mardi 27 novembre
Mercredi 28 novembre
Jeudi 29 novembre
Vendredi 30 novembre

Mercredi 31 octobre

Vigile de la Toussaint, Saint Quentin

C’est une consolation, une joie immense, une espérance renouvelée, innombrable comme les invocations de ces Litanies, que de songer au Ciel où nous entrerons dans la communion des saints et des saintes. Oserai-je dire, mais oui  ! que toutes les femmes y seront belles et tous les hommes intelligents  ? Je lave mon visage, je baigne mon esprit dans la vision anticipée de ces beautés, de ces bontés. Je m’en réjouis pour les malheureuses vies qui n’ont été abreuvées que de méchancetés et d’horreurs, de tristesses et d’épreuves. Courage, mes enfants  ! au Ciel nos récréations seront meilleures et nos échanges spirituels seront exaltants  ! Nous verrons sainte Cécile et nous converserons avec saint Grégoire, nous connaîtrons saint Louis et nous aimerons sainte Jehanne d’Arc Lorraine. Nous dénouerons enfin bien des énigmes de leurs chères vies et nous apprendrons tout ce que nous voulions tant savoir de leurs honneurs et de leurs mérites  ! Ce n’est rien encore. Nous contemplerons leurs visages, nous découvrirons le constant amour qu’ils nous portaient dans nos combats, nous respirerons dans l’océan de leur parfaite tendresse. Rien là d’anonyme ni d’abstrait. Il me suffit de concevoir une vertu, une pure beauté, pour que dix et vingt statues familières s’animent, que le nom de quelque saint se présente à ma pensée, l’illustrant de radieuse façon. Oh  ! sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vous voici, ma petite Sœur bien-aimée  ? La beauté de votre visage me ravit, votre angélique pureté, votre sourire conquérant blessent mon cœur délicieusement. C’est vous, Vous  ! qui m’invitez et me faites signe de m’approcher et de vous donner la main  ? bonheur incroyable, incomparable. Instruisez-moi…

Notre Père, Page mystique no 89
Dans la communion de saints, juin 1976

Jeudi 1er novembre

Toussaint, Saint Bénigne

Sans aucune hésitation, je reconnus la vénérable Mère Anne de Jésus, la fondatrice du Carmel en France. Son visage était beau, d’une beauté immatérielle, aucun rayon ne s’en échappait et cependant malgré le voile qui nous enveloppait toutes les deux, je voyais ce céleste visage éclairé d’une lumière ineffablement douce, lumière qu’il ne recevait pas mais qu’il produisait de lui-même (…). Ô Jésus  ! l’orage alors ne grondait pas, le ciel était calme et serein… je croyais, je sentais qu’il y a un Ciel et que ce Ciel est peuplé d’âmes qui me chérissent, qui me regardent comme leur enfant… Cette impression reste dans mon cœur, d’autant mieux que la Mère Anne de Jésus m’avait été jusqu’alors absolument indifférente. Je ne l’avais jamais invoquée et sa pensée ne me venait à l’esprit qu’en entendant parler d’elle, ce qui était rare. Aussi lorsque j’ai compris à quel point elle m’aimait, combien je lui étais peu indifférente, mon cœur s’est fondu d’amour et de reconnaissance, non seulement pour la Sainte qui m’avait visitée, mais encore pour tous les Bienheureux habitants du Ciel.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
Lettre à sœur Marie du Sacré-Cœur, 8 septembre 1896

Vendredi 2 novembre

Commémoraison de tous les fidèles défunts, Premier Vendredi du mois

«  Je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.  » Voilà la réponse à cette commercialisation de la vie mystique où l’on fait des sacrifices à tour de bras par volonté héroïque et tout humaine  : pour que je mérite, il faut que cela vienne de moi et non pas seulement de la grâce de Dieu, afin de sauver beaucoup d’âmes et de mesurer de combien de jours d’indulgences on va les délivrer. Non  ! L’amour est roi. Et comment vous faire plaisir  ? C’est en consolant votre Cœur Sacré et consolant votre Cœur Sacré, de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. C’est ce plaisir même de Dieu qui est lié l’un à l’autre en ses deux parties  : son Cœur est consolé et les âmes sont sauvées, qui vous aimeront éternellement. C’est un unique but.

Notre Père, sainte Thérèse Nouvelle, 1992

Samedi 3 novembre

Premier Samedi du mois, saint Martin de Porrès, saint Hubert

Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle… Tout à coup, la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme, ce fut le ravissant sourire de la Sainte Vierge. Alors, toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’étaient des larmes d’une joie sans mélange… Ah  ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse…

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme

Dimanche 4 novembre

Saint Charles Borromée

Ma charge, mon devoir, ma condition, ma croix, sainte Thérèse m’apprend à les accepter et à comprendre que je ne peux les vivre bien que par votre amour, dans votre amour, avec votre amour, ô Jésus. Cet amour se répand miraculeusement dans les membres de l’Église les plus éloignés, ainsi chacun d’entre nous se trouve mystiquement uni à cette source d’amour qu’est le cœur de l’Église et peut ainsi en vivre. C’est la force et l’espérance de chacune de nos journées, la solution de nos difficultés. Je suis venu à l’oraison ce matin, ô mon Dieu, pour que vous enrichissiez, augmentiez en moi l’amour, afin que je me sente plus capable de porter mes charges, à cause de l’amour qui est en nous. Qu’une grande paix, une grande générosité prenne possession de mon âme par votre grâce, ô Jésus. Que je voie ma vie passée, présente, à venir, avec une grande confiance.

Ô sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui trônez dans les Cieux, Je mets toute ma vie dans votre rayonnement, dans votre cœur, pour plonger ma vie dans ce brasier d’amour que fut votre cœur, je ferai quoi que ce soit que Dieu voudra, dans l’amour, par amour, pour l’amour.

Notre Père, oraison du 30 septembre 1979

Lundi 5 novembre

Sainte Sylvie, Saintes Reliques

Je veux être aimable avec tout le monde (et particulièrement avec les sœurs les moins aimables) pour réjouir Jésus et répondre au conseil qu’Il donne dans l’Évangile à peu près en ces termes  : «  Quand vous faites un festin n’invitez pas vos parents et vos amis de peur qu’ils ne vous invitent à leur tour et qu’ainsi vous ayez reçu votre récompense  ; mais invitez les pauvres, les boiteux, les paralytiques et vous serez heureux de ce qu’ils ne pourront vous rendre, car votre Père qui voit dans le secret vous en récompensera.  » Quel festin pourrait offrir une carmélite à ses sœurs si ce n’est un festin spirituel, composé de charité aimable et joyeuse  ?

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Mardi 6 novembre

Bx Martyrs d’Espagne (1936-1939)

Notre unique désir est de ressembler à notre Adorable Maître que le monde n’a pas voulu reconnaître parce qu’Il s’est anéanti, prenant la forme et la nature d’esclave. Ô mon Frère  ! que vous êtes heureux de suivre de si près l’exemple de Jésus… En songeant que vous avez revêtu le costume chinois, je pense naturellement au Sauveur se revêtant de notre pauvre humanité et devenant semblable à l’un de nous afin de racheter nos âmes pour l’éternité.

Sainte Thérèse, lettre au Père Roulland, 1er novembre 1896

Mercredi 7 novembre

Dies natalis du Père Constant Lievens

Jésus est un Époux de sang… Il veut pour Lui tout le sang du cœur… Oh  ! Qu’il en coûte pour donner à Jésus ce qu’il demande  !… Quel bonheur que cela coûte… Quelle joie ineffable de porter nos croix FAIBLEMENT.

Commençons notre martyre, laissons Jésus nous arracher tout ce qui nous est le plus cher, et ne lui refusons rien. Avant de mourir par le glaive, mourons à coups d’épingles ce n’est rien à côté des clous et de la lance qui ont percé les plaies du divin Maître.

Lettres à Céline, 28 février et 15 mars 1889

Jeudi 8 novembre

Ste Élisabeth de la Trinité, Bx Jean Duns Scot

Jésus, je vois aussi des âmes plus nombreuses encore qui s’éloigneront de toi. Au lieu de rester en paix sous ta houlette, ô Divin Pasteur, ces pauvres brebis s’égareront dans les épines… Mais l’épreuve les rapprochera de toi, elles se souviendront que le Fils de Dieu n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs et que la joie est plus grande au Ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de pénitence.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Vendredi 9 novembre

Dédicace de la basilique du Saint-Sauveur

La Sainte Vierge a des attentions pour ceux qui sont fidèles à la doctrine catholique de toujours, et ceux qui ont les idées politiques les plus en rapport avec la doctrine catholique. Donc, la politique, ce n’est pas une question d’opinion libre, de caprice, c’est une question de comprendre la foi catholique et de servir Dieu plus que ses intérêts et ses passions. Voilà qui est très important pour nous. On peut faire Sainte Thérèse Docteur de l’Église, lui donner des couronnes, on ne lui changera pas la tête. Elle n’est pas républicaine, elle est royaliste. Si nous nous heurtons à une opposition avec nos amis, c’est parce qu’ils sont mal formés et sont esclaves d’une idéologie en rupture avec la foi catholique. Tout va ensemble. Sainte Thérèse avec sa lucidité, son ardeur, a toujours été dans les idées de sa famille, de son oncle principalement. Elle a souffert pour ses idées dans cette affaire de Diana Vaughan qui a été pour ainsi dire son martyre final. C’est juste il y a 100 ans.

Notre Père, 26 août 1997

Samedi 10 novembre

Saint Léon le Grand, Saint André Avellin

«  Employez les richesses qui rendent injustes à vous faire des amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels.  » Voilà, Seigneur, le conseil que tu donnes à tes disciples après leur avoir dit que «  les enfants de ténèbres sont plus habiles dans leurs affaires que les enfants de lumière.  » Enfant de lumière, j’ai compris que mes désirs d’être tout, d’embrasser toutes les vocations, étaient des richesses qui pourraient bien me rendre injuste, alors je me suis servie à me faire des amis (…). Je me suis présentée devant les Anges et les Saints.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Dimanche 11 novembre

Saint Martin

Pendant les journées des 25 et 26, je fus constamment sur la brèche et, seul le souvenir de la petite Sœur me soutint. Le 27, vers cinq heures du matin, après une nuit terrible où s’était livrée une furieuse attaque, je me portais en première ligne pour me rendre compte de la relève des blessés, quand, arrivé sur une crête battue de tous côtés par une mitraille dont rien ne peut donner une idée, je sentis mon courage défaillir. J’entendis alors à mon oreille une voix très distincte me dire avec énergie  : «  Allons, mon ami, en avant  ! il y a des âmes à sauver là-bas… elles t’attendent  !  » Je me détournai tout surpris, et quelle ne fut pas mon émotion, en apercevant la chère sainte, belle et toute resplendissante. Elle me saisit par la main droite et m’entraîna. À partir de ce moment, jusqu’à l’accomplissement entier de ma mission, les ennemis, qui me voyaient parfaitement, ne tirèrent plus un coup de feu, et j’atteignis nos pauvres camarades, mortellement blessés, gisant là depuis la veille, sans secours. Le premier que j’abordai se trouvait être justement un dévot de la petite sainte de Lisieux.

Témoignage d’un soldat séminariste, 1915

Lundi 12 novembre

Saint Josaphat, Saint Martin Ier

Cette épreuve fut bien grande pour ma foi, mais Celui dont le cœur veille pendant son sommeil, me fit comprendre qu’à ceux dont la foi égale un grain de sénevé, il accorde des miracles et fait changer de place les montagnes, afin d’affermir cette foi si petite. Mais pour ses intimes, pour sa Mère, il ne fait pas de miracles avant d’avoir éprouvé leur foi.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit A

Mardi 13 novembre

Saint Brice, Saint Didace

Il faut produire toutes les œuvres qui sont en notre pouvoir par amour de Dieu. Puis ensuite mettre toute sa confiance en Lui qui seul sanctifie les œuvres et peut sanctifier sans les œuvres puisqu’il tire des enfants d’Abraham des pierres même. Quant nous aurons fait tout ce que nous croyons devoir faire, dire  : «  Nous sommes des serviteurs inutiles  », espérant toutefois que le bon Dieu nous donnera par grâce tout ce que nous désirons.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Mercredi 14 novembre

Saint Josaphat, Toussaint du Carmel

Nous fêtons pour le bonheur de nos sœurs tous les saints du Carmel. Le Carmel, puisque Notre-Dame de Fatima nous en a donné quelque signe, est véritablement un ordre particulier et tout à la fois général. La Vierge du Carmel, “ decor carmeli ”  : j’aime bien traduire ce mot qui veut dire “ beauté du Carmel ” par “ sourire du Carmel ”. Comment une carmélite, un carme pourraient-ils être tristes avec cet extraordinaire élan mystique que leur ont donné leurs fondateurs ou leurs réformateurs du seizième siècle, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix  ? Nous puisons tant que nous pouvons, tant que nous voulons, dans cette spiritualité merveilleuse.

Notre Père, 14 novembre 1992

Jeudi 15 novembre

Saint Albert le Grand, Bse Marie de la Passion

Jésus n’a point besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, Lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles… Jamais je ne l’ai entendu parler, mais je sens qu’Il est en moi, à chaque instant, Il me guide, m’inspire ce que je dois dire ou faire. Je découvre juste au moment où j’en ai besoin des lumières que je n’avais pas encore vues, ce n’est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu’elles sont le plus abondantes, c’est plutôt au milieu des occupations de ma journée…

Sainte Thérèse de l’enfant-Jésus, Manuscrit A

Vendredi 16 novembre

Sainte Gertrude, Sainte Marguerite d’Écosse

Ô Cœur de Jésus, trésor de tendresse
C’est toi mon bonheur, mon unique espoir,
Toi qui sus charmer ma tendre jeunesse
Reste auprès de moi jusqu’au dernier soir.
Seigneur, à toi seul, j’ai donné ma vie
Et tous mes désirs te sont bien connus.
C’est en ta bonté toujours infinie
Que je veux me perdre, ô Cœur de Jésus  !
Afin de pouvoir contempler ta gloire
Il faut, je le sais, passer par le feu,
Et moi je choisis pour mon purgatoire
Ton Amour brûlant, ô Cœur de mon Dieu  !
Mon âme exilée quittant cette vie
Voudrait faire un acte de pur amour
Et puis, s’envolant au Ciel, sa Patrie
Entrer dans ton Cœur sans aucun détour…

Au Sacré-Cœur de Jésus,
sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Samedi 17 novembre

Ste Élisabeth de Hongrie, St Grégoire le thaumaturge

Ô Jésus  ! que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable… Je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s’abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie. Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d’amour, ô Jésus, n’est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d’autres  ? Oui je le sais et je te conjure de le faire, je te supplie d’abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes… Je te supplie de choisir une légion de petites victimes dignes de ton AMOUR  !

Histoire d’une âme

Dimanche 18 novembre

Dédicace des basiliques des Saints Pierre et Paul, Bses Visitandines de Madrid, Sainte Rose-Philippine Duchesne

Toute son espérance était fondée sur les mérites infinis de son Jésus. Un des derniers jours qu’elle put encore réciter seule le saint Office, me trouvant auprès d’elle, je la vis tout à coup prendre une expression attendrie  : promenant alors son doigt sur une des leçons de matines, elle me dit les yeux tout humides de larmes  : «  Regardez ce que dit saint Jean  : mes petits enfants je vous ai dit ceci afin que vous ne péchiez plus, mais cependant si vous péchez, souvenez-vous que vous avez un médiateur qui est Jésus  !

Sœur Geneviève de Sainte Thérèse, au procès informatif

Lundi 19 novembre

Sainte Mechtilde, Saint Tanguy, Sainte Élisabeth de Hongrie

Jésus veut que les joies les plus pures se changent en souffrances, afin que n’ayant pour ainsi dire pas même le temps de respirer à l’aise, notre cœur se tourne vers lui, qui, seul est notre soleil et notre joie.

Les fleurs du chemin, ce sont les plaisir purs de la vie, il n’y a aucun mal à en jouir, mais Jésus est jaloux de nos âmes. Il désire que tous les plaisirs soient pour nous mêlés d’amertume. Et cependant, les fleurs du chemin conduisent au Bien-aimé, mais c’est une voie détournée, c’est la plaque ou le miroir qui reflète le soleil, mais ce n’est pas le soleil lui-même.

Je ne veux rien refuser à Jésus. Même quand je me sens triste et seule sur la terre, lui me reste encore et sainte Thérèse n’a-t-elle pas dit  : Dieu seul suffit  ?

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Mardi 20 novembre

Saint Edmond, Saint Félix de Valois

Ô mon cher petit frère, que je suis heureuse de mourir  ! Je suis heureuse de mourir parce que je sens que telle est la volonté du bon Dieu et que bien plus qu’ici-bas, je serai utile aux âmes qui me sont chères, à la vôtre tout particulièrement. Vous demandiez dans votre dernière lettre à notre Mère que je vous écrive souvent pendant les vacances. Si le Seigneur veut encore prolonger quelques semaines mon pèlerinage et que notre bonne Mère le permet, je pourrai vous brouillonner encore des petits mots comme celui-ci, mais le plus probable c’est que je ferai plus qu’écrire à mon cher petit Frère, plus même que lui parler le langage fatigant de la terre, je serai tout près de lui, je verrai tout ce qui lui est nécessaire et je ne laisserai pas de repos au bon Dieu qu’Il ne m’ait donné tout ce que je voudrai  !

À l’abbé Bellière, 13 juillet 1897

Mercredi 21 novembre

Présentation de la Très Sainte Vierge Marie

Ah  ! quelle grâce d’être vierge, d’être l’épouse de Jésus, il faut que ce soit bien beau, bien sublime puisque la plus pure, la plus intelligente de toutes les créatures a préféré de rester vierge plutôt que de devenir mère d’un Dieu… Et c’est cette grâce que Jésus nous accorde. Il veut que nous soyons ses épouses et ensuite il nous promet encore d’être sa Mère et ses sœurs, car Il le dit dans son évangile  : «  Celui qui fait la volonté de mon Père, celui-là est ma Mère, mes frères et mes sœurs.  » Oui, celui qui aime Jésus est toute sa famille. Il trouve dans ce cœur unique qui n’a pas son semblable, tout ce qu’il désire. Il y trouve son Ciel  !

Lettre à Céline, 23 juillet 1891

Jeudi 22 novembre

Sainte Cécile

En septembre 1896, notre sainte fait retraite et sa retraite, c’est JEANNE D’ARC, MA SŒUR CHÉRIE. C’est à ce moment-là qu’elle écrit ce fameux texte du Manuscrit B où elle désire être martyre, être prêtre, être zouave pontifical, désire être Jeanne d’Arc. «  Le martyre, voilà le rêve de ma jeunesse, ce rêve il a grandi avec moi sous les cloîtres du Carmel… Mais là encore je sens que mon rêve est une folie, car je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre… Pour me satisfaire il me les faudrait tous… Avec sainte Agnès et sainte Cécile je voudrais présenter mon cou au glaive et comme Jeanne d’Arc ma sœur chérie, je voudrais sur le bûcher murmurer ton nom, ô Jésus… En songeant aux tourments qui seront le partage des chrétiens au temps de l’Antéchrist, je sens mon cœur tressaillir et je voudrais que ces tourments me soient réservés.  »

Sainte Thérèse Nouvelle, septembre 1992

Vendredi 23 novembre

Saint Clément Ier, Saint Colomban

Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, Il se cache, Il s’enveloppe de ténèbres  ; ce n’est pas ainsi qu’Il agissait à l’égard de la foule des juifs, car nous voyons dans l’évangile «  que le peuple était enlevé dès qu’Il parlait  ». Jésus charmait les âmes faibles par ses divines paroles, il essayait de les rendre fortes pour le jour de l’épreuve… mais combien fut petit le nombre des amis de Notre-Seigneur quand Il se taisait devant ses juges  !… Oh  ! quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus… Il se fait pauvre afin que nous puissions Lui faire la charité, Il nous tend la main comme un mendiant afin qu’au jour radieux du jugement, alors qu’il paraîtra dans sa gloire Il puisse nous faire entendre ces douces paroles  : «  Venez les bénis de mon Père  !  » C’est Jésus qui veut notre amour, qui le mendie… Il se met pour ainsi dire à notre merci, Il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions, et la plus petite chose est précieuse à ses yeux divins…

Lettre à Céline, 2 août 1893

Samedi 24 novembre

Saint André Dung-Lac et ses compagnons, Saint Théophane Vénard, Saint Jean de la Croix

Heureux Martyr, à l’heure du supplice
Tu savourais le bonheur de souffrir,
Souffrir pour Dieu te semblait un délice.
En souriant, tu sus vivre et mourir…
à ton bourreau, tu t’empressas de dire
Lorsqu’il t’offrit d’abréger ton tourment  :
«  plus durera mon douloureux martyre
mieux ça vaudra, plus je serai content  !  !  !  »
Lys virginal, au printemps de ta vie
Le Roi du Ciel entendit ton désir,
Je vois en toi  : la Fleur épanouie
Que le Seigneur cueillit pour son plaisir…
Et maintenant tu n’es plus exilée
Les Bienheureux admirent ta splendeur.
Rose d’Amour, la Vierge Immaculée,
De ton parfum respire la fraîcheur.

À Théophane Vénard

Dimanche 25 novembre

Le Christ Roi de l’univers, Sainte Catherine d’Alexandrie

Avec quelle joie je voyais chaque année arriver la distribution des prix  !… Là comme toujours, la justice était sauvegardée. Je n’avais que les récompenses méritées  ; toute seule, debout au milieu de la noble assemblée, j’écoutais ma sentence lue par “ le Roi de France et de Navarre ”; le cœur me battait bien fort en recevant les prix et la couronne… C’était pour moi comme une image du jugement  !… Aussitôt après la distribution, la petite Reine quittait sa robe blanche puis, on se dépêchait de la déguiser afin qu’elle prenne part à la grande représentation  !…

Ah  ! Comme elles étaient joyeuses, ces fêtes de famille… Comme j’étais loin alors, en voyant mon Roi chéri si radieux, de prévoir les épreuves qui devaient le visiter  !…

Je ne puis dire ce que j’aimais Papa, tout en lui me causait de l’admiration  ; quand il m’expliquait ses pensées (comme si j’avais été une grande fille), je lui disais naïvement que, bien sûr, s’il disait tout cela aux grands hommes du gouvernement, ils le prendraient pour le faire Roi et que alors, la France serait heureuse comme elle ne l’avait jamais été… Mais dans le fond j’étais contente (et me le reprochais comme une pensée d’égoïsme), qu’il n’y ait que moi à bien connaître papa, car s’il était devenu Roi de France et de Navarre, je savais qu’il aurait été malheureux puisque c’est le sort de tous les monarques et surtout, il n’aurait plus été mon Roi à moi toute seule  !…

Histoire d’une âme

Lundi 26 novembre

Bse Delphine, Saint Sylvestre

Quand je suis auprès du Tabernacle, je ne sais dire qu’une seule chose à Notre-Seigneur  : «  Mon Dieu, vous savez que je vous aime.  » Et je sens que ma prière ne fatigue pas Jésus, connaissant l’impuissance de sa pauvre petite épouse, il se contente de sa bonne volonté. Je sais bien aussi que le Bon Dieu a répandu quelque chose de l’amour dont son Cœur déborde dans les cœurs des mères… Et celle à qui je m’adresse a reçu dans une si large mesure l’amour maternel que je ne puis craindre de me sentir incomprise…

Lettre à madame Guérin, 17 novembre 1893

Mardi 27 novembre

Médaille Miraculeuse

La spiritualité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est absolument fortifiée et comme transfigurée par le message de l’Ange, les prières de l’Ange et puis par le message de la Vierge au Cœur Immaculé confié à ces enfants et en particulier, sur la nécessité de la réparation, de l’expiation pour les pauvres pécheurs.

Paray-le-Monial est très attaqué aujourd’hui. Sa spiritualité d’expiation pour réparer les injures faites à Jésus est complètement rejetée. Entre Paray-le-Monial et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avec son vœu de victime à l’Amour miséricordieux, il ne faut pas du tout penser qu’il y ait une opposition et cela est fortifié par le message de Notre-Dame de Fatima qui me semble les réunir tous les deux en un seul courant très puissant. C’est donc dans la dévotion au Cœur Immaculé de Marie uni au Cœur de Jésus, par l’intercession de ces grandes saintes du Carmel que nous pourrons obtenir enfin la Miséricorde de Dieu sur notre France.

Notre Père, 20 décembre 1992

Mercredi 28 novembre

Sainte Catherine Labouré

Le visage est le reflet de l’âme  : il doit toujours être calme et serein comme celui d’un petit enfant toujours content, même lorsque vous êtes seule, parce que vous êtes constamment en spectacle à Dieu et aux anges.

Pour moi, je m’exerce déjà à souffrir joyeusement. Par exemple, lorsque je me donne la discipline, je m’imagine être sous les coups des bourreaux pour la confession de la foi  : plus je me fais mal, plus je prends un air joyeux. J’agis de même pour toute autre souffrance corporelle  : au lieu de laisser mon visage se contracter par la douleur, je fais un sourire.

À Sœur Marie de la Trinité

Jeudi 29 novembre

Saint Sernin

Notre Thérèse fait figure de précurseur, de prophète des temps à venir, ayant vécu dans sa propre vie ces alarmes de l’Église, ces tourments qu’elle désirait vivre les tourments des martyrs de la grande apostasie finale, elle aurait voulu, être de ceux qui connaîtraient toutes les tortures, les douleurs, les convulsions de la fin des temps pour manifester au Christ sa fidélité jusque dans cette agonie. C’est précisément déjà ce qu’elle a vécu, la pauvre petite, à l’âge de 10 ans  ! N’oublions pas qu’elle est née en 1873, le 2 janvier, et nous ne sommes qu’en 1883. Imaginez  ! Elle connaît des tourments semblables pendant lesquels, avec force, elle continue toujours, sans cesse à prier, pendant que le démon la tourmente. Elle n’a plus la force qu’elle avait quand elle était jeune, preuve que l’Église est entrée dans une étape autre de sa vie, où même en priant et suppliant, elle ne peut pas se débarrasser de cet affreux démon, parce que c’est l’heure des ténèbres et de la puissance du démon.

Que la Vierge vienne  ! Prions-la afin qu’elle vienne, qu’elle apparaisse et que, de son sourire, elle nous guérisse de toutes nos plaies et nous libère de ce démon de la fin des temps  !

Notre Père,
Sainte Thérèse Nouvelle, pendant sa possession

Vendredi 30 novembre

Saint André

Jésus est un trésor que peu d’âmes savent trouver, car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah  ! si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute, il n’en est pas une seule qui l’aurait dédaigné. Mais il ne veut pas que nous l’aimions pour ses dons, c’est lui-même qui doit être notre récompense  ! Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même. Notre vie doit donc être un mystère  ! Il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché… «  Voulez-vous apprendre quelque chose qui vous serve, dit l’Imitation, aimez à être ignoré et compté pour rien.  » Et ailleurs  : «  (…) pour vous ne mettez votre joie que dans le mépris de vous-même.  »

Lettre à Céline, 2 août 1893